Sours

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Sours
Vue intérieure de la chapelle Saint-Jean-Baptiste.
Vue intérieure de la chapelle Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Chartres-Sud-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres métropole
Maire
Mandat
Jean-Michel Plault
2014-2020
Code postal 28630
Code commune 28380
Démographie
Population
municipale
1 852 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 38″ N 1° 35′ 53″ E / 48.4106, 1.598148° 24′ 38″ Nord 1° 35′ 53″ Est / 48.4106, 1.5981  
Altitude Min. 136 m – Max. 158 m
Superficie 33,15 km2
Localisation

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Sours

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Sours

Sours est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre. Son histoire, du néolithique à nos jours est marquée par son importance dans l'histoire de l'agriculture céréalière. Son territoire représente 3315 hectares dont 90 % de terres de culture. Proportionnellement à son aspect « rural » et à son nombre d'habitants, la commune bénéficie d'une vie associative importante. L'affluent de l'Eure : la Roguenette, prend sa source au milieu du village.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sours est située dans le Nord-Ouest de la France, à 93 km au sud-ouest de Paris. La superficie de la commune est de 6,49 km2.


Communes limitrophes de Sours
Nogent-le-Phaye Houville-la-Branche Béville-le-Comte
Chartres (Cosmetic Valley) Sours Francourville
Gellainville Berchères-les-Pierres Prunay-le-Gillon

Site[modifier | modifier le code]

La ville de Sours est située sur une petite vallée traversée par la Roguenette, un affluent de l'Eure dans la plaine de Beauce, à 93 km au sud-ouest de Paris. Après l'occupation de la vallée, la ville s'est étendue sur la plaine, autant vers Chartres que vers Francourville.

Climat[modifier | modifier le code]

La station météorologique, située à 156 mètres, de Chartres-Champhol mesure quotidiennement plusieurs paramètres météorologiques.

Le climat est de type océanique dégradé, principalement sous l'influence des vents provenant en moyenne de 250 ° ouest - sud-ouest. Il est caractérisé par des températures moyennes comprises entre 10 °C et 13 °C et des précipitations paraissant beaucoup plus abondantes qu'elles ne le sont.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard Gel
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an 29j/an Nice 2 694 h / an 767 mm / an 1 j / an 31 j / an 1 j / an 2j/an Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an 76j/an
Chartres 1 749 h / an 579 mm / an 15 j / an 15 j / an 51 j / an 56j/an Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an
Nuvola apps kweather.png Relevés de précipitations et heures d'ensoleillement Chartres-Champhol 1921-2004[1]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
Heures moyennes d'ensoleillement 59 81 134 172 201 221 234 219 175 122 75 52 1747
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 47,0 40,7 41,8 41,0 53,2 46,9 50,7 46,3 49,3 52,6 51,8 51,9 573,1
Nuvola apps kweather.png Relevés de températures Chartres-Champhol 1921-2004[1]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Moyenne année
Températures minimales moyennes (°C) 0,7 0,9 2,8 4,7 8,0 10,8 12,7 12,6 10,4 7,2 3,6 1,5 6,3
Températures moyennes (°C) 3,1 4,0 6,8 9,4 12,9 16,0 18,2 17,9 15,5 11,4 6,6 4,0 10,5
Températures maximales moyennes (°C) 5,9 7,2 11,1 14,3 18,0 21,3 23,9 23,7 20,6 15,6 9,7 6,5 14,8

La vitesse du vent à Sours est peu élevée, environ 22 km/h de moyenne, avec une hygrométrie de 81 %[2] et une pression atmosphérique de 1006,1 hPa.

Records[modifier | modifier le code]

Record de valeur date mesuré depuis source
froid -18,4 °C 17 janvier 1985 1923 [1]
chaleur 40,1 °C 27 juillet 1947 1923 [1]
pluviométrie journalière 67 mm 8 juillet 1927 1923 [1]
vitesse du vent 144 km/h 26 décembre 1999 1981 [1]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1926 1971 Jacques Gautron Rad. ind. Sénateur
septembre 1977 1989 Denise Egasse    
septembre 1989 1992 Michel Morin    
1992 1995 1er conseiller municipal par intérim    
mars 2001   Claude Joseph    
Les données manquantes sont à compléter.

En janvier 2012 le village a rejoint Chartres Métropole, la communauté de communes de la région de Chartres.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 852 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 634 1 200 1 176 1 181 1 358 1 325 1 328 1 309 1 334
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 380 1 310 1 346 1 316 1 322 1 294 1 321 1 324 1 312
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 294 1 235 1 214 1 094 1 100 1 105 1 032 1 086 1 060
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 034 1 108 1 239 1 262 1 513 1 666 1 721 1 852 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sours compte :

  • l'établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole de La Saussaye comprenant :
    • le lycée d'enseignement général, technologique et professionnel,
    • le centre de formation pour apprentis,
    • le centre de formation pour adultes.
  • Une école maternelle publique
  • Une école primaire publique.
  • Une école primaire et maternelle privée.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

En janvier 2012, la mairie entame un projet de construction d’une école maternelle et d’un centre de loisirs sans hébergement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique et Toponymie[modifier | modifier le code]

Noms de la commune à travers l'histoire [5]:

  • Serae en 930 d’après le cartulaire de Saint Père en Vallée.
  • Seorsum en 1099.
  • Sevors en 1207 d’après le chapitre de l’abbaye de saint Jean en vallée.
  • Soors vers 1160.
  • Sordae vers 1180 d’après le chapitre de la léproserie du grand Beaulieu.
  • Sohors en 1220 d’après le chapitre du prieuré de la Bourdinière.
  • Sours 1443 dans le registre des contrats du chapitre de Chartres.
  • Surdae (1626)
  • Sors d’après le livre des miracles.
  • Saint Germain de Sours (1736) puis abrégé en "Sours".
  • Sois (1902) dans le cartulaire de l'abbée Métais.

On appelle aujourd'hui ses habitants les "Sourcéens" ou "Sourséens".

Son nom aurait une origine celte, il pourrait signifier: la "source". En effet, l'affluent de l'Eure : la Roguenette, prend sa source au milieu du village.

Au hameau de Chandres aussi se situe la source d'une petite rivière dont le lit a été modifié lors de la création des réseaux d'irrigations pour les cultures.

Préhistoire (Néolithique et Protohistoire)[modifier | modifier le code]

Lors de la migration des peuples de la vallée du Danube, vers 5000 avant J.-C. un groupe d'entre eux se sédentarisent et construisent des habitations sur l'actuel lotissement des Ouches. Ils commencent à élever et cultiver.

Les fondations de ce village agricole ont été révélées le 19 juin 2007 par les archéologues du service d'archéologie de la ville de Chartres[6].

À l'âge du fer, vers 800 avant J.-C., sur les fondations du village néolithique abandonné, des hommes construisent un grand bâtiment protégé d'un double enclos et plusieurs structures isolées à proximité[7].

Il s'agit d'une découverte importante de par l'absence, auparavant de sites datant de cette époque dans la région, comme en témoigne le rapport des archéologues qui ont travaillé sur le site des Ouches :

« La fouille du site des Ouches à Sours (28) a permis la mise au jour d’une importante occupation du Néolithique ancien et la découverte, dans la partie nord de l’emprise, de plusieurs structures datables du début de l’âge du Fer (Hallstatt C). Elles correspondent à des structures domestiques (un bâtiment et des fosses) et à une entité “ cultuelle ”: un double enclos en “ U ”. L’habitation et ses annexes sont représentées par un bâtiment de plan quadrangulaire sur poteaux et une grande fosse riche en mobilier (céramiques, ossements et silex taillés). Cette structure peut être associée au fonctionnement d’un four de type “ polynésien ” et avoir servi de fosse de rejet.

Le double enclos, ouvert vers le nord, est localisé au nord-est du site. Même si trois céramiques entières ont été trouvées dans son fossé externe, l’essentiel du mobilier céramique (177 individus sur 192) est issu de la grande fosse. Il s’agit principalement de coupes, de jattes parfois incisées, de petits gobelets à panse globulaire typiques du Hallstatt C ou de vases servant au stockage. Ils sont dotés de manière régulière de cordons digités.

Ce petit établissement du début de l’âge du Fer a livré un bon échantillon des céramiques en usage en Eure-et-Loir à cette époque ainsi que des vestiges archéozoologiques et lithiques en quantité intéressante. Ces découvertes donnent de nouvelles informations sur les affinités culturelles à la transition entre l’âge du Bronze et l’âge du Fer, période peu documentée dans le nord de la région Centre. »

— Archéologues : Frédéric Dupont, Bruno Lecomte, Jérémie Liagre, Julie Rivière et Jonathan Simon.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le domaine de La Saussaye, hameau actuel de Sours est situé en bordure de l'axe Chartres-Orléans, qui au départ s’appelait « Chemin de César ». Il s'agissait d'une voie antique de l'époque gallo-romaine qui reliait Rouen à Orléans[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La croix rouge de l'ordre de temple à qui a appartenu la Commanderie
Blason de la famille de Chartres
Charles V dit « le Sage » qui ratifia les accords décidés à Brétigny

L'influence de la commanderie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Commanderie de Sours.

Alix de France, la fille du roi Louis VII de France et d'Aliénor d'Aquitaine, fit don de ses possessions immobilières de Sours aux instances religieuses de la région[9] à la mort soudaine de son époux Thibaut V en 1191.

La grande ferme fut confiée aux templiers puis à l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (appelé plus tard Ordre de Malte)[10]. Ces derniers en firent une importante Commanderie du pays de Chartres[11]. C'est aussi à cette époque que l'on construit la première église Saint-Germain de Sours.

Plusieurs historiens rapportent qu'on prétend aussi qu'à cette époque, ces templiers avaient construit plusieurs gigantesques souterrains menant par exemple au château de Sours ou encore à la Cathédrale de Chartres[12]. Il est dit aussi que l'on peut encore voir l'entrée et les premiers mètres des souterrains[10].

Guillaume de Chartres a été parfois mentionné comme y ayant été reçu avant de devenir maître de l'ordre du temple en 1210[13]. En fait, il y a eu confusion avec Guillaume III de Ferrières, Vidame de Chartres, qui possédait un grenier dans un hameau de Sours, Generville[14] et c'est en 1204 que, pour remercier les religieux de leur accueil, ce Guillaume fait don aux frères de deux muids de grain à prendre chaque année dans son grenier[15]. Plusieurs Guillaumes de la famille de Chartres ont été templiers, d'où une certaine confusion. On a même donné un second fils à Milon IV de Bar, vicomte de Chartres en le désignant comme celui qui devint maître de l'ordre du Temple mais c'est inexact[16].

À partir de cette époque et pour longtemps, la commanderie fut l'une des plus importantes de France.

La commanderie, afin d'asseoir son autorité et d'assurer sa tranquillité fut fortifiée avec des pierres de Berchères et habitée par des guerriers.

Aujourd'hui, on peut voir les restes d'une porte fortifiée à l'entrée d'une grande ferme. Ces vestiges sont situés sur la place de Verdun.

Voir aussi : Liste chronologique des commandeurs de Sours à partir du XIVe siècle

Un château de Sours, lieu historique de la guerre de Cents Ans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traité de Brétigny.

Près de 150 ans plus tard, le 8 mai 1360, en pleine guerre de Cent Ans, le roi Édouard III d'Angleterre et son armée sont pris sous un violent orage alors qu'ils campent entre les actuelles communes de Sours et de Nogent-le-Phaye.

Persuadé qu'il s'agit là d'un message de Dieu qui souhaite la paix avec le Royaume de France, il rassemble ses plénipotentiaires et ceux de Charles, fils du roi Jean II de France qui se rencontrent sur la commune de Sours, dans un château près du hameau de Brétigny (fief vassal de la baronnie d’Auneau), probablement au château des Laval[17] ou dans un château aujourd'hui détruit et qui se situait sur l'actuel hameau de La Saussaye.

Là-bas, ils fixent ensemble les modalités d'un traité de paix[18] et qui sera ratifié par les deux souverains et leurs fils à Calais le 24 octobre 1360[19].

Le bénéfice de cet accord sera une trêve de neuf ans dans la guerre de Cent Ans. L'armée du roi d'Angleterre ayant campé sur les champs à l'époque, on enleva aux paysans de Brétigny le paiement de la dîme (impôt) en mémoire de cet événement. Ils gardèrent cet avantage jusqu'à la Révolution française.

Le roi Édouard III, pris avec son armée sous la tempête dans les champs de Sours et qui dévaste leur campement, implore le pardon de dieu et envisage la paix. En arrière-plan, on reconnaît la cathédrale de Chartres. Lithographie tirée de l'ouvrage : A Chronicle of England, p. 313 - Edward Vows That He Will Make Peace

.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le duc Claude de La Tremoille qui s'empara du fort de Sours avec une garnison de l'armée d'Henri IV.

Vers 1450, Robert de Bugy, contrôleur des greniers à sel de la région de Blois et écuyer du roi François Ier, construit un château (comparable au château de Troussay) sur les terres de Sours, au bord de la route d'Orléans, sur le hameau actuel de La Saussaye.

Sours, fort des garnisons d'Henri IV contre la ligue catholique[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, lors du siège de Paris de 1590, Henri IV affronte la ligue catholique dans tout le nord-ouest du pays. Cette dernière fuit l'offensive d'Henri IV et s'empare de Chartres après sa défaite à la bataille d'Ivry le 14 mars 1590.

Le duc Claude de La Trémoille, 2e vicomte de Thouars, se bat pour Henri IV et pourchasse l'armée de la ligue catholique. Il établit sa garnison à Sours, « dans un fort situé près de l'église Saint-Germain » (probablement la commanderie). Il harcela et sabota de nombreuses entreprises des valets de la ligue depuis cette position.

Afin de résoudre le problème que leur posaient cette garnison (mais aussi par pure vengeance), des soldats et des artilleurs de la ligue menés par un certain « La Bourdinière », détruisirent le fort à coups de canons et pillèrent le village de Sours[17].

L'époque des quatre moulins[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, le domaine du château de Robert de Bugy est agrandi, doté de communs et de deux ailes, tandis que se développe, à l'arrière, un magnifique parc à la française. En 1732, pour la première fois, l'édifice change de propriétaires : la dernière descendante de Robert de Bugy vend le château à la famille Pelluys, notaires blésois.

Vers 1750, la commune compte 1 634 habitants est un site agricole en devenir. À cette époque, on sait qu'il y a quatre moulins à vent sur la commune (Ils apparaissent sur la carte de Cassini[20]).

On sait que les moulins sont aussi présents sur la carte d'État-Major, qui date pourtant de 1827[21].

Dans certains vieux écrits et dans certains noms de rues ou de lieux-dits, on distingue trois noms de moulins :

  • Le moulin de la Commanderie,
  • Le moulin Pathée,
  • Le moulin de Pierre.
  • Le moulin du château de Sours.

Les ravages de la tempête de 1788[modifier | modifier le code]

Le 13 juillet 1788, vers 7 heures du matin, un grand orage décrit comme « un fléau ravageant les villages » atteint Sours. Ce petit cataclysme est fait de vents violents, d'une chute massive de grêle puis de neige et enfin d'un épais brouillard qui endommagent très sérieusement la commune. Les récoltes de blé sont quasi-détruites cette année-là et entraînent la disette, la ruine et beaucoup de décès parmi les habitants[22]. Deux des trois moulins sont renversés par les vents. On comptera deux morts et une dizaine de handicapés à vie après cet accident. Cette période de misère et de faim sera l'un des principaux déclencheurs de la Révolution française[23].

Le curé de Saint-Germain de Sours relate la tempête dans le registre paroissial (certains des mots écrits sont illisibles)[24] :

« Le 13 juillet, le dimanche à sept heure et demie du matin, le curé étant à confesse dans la sacristie un ouragan affreux qui avait été précédé d'un tonnerre entièrement (…) mais (…) pendant environ une demi-heure a commencé avec la plus grande impétuosité la grêle a été si fortement abondante, l'orage a été si furieux qu'en cinq minutes, les grains, les fruits, de toute (…) ont été hachés la moisson qu'on devoie commencer quelques jours après a été entièrement détruite en sorte que ce qui reste coutera à ramasser plus qu'il ne vault. De quatre moulin celui de pierre est resté seul et fort endommagé les trois autres ont été renversés et détruits.

Dans celui du château, où six personnes étaient, deux ont été tués par la chute et les quatre autres blessés et ce qu'il y a de plus triste, notre pauvre église a été renversée depuis le pignon jusqu'au clocher qui reste seul a garanti ? Ce (…) du rondpoint fort ébranlé les voûtes de la vierge ont été transportés loin, toute la charpente jetée dans le cimetière et brisée. Heureusement que le sieur curé fut échappé ainsi que l'(…) qui l'entendoie et (…) à la porte (…) celuy que Dieu saint, oncle, luy inspire de se réfugier sous la voûte de la fontaine s'il (avait cherché) à se sauver c'eut aurait fait de luy autant que des deux personnes qui comme elles le luy ont dit n'auroient pas manqué de le suivre. »

Depuis le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe, on reconstruit le village dévasté par la tempête. En 1803, on termine d'ériger l'église actuelle avec les matériaux de l'église Saint-Hilaire de Chartres, qui n'a pas survécu au petit cataclysme[25]. Le village est alors une paroisse dont dépendent ses hameaux actuels (Générville, Brétigny, Chandres…).

Vers 1828, le château et le parc de Robert de Bugy est acquis par Louis de la Saussaye, grand érudit français. Le domaine gardera son nom jusqu'à nos jours.

On sait qu'à la fin du XIXe, le dernier moulin sera détruit dans une incendie allumée par un « fou » du village[26].

Vers 1900, Sours est une place importante de l'agriculture. La commune abrite entre autres une féculerie (dont on peut voir les vestiges au hameau de Chandres, une laiterie et un bâtiment du constructeur automobile Hotchkiss[27]. La mairie et l'école de garçons sont situées dans l'actuelle « école maternelle de l'éveil », bâtiment d'époque. À cette période aussi, en 1906 se crée l'Amicale des anciens élèves de l'école de garçons, une des premières associations loi 1901 de France. Elle est l'association 'mère' de la vie associative de la commune. En mars 1997, elle devient l'Amicale de Sours.

En 1908[28], on construit une station de Tramway au sud de la ville, au milieu des fermes et des usines agricoles sur le modèle de la. Son activité sera essentiellement liée au transport de marchandises pour l'exploitation céréalière. La petite gare sera une station des lignes « Chartres-Angerville » et « Sours-Prunay le Gillon ». Elles fermeront le 31 décembre 1935.

En 2005, une ferme de polyculture du hameau de Chandres ouvre une microbrasserie produisant de la bière rousse, blonde, blanche et brune artisanale naturelle: L'Eurélienne[29]. La bière l'Eurélienne a reçu la médaille d'argent au concours général agricole du Salon de l'agriculture en mars 2012[30].

Culture, sports et vie associative[modifier | modifier le code]

Malgré sa ruralité et sa petite population (moins de 2 000 habitants), la commune connaît une riche activité associative. L'esprit associatif est ancré dans la mentalité locale au moins depuis le XIXe siècle, à l'époque où les habitants ont rassemblé leur efforts financiers, manuels et artistique pour reconstruire la chapelle Saint-Jean-Baptiste de Generville. Parmi les associations les plus fréquentées et actives on trouve :

  • L'amicale de Sours dont 6 sections dépendent : clubs sportifs de tir, football[31], gym, judo et randonnée ainsi que l'association des parents d'élèves des écoles publique et la section culturelle.
  • L'amicale des sapeurs-pompiers et des jeunes sapeurs-pompiers.
  • L’école de musique de Sours et son union musicale[32].
  • Association de jumelage avec la ville de Dienheim en Allemagne. Ce dernier étant l'un des plus fraternels du pays. Il était « Second jumelage de France » en 1997, lors de la célébration de ses 20 ans.
  • L'association « Parc et Nature », qui aide notamment à l'entretien du parc du château de Sours.
  • La troupe de théâtre bénévole « Les quiproquos »[33].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg, la commune compte 4 hameaux et 3 lieux-dits :

  • Generville ;
  • Brétigny ;
  • Chandres ;
  • La Saussaye ;
  • Lorville ;
  • Le PN9 ;
  • Le Moulin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le grand Silo jaune qui domine la commune.
  • La Commanderie de Sours, d'abord propriété d'Alix de France puis concédée à l'ordre du Temple qui en fit un de ses lieux les plus importants.
  • À Brétigny (hameau), stèle rappelant le traité de Brétigny.
  • Le parc du château de Sours, divisé en deux parties: publique et privée où l'on trouve un corps de logis de 1653, une faune particulière ainsi qu'un ancien système d'irrigation dont l'étang principal est appelé le « canal ».
  • Les lavoirs du Clos de Brye, de Chandres et de Fonteny.
  • La source de la Roguenette (sous la rue Moinet) et celle du Ru de Chandres.
  • Le Domaine de La Saussaye (grand parc dont le château, aujourd'hui démoli, a pu appartenir à Louis de La Saussaye, un érudit français et fut construit vers 1450 par Robert de Bugy, contrôleur des greniers à sel de la région de Blois et écuyer du roi François Ier, seigneur du lieu).
  • L'ancienne station de tramway de Sours, au pied du grand silo.
  • L'Établissement Public Local d'Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole de La Saussaye (comprenant : le lycée d'enseignement général, technologique et professionnel, le centre de formation pour apprentis, le centre de formation pour adultes et une exploitation agricole)[34].
  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste de Generville, symbole du courant associatif des Sourcéens dans l'histoire.
  • L'église Saint-Germain reconstruite à la Révolution française après sa destruction par une tempête en 1788 et terminée en 1803[35].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f lameteo.org Climatologie
  2. Infoclimat
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. http://www.histoire-eure-et-loir.fr/sours.htm
  6. http://www.sours.fr/
  7. http://racf.revues.org/1583?lang=en
  8. http://www.gellainville.fr/Histoire.php
  9. Buchère de Lépinois 1854
  10. a et b Dailliez 1990
  11. Alaniece et Gilet 1995
  12. Alain Lameyre, dans Dailliez 1990, p. 377
  13. Guiho 2009, p. 259
  14. Mannier 1872, p. 138
  15. Histoire littéraire de la France, Tome 23, 1856, p. 607
  16. Voir les articles Guillaume de Chartres (templier) et Milon IV de Bar.
  17. a et b Chevard 1801
  18. Buchère de Lépinois 1854, p. 24
  19. Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Œuvres de Froissart : 1356-1364, 1868, [lire en ligne], p. 499
  20. http://www.notrefamille.com/28630-sours/cassini-cartes-27-*-10-ville-village.html
  21. http://www.geoportail.fr/visu2D.do?cg=djoxLjEqYzptZXRyb3BvbGUqY3Y6MS4wKnZ2OjEuMSp4eTotMi4wNjA3NzY0MTIwNjU2MzAyfDQ4LjYzNDgyNTQ3MTg5MDE3NCpzOjgqcHY6MS4wKnA6Z2VuZXJhdGlvbipsOlNDQU58MXwxMDB8MixTQ0FORU00MHwxfDEwMHw4MA%3D%3D#
  22. J. Dettwiller, « L'orage du 13 juillet 1788 [archive] », Metamiga. Consulté le 21 décembre 2009
  23. http://metamiga.free.fr/Le_climat_du_passe/orage.htm
  24. http://www.phanelle.fr/gribouille1789/actes_insolites/actes_insolites_004_28_01.htm
  25. Procès-verbaux de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, volume 1 par Société archéologique d'Eure-et-Loir
  26. Michel Panis, Sours, petits récits et grande histoire Les Amis de la bibliothèque de Sours
  27. http://www.notrefamille.com/28630-sours/cartes-postales-1900-60811-ville-village.html
  28. http://web.me.com/ie.msa/MSA-MODELISME-FERROVIAIRE/page40/page71/page71.html
  29. http://yves.bou.pagesperso-orange.fr/brasseries/chandres.htm
  30. http://centre.france3.fr/info/la-biere-l-eurelienne-primee-72738640.html
  31. http://as.sours.foot.free.fr/
  32. http://union.musicale.sours.free.fr/
  33. http://www.lesquiproquos.com/http-lesquiproquos-e-monsite-com-/la-troupe/presentation.html
  34. http://www.legta.chartres.educagri.fr/epl-la-saussaye.html
  35. Société archéologique d'Eure-et-Loir, Procès-verbaux de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, vol. 1, [lire en ligne], p. 153


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • V. Chevard, Histoire de chartres et de l'ancien pays chartrain : avec une description statistique du Département d'Eure-et-Loir, Durand-le-Tellier, imprimeur,‎ 1801, 571 p. (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Histoire littéraire de la France : ouvrage commencé par des religieux bénédictins de la Congrégation de Saint Maur, et continué par des membres de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres), t. XXIII, Paris,‎ 1856 (lire en ligne), p. 606-607 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Ernest de Buchère de Lépinois, Histoire de Chartres, vol. 1, Chartres, Garnier éditeur,‎ 1854 (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Eugène Mannier, Ordre de Malte : Les commanderies du grand-prieuré de France d'après les documents inédits conservés aux Archives nationales à Paris, Aubry & Dumoulin,‎ 1872, 808 p. (lire en ligne), p. 138 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Laurent Dailliez, Guide de la France templière, Paris, Table d'Emeraude,‎ janvier 1990, 190 p. (ISBN 978-2-903965-23-5) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Valérie Alaniece et François Gilet, Les Templiers et leurs Commanderies, l'exemple d'Avalleur en Champagne, Langres, Dominique Gueniot,‎ 1995, 276 p. (ISBN 978-2-87825-117-3, LCCN 98203613) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Ivy-Stevan Guiho, L'Ordre des templiers : Petite encyclopedie, L'harmattan,‎ 2009, 290 p. (ISBN 978-2-2960-9240-2, lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Michel Panis, Sours, petits récits et grande histoire, Les Amis de la bibliothèque de Sours[réf. incomplète]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]