Brasseuse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Brasseuse
L'église Saint-Pierre, façade occidentale.
L'église Saint-Pierre, façade occidentale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Senlis
Canton Canton de Pont-Sainte-Maxence
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Sud Oise
Maire
Mandat
Maxime Acciai
2014-2020
Code postal 60810
Code commune 60100
Démographie
Population
municipale
90 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 26″ N 2° 40′ 56″ E / 49.2572222222, 2.68222222222 ()49° 15′ 26″ Nord 2° 40′ 56″ Est / 49.2572222222, 2.68222222222 ()  
Altitude Min. 75 m – Max. 128 m
Superficie 8,3 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Brasseuse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Brasseuse

Brasseuse est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Brasseuse est situé dans la plaine agricole du Valois, à 9 km au nord-est de Senlis et à 7 km au sud-ouest de Verberie. La distance routière de Senlis est de 10 km, et celle de Verberie de 8,5 km. Paris est éloigné de 50 km environ par Senlis et l'autoroute A1.

L'autoroute A1 passe à une centaine de mètres des dernières maisons du village, au sud-est. La RD 932a en tant qu'axe routier d'importance régionale passe à un kilomètre au nord-ouest de Brasseuse, sans toucher le territoire communal ; elle établit la liaison avec Senlis, l'autroute, Verberie et Compiègne. Le village est directement desservi par trois routes départementales d'importance locale ; il s'agit des RD 134 Villeneuve-sur-Verberie (commune voisine) - Barbery - RD 1324 (- Borest) ; de la RD, itinéraire de déviation de la RS 932a par Raray et Ognon ; ainsi que de la RD 26e qui mène directement vers la RD 932a et vers Villers-Saint-Frambourg.

Communes limitrophes de Brasseuse
Villeneuve-sur-Verberie
Villers-Saint-Frambourg Brasseuse Raray
Ognon Barbery Rully

La commune ne dispose pas d'une gare. Les transports en commun se réduisent aux transports scolaires ainsi qu'à des cars pour le marché de Senlis, le mardi et vendredi (aller-retour dans la matinée)[1]. Brasseuse compte six communes limitrophes, dont Barbery est la plus éloignée, à 6 km en passant par Ognon[2]. Parmi les communes limitrophes, trois possèdent des commerces de proximité, Villeneuve-sur-Verberie et Barbery (boulangeries, bars-restaurants, boucherie à Rully, épicerie à Barbery).

Panorama du village depuis l'ouest.

Brasseuse n'a pas d'écarts à proprement parler, sauf le manoir « La Garenne » au nord et la ferme « La Grange des Champs » à l'est, au-delà de l'autoroute. Le territoire communal se compose en majorité de surfaces agricoles, hormis le bois du Haut Montel partagé avec Villeneuve-sur-Verberie et Raray, le bois autour de « La Garenne » et quelques très petits bois privés. Le point culminant, 127,6 m[3], se situe sur le domaine de « La Garenne », et le point le plus bas dans la vallée de l'Aunette, au sud. L'Aunette ne traverse pas le territoire communal qui est par ailleurs dépourvu de cours d'eau, mais une partie du versant nord de la vallée de ce ruisseau appartient toutefois à Brasseuse. L'altitude descend légèrement du nord vers le sud, c'est-à-dire du versant sud du massif de la forêt d'Halatte vers la Launette. L'église se situe à 115 m.

Brasseuse entre dans le périmètre du Parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire. Le bois du Haut-Montel et de Raray, situé en partie sur les communes voisines de Raray et Villeneuve-sur-Verberie, est protégée en tant que Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) type 1 n° national 220013834[4]. En outre, l'ensemble de la commune de Brasseuse fait partie du site naturel inscrit de la vallée de la Nonette (inscription par décret du 6 février 1970)[5]. Ce site inscrit à préfiguré le Parc naturel régional, son découpage étant à peu près identique avec la partie du Parc située dans l'Oise. - Au sud de Raray, la limite avec la communes voisine de Rully est matérialisée par la chaussée Brunehaut, chemin rectiligne d'origine antique mais indatable[6], et aujourd'hui incorporé dans l'une des nombreuses variantes du chemin de Compostelle. Ce chemin de terre va de Senlis à Soissons, mais n'existe plus en continuité. Il n'y a pas de sentier de Grande Randonnée sur la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Guy de la Bedoyere DVD[7]  
mars 2008 en cours Maxime Acciai    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 90 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
132 109 112 121 129 122 126 118 122
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
135 134 122 141 145 152 144 143 144
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
168 149 142 136 149 138 172 197 219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
200 181 133 119 152 136 121 90 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,4 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 12,7 %) ;
  • 47,9 % de femmes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 10,3 %, 30 à 44 ans = 29,3 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 15,5 %).
Pyramide des âges à Brasseuse en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
4,8 
75 à 89 ans
5,2 
7,9 
60 à 74 ans
10,3 
23,8 
45 à 59 ans
22,4 
23,8 
30 à 44 ans
29,3 
14,3 
15 à 29 ans
10,3 
25,4 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Brasseuse ne compte aucun monument historique inscrit ou classé sur son territoire.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Église Saint-Pierre, rue Charles-de-la-Bédoyère : Jusqu'à la démolition du château au XIXe siècle, l'église se situait dans le périmètre de l'enceinte du château. Elle a été bâtie vers 1150 / 1160, quand Gui II le Bouteiller était seigneur de Brasseuse. De l'époque de fondation, toutes les parties sauf le clocher subsistent encore, quoique modifiées : une nef non voûtée et un chœur de deux travées se terminant par un chevet plat, voûté d'ogives dès l'origine. S'agissant d'un plan très simple fortement répandu dans l'Oise à l'époque, l'on peut conclure que le clocher se situait initialement au-dessus de la première travée du clocher, comme c'est le cas ailleurs. L'édifice étant de faible hauteur, les voûtes descendent très bas, et les chapiteaux recevant la retombée des nervures ont en partie été mutilés lors de la pose d'un lambris de demi-revêtement au XVIIIe siècle. Les exemplaires intacts sont influencés par le chantier de la cathédrale Notre-Dame de Senlis, dont des artisans sont probablement venus travailler à Brasseuse à la demande du seigneur. Au XVIe siècle, la première travée du chœur devient la croisée du transept avec l'adjonction de deux chapelles au nord et au sud, assimilables à des croisillons. De même, le mur sud de la nef est remplacé par trois arcades prismatiques reposant sur des colonnes cylindriques, sans interposition de chapiteaux. Ces arcades font communiquer la nef avec un nouveau bas-côté, dont le mur gouttereau n'a que deux mètres de hauteur. Cependant, la dernière travée du bas-côté, attenante au croisillon sud du transept, est dotée d'un haut pignon et d'une vaste baie flamboyante. Les autres fenêtres de l'église sont plein cintre et sans remplage. Le mur nord de la nef avec sa corniche et le portail occidental en tiers-point restent inchangés depuis le XIIe siècle, bien que le portail ait été lourdement restauré. Son archivolte repose sur deux groupes de trois colonnettes par l'intermédiaire de chapiteaux à feuilles d'eau. L'église ne possède plus qu'un simple clocher en charpente, implanté au-dessus de la croisée du transept, élégant avec sa haute flèche octogonale couverte d'ardoise, comme l'ensemble de la toiture. Le cimetière subsiste à son emplacement historique au sud de l'église[12].
  • Manoir « La Garenne » de 1730[13], entouré d'un parc et d'une petite forêt, au nord du village. Ce manoir est à ne pas confondre avec le château de Brasseuse du début du XVIIIe siècle, attribué à Jean-Auguste de Riencourt, marquis d'Orival, situé au nord de l'église et aujourd'hui disparu[14].
  • Ancienne mare-abreuvoir, place Viat-Bierry, dont ne subsistent que les murets de délimitation.
  • Ancien lavoir, place Viat-Bierry, construit en 1884 et donné à la commune par M. et Mme Viat, selon l'inscription au-dessus de l'entrée. Le petit bâtiment présente des chaînages d'angle en pierre de taille et des murs en brique rouge. Le bassin a disparu.
  • Calvaire au milieu de la place Viat-Bierry.
  • signalisation routière de la place Viat-Bierry, se composant exclusivement de panneaux émaillés de Michelin et de l'Automobile Club de l'Île de France. Les cinq grandes et deux petites plaques portent toutes les dates de fabrication du 23 ou du 24 septembre 1934.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, « Notices sur quelques communes rurales canton de Pont : II. Brasseuse », Causeries du besacier : Mélanges pour servir à l'histoire des pays qui forment aujourd'hui le département de l'Oise, Senlis et Paris, A. Claudin et H. Champion, 2e série,‎ 1895, p. 244-264 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. « Horaires », sur Oise Mobilité (consulté en 21 août 2011).
  2. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 1 juillet 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  3. L'indication du « Répertoire Géographique des Communes » de l'INSEE, 152 m, n'est appuyée par aucune mention d'altitude correspondante sur la carte topographique 1 : 25 000ème, et doit être considérée comme erronée.
  4. Cf. « Présentation de la znieff bois du Haut-Montel et de Raray » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 6 juillet 2011).
  5. [PDF] « Vallée de la Nonette » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 6 juillet 2011).
  6. Cf. Marc Durand, « La Chaussée Brunehaut à Raray et Bray (Oise) : Voie romaine ou chemin celtique ? De Senlis à Soissons », Revue archéologique de l'Oise, no 8,‎ 1976, p. 35-38 (ISSN 2104-3914, lire en ligne [PDF]), p. 37-38.
  7. [1]
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Brasseuse en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  12. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Pont-Sainte-Maxence, Valois et vallée de l’Oise, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours de l’O.T.S.I. de Verneuil-en-Halatte,‎ ca. 1998, 32 p., p. 6-7.
  13. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées OT.
  14. Cf. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome II. Valois, Paris, Éditions de la Morande,‎ s.d., 356 p. (ISBN 978-2-9020-9139-3) ; p. 30-31. Seydoux écrit : « Nous n'avons pas trouvé de vestiges significatifs du château de Brasseuse ».