Noël Ballay

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Noël Ballay

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Nom de naissance Noël Eugène Ballay
Naissance 1847
Fontenay-sur-Eure
Décès 1902 (à 55 ans)
Saint-Louis (Sénégal)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Médecin, administrateur colonial
Distinctions
Funérailles nationales

Le docteur Noël Eugène Ballay (1847-1902) est un explorateur et un administrateur colonial français, le second gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF).

Biographie[modifier | modifier le code]

Noël Ballay, debout à droite, à côté de Savorgnan de Brazza

Médecin auxiliaire de la Marine et poète, Noël Ballay est né à Fontenay-sur-Eure en 1847. Il est, en 1874, externe médaillé des Hôpitaux de Paris.

Sa thèse de doctorat, plus géographique que médicale, s'intitule Quelques mots sur l'Ogooué et le Bas Congo et les avantages qu'ils offrent au commerce[1].

En 1875 il fait la connaissance de Savorgnan de Brazza qu'il accompagne lors de sa première expédition dans l’Ogooué. Il participe aussi à la seconde, en 1879, mais à la suite de difficultés matérielles il ne peut rejoindre Brazza et ne le reverra qu'en juin 1883.

Il représente la France à la Conférence de Berlin en 1885 et y défend aussi le point de vue de Savorgnan de Brazza.

En 1886 il est nommé lieutenant-gouverneur du Gabon, mais, désormais en désaccord avec Brazza, il démissionne en 1889. Cette rupture s'avèrera définitive.

Le 2 juillet 1890 il est délégué par la France à la Conférence internationale de Bruxelles pour la suppression de l’esclavage.

En 1891 il devient le premier Gouverneur de la Guinée française, fonde Conakry et tente d'améliorer l'hygiène dans la région, notamment dans les estuaires du pays des Bagas[2].

Au tournant du siècle le Sénégal est décimé par une épidémie de fièvre jaune, fatale pour nombre d'Européens. Atteint, le Gouverneur général de l'AOF Chaudié regagne la France, tandis que le Docteur Ballay quitte la Guinée pour venir lutter contre le fléau. Il est alors nommé Gouverneur général le 1er novembre 1900. Bientôt malade à son tour, il meurt à Saint-Louis le 26 janvier 1902, « emporté par une fièvre qui ne fut pas diagnostiquée : il n'était plus à Saint-Louis de médecin valide pour ce faire »[2]

Il a droit à des funérailles nationales le 4 mars 1902, célébrées dans la cathédrale de Chartres.

À la mort de Ballay, Ernest Roume lui succède, après un bref intérim de Pierre Capest du 26 janvier 1902 au 15 mars 1902.

Hommages[modifier | modifier le code]

Monument à Conakry, inauguré en 1908.

En 1906 un timbre à son effigie est émis dans la série Haut-Sénégal et Niger.

En 1904, un monument est inauguré à Chartres, groupe en bronze du sculpteur Henri Allouard, refondu en 1942, il est restitué en 1950 d'après des moulages (square Noël-Ballay).

En 1908, un monument dû également à Henri Allouard est inauguré à Conakry (Guinée), il est inspiré de celui de Chartres mais cependant différent.

Plusieurs voies publiques portent son nom, à Paris – la rue Noël-Ballay – ou à Chartres.

Sur la place de la Gare à Dakar, le monument dédié en 1923 « aux créateurs de l'AOF et à la gloire de l'armée noire » comporte – outre les statues de Demba et Dupont, le tirailleur et le marsouin – les médaillons de Faidherbe et de quatre prestigieux gouverneurs, Ponty, Van Vollenhoven, Clozel et Ballay lui-même[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thèse publiée dans Bulletin de la Société de géographie, tome IV, 1882, p. 98-102
  2. a et b G. G. Beslier, Le Sénégal, Payot, Paris, 1935, p. 205
  3. René Vanlande, Dakar !, Peyronnet, Paris, 1940, p. 189

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. G. Beslier, Le Sénégal, Payot, Paris, 1935, p. 202-205
  • Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs et grands voyageurs français du XIXe siècle, CTHS, Paris, 1988
  • Bernard Cartier, « Noël Ballay (1847-1902) : Médecin, explorateur, diplomate et empereur sans sceptre », Histoire des sciences médicales, 2005, vol. 39, no 4, p. 421-432

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