Guillaume Pepy

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Guillaume Pepy

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Guillaume Pepy en mai 2013.

Naissance (55 ans)
Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine, France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Pays de résidence France
Profession Président de la SNCF (2008--)
Formation

Guillaume Pepy (prononcé [pe.ˈpi]), né le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un haut fonctionnaire français. Il dirige la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) depuis février 2008 et a été reconduit dans ses fonctions le 25 février 2013. Il est également président d'Eurostar jusqu'en 2010, vice-président du groupe Keolis, président du Conseil de surveillance du groupe Systra, et siège à l'Alliance Européenne des opérateurs ferroviaire de grande vitesse.

Formation[modifier | modifier le code]

Guillaume Pepy a suivi les cours de l'École alsacienne à Paris. Il est diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l’ENA, promotion Louise Michel (1984). Auditeur, puis maître des requêtes au Conseil d'État (1987), il travaille dans plusieurs cabinets ministériels, en tant que conseiller technique du ministre du Budget Michel Charasse (1988) et devient ensuite directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique Michel Durafour puis de la ministre du Travail Martine Aubry. En 1995, il devient directeur général adjoint chargé du développement du groupe Sofres.

Parcours à la SNCF[modifier | modifier le code]

Guillaume Pepy a fait l'essentiel de sa carrière à la SNCF. Il y est entré une première fois en 1988, au poste de directeur de cabinet du président Jacques Fournier, puis après un passage dans des cabinets ministériels de gauche (1990-1993), revient au poste de directeur des investissements, de l'économie et de la stratégie.

En 1997, il est directeur des Grandes Lignes et en 1998, directeur général délégué de toutes les activités voyageurs (TER, Transilien, Grandes Lignes, Matériel, Traction). Il a développé la politique tarifaire des prix adaptés pour accroître les taux d'occupation des trains (le yield management, ou tarification flexible, inspirée du transport aérien). Il est également à l'origine de la création de Voyages-sncf.com, dont il a été président de 1998 à 2006, et d’iDTGV.

En 2003, Louis Gallois le nomme directeur général exécutif du Groupe. Anne-Marie Idrac, présidente pendant les vingt derniers mois (juillet 2006 - février 2008) du mandat commencé par Louis Gallois, le confirme dans cette fonction. Il est également à l'origine de la création de l'alliance européenne des opérateurs ferroviaires de grande vitesse Railteam.

Le 27 février 2008, le président Nicolas Sarkozy l’a nommé à la présidence de l’entreprise publique pour un mandat de cinq ans, lui fixant comme priorités dans sa lettre de mission le développement et la modernisation de l'entreprise et lui demandant de faire en sorte que la SNCF entre « tout entière, dans l'ère du développement et de la concurrence[1] ». Le 25 février 2013, il est reconduit à la tête de la SNCF pour cinq ans, afin de poursuivre la grande réforme ferroviaire entamée en octobre 2012.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il partageait sa vie, jusqu’au décès de celui-ci, avec le directeur de Sciences-Po Richard Descoings[2].

Mandats[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

  • Officier de la Légion d'honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SNCF : plus d'un milliard de bénéfice net en 2007, article du 19 mars 2008, sur usinenouvelle.com. Consulté le 5 octobre 2012.
  2. Sophie Des Deserts, « Richard Descoings, le fantôme de Sciences Po », in nouvelobs.com, 1er mars 2013.
  3. Suez Environnement – Conseil d'administration, sur suez-environnement.fr. Consulté le 5 octobre 2012.
  4. Institut Montaigne – Conseil d'orientation, sur institutmontaigne.org. Consulté le 5 octobre 2012.
  5. Le Siècle – Conseil d'administration, sur lesiecle.asso.fr. Consulté le 5 octobre 2012.
  6. [1].