Marc Allégret

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Marc Allégret

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Marc Allégret (à gauche) et André Gide en 1920

Naissance 22 décembre 1900
Bâle (Suisse)
Nationalité Flag of France.svg Française
Décès 3 novembre 1973 (à 72 ans)
Paris, France
Profession Réalisateur

Marc Allégret est un réalisateur et photographe[1] français né le 22 décembre 1900 à Bâle et mort le 3 novembre 1973 à Paris.

Marc Allégret est le frère du cinéaste Yves Allégret, et donc l'oncle de sa fille Catherine Allégret.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Élie Allégret, un pasteur protestant missionnaire qui a été le précepteur d'André Gide, il entretient avec ce dernier une liaison qui marque réciproquement leur maturité personnelle. Après avoir accompagné André Gide au Congo en 1927 et y avoir tourné un documentaire, il décide de poursuivre une carrière de cinéaste. Ce voyage met également fin à sa liaison avec Gide, bien qu'ils soient restés amis[2].

Pierre Braunberger, qui a produit Voyage au Congo, l'engage dans sa société de production. Il tourne plusieurs courts métrages, des comédies interprétées par Fernandel comme notamment La Meilleure bobone (1930), et devient l'assistant du réalisateur Robert Florey, qu'il remplace en 1930 sur le tournage de Le Blanc et le noir[3], avec Raimu et Fernandel. Il dirige ensuite Raimu dans Mam'zelle Nitouche, La Petite Chocolatière et Fanny de Marcel Pagnol, avec lequel il ne s'entend guère pendant le tournage[4].

Il a une liaison avec l'actrice Simone Simon entre 1931 et 1933 [5], qu'il révèle dans Lac aux dames en 1934[6]. Pendant les années 1930, il réalise notamment Zouzou avec Jean Gabin et Joséphine Baker, Sous les yeux d'Occident (1936), avec Pierre Fresnay et Michel Simon, Gribouille (1937) avec Raimu et Michèle Morgan dont c'est le premier rôle important, et Entrée des artistes (1938), avec Louis Jouvet qui joue quasiment son propre rôle de professeur au Conservatoire, dont les élèves sont interprétés par Claude Dauphin, Odette Joyeux et Bernard Blier. Le 18 octobre 1938, il épouse l'actrice Nadine Vogel[7]. En 1939, le tournage de son film Le Corsaire est interrompu par la déclaration de la seconde Guerre mondiale[8].

Pendant l'Occupation, il réalise plusieurs comédies, dont Félicie Nanteuil (1943) avec Micheline Presle et Les Petites du quai aux fleurs (1944) où Odette Joyeux et Bernard Blier côtoient Gérard Philipe débutant. Après la guerre, il retrouve dans Pétrus (1946) deux de ses tout premiers interprètes, Fernandel et Simone Simon, puis il réalise trois films en Grande-Bretagne.

De retour en France, il dirige notamment Jeanne Moreau (Julietta, 1953, avec Jean Marais), Danielle Darrieux dans une version édulcorée de L'Amant de Lady Chatterley en 1955, Brigitte Bardot - dont le mari, Roger Vadim, est son assistant à la réalisation - dans En effeuillant la marguerite avec Daniel Gélin en 1956, Annie Girardot (L'Amour est en jeu (1957) avec Robert Lamoureux), Bourvil (Un drôle de dimanche, 1958), et Catherine Deneuve dans un des sketches des Parisiennes (1962) avec Johnny Hallyday.

Boudé, de même que les réalisateurs de sa génération, par les cinéastes et les critiques de la Nouvelle Vague, il signe alors des documentaires puis un dernier film, Le Bal du comte d'Orgel, présenté en 1970 à l'ouverture du Festival de Cannes[9]. Il meurt trois ans plus tard à Paris.

« Découvreur de talents »[modifier | modifier le code]

Fernandel, Raimu, Jean-Louis Barrault, Joséphine Baker ont débuté au cinéma dans un film de Marc Allégret. Il est le premier à avoir confié des rôles importants à Simone Simon et à Michèle Morgan, qu'il a révélées. Il a fait jouer dans ses films des acteurs alors en devenir, tels que Bernard Blier, Louis Jourdan, Danielle Delorme, Gérard Philipe, Daniel Gélin, Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Patrick Dewaere ou encore Johnny Hallyday. Roger Vadim a été son assistant[9].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voyage au Congo sur culture.gouv.fr
  2. André Gide et Marc Allégret, le roman secret, Pierre Billard, Plon, Paris, 2006
  3. Les écrans nostalgiques du cinéma français - Christian Gilles
  4. Raymond Castans, Marcel Pagnol, Éditions de Fallois, 1995
  5. André Gide & Marc Allégret - Le roman secret, Pierre Billard, Plon 2006, pages 276-279
  6. Olivier Barrot et Raymond Chirat, Noir & Blanc, 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Flammarion, 2000
  7. catalogue.drouot.com
  8. Autour du corsaire
  9. a et b Les indépendants du Ier siècle : Marc Allégret

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]