Illiers-Combray

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Illiers-Combray
Rue d'Illiers-Combray et clocher de l'église Saint-Jacques.
Rue d'Illiers-Combray et clocher de l'église Saint-Jacques.
Blason de Illiers-Combray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Illiers-Combray (chef-lieu)
Intercommunalité Pays de Combray
Maire
Mandat
Bernard Puyenchet
2014-2020
Code postal 28120
Code commune 28196
Démographie
Gentilé Islérien, Islérienne
Population
municipale
3 427 hab. (2012)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 04″ N 1° 14′ 54″ E / 48.3011111111, 1.2483333333348° 18′ 04″ Nord 1° 14′ 54″ Est / 48.3011111111, 1.24833333333  
Altitude Min. 144 m – Max. 204 m
Superficie 33,60 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Illiers-Combray est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Illiers est située sur les rives du Loir, à 13 km de Brou, à 19 km de Courville-sur-Eure, à 20 km de Bonneval, à 21 km de Thiron Gardais, à 25 km de Chartres, à 28 km de La Loupe, à 29 km de Châteaudun et à 32 km de Voves. Illiers-Combray se situe à moins de 10 kilomètres du Perche.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Illiers-Combray
Les Châtelliers-Notre-Dame,
Saint-Éman
Nonvilliers-Grandhoux
Magny Blandainville
Illiers-Combray
Méréglise
Montigny-le-Chartif
Vieuvicq Saint-Avit-les-Guespières


Carte d'Illiers-Combray et des communes limitrophes.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Grande Barre, La Petite Barre, Bellevue, Bois Saint-Martin, La Bourdinière, Le Bourg Joly, Le Bout des Bruyères, Brandelon, Bréhainville, Breviande, Les Brûlons, Le Gros Buisson, La Caillardière, La Cauchardière, Le Petit Chaillou, La Charmoye, La Charonnerie, Le Chesnay, La Citadelle, La Cochonnerie, La Courte Miche, Crannes, La Croix de Beaujoin, La Croix Marin, Les Dauffrais, La Dauvergnerie, Feugerolles, La Folie, La Petite Folie, La Forest, La Fortinière, La Galerne, Le Petit Grand Bois, La Grange, Les Graviers, La Grève, Le Gros Buisson, Guignonville, La Guignotière, La Guinetière, Les Hayes, La Leu, La Maladrerie, Marigny, Les Mesliers, Mirougrain, Montjouvin, Le Moulin à Foulon, Le Moulin à Vent, Le Moulin de la Billanche, Le Moulin Legros, La Nicoltière, Les Nouettes, Le Nouvet, Le Petit Nouvet, Le Noyer, Oliveau, La Passeloyère, La Pâtrière, Les Perruches, Plaisance, La Poulinière, Prétouville, La Raspelière, La Revetterie, La Rivière, Roussainville, Le Rouvray, La Scalberge, La Sinetterie, Tansonville, La Vallière, La Védière, La Vivier Gassot.

Transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Ligne de Courtalain St Pélerin<>Chartres

Article détaillé : Gare d'Illiers-Combray.

Accès à l'autoroute[modifier | modifier le code]

L'autoroute A11 passe au sud de la commune, mais elle n'y est pas connectée. En , des travaux d'un futur échangeur ont débuté pour une mise en service en 2015[1].Ceci se situe sur la route de Charonville (D154) et une voie de contournement est aussi prévu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Illiers proviendrait d'Illhari ou Islar, nom de personne d’origine germanique. Hilaire, Hilarius, le patron de la paroisse est saint Hilaire dont le nom Hilarius toutefois est d'origine grecque (anthroponyme dérivé de ιλαρός, en latin hilarus, joyeux).

Marcel Proust rendit la ville célèbre en la décrivant sous le nom de Combray dans son cycle romanesque À la recherche du temps perdu.

Le « Illiers » est rebaptisé « Illiers-Combray » par décision du ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin pour le « centenaire de la naissance de Marcel Proust » en application d'un décret du 29 mars précédent, publié le 7 avril au JORF. C'est la première commune française à avoir adopté un nom emprunté à la littérature et la seule à ce jour[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Illiers est une des plus anciennes baronnies du pays chartrain, et le sire d'Illiers fut un des quatre barons qui avaient le privilège de porter le nouvel évêque de Chartres lors de son entrée solennelle dans la ville. Les seigneurs de cette famille, qui d'ailleurs a donné plusieurs évêques de son nom au diocèse de Chartres, se sont souvent distingués aux grandes époques de notre histoire. Le plus remarquable est Florent d'Illiers qui, au temps du roi Charles VII, fut un des plus braves compagnons de Jeanne Darc, et contribua avec La Hire, Dunois et Xaintrailles, à rendre au roi de Bourges son vieil héritage que lui roboient les Anglois. Les murs qui protégeaient la petite ville ont disparu depuis longtemps, et de son antique château il reste à peine aujourd'hui quelques traces reconnaissables[3].

La commune était un des centres de commerce les plus actifs du département et qu'elle avait cinq foires annuelles, un marché, fabriquait des draps, de la bonneterie, comptait plusieurs tuileries et faisait un commerce assez considérable de grains et de bestiaux[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les paroisses de Saint-Jacques et Saint-Hilaire d'Illiers dépendaient du gouvernement général d'Orléanais, du diocèse et de l'élection de Chartres, du parlement de Paris, et de l'intendance d'Orléans[4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, cette localité a subi, dès le 19 octobre, les douleurs de l'invasion et même un commencement de bombardement[3].
Le 31 octobre elle fut le théâtre d'un combat entre les prussiens et le 6e régiment mixte de cavalerie formé d'un escadron des 1er, 7e, 9e, 11e de chasseurs à cheval et du 3e hussards.
Le 18 novembre, la commune fut l'enjeu d'une affaire entre les 3 bataillons du 49e régiment provisoire formé de la garde nationale mobile de l'Orne et les Prussiens.


Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[5], dont Illiers[6]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[7]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[8].

Article détaillé : Retirada.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1956 René Fournier    
1956 1978 René Compère    
1978 1989 Jean Alain PCF  
1989 1995 Jacques Guillard DVD  
1995 2014 Jean-Claude Sédillot DVD  
2014 en cours Bernard Puyenchet DVD  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 427 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 170 2 617 2 829 2 473 2 937 3 069 2 916 3 159 3 136
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 100 3 003 3 005 2 993 2 997 2 795 2 831 2 860 2 795
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 812 3 035 2 985 2 790 2 963 2 734 2 875 3 017 2 937
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 089 2 971 3 407 3 333 3 329 3 226 3 183 3 178 3 352
2012 - - - - - - - -
3 427 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le Grand Larousse encyclopédique (vol. 6, juillet 1962) relève des activités de traitement du lin et des constructions mécaniques.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1907)[11].

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Édifices civils[modifier | modifier le code]

Manoir de Mirougrain.
  • Maison de Tante Léonie : « Musée Marcel-Proust » ou Proust passe ses vacances d'enfance entre 1877 et 1880 (source d'inspiration majeure de son œuvre « À la recherche du temps perdu »). Le jardin est classé au titre des monuments historiques Logo monument historique Classé MH (1961)[12]. Il a été restauré et réinterprété par les paysagistes de l'Atelier de Paysages Bruel-Delmar et F. Dollfus en 1998.
Article détaillé : Maison de Tante Léonie.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marcel Proust (à droite) et son frère cadet Robert en 1877.
  • Adrien Proust (1834-1903), célèbre médecin hygiéniste de la seconde moitié du XIXe siècle, né à Illiers en 1834 et père de Marcel.
  • Marcel Proust (1871-1922), écrivain, y passa sa jeunesse, dans la « maison de Tante Léonie », chez sa tante paternelle Élisabeth Proust (1828-1886), épouse du marchand Jules Amiot (1816-1912) et utilisa le nom de Combray dans sa suite romanesque À la recherche du temps perdu pour décrire la ville.
  • Gaston d'Illiers (1876-1932), sculpteur animalier.
  • Muguette Dini (1940-), sénatrice du Rhône, (UC), y est née et y a vécu une partie de son enfance[17].
  • Christophe Ferré (?-), écrivain, a passé une partie de son enfance à Illiers-Combray. La rue principale porte le nom de son arrière-grand-père, Léon Ferré, maire de la commune pendant plusieurs décennies.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Illiers-Combray

Les armes de la commune d'Illiers-Combray se blasonnent ainsi :
D'or, à six annelets de gueules, 3, 2 et 1[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Goron. Le Combray de Marcel Proust et son horizon (Conférence prononcée à la Faculté des lettres de Toulouse, le ). Toulouse : Impr. de Julia, (s. d.). 40 p.
  • Claude Thisse : Illiers-Combray au temps de Marcel Proust, Éditions Alan Sutton, 2009. Album de dessins à la plume des vues d'Illiers ayant inspiré Proust, légendées par des citations correspondantes de La Recherche du Temps perdu.

Archives[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux et d'état-civil depuis :
    • 1582-1792 pour la paroisse Saint-Hilaire (lacunes) ;
    • 1598-1792 pour la paroisse Saint-Jacques (lacunes) ;
    • depuis 1792 pour l'état civil rédigé par la commune.
    • le lieu de conservation des registres d'Ancien Régime reste à préciser.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « A 11 : le chantier est lancé pour l'échangeur d'Illiers-Combray », sur lechorepublicain.fr,‎ (consulté le 6 avril 2014).
  2. Une autre commune avait adopté en 1972 un nom relatif à une œuvre littéraire, Terre-Natale en Haute-Marne, mais elle a aujourd'hui disparu.
  3. a, b, c et d Malte-Brun, Victor-Adolphe (1816-1889), La France illustrée : géographie, histoire, administration statistique, Nouv. éd., rev., corr. et augm., Paris : J. Rouff, 1881-1884 BNF Notice n° : FRBNF37307984
  4. Jean-Joseph Expilly (1719-1793), Dictionnaire géographique des Gaules et de la France, p.  801 (ILLIERS ou St. Hilaire d'Illieres… et ILLIERS ou St. Jacques d'Illiers…) sur Google Livres
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  8. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  11. « Église Saint-Jacques », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Maison dite de Tante Léonie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Ancien château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Manoir de Mirougrain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Jardin du Pré Catelan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Jardin d'agrément du Pré-Catelan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. L'Écho républicain, édition du 21 janvier 2011 (p. 10) « Illiers-Combray / La sénatrice du Rhône sur la réserve »