Chantilly

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Chantilly

Entrée de la ville par la Porte Saint-Denis
Entrée de la ville par la Porte Saint-Denis

Chantilly#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Chef-lieu du canton de Chantilly
Code Insee abr. 60141
Code postal 60500
Maire
Mandat en cours
Éric Woerth
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de l'aire cantilienne
Démographie
Population 11 045 hab. (2006)
Densité 682 hab./km²
Gentilé Cantilien(ne)
Géographie
Coordonnées
géographiques
49° 12′ 00″ Nord
         2° 28′ 00″ Est
/ 49.2000, 2.4667
Altitudes mini. 35 m — maxi. 112 m
Superficie 16,19 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Chantilly est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie.
Les habitants sont appelés Cantilien(ne)s.
Chantilly est mondialement célèbre pour son château, ses courses au sein de son hippodrome et ses équipements hippiques en général, ainsi que... sa crème. Mais Chantilly a aussi été un des premiers lieux de production de porcelaine et de dentelle, un petit centre industriel pionnier au début du XIXe siècle, le centre d'une communauté anglaise mais aussi un lieu de villégiature privilégié pour l'aristocratie et le milieu artistique. Longtemps simple dépendance de son château, cette ville récente (la quasi-totalité de son urbanisme a moins de 250 ans) est de nos jours un pôle touristique du nord de la région parisienne, située dans l'Aire urbaine de Paris, avec 40 % de sa population active travaillant en Ile-de-France.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Localisation

La ville est située dans le Bassin parisien, au sud de la région Picardie en limite nord de l'Aire urbaine de Paris. Elle appartient historiquement à la région du Valois. Chantilly est située à 39 km au sud-est de Beauvais, 79 km au sud d'Amiens et 38 km au nord de Paris[1].

Communes limitrophes de Chantilly
Saint-Maximin Vineuil-Saint-Firmin
Gouvieux Chantilly Avilly-Saint-Léonard
Lamorlaye Coye-la-Forêt
Orry-la-Ville
Pontarmé

Chantilly est le centre d'une unité urbaine (ou agglomération au sens de l'INSEE) regroupant les communes de Avilly-Saint-Léonard, Boran-sur-Oise, Coye-la-Forêt, Gouvieux, Lamorlaye et Vineuil-Saint-Firmin[2]. Avec un peu moins de 37 000 habitants, c'est la 4e agglomération de l'Oise et la 7e de Picardie[3].

[modifier] Topographie et géologie

La commune se trouve à cheval sur la région naturelle du Parisis septentrional et le Valois occidental dont la rivière, la Nonette, marque la limite[4]. Le site de la ville était à l'origine une clairière ou une prairie qu'occupent actuellement en grande partie les terrains de l'hippodrome. Le point le plus haut de la commune, 112 m, est situé au Bois Larris, en limite de Lamorlaye. Le point le plus bas, 35 m, est situé à la Canardière, sur les bords de la Nonette, en limite de Gouvieux.

Elle est située sur un plateau sédimentaire du Lutétien supérieur sur lequel s'étend la Forêt de Chantilly. Ce plateau calcaire est recouvert par des sables créés par les ruissellements et le vent sur une épaisseur de moins d'un mètre. C'est ce sable qui est utile à l'entraînement des chevaux de course en forêt. Ce calcaire du Lutétien peut servir de pierres de taille dans certaines zones de la région. C'est le cas encore de nos jours dans la commune limitrophe de Saint-Maximin, c'était le cas au XVIIIe siècle à Chantilly. C'est en effet au cours de ce siècle qu'une carrière de pierre est créée sous l'actuel hippodrome pour construire les Grandes écuries et les maisons des officiers. Cette carrière sert au siècle suivant de champignonnière puis d'abris anti-aérien au cours de la Seconde Guerre mondiale. Appartenant au Domaine de Chantilly, elle ouverte de temps à autre pour des visites du grand public.

Les autres formes géologiques présentent sur le territoire de la commune sont les alluvions récents des fonds de vallée, qui ont été propices, en ce qui concerne la Nonette, à l'aménagements de jardins familiaux au lieu-dit de la Canardière, au pied du viaduc.

[modifier] Hydrographie et eau potable

La commune est bordée à son extrémité sud par la vallée de la Thève, rivière affluent de l'Oise et longue au total de 33 km. Cette vallée est occupée à cet endroit par les Étangs de Commelle : ces étangs artificiels ont été créés au XIIIe siècle par les moines de l'Abbaye de Chaalis pour en faire des viviers à poissons.

La ville est traversée par la Nonette, rivière rattachée aussi au bassin versant de l'Oise. Longue au total de 41 km, elle est entièrement canalisée sur tout le territoire de la commune[5]. En effet, l'aménagement des jardins du château par André Le Nôtre a nécessité la transformation profonde du cours d'eau à partir de 1663. Le lit mineur de la rivière a été déplacé d'une centaine de mètres vers le nord afin de créer le Grand Canal qui passe devant le château et mesure au total 2 5 km. Dans l'ancien lit mineur, a été aménagé le Canal Saint-Jean (du nom d'une ancienne chapelle du XVIe siècle détruite lors de l'aménagement des jardins) sur une longueur de 800 m La zone de la Canardière, sous l'actuel viaduc, est assainie et la rivière y est canalisée à la même époque. Le canal de la Machine, perpendiculaire aux deux autres et long de près de 300 m, apporte l'eau jusqu'au Pavillon de Manse qui servait à alimenter les bassins et cascades des jardins ouest (aujourd'hui disparus) en faisant remonter l'eau jusqu'à un réservoir autrefois situé sur la pelouse. Une partie de ce réservoir existe toujours à proximité de l'hippodrome mais n'est plus alimenté en eau. Une partie de ces aménagements hydrauliques a servi à l'alimentation d'usines situées dans la vallée. La partie des jardins encore existante était approvisionnée par un tout autre système basé sur un aqueduc collecteur venant des environs de Senlis.

Au XVIIIe siècle, une source d'eau minérale est découverte au milieu de la vallée et un pavillon au coeur d'un jardin est construit entre 1725 et 1778 pour permettre d'y venir boire cette eau. Cette source est à ne pas confondre avec une autre source d'eau ferrugineuse, dite "eau de Chantilly", située, elle, au lieu-dit La Chaussée à Gouvieux et exploitée à partir de 1882 et jusqu'au début du XXe siècle pour la mise en bouteille (après avoir été gazéifiée).

Au XVIIIe siècle toujours, un système d'approvisionnement en eau potable est déjà mis en place dans la ville par des branchements effectués sur le grand réservoir[6]. En 1823, 18 fontaines pour l'usage des habitants sont installées dans la ville aux frais du dernier Prince de Condé. En 1895, cet approvisionnement est abandonné pour une nouvelle usine d'eau potable construite dans la commune voisine de Lamorlaye. Celle-ci est alimentée par trois forages situés à Chantilly, Lamorlaye et Boran-sur-Oise et une fois traitée, elle est distribuée grâce à deux châteaux d'eau situés sur le Mont de Pô à Gouvieux. Ce réseau est géré par le Syndicat Intercommunal Pour l’Amélioration des Réseaux d’Eau Potable (SIPAREP) qui regroupe Chantilly aux communes de Gouvieux et Lamorlaye et délégué à la société privée Lyonnaise des eaux depuis 1928. Le prix au mètre cube est de 3,25 € en moyenne.

Une usine de traitement des eaux usées est construite à Chantilly en 1969 à la Canardière, puis déplacée à Gouvieux en 2006. Ce dernier réseau est géré par le Syndicat Intercommunal pour le Traitement des Eaux de la Vallée de la Nonette (SICTEUV) (qui regroupe Apremont, d’Avilly-Saint-Léonard, Chantilly, Gouvieux et Vineuil-Saint-Firmin). Le réseau des eaux usées représente 22 km de canalisation dans la commune.

[modifier] Climat

Chantilly connait un climat océanique dégradé, comparable à celui du nord de l'Ile-de-France. Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2008 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures moyennes maximales (°C) 9 10,2 10,1 14,1 20,9 21,5 24,3 22,8 19,3 14,9 10,2 4,8 15,2
Températures moyennes minimales (°C) 3,5 1,2 3,7 4,6 10 11,5 13 13,7 8,6 6,5 4,3 -0,3 6,7
Températures moyennes (°C) 6,2 5,7 6,9 9,3 15,5 16,5 18,6 18,2 13,9 10,7 7,2 2,2 10,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 53 38 91 53 64 24 34 71 29 76 47 31 611
Source: Météo France - Station météo de Creil[7]

[modifier] Voies de communication et transports

[modifier] Réseau routier

L'ancienne Route nationale 16, ancienne route royale qui allait de Pierrefitte-sur-Seine à Dunkerque en passant par Amiens, traverse la ville du sud au nord. Elle est désormais numérotée Départementale 1016. Elle n'est pas interdite aux poids lourds mais une signalétique à l'entrée de la ville au sud et au nord les incite à emprunter les autoroutes A16 et A1[8]. La D924A permet de rejoindre l'ancienne Route nationale 17 (ancienne route de Flandres) à La Chapelle-en-Serval et la D924 relie la ville à Senlis. Ces deux dernières routes, interdites aux poids lourds, permettent de relier l'Autoroute A1, autoroute la plus proche de la commune. La D924A est limitée à 70 km/h sur la totalité du parcours sur le territoire de la commune, la route traversant une portion de forêt très fréquentée par les grands animaux.

[modifier] Réseau ferroviaire et transports en communs

Article détaillé : gare de Chantilly - Gouvieux.
  • Il existe un petit réseau de transport en commun par bus appelé Desserte Urbaine Cantilienne (DUC) : il est composé d'une seule ligne, reliant le quartier Lefébure au quartier du Bois-Saint-Denis en passant par la gare. Un prolongement passe par le château et le cimetière Saint-Pierre. Son usage est gratuit[11].

[modifier] Aérodrome et aéroports

Il a existé un temps un aérodrome appelé "Aérodrome de la Vidamée-Chantilly", créé dès 1910 sur la commune de Courteuil. Il a servi notamment de base aérienne lors de la Première Guerre mondiale[12]. Il a disparu depuis.

Chantilly se situe à 30 km environ de l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et à 54 km de l'Aéroport de Paris Beauvais Tillé. Il n'existe aucune liaison directe vers ces aéroports par transport en commun.

[modifier] Liaisons douces

Signalisation du GR 11
  • Deux sentiers de grande randonnées traversent la commune. Le GR11 (le grand tour de Paris) vient de Senlis et va en direction de Saint-Maximin (ou inversement) en traversant le parc du château (plus précisément le parc de Sylvie), passe sous la Porte Saint-Denis et redescend vers le Canal Saint-Jean qu'elle longe jusqu'à traverser le quartier du Coq chantant. Le GR 12 (sentier Amsterdam-Paris) vient lui aussi de Senlis et traverse l'extrémité sud de la commune, à travers la forêt en direction des Étangs de Commelle et rejoint ensuite Coye-la-Forêt.
  • Il faut noter qu'un certain nombre de sentiers en forêt sont interdits aux promeneurs le matin (entre 6 h et 13 h) lors des entraînements des chevaux de course (cf. Hippisme).

[modifier] Urbanisme

[modifier] Morphologie urbaine

L'urbanisme de Chantilly est récent : la ville à proprement dit a moins de 250 ans.

Maisons des officiers et Hôtel Lovenjoul à droite, vus depuis la pelouse de l'hippodrome

La partie la plus ancienne se trouve de part et d'autre de la rue du Connétable : il s'agit à l'origine de l'allotissement d'une partie du domaine du château. Il débute par la création du lotissement planifié appelé "Maisons de officiers" (actuellement les n° 25 à 67 rue du Connétable) à partir de 1727. Le reste du quartier est vendu jusqu'au bout de la rue principale, délimité par l'hospice Condé avant la Révolution française. Après 1799, la ville s'étend sur l'ancienne emprise des jardins avec des rues conservant les noms liés aux différentes parties de ce jardin dont elles reprennent parfois le tracé des allées : rue des potagers, rue de la faisanderie, rue des cascades. La numérotation des rues commencent ici symboliquement à partir du château et non à partir de la place Omer Vallon comme pour les autres quartiers. Cet urbanisme prend la forme de maisons de villes, de petits immeubles du XIXe siècle et autres villas au milieu de jardins. On trouve aussi les traces d'anciennes écuries installées à l'origine de l'hippisme dans la ville au début du XIXe siècle.

Le quartier de l'avenue du maréchal Joffre est lié à la route de Paris et l'arrivée du chemin de fer, la gare se trouvant à son extrémité. Il s'agit de petits immeubles et de villas construits aux XIXe siècle et XXe siècle en lien avec la fonction résidentielle qu'acquiert la ville à l'époque. La zone a subi une densification progressive par le remplacement des villas et leurs jardins par la construction de résidences privées ou par la transformations de maisons de maître en logements collectifs.

Les quartiers périphériques de Chantilly sont au nombre de trois :

  • Le Bois Saint-Denis[14] : au sud de la ville, entre la route de Paris et la ligne de chemin de fer. Sa naissance est liée à l'installation des écuries progressivement repoussées des quartiers du centre-ville en raison de la pression foncière. L'urbanisation se fait par allotissement de parcelles forestières appartenant au Duc d'Aumale à la fin du XIXe siècle. Se trouvant à l'origine sur le territoire de Gouvieux, il est rattaché à la commune de Chantilly en 1928. Le quartier est alors composé d'écuries en briques, de résidences d'entraîneurs et de logements de lads et jockeys. Pendant longtemps presque exclusivement consacré au hippisme, un grand nombre d'écuries sont progressivement détruites et transformées en immeubles de logement ou de lotissements pavillonnaires à partir des années 1960. Depuis, les règles d'urbanisme protègent de manière spécifique ce patrimoine et ces activités hippiques[15].
  • Le quartier de Verdun se trouve à l'emplacement l'ancienne gare des courses (voir l'article Gare de Chantilly - Gouvieux), entre la ligne de chemin de fer et la forêt. A la fermeture de cette gare dans les 1950, les terrains sont utilisés pour la construction d'immeubles de logements réservés à l'origine aux cheminots. Une grande partie appartiennent toujours au bailleur social de la SNCF.
  • Les quartiers nord de la ville se situent de part et d'autre de la route de Creil, sur les terrasses dominant la Nonette. Il s'agit de quartiers constitués de logements collectifs sociaux (quartier Lefébure), de petits lotissements pavillonnaires et de résidences privées de logements collectifs (résidence Sylvie, résidence du Coq chantant ou du Castel) construites dans les années 1960 et 1970. Ces quartiers ont vu se construire des équipements communaux à l'usage exclusif du quartier (école, église) mais aussi à l'usage de la commune dans son ensemble (collège, grandes surfaces, stade et salles de sport).

Il faut noter la présence d'une zone intermédiaire entre les quartiers nord et le centre-ville constituée de zones vertes : Grand canal, canal Saint-Jean, prés du Grand canal entre les deux, jardins familiaux dans la zone appelée "la Canardière". Les rares constructions dans cette zones sont notamment liées à l'ancienne industrialisation de la ville. Il s'agit des vestiges de l'usine de François Richard-Lenoir et de l'ancienne usine Guilleminot et ses annexes (cf. les anciennes activités économiques).

Il n'existe pas de protection spécifiquement patrimoniale de l'urbanisme de la commune (ni Secteur sauvegardé comme à Senlis ni ZPPAUP), mais un réglement d'urbanisme sous la forme du Plan local d'urbanisme[16].

[modifier] Logement

La commune compte 5 590 logements au 1er juillet 2005[17]. Leur nombre a augmenté de 3,3 % depuis 1999. Les résidences principales représentent 92 % de ces logements, 56 % des Cantiliens sont locataires, 39 % propriétaires. 82 % de ces logements sont des appartements et comprennent en moyenne 3,5 pièces. On compte 1 269 logements sociaux soit 23 % des résidences principales. Chantilly respecte ainsi les normes imposées par la Loi SRU[18]. Cependant, le taux de rotation de ces logements est très faible : 7,4 % par an. Les bailleurs sociaux sont l'OPAC de l'Oise (lié au Conseil général de l'Oise), la SAHLM du Beauvaisis, Picardie Habitat (du Groupe CILOVA, organisme gestionnaire du 1% logement) et ICF-la Sablière (bailleur social de la SNCF, pour 385 logements dans le quartier de Verdun[19]).

[modifier] Toponymie

Le nom Chantilly vient sans doute de Cantiliacus, domaine de Cantilius[20]. L'autre explication souvent donnée - de tiliae, tilleul soit "champs de tilleuls" - est fantaisiste. Cette essence d'arbre, très fréquente dans la forêt, a pourtant été représentée sur la blason de la ville et est toujours présente sur le logo de la commune.
Pendant la Révolution française la ville fut appelée Champ-Libre.

[modifier] Histoire

Chantilly vers 1780 - carte de Cassini

[modifier] Les origines avant la ville

Les Très Riches Heures du duc de Berry, Février. Musée Condé, Chantilly

Aucune trace de la Préhistoire ni de l'Âge du fer n'a été retrouvée sur le territoire de la commune. Le mobilier d'une sépulture d'époque romaine a été retrouvée à proximité de la Nonette, ainsi que des voies gallo-romaine en forêt. Des tombes mérovingiennes ont été mise au jour au XVIIe siècle et XIXe siècle non loin de la Faisanderie[21].

C'est un acte, autour de 1223, entre Guy IV de Senlis et le prieur de Saint-Leu-d'Esserent qui signale pour la première fois la terra cantiliaci. Guy IV de Senlis, grand bouteiller du Roi (fonction qui va donner le nom à sa famille) est le fondateur de la seigneurie de Chantilly. C'est à l'époque un rocher au milieu d'une zone marécageuse, en limite des diocèses de Beauvais et de Senlis[22]. C'est uniquement en 1227 que la présence d'une construction telle une maison forte, est indiquée sur le site cantilien. C'est en 1282 que pour la première fois Chantilly désigne sa forêt.

Puis en 1358 on parle pour la première fois d'un château suite à sa destruction et sa reconstruction. Les alentours de ce château sont constitués de petits hameaux :

  • Les Grandes Fontaines, situées à l'emplacement actuel du bas de la rue des Fontaines,
  • Les Petites Fontaines, l'actuel bas du Quai de la Canardière,
  • Le hameau de Normandie, actuellement rue de la Machine,
  • Le hameau de Quinquempoix, le plus grand de ces hameaux et situé le plus proche du château. C'est à partir du XVIe siècle que celui-ci sert à accueillir l'extension des fonctions du château. Plusieurs maisons sont construites pour accueillir les officiers du prince comme l'hôtel de Beauvais, construit en 1540 qui servira à loger le régisseur des chasses d'Anne de Montmorency ou comme l'hôtel de Quinquempoix, construit vers 1553, qui servira à loger l'écuyer du connétable.

[modifier] La nouvelle paroisse à l'Époque moderne

Article connexe : Maison de Condé.
Les armes de la maison de Condé à partir de 1588

En 1673, le Grand Condé fait percer une nouvelle route de Gouvieux, qui deviendra l'actuelle rue du Connétable. Les terrains concédés de chaque côté de la rue constituent le premier embryon d'urbanisme de la ville, sous la forme d'auberges, d'ateliers pour les artisans du château et de logements pour les domestiques. Cet embryon est encore partagé entre les paroisses de Gouvieux du diocèse de Beauvais, Saint-Léonard du diocèse de Senlis.

Le Grand Condé émet le voeu dans son testament de créer une église paroissiale non loin du château. Henri Jules de Bourbon-Condé réalise le voeu de son père en 1692 en faisant construire l'église Notre-Dame et en créant une paroisse dépendant de l'évêque de Senlis, suite au démembrement des deux paroisses voisines. Chantilly prend alors sa véritable autonomie. Son petit-fils, Louis IV Henri de Bourbon-Condé, est le véritable fondateur de la ville dont il fait tracer le premier plan. Il définit un urbanisme raisonné axé sur la route de Gouvieux devenue Grande Rue. Après le lancement de la construction des Grandes écuries en 1721, le prince créée le 12 décembre 1727 à leur extrémité un lotissement au sud de la rue : les actuelles maisons des officiers. Il vend par lot des terrains à ses officiers (c'est-à-dire les titulaires de charges ou emplois à la maison des Condés) avec obligation pour ceux-ci de respecter des normes architecturales identiques du côté de la pelouse. Ces normes ainsi que le tracé des façades sont définis par Jean Aubert, architecte des Grandes écuries. Celles-ci sont construites entre 1730 et 1733. Dès 1723, l'extrémité de la Grande Rue est marquée par l'installation de l'hospice de la Charité.

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, plusieurs activités économiques sont développées toujours à l'initiative des princes : la dentelle, la manufacture de porcelaine fondée en 1726 et installée dans l'actuelle rue de la Machine en 1730. Des bâtiments à vocation industrielle sont construits dans les années 1780 à l'extrémité du Grand canal afin de profiter de la chute d'eau.

[modifier] Les débuts de la commune de Chantilly

Le château au XVIIIe siècle, après les travaux effectués par les Condé. Gouache de Jean-Baptiste Lallemand, musée Condé.

Sous la Révolution française, Chantilly est élevée au rang de commune, reprenant les limites de la paroisse. Le premier maire est alors le régisseur du domaine, André-Joseph Antheaume de Surval. Les Condé sont parmi les premiers à fuir à l'étranger, quelques jour après la Prise de la Bastille le 17 juillet 1789. Avec la Terreur, le maire est chassé et le château est transformé en prison de 1793 à 1794, destinée aux suspects du département de l'Oise. Il est ensuite vendu comme bien national en 1799 et sert de carrière de pierre, seul "le petit château" étant préservé. Les Grandes écuries sont réquisitionnées par l'armée : s'y installent successivement les régiments de Chasseurs, de Dragons puis le 1er régiment de chevau-légers des lanciers polonais, de 1808 à 1814.

En 1792, l'activité de la manufacture de porcelaine de Chantilly se tourne vers la fabrication de la faïence sous l'impulsion de son nouveau propriétaire anglais Christophe Potter. Une usine de laminage de cuivre est installée dans les bâtiments industriels des bords du canal et François Richard-Lenoir y installe sa filature en 1807. Elle emploiera jusqu'à 600 personnes. Utilisant les nouvelles techniques anglaises, elle se diversifie dans le tissage notamment la confection d'indiennes et la blanchisserie. La filature de François Richard-Lenoir en perdant son monopole, fait faillite en 1822. En 1815, le prince Louis V Joseph de Bourbon-Condé revient définitivement dans son château. Son fils, Louis VI Henri de Bourbon-Condé fait installer dans la ville des bornes-fontaines en 1823 ainsi qu'une grande partie des réverbères en 1827.

[modifier] Une ville de villégiature et de loisirs au XIXe siècle

Le braquage de la succursale de la Société générale à Chantilly en mars 1912, vue par Le Petit Journal

En 1834, les premières courses hippiques se déroulent sur la pelouse de Chantilly. Dès les années 1840, ces courses drainent des parieurs de toutes les catégories sociales principalement en provenance de la capitale. Le succès des courses provient surtout de l'arrivée du chemin de fer en 1859. Plus tard, une gare destinée au public des courses hippiques est créée pour permettre la venue, jusqu'à 20 000, de parieurs et de visiteurs le jour des courses. Une piste puis des tribunes sont aménagées progressivement de manière pérenne pour constituer l'hippodrome actuel.

Autour de cet hippodrome, se met en place une véritable économie hippique avec la construction de nombreuses écuries d'entraînement de pur-sangs. Un nouvel urbanisme se développe autour de cette activité avec la création de nouveaux quartiers tels que le Bois Saint-Denis destiné exclusivement à cette activité. On compte 600 chevaux entraînés dans la commune en 1848 et 900 en 1890 pour 32 entraîneurs[23]. Le milieu hippique est constitué d'un très grand nombre de citoyens britanniques : jockeys, lads et entraîneurs (76 % des effectifs des écuries en 1911) constituent une véritable communauté dans la ville à tel point qu'une chapelle anglicane est construite vers 1870[24]. En parallèle, se développe un urbanisme de villégiature : de nombreux aristocrates, grands bourgeois mais aussi artistes s'installent dans la ville, faisant construire des villas et des châteaux dans les communes alentours. Des hôtels de luxe sont aussi créés, tels que l'hôtel du Grand Condé en 1908. Le Duc d'Aumale, dernier seigneur de la ville, encourage le développement de l'industrie hippique, l'installation des Anglais et le développement de la ville. Entre 1876 et 1882, il fait reconstruire le château et y concentre une des plus belles collections d'art de l'époque. Son ouverture au grand public en 1898 suite au leg du domaine à l'Institut de France ajoute encore un attrait de plus à Chantilly pour les excursionnistes (100 000 visiteurs les 6 premiers mois[25]).

Cette profusion de richesses n'est pas sans attirer les convoitises. Le 25 mars 1912 au matin, la Bande à Bonnot braque la succursale de la Société générale de Chantilly située alors à l'actuelle place Omer Vallon et tue trois employés.

[modifier] Chantilly au XXe siècle

Lors de la Première Guerre mondiale, l'armée allemande entre dans la ville le 3 septembre 1914 mais ne s'y installe pas et en repart le lendemain. Après la Bataille de la Marne, le généralissime Joffre installe son état-major à Chantilly en raison de sa liaison aisé avec Paris par le chemin de fer. Le Grand quartier général (GQG) s'installe dans l'hôtel du Grand Condé le 29 novembre 1914 soit 450 officiers et 800 secrétaires et hommes de troupe. Joffre loge pour sa part à la Villa Poiret, à une centaine de mètres de là. Lors de la "Conférence de Chantilly" en décembre 1915, il réunit les chefs des armées alliées pour définir les plans militaires de l'année à venir. Le GQG quitte la ville en décembre 1916 pour s'installer à Beauvais. Chantilly accueille aussi une ambulance pour soldats blessés au front située à l'hôtel Lovenjoul ainsi qu'un atelier de camouflage[26].

Dans l'entre-deux-guerres, la commune s'agrandit avec l'adjonction du quartier du Bois-Saint-Denis démembré de la commune de Gouvieux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les militaires reviennent dans la ville. Le terrain des Aigles, en limite de la ville, accueille un terrain d'aviation pour l'armée française entre 1919 et 1940. La Wehrmacht s'installe dans la ville entre 1940 et 1944 et utilise les Grandes écuries comme hôpital vétérinaire pour ses chevaux que l'on fait venir d'Allemagne. Le curé de la paroisse, l'abbé Charpentier, auteur de sermons anti-nazis, est arrêté suite à une action de la Résistance qu'il soutient. Il est déporté au camp de Mauthausen où il décède le 7 août 1944[27]. Le viaduc de la Canardière est bombardé par les forces alliées et la ville est libérée par les chars américains le 31 août 1944. La 8e Air Force de l'Armée américaine s'installe à son tour à l'hôtel du Grand Condé.

Depuis la dernière guerre mondiale, la ville se développe avec l'aménagement de nouveaux quartiers au nord de la ville : des logements collectifs sociaux ou non y sont construits. Certains hôtels et villas du centre-ville sont résidentialisés, des écuries sont détruites pour permettre l'aménagement de logements. Une nouvelle population travaillant en région parisienne s'installe dans la commune, profitant de ces nouveaux logements[28]. En parallèle, la commune perd presque totalement ses activités industrielles avec la fermeture des usines Guilleminot en 1992. De nouveaux équipements sont construits : un lycée en 1961, un collège en 1979.

[modifier] Héraldique

Armes de Chantilly

Les armes de Chantilly se blasonnent ainsi : D'azur à un cor de chasse d'or, au chef cousu de gueules semé d'arbres d'argent.

Les arbres représentés en chef évoquent les tilleuls qui auraient selon la légende donnés leur nom à la ville (Champs de Tilleuls, toponymie erronée). La trompe de chasse rappelle la présence de la forêt et la vénerie[29].

[modifier] Politique et Administration

L'hôtel de ville de Chantilly

Chantilly est le chef-lieu de son canton et en est la commune la plus peuplée. Son conseiller général est Patrice Marchand, par ailleurs maire de Gouvieux. Elle fait partie de l'arrondissement de Senlis, dans le Département de l'Oise dans la région Picardie. Elle se trouve au sein de la Quatrième circonscription de l'Oise dont le député est Christian Patria, en remplacement du député titulaire entré au gouvernement Eric Woerth. Elle est membre de la Communauté de communes de l'aire cantilienne dont elle accueille le siège et dont elle est la commune la plus peuplée. Le maire de Chantilly en est le président. Elle se trouve enfin dans le Pays du Sud de l'Oise[30], qui regroupe les intercommunalités du Valois, des régions de Senlis et de Chantilly.

[modifier] Municipalité

Le conseil municipal est composé d'un maire, de 9 maires-adjoints, 8 conseillers municipaux délégués, 10 autres conseillers municipaux appartenant à la majorité et 5 à l'opposition[31]. La ville dispose d'un conseil municipal des jeunes ouverts aux collégiens de la ville. Il est composé en 2007-2008 de 60 membres et gère un budget de 7 000 euros. La municipalité s'est adjoint en 1995 un comité des sages, composé de 18 membres, qui se saisit de diverses questions relatives à la vie municipale et soumettant ainsi des rapports au maire. Il existe enfin six conseils de quartiers composés chacun d'une quinzaine de membres qui se réunissent deux fois par an : Centre secteur Connétable, Centre secteur Joffre, Quartier Nord Secteur Castel - Nonette - Sylvie - Diane, Quartier Nord Secteur Lefébure, Quartier Verdun, Quartier Bois Saint Denis[32].

Conseil municipal de Chantilly (2008-2014)
Groupe Président Effectif Statut
UMP Eric Woerth 28 majorité
Union de la Gauche Dominique Louis-Dit-Trieau 5 opposition

[modifier] Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1965 1967 Michel Lefebure Une cité HLM porte son nom
1967 1983 François Prader
1983 1995 Philippe Courboin UDF-CDS
1995 - Éric Woerth UMP Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique


[modifier] Tendances politiques

La vie politique cantilienne est marquée par un fort ancrage à droite d'après les résultats électoraux. Aux élections législatives de 2007, la commune vote à 66 % au premier tour pour le candidat UMP qui n'est autre que sont maire (élu au premier tour par la circonscription)[34]. En 2002, les électeurs cantiliens avaient déjà voté à 60 % pour le même candidat au premier tour et à 72 % au second tour[35]. C'est aussi le cas pour les élections présidentielles : la ville a voté à 43 % au premier tour pour Nicolas Sarkozy (et à 20 % pour François Bayrou) en 2007 et à plus de 67 % au second tour[36]. En 2002, Jacques Chirac a atteint le score de près de 27 % dans la commune et Jean-Marie Le Pen 19,5 % au premier tour contre 12,6 % pour Lionel Jospin[37].

Pour les élections locales, la liste du maire Eric Woerth a obtenu 65,4 % des suffrages aux municipales de 2008 contre 32 % pour la liste de gauche au premier tour et 62 % des suffrages en 2001 contre 3 autres listes[38]. Aux cantonales de 2004, le candidat UMP obtient près de 47 % des voix (mais moins qu'au niveau du canton) alors que le Conseil général bascule à gauche[39]. La liste de droite y obtient 53,5 % des suffrages au second tour des élections régionales 2004 alors que le Conseil régional bascule à gauche[40].

Lors des scrutins concernant l'Europe, les Cantiliens ont voté à 57 % pour le Traité constitutionnel européen en 2005 et à 53 % pour le Traité de Maastricht en 1992[41]. La liste UMP-Nouveau centre a obtenu 40,5 % des voix aux Élections européennes de 2009 contre 14 % pour la liste Europe Écologie et 10 % pour la liste PS

[modifier] Budget et fiscalité

Le budget de la mairie de Chantilly se monte en 2008 à 20 492 094 € : 13,7 millions consacrés au fonctionnement et 6,7 millions à l'investissement. Les dépenses de personnel représentent 56 % du budget de fonctionnement. 554 086 € sont consacrés aux subventions aux associations. Le principal investissement en 2008 (2 096 000 €) était consacré au réaménagement de l'ancienne piscine en centre de loisirs et école de musique. Parmi les recettes, la fiscalité locale représente 5,3 millions d'euros (39 % du budget de fonctionnement) et la dotation de l'État un peu plus de 4 millions (29 %)[42].

Le taux communal de la taxe d'habitation en 2008 était de 10,65 %, celui de la taxe foncière (bâti) de 14,37 % (non-bâti 30,83 %) et de la taxe professionnelle de 14,66 %[43].

[modifier] Juridictions

Aucune instance juridique ne siège dans la commune. Chantilly dépend[44] :

[modifier] Sécurité

  • Chantilly abrite le siège d'une compagnie de la Gendarmerie nationale dont dépendent les unités de Chambly, de Montataire, de Saint-Leu-d'Esserent et d'Orry-la-Ville. La commune n'est pas en zone police nationale (ZPN).
  • La commune possède un service de police municipale constitué de 15 agents assurant un service 7 jours sur 7.
  • Le Centre de secours de Chantilly couvre un secteur de 7 communes autour de la ville pour le premier appel et 4 communes pour les renforts. Il comprend 67 sapeurs-pompiers dont 24 SP professionnels. Ils ont effectué 2 894 sorties de secours en 2008[45].

[modifier] Jumelages

Le château de Chantilly a également signé un traité d'amitié avec le château du Héron blanc, à Japon Himeji (Japon) depuis 1990.

[modifier] Démographie

[modifier] Évolution démographique

Évolution démographique
(Sources : Base de données Cassini[49] et Insee[50])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 029 1 418 1 966 1 825 2 524 2 416 2 446 2 419 2 454
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 575 2 930 3 181 3 352 3 497 3 942 4 156 4 231 4 211
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 791 5 083 5 556 5 539 5 767 5 959 6 002 6 040 7 065
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
8 197 10 246 10 552 10 065 11 341 10 902 11 045 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Courbe d'évolution démographique de Chantilly depuis 1793

[modifier] Analyse de l'évolution démographique

La population de la commune baisse tout d'abord au cours de la Révolution française, puis remonte rapidement grâce à la création de manufactures autour des années 1800. Elle rebaisse à nouveau avec la fermeture de ces mêmes usines. La commune retrouve une croissance démographique légère avec la Restauration et le retour des Princes au château. Mais c'est surtout dans la seconde moitié du XIXe siècle que la population double : cela est dû à l'arrivée du Chemin de fer, au développement du tourisme, des activités hippiques et de la villégiature. Après une quasi stagnation au cours de la première moitié du XXe siècle, Chantilly passe de 6 000 à 10 000 habitants au cours des Trente Glorieuses avec la construction d'un grand nombre de logements dans les quartiers nord de la ville et dans celui du Bois Saint-Denis. C'est l'arrivée d'une population active travaillant en Île-de-France. Depuis la fin des années 1970, la croissance démographique ralentit considérablement voire stagne dans la commune, en raison de la pression foncière et immobilière qui empêche l'installation de nouveaux jeunes couples dans la commune. La situation est identique dans l'ensemble de l'agglomération[28].

[modifier] Pyramide des âges

Pyramide des âges en 1999 en nombre d'individus[51]
Hommes Classe d'âge Femmes
10  95 et plus  53
297  75 à 94  677
560  60 à 74  745
893  45 à 59  1 025
1 285  30 à 44  1 289
1 186  15 à 29  1 146
915  0 à 14  835

Note : ces chiffres sont à prendre avec précaution puisqu'ils ont plus de 10 ans maintenant.

[modifier] Population immigrée

En 1999, 721 personnes immigrées étaient recensées dans la commune soit 6,6 % de la population[52]. C'est supérieur à la moyenne picarde (4,4 %) mais en dessous de la moyenne nationale (7,4 %). Cette proportion est trois fois moins importante que pour une ville comme Creil mais légèrement supérieure à Senlis. 44 % viennent de l'Union européenne, 22 % du Maghreb et 10 % d'Asie. Parmi les nationalités les plus représentées on trouve d'abord les Portugais, puis les Marocains et enfin les Britanniques.

[modifier] Niveau d'études, niveau de vie, revenus

En 1999, 27 % de la population cantilienne âgée de 15 ans et plus non scolarisée étaient diplômés de l'enseignement supérieur dont 17 % à Bac+3 et plus (ils ne sont que 14,4 % de diplômés dans l'Oise[28]). A l'inverse, moins de 14 % n'avaient aucun diplôme[51].

Toujours en 1999, la commune comptait près de 18 % de ménages cantiliens appartenant à la catégorie socio-professionnelle des cadres et professions intellectuelles supérieures (contre seulement 9,2 % dans l'Oise), plus de 17 % aux professions intermédiaires et 20 % d'employés. Il n'y avait aucun agriculteur, 14 % d'ouvriers (contre 25 % dans l'Oise), 3,8 % d'artisans et commerçants et 20 % de retraités. Ce dernier chiffre a sans doute beaucoup évolué depuis[53].

Sur 6 903 foyers fiscaux à Chantilly en 2006, 4 622 sont imposés soit 67 % contre seulement 49 % en France. Le revenu net moyen imposable pour l'ensemble des foyers cantiliens est de 27 536 € contre un peu moins de 16 000 € en moyenne nationale.

[modifier] Économie

L'histoire économique de la ville est indissociable de la Noblesse. Elle est à l'origine d'une des activités encore essentielles de la ville et de son agglomération : l'hippisme. L'autre grande activité est le tourisme.

[modifier] Emploi

La population active représente 61 % de la population totale, les retraités comptant pour 20 %. 40 % de cette population active travaille en dehors du département[51]soit pour la quasi totalité en Île-de-France, à Paris ou dans la zone de l'Aéroport Roissy-Charles de Gaulle. On observe ainsi 7000 déplacements domicile-travail entre le canton de Chantilly et l'Île-de-France[28]. 30,7 % travaillent dans la commune. Il n'y a pas de grande entreprise installée à Chantilly, ni dans les environs[54] : le plus grand employeur y est le lycée Jean Rostand, suivi de la commune elle-même, puis l'entreprise EDI informatique mais aucun ne dépasse les 250 employés[28]. Le chômage s'élève à 8,9 % de la population active. Chantilly appartient à la zone d'emploi du Sud-Oise, le bassin d'emploi le plus grand de Picardie avec celui d'Amiens[55].

[modifier] Secteur hippique

Entraînement d'un pur sang
Le champ de course lors du Prix de Diane en 2004

Chantilly est le plus grand centre d'entraînement de chevaux de courses en France avec 2 633 chevaux hébergés dans environ 102 écuries d'entraîneurs soit 70 % des chevaux des courses parisiennes. Ce secteur représente dans l'agglomération près de 2 000 emplois directs et indirects. Avec la pression foncière dans la ville, les écuries ne se trouvent plus de nos jours que dans le quartier du Bois-Saint-Denis. Les autres sont installées à Gouvieux, à Lamorlaye et pour une part moindre à Avilly-Saint-Léonard. Les écuries affiliées à France Galop utilisent les équipements hippiques gérés et entretenus par cette dernière institution. L'ensemble de ces sites représentent 1 900 ha. Parmi ces installations utilisées pour l'entraînement, on compte : le terrain des Aigles à Gouvieux (220 ha pour une quarantaine d'entraîneurs), les terrains de Lamorlaye et Coye-la-Forêt (60 ha pour une trentaine d'entraîneurs), le terrain de Avilly-Saint-Léonard (15 ha), mais aussi les pistes dans la forêt de Chantilly elle-même (47 km de pistes sur 1 500 ha strictement réservées à l'usage des chevaux à certaines heures de la journée[56]).

Parmi les entraîneurs les plus célèbres basés dans l'agglomération, on peut citer : Christiane Head, Freddy Head, Pascal Bary, André Fabre, Marcel Rolland, Henri-Alex Pantall, Ellie Lellouche, Alain de Royer-Dupré et ceux des écuries de Karim Aga Khan IV[57].

Le secteur hippique de Chantilly comprend par ailleurs une école des courses hippiques, l'AFASEC "Le Moulin à vent", basée à Gouvieux et dont le siège national est à Chantilly[58]. Elle forme des cavaliers d'entraînement et des jockeys.

L'Hippodrome de Chantilly, spécialisé en courses de plat, accueille 25 réunions et 197 courses hippiques par an, dont les prestigieux Prix du Jockey-Club et Prix de Diane.

[modifier] Tourisme

Le tourisme est lié à la présence du Domaine de Chantilly : les deux moteurs de fréquentation sont le château et son parc qui a attiré 258 850 visiteurs et le Musée vivant du cheval avec 148 807 visiteurs en 2007[59]. Le domaine accueille jusqu'à 20 000 visiteurs simultanément en période de pointe[60]. Le reste de la fréquentation touristique est liée à la visite de la forêt. Selon les études, la forêt est visitée chaque année par 1,7 à 4,3 millions de Franciliens, ce qui en fait la 7e forêt la plus visitée dans l'agglomération parisienne[61].

Les réseaux touristiques au sud de l'Oise sont très importants avec notamment la présence du Parc naturel régional Oise-Pays de France dont Chantilly constitue l'un des centres majeurs.

L'autre axe du tourisme de l'agglomération est lié au tourisme d'affaire : sa proximité de Paris et l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle et son bon équipement hôtelier en fait un lieu privilégié pour les séminaires d'entreprise (plus de 2000 par an). On note la présence dans Chantilly et ses environs immédiats la présence de 3 hôtels 4**** (le Dolce à Vineuil-Saint-Firmin, le Montvillargenne à Gouvieux et le Mont-Royal un peu plus loin à La Chapelle-en-Serval) et 4 hôtels 3***. Les différents sites d'accueil de séminaires de la région se sont d'ailleurs regroupés sous la marque "Destination Chantilly"[62]. Un quatrième hôtel 4**** est en cours de construction dans le centre-ville, rue du Connétable, contre la salle du Jeu de Paume, sous la houlette de la Fondation pour la sauvegarde de Chantilly[63] qui gère par ailleurs le domaine. Une autre résidence de luxe est prévue à Avilly-Saint-Léonard[64].

[modifier] Patrimoine, monuments et lieux touristiques

[modifier] Ville d'Art et d'Histoire

Le Conseil national des villes et pays d’art et d’histoire, réuni le 13 février 2007, a décerné le label "Ville d'art et d'histoire" à Chantilly, qui rejoint ainsi le cercle fermé des 130 villes d’art et d’histoire. Conformément à la convention signée avec le Ministère de la culture, la ville a recruté un animateur du patrimoine afin de faire vivre le patrimoine de la ville. Des visites guidées de la ville sont ainsi organisées[65].

[modifier] Monuments inscrits et classés

Les Grandes Écuries
église Notre-Dame de l'Assomption
  • Château de Chantilly, bâti pour les Montmorency puis résidence des Condé et enfin du duc d'Aumale, cinquième fils de Louis-Philippe, qui en fit don à l'Institut de France. Le château comprend les fameuses Grandes Écuries.
  • Musée Condé dans le château : une des plus grandes collections d'art ancien en France. Cette collection ne peut être ni modifiée dans sa présentation ni prêtée et reste donc en permanence sur le territoire de la commune.
  • Les Grandes Écuries où se situe le Musée vivant du cheval, un des sites équestres les plus visités au monde. Elles sont construites entre 1719 et 1740 par Jean Aubert. Longues de 186 m., elles pouvaient accueillir 240 chevaux.
  • La Porte Saint-Denis : restes d'un pavillon inachevé prévu à l'origine à la symétrie du pavillon de l'entrée actuelle des Grandes écuries, de l'autre côté du manège à ciel ouvert. En 1740, à la mort du Duc de Bourbon, seule cette partie n'est pas achevée lorsque les travaux sont arrêtés. Ce pavillon devait être aménagé pour marquer l'entrée monumentale de la ville naissante. Son nom vient des anciennes possessions foncières de l'abbaye de Saint-Denis autrefois situées dans les environs immédiats du château.
  • L'Hippodrome : les tribunes sont construites en 1881 par Honoré Daumet (inscrites Monument historique) ce qui en fait parmi les plus anciennes tribunes hippiques en France. Le tracé des pistes remonte à 1879.
  • Le Pavillon de Manse et ses machines hydrauliques. Au bord de la Nonette, au cœur de Chantilly, le Pavillon de Manse a été construit à la fin du XVIIe siècle pour abriter une machine hydraulique contemporaine à la machine de Marly. Son rôle était de puiser l'eau d'une source à son aplomb, de l'élever pour remplir un réservoir à ciel ouvert, et de là, la distribuer aux bassins, fontaines, cascades et jets d'eaux qui ornaient le jardin du Grand Condé, cousin du roi Louis XIV, dessiné par Le Nôtre.
  • Le Potager des Princes : il s'agit de l'ancien potager et de l'ancienne faisanderie du château, séparé du domaine à la Révolution. Inscrit Monuments historiques en 1975, l'ensemble est restauré en 2001 par Yves Bienaimé.
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption (classée MH), construite de 1687 à 1691, sur les plans de Jules Hardouin-Mansart et sous la houlette de Pierre Gittard. Elle est consacrée le 13 mars 1692. Elle est agrandie en 1724 par la construction de bas-côtés ainsi que l'adjonction d'une travée à la nef gagnée sur la rue[66].
  • L'hôtel Lovenjoul (inscrit MH[67]) : construit par Jean Aubert en 1730 et situé entre l'hémicycle et les maisons des officiers, légué à l'Institut, il a accueilli jusqu'en 1987 la bibliothèque du vicomte Spoelberch de Lovenjoul (1400 manuscrits d'écrivains du XIXe siècle et des estampes légués à l'Institut de France) avant leur rapatriement à la bibliothèque de l'Institut de France à Paris.

[modifier] Patrimoine mobilier inscrit ou classé

  • Ensemble de pots à pharmacie de l'ancien hospice Condé : toujours conservés dans les bâtiments du Centre gériatrique Condé, ils sont issus de l'ancienne armoire à pharmacie et datent du XVIIIe siècle (119 pots)[68]. L'hospice comprend par ailleurs une collections d'objets et d'outils liés à l'activité hospitalière ainsi que des peintures protégées au titre des monuments historiques.
  • Orgue de l'église Notre-Dame : construit par John Abbey pour l'église Saint-Louis d'Antin de Paris et transféré en 1858 et réparé pour l'église de Chantilly par Cavaillé-Coll (classé MH[69]).
  • Ensemble de 5 peintures de grand format attribuées à Louis de Boullogne réalisée pour l'église à la fin du XVIIe siècle[70].

[modifier] Patrimoine naturel protégé

Article détaillé : Forêt de Chantilly.
  • Le site de la vallée de la Nonette est inscrit site naturel classé : il couvre l'ensemble de son bassin versant soit 50 000 ha environ sur 49 communes dont celle de Chantilly[73].

[modifier] Autres bâtiments et lieux

Hôtel de Beauvais (1539), 12 rue du Connétable.
  • Hôtel de Beauvais : situé au 12 de la rue du Connétable, c'est la maison la plus ancienne de la ville. Elle est construite par Anne de Montmorency en 1539. Elle a servi de résidence pour le capitaine des chasses du domaine, du régisseur du domaine puis de première mairie de la commune[74].
  • Hôtel Quinquempoix : construit en 1539, situé à l'actuel 50 rue du Connétable, il a servi de résidence à l'écuyer du Connétable puis de logement pour les menuisiers et serruriers du domaine. Une école de dessin y fut installée peu de temps avant la Révolution. Il a depuis été considérablement remanié.
  • Hôtel d'Andigné de la Chasse : situé 74 rue du Connétable, c'est une résidence construite au milieu d'un jardin à partir de 1790 pour un ancien évêque de Chalon-sur-Saône. Le bâtiment est racheté par la municipalité qui y installe la mairie. L'hôtel de ville est transferé dans le bâtiment actuel en 1937. Il accueille de nos jours des salles servant aux associations.
  • Hôtel du Grand Condé : il est construit en 1908 par l'architecte Charles Holl et appartient alors à la chaîne d'hôtels Ruhl. Il compte 100 chambres avec bains et téléphone sur six étages, un bar et un restaurant avec terrasse donnant sur la pelouse. Le roi George V y a résidé à plusieurs reprises. Il est réquisitionné en 1914 pour en faire le Grand Quartier Général des armées jusqu'en 1916. Il est à nouveau réquisitionné pendant la Seconde Guerre mondiale mais par l'armée allemande puis par l'armée américaine. En 1948, il est vendu et transformé en appartements.
Allée du Bois Bourillon par Paul Cézanne (1888)
  • Bois Bourillon : portion forestière séparée du reste de la forêt par l'extrémité de l'hippodrome. Il doit son nom à un nommé "Burillon", propriétaire de la parcelle au XVIe siècle. Il accueille en son centre un cimetière depuis 1841. Il est le plus ancien cimetière subsistant dans la ville. On peut y voir de nombreuses tombes monumentales et de personnages célèbres. Paul Cézanne a représenté ce bois lors d'un passage dans la ville en 1888.
  • Chapelle Sainte-Croix dite de "la mère Mary" : c'est l'une des sept chapelles (Saint Pierre, Sainte Croix en Jérusalem, Saint Jean, Saint Paul, Saint Laurent, Saint Sébastien, Notre Dame) construites par Anne de Montmorency de 1534 à 1538. Elle a fait office de lieu d'habitation à la famille Mary au XIXe siècle. Elle sert de point de repère lors des courses sur l'hippodrome[75]. On trouve à proximité un obélisque dressé en hommage aux prisonniers décédés au château pendant la Terreur et enterrés à côté de la chapelle.
  • Anciennes usines de produits photographiques Guilleminot : installées en 1892 à proximité du viaduc dans une ancienne filature de laine, elles profitent de la proximité de la rivière et de son eau en abondance. L'usine produit d'abord des plaques photographiques puis des films et du papier photo, et se spécialise dans la fourniture pour photographie d'art. Parmi les dernières usines du genre en France, elles ferment en 1992 et le bâtiment est transformé en hôtel d'entreprises. Celui-ci conservera l'aspect industriel avec ses briques et sa structure métallique d'origine.[76].

[modifier] Culture

[modifier] Équipements culturels

Détail d'une dentelle de Chantilly
  • une médiathèque municipale comprenant 100 000 documents (livres, disques et DVD), sur 1 000 m2. 3 500 lecteurs inscrits.
  • une école de musique associative : Le Ménestrel[77]. Elle propose l'enseignement d'une vingtaine d'instruments différents pour 600 élèves inscrits. Installée actuellement au pavillon Egler, à proximité de la médiathèque, elle doit prochainement déménager dans le bâtiment de l'ancienne piscine.
  • le centre culturel Marguerite Dembreville (activités socio-culturelles)[78]
  • le musée du patrimoine et de la dentelle : petit musée associatif comprenant une collection de dentelles et de porcelaines, situé au rez-de-chaussée du pavillon Egler, à proximité de la médiathèque. Il comprend la plus grande collection de dentelle de Chantilly de France. Il est ouvert pendant quelques heures le mercredi et le samedi.
  • un cinéma indépendant : "Cinéma Élysée". Créé en 1936, il possède 606 places réparties en quatre salles, classé Art et Essai[79]. C'est le dernier des trois cinémas qui ont existé dans la ville.

Des concerts, pièces de théâtre et spectacles sont organisés très régulièrement à la salle du Jeu de Paume du château, dans les grandes écuries et dans le théâtre de la Faisanderie au Potager des Princes.

[modifier] Événements culturels et festifs

Nuits de feu devant le château en juin 2008
  • Festival de bannières, en mars, dans l'avenue du Maréchal Joffre,
  • Printemps de la sculpture, aux mois de mai et juin dans les jardins de la mairie et la cour de la médiathèque,
  • Festival de feux d'artifices normalement tous les deux ans en juin dans le parc du Château de Chantilly : les Nuits de Feux[80]. La prochaine édition se déroulera en 2011,
  • Course des quartiers (appelé aussi "palio de Chantilly") le dernier samedi de juin : course hippique sur l'hippodrome entre 6 cavaliers portant les couleurs des 6 quartiers de la ville,
  • Festival "Eclats de rue" : théâtre de rue, danse et cirque le premier weekend de juillet[81],
  • Fête des canaux le 14 juillet, le long du canal Saint-Jean : guinguettes et jeux le long de l'eau,
  • Grande parade du 31 décembre : défilé international de fanfares et de majorettes dans les rues de la ville[82].

[modifier] Équipements et services

[modifier] Santé

Chantilly compte quelques établissements de santé[83] :

  • Clinique des Jockeys, devenu hôpital privé de Chantilly (même si géographiquement situé sur la commune de Gouvieux) : fondé en 1896 pour le milieu hippique à l'origine, il regroupe des services de médecine générale, de chirurgie et de gynécologie obstétrique ; il comprend 74 lits. En cours d'extension suite à sa fusion avec la Clinique de Creil et de Senlis, il doit bientôt accueillir un service d'urgences[84].
  • Fondation Condé appelée autrefois hospice Condé : centre gériatrique, situé place Versepuy comprenant 100 lits de soins de suite et d'hospitalisation de longue durée[85]. C'est l'héritier de "la Charité", hospice géré par les Soeurs de la Charité et fondé en 1647 par Charlotte Marguerite de Montmorency à Vineuil-Saint-Firmin. En 1711, l'hospice est transféré à Chantilly et installé à l'emplacement actuel en 1723, à l'extrémité de l'actuelle rue du Connétable. A partir de 1818, l'institution est géré par la fondation Condé, sous la houlette de la Famille d'Orléans. L'ensemble est considérablement transformé au XIXe siècle puis à partir de 1965 lorsqu'une partie des bâtiments donnant sur la place Omer Vallon ainsi que les jardins sont transformés en logements sociaux. La fondation a connu de nombreux déboires dans sa gestion financière alors que le Comte de Paris était à la tête du conseil d'administration[86]. L'institution conserve deux chapelles ainsi qu'un patrimoine mobilier hospitalier classé.
  • Fondation Alphonse de Rotschild : centre de soins de suite, de rééducation et de réadaptation fonctionnelles pour adultes comprenant 74 lits. Fondé en 1922 par le baron Edouard de Rothschild, elle est installée depuis 2007 dans de nouveaux locaux (situés géographiquement sur Gouvieux)[87].
  • Trois maisons de retraite

Par ailleurs, la ville possède 20 médecins généralistes, 16 chirurgiens-dentistes, 13 kinésithérapeutes et 5 pharmacies.

[modifier] Enseignement

Chantilly dépend de l'Académie d'Amiens et de la circonscription de l'Éducation nationale de Senlis pour l'enseignement primaire[88].

  • Écoles maternelles publiques : école du Coq chantant, école du Bois Saint-Denis, école Jean Mermoz, école Michel Lefébure, école les Tilleuls
  • Écoles élémentaires publiques : école du Coq chantant, école du Bois Saint-Denis, école Paul Cézanne
  • Collège public : collège des Bourgognes : 587 élèves, 37 enseignants
  • Lycées publics :
    • Lycée général et technologique Jean Rostand : 1069 élèves, 112 enseignants. Il comprend une section européenne (Allemand) et internationale (Anglais) et forme à des bacs généraux et technologiques ainsi qu'à des BTS comptabilité et gestion. Le taux de réussite au bac était de 83 % en 2008.
    • Lycée professionnel de la Forêt : 601 élèves, 51 enseignants. Il forme à des CAP et bacs professionnels services, comptabilité et secrétariat
  • École primaire privée sous contrat : école Saint-Louis et une école privée primaire bilingue anglaise hors contrat, la Bilingual Montessori School de l’Oise[89]
  • Lycée privé sous contrat : lycée professionnel Croiset : 123 élèves, 13 enseignants, formant à des bacs professionnels comptabilité et secrétariat

[modifier] Sport

[modifier] Equipements sportifs

  • un stade principal : le stade des Bourgognes et quatre stades de quartiers
  • deux salles de sports : la halle des Bourgognes (sports individuels) et la salle Decrombecque (sports collectifs)
  • le Golf de Chantilly : situé sur la commune de Vineuil-Saint-Firmin, fondé en 1909 et comprenant 36 trous[90]
  • des terrains de polo : le "Polo Club de Chantilly" (en réalité située géographiquement à Apremont), le premier centre de polo d'Europe occidental[91]
  • il n'y a plus de piscine sur le territoire de Chantilly : une piscine intercommunale est située à Gouvieux

[modifier] Clubs

Il existe 33 associations sportives dont 2 clubs principaux : l'Union Sportive de Chantilly (Football et athlétisme) et le Groupement athlétique et sportif de Chantilly (Basket-ball, gymnastique et tennis de table)

La ville possède une Compagnie d'arc, la Première Compagnie d'arc de Chantilly, comme le veut la tradition dans le Valois, dont la création remonte à 1730. Son Jeu de tir est situé au Bois Bourillon après avoir été déplacé au XIXe siècle de la pelouse suite à l'extension de l'hippodrome.

[modifier] Evénements sportifs

  • Les courses de plat organisées d'avril à octobre par France Galop à l'hippodrome
  • Jumping de Chantilly[92] : deux réunions de concours de sauts d'obstacles organisées chaque année sur l'hippodrome :
    • le Grand national en avril
    • le CSI**** en septembre
  • Du fait de l'équipement hôtelier de la ville, des équipes de football viennent régulièrement effectuer des stages ou des séjours dans la ville ou aux environs immédiats. Cette habitude remonte à la préparation de l'équipe de France pour la coupe du monde de 1938. Elle s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui, comme par exemple lors de la préparation de l'Olympique de Marseille pour la finale de la Coupe de France 2007[93]. Le stade des bourgognes est à ces occasions parfois utilisé pour des entraînements publics.

[modifier] Cultes

  • Quatre lieux sont consacrés au culte catholique, tous rattachés à la paroisse Sainte-Famille de Chantilly qui regroupe les communes de Chantilly, Vineuil-Saint-Firmin et Apremont[94] :
    • église Notre-Dame de l'Assomption
    • église Sainte-Thérèse du Bois-Saint-Denis (construite en 1950)
    • église Saint-François dans le quartier du Coq chantant (construite en 1967)
    • chapelle de la fondation Condé
  • un lieu de culte anglican : Saint-Peter's Church. Le terrain est cédé gracieusement par le Duc d'Aumale en 1860 à la communauté britannique cantilienne pour la construction d'un lieu de culte. L'église est construite entre 1865 et 1870 dans le style néo-gothique des petites églises rurales anglaises. Le culte est exercé de nos jours par un chapelain présent à temps plein[95].

[modifier] Galerie

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Personnalités nées à Chantilly

Statue du Connétable de Montmorency au centre de la grande terrasse du château

[modifier] Personnalités ayant vécu ou vivant à Chantilly

Statue équestre de Louis d'Orléans dans l'hémicycle du Duc d'Aumale, à proximité des Grandes écuries
Statue du Maréchal Joffre sur le boulevard qui porte son nom

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Chantilly.

[modifier] Bibliographie

  • Macon (Gustave), Histoire de Chantilly, 4 tomes, 1908-1912, rééd. Res Universis, Paris, 1989
    Somme jamais remplacée sur les débuts de l'histoire de la ville, des origines au début du XIXe siècle
  • Blay (Jean-Pierre), Les Princes et les jockeys, Tome 1 : "La Ville du cheval souverain", Tome 2 : "Vie sportive et sociabilité urbaine", éd. Atlantica, 2006
    Publication d'une thèse sur l'histoire de la ville au XIXe siècle et début du XXe siècle, centrée sur ses relations avec le monde du cheval
  • Dumont-Fillon (Isabelle), Chantilly, mémoire et images, collection du patrimoine de Chantilly, éd. Alan Sutton, 1999

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Calcul d'orthodromie sur Lion1906.com
  2. Données statistiques sur l'unité urbaine de Chantilly sur le site de l'INSEE
  3. Données détaillées sur le site Eco.picardie.net
  4. Notice de la Carte géologique de la France, Creil 1/50000e XXIII-12, BRGM
  5. "Circuit le long des canaux", les promenades cantiliennes, Plaquette de la ville de Chantilly, juin 2008
  6. Vivre à Chantilly, n°89
  7. Météo France Températures et précipitations mensuelles moyennes à Creil.
  8. Vivre à Chantilly n°81
  9. Horaires des trains Paris-Chantilly-Creil
  10. Les cars depuis Chantilly sur le site Oise Mobilité
  11. Horaires sur le site de la ville
  12. Présentation de l'histoire de l'aérodrome sur un site personnel
  13. Plan des pistes sur le site de la Communauté de communes
  14. Bouchet (Michel), Le Quartier du Bois Saint-Denis d'hier à aujourd'hui, Études cantiliennes, Association pour la sauvegarde de Chantilly et de son environnement, 2004
  15. Règles d'urbanisme du PLU définies pour la Zone urbaine spécifique réservée aux activités hippiques
  16. Descriptif du PLU sur le site de la mairie.
  17. Chantilly - Chiffres clés INSEE 2009
  18. Site de la ville, page Logement
  19. Logements d'ICF en Haute-Picardie
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, p. 547 - n°8874
  21. Carte archéologique de la Gaule - L'Oise, éd. de la MSH - Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 1995, 141 - p. 202-203
  22. Gérard Mahieu, "L'identité de Chantilly avant 1692", Documents et recherches n°157, Société archéologique, historique et géographique de Creil et sa région, 1992
  23. J.-P. Blay, Les Princes et les jockeys, op. it, Tome 1
  24. Jean-Pierre Blay, "Industrie hippique, immigration anglaise et structures sociales à Chantilly au XIXe siècle", Revue européenne de migrations internationales, n°8-2, 1992, p. 121-132 [Lire en ligne sur Persée]
  25. Chronologie de Chantilly sur le site de l'ASCE
  26. Au sujet de Chantilly pendant la Première Guerre mondiale : Chantilly en 1914-1918, photographies inédites de Georges et Marcel Vicaire, Ville de Chantilly-Château de Chantilly, 2008 et Bernard Chambon, "Le Grand quartier général à Chantilly (1914-1917)", Cahiers de Chantilly, n°1, 2008, p. 59-103
  27. Portrait sur le site de l'ASCE
  28. abcde L'Oise et ses cantons - Chantilly, INSEE, 2006
  29. Site Au Blason des armoiries
  30. Présentation du Pays du Sud de l'Oise sur le site de la CCAC
  31. Le conseil municipal sur la site de la mairie
  32. Le CM des jeunes Comité des sages et Conseils de quartiers sur le site de la mairie
  33. Pour les premiers maires : source : G. Macon, Histoire de Chantilly, tome IV, notamment p. 10, p.57 et sq., puis site internet de l'Association de sauvegarde de Chantilly et de son environnement
  34. Résultats des élections législatives 2007 à Chantilly
  35. Résultats des élections législatives 2002 à Chantilly
  36. Résultats des élections présidentielles 2007 à Chantilly
  37. Résultats des élections présidentielles 2002
  38. Résultats des élections municipales à Chantilly en 2001 et 2008
  39. Résultats des élections cantonales 2004 à Chantilly
  40. Résultats des élections régionales 2004 à Chantilly
  41. Résultats des référendums de 2005 et de 1992 à Chantilly
  42. Budget de la ville sur le site de la mairie
  43. Site internet de la Direction générale des impôts
  44. Site du Ministère de la justice
  45. Descriptif du CS sur le site du www.sdis60.fr
  46. Page sur le jumelage avec Chantilly sur le site de Watermael-Boitsfort
  47. Site du cercle franco-allemand d'Überlingen
  48. (en) Site du Jumelage d'Epsom avec Chantilly
  49. Démographie communale sur la base de données en ligne Cassini. Consulté le 8 mars 2009.
  50. Populations légales 2006 sur le site de l'INSEE Consulté le 8 mars 2009.
  51. abc Dossier statistique de l'lNSEE sur la commune de Chantilly
  52. Atlas des populations immigrées de Picardie, INSEE, 2004, Fiche commune de Chantilly, p. 40
  53. Aucune statistique plus récente n'est disponible sur le site Internet de l'INSEE au niveau communal. La proportion de retraités est passé en France de 22 % en 1999 à plus de 30 % en 2009
  54. Chiffres clefs de l'unité urbaine de Chantilly
  55. Carte des zones d'emploi de Picardie sur le site Eco.picardie.net
  56. Le centre d'entraînement de Chantilly sur le site de France Galop
  57. Liste d'entraîneurs de Chantilly et des environs
  58. Page sur l'école "Le Moulin à Vent" Chantilly-Gouvieux
  59. Touriscopie 2007 sur le site du CDT de l'Oise
  60. Brochure de la DDAF de l'Oise
  61. Etude CREDOC sur la fréquentation de la forêt par les Franciliens en 1999
  62. site officiel de Destination Chantilly
  63. article de Challenges, 31-05-2007
  64. Le Parisien édition Oise, 26-02-2009
  65. Vivre à Chantilly, n°90, Mai-Juin 2009
  66. L'église Notre-Dame de Chantilly, publication de l'ASCE
  67. Fiche Mérimée de l'hôtel Lovenjoul
  68. Notice Palissy de l'armoire à pharmacie de l'hospice Condé
  69. Notice Palissy de l'orgue
  70. Notices des peintures de l'église sur la base Palissy
  71. Coordonnées des équipages sur le site officiel est associations de vénerie
  72. Fiche descriptive de la ZNIEFF sur le site de la DIREN Picardie
  73. Notice du site de la Nonette sur le site de la DIREN Picardie
  74. "Circuits touristique en ville", Promenades cantiliennes, Ville de Chantilly, Juin 2008
  75. Site de l'ASCE, page sur les monuments de Chantilly
  76. Circuit découverte de Chantilly, panneau des Usines Guilleminot
  77. Site officiel de l'association
  78. Site du Centre culturel
  79. site officiel du cinéma
  80. Site officiel du festival des Nuits de feu
  81. Site officiel du festival Eclats de rue
  82. Blog du Comité des fêtes de Chantilly
  83. Source : Ameli.fr
  84. Source : de la Mairie de Gouvieux
  85. Compte-rendu de certification 2006 du centre gériatrique sur le site de l'HAS.
  86. Jacques d'Orléans, Notre père qui êtes odieux, éd. Albin Michel, 1999. Description de l'affaire de la fondation Condé consultable dans L'Express du 14 octobre 1999
  87. Site officiel de la fondation
  88. Sources : Site de l'Académie
  89. Site de l'école privée hors contrat
  90. Site officiel du Golf
  91. Site officiel du Polo Club de Chantilly
  92. Site officiel du Jumping
  93. L'Équipe, 11/05/2007
  94. Site de la paroisse catholique de Chantilly
  95. Site officiel de la paroisse de St Peter's church
  96. abcde Pour une notice biographique des personnes ayant fini leur vie à Chantilly et enterrées dans un cimetière cantilien, cf. Muriel Le Guen, Guide pour la visite des cimetières cantiliens, mairie de Chantilly, s.d.
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