Méru

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Méru
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Méru
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Sablons
Maire
Mandat
Nathalie Ravier
2014-2020
Code postal 60110
Code commune 60395
Démographie
Gentilé Méruviens
Population
municipale
13 650 hab. (2011)
Densité 598 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 12″ N 2° 08′ 10″ E / 49.2367, 2.136149° 14′ 12″ Nord 2° 08′ 10″ Est / 49.2367, 2.1361  
Altitude Min. 72 m – Max. 184 m
Superficie 22,83 km2
Localisation

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Méru
La gare de Méru, au début du XXe siècle

Méru est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville se situe dans le pays de Thelle, à 50 kilomètres au nord de Paris.

La commune est limitrophe de Andeville, Esches, Amblainville, Saint-Crépin-Ibouvillers, Villeneuve-les-Sablons, Corbeil-Cerf, Crèvecœur, Lormaison.

L'Esches prend sa source à Méru alimenté par le ru de Méru.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

  • Boulaines devenu hameau de Méru en 1964
  • Lardières (hameau)
  • Lôtissement Agnicourt
  • La Nacre
  • La Chesnaie
  • Pierre Mendès-France
  • La Zac
  • Saint-Exupéry

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

On a trouvé, sur le territoire communal, des pointes de silex préhistoriques (lances).

Mérudium, Mairiu, Matrius, Méruacum... l'origine du nom de Méru se perd dans les méandres de l'histoire, mais semble remonter à l'âge celtique. l'origine du nom de Méru vient de son cour d'eau. Lors de grosses précipitations de pluie, son ru débordait et inondait les bas quartiers. Le ru était donc un mauvais ru, un mé-ru.[réf. nécessaire]

Par ailleurs, les fouilles menées sur le site de la station d'épuration ont confirmé la présence d'habitats datés du Haut Empire gallo-romain (IIe siècle après J.C.).

Des différentes tribus qui occupaient les lieux, l'on peut retenir les Véliocasses dans la partie Sud et Ouest du canton de Méru et les Silvanectes qui occupaient la partie Est.

L'époque romaine[modifier | modifier le code]

Après la conquête de Jules César, la région fit partie de la province de Belgique (Gaule transalpine).

Au IVe siècle, sous Dioclétien, la contrée resta dans la seconde Belgique dont Reims était la métropole ; Méru se trouve alors presque à cheval sur la voie romaine allant de Beauvais à Pontoise et Paris.

Cette voie est connue sous le nom de « Chemin de la Reine Blanche ».

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après la mort de Clovis, la région de Méru entre dans le royaume de Paris. En 626, Méru est donnée à l'abbaye royale de Saint-Denis. En 862, Charles le Chauve confirme la donation de « Mairiu ».

Toujours au IXe siècle, la région est ravagée par les Normands ce qui explique la présence de certains souterrains.

Ensuite, la ville appartint aux comtes de Beaumont jusqu'en 1191, époque à laquelle elle obtint une charte de coutumes, premier pas vers la reconnaissance communale.

En 1331, lors du recensement de la population, l'on compte 180 feux (900 habitants environ) à Méru. À titre comparatif, Bornel en a 80 (400 habitants environ) et Lardières 50 (250 habitants environ). Lors des Jacqueries, de 1358, Méru est brûlée et rasée.

La Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1521, Méru est reliée au domaine des Montmorency.

En 1582, Méru est incorporée au bailliage de Beauvais créé par Henri III.

Ensuite, des dernières années du XVIIe siècle et pendant la plus grande partie du XVIIIe, les princes de Conti et leurs descendants possèdent le bourg.

De leur château, il ne reste aujourd'hui qu'une tour dite la « Tour des Conti » que la ville et le District (aujourd'hui Communauté de Communes des Sablons) ont inscrit à leur programme de restauration.

Les époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville de Méru reste le centre d’un important bassin industriel qui s’est développé à partir du XVIIe siècle avec l’introduction progressive d’un artisanat tabletier importé de Paris par le biais des nourrices revenant de Paris.

La tabletterie, qui consiste en la fabrication d’objets divers (usuels, religieux, jeux, boîtes) au moyen de matières premières telles que le bois, l’os, la corne, l’ivoire, l’écaille ou encore la nacre, y fut d’abord pratiquée par les paysans de la région en manque de ressources durant les mois d’hiver.

Au XIXe siècle, cette activité s’industrialise et la production s’intensifie. La profession s’organise et différentes spécialisations émergent : confection de boutons, de dominos, d’éventails, etc. Le travail de la nacre prend de l’importance. Rapidement, la ville de Méru s’illustre en tant que pôle de production sous le surnom de « Capitale mondiale de la Nacre ». Les débouchés sont nombreux, la clientèle internationale, la qualité du travail est appréciée bien au-delà des frontières de la France (Europe, Russie, États-Unis, anciennes colonies).

Les échanges avec la capitale, où se trouve la plupart des grossistes, sont très actifs. Les tabletiers méruviens viennent s’y procurer les matières premières qu’ils façonnent et y déposent les produits de leur fabrication. L’ouverture de la gare de Méru, en 1875, facilite ce commerce.

Vue générale de Méru, au tout début du XXe siècle

À la fin du XIXe siècle cependant, la tabletterie subit une récession économique qui amorce son déclin. Toutefois et malgré les tensions dont témoignent les grèves du début du XXe siècle, l’industrie du bouton connaîtra encore quelques décennies glorieuses avant de disparaître presque complètement du pays de Thelle.

Les reconversions dans la bijouterie ou les matières plastiques n’ont pas suffi à sauver cette industrie autrefois très florissante présentée aujourd’hui au Musée de la Nacre et de la Tabletterie où l’on peut découvrir, outre les collections d’objets, de véritables ateliers reconstitués à l’identique. De nouvelles industries ont pris le relais dans la zone industrielle ouverte au Sud de Méru dans les années 1950.

La pratique de la tabletterie à Méru a donné lieu à la production de quelques œuvres littéraires telles que La fabrique blanche, de Serge Grafteaux, parue aux éditions Tallandier en 1990.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1884 15/05/1904 M Charles Boudeville    
15/05/1904 10/12/1919 M Louis Deshayes    
10/12/1919 17/05/1925 M Louis Démarquet    
17/05/1925 19/05/1929 M Pierre Fulgence Legrand    
19/05/1929 03/07/1931 M Antoine Faye    
03/07/1931 07/07/1935 M Albert Degremont    
07/07/1935 11/08/1935 M Pierre Fulgence Legrand    
11/08/1935 26/11/1937 M Albert Degremont    
26/11/1937 11/05/1953 M Marcel Coquet    
11/05/1953 14 mars 1959 M Antony Bernard    
14 mars 1959 20 mars 1977 M Maurice César social démocrate  
20 mars 1977 mai 1995 M Guy Vadepied socialiste  
mai 1995 2014 Yves Leblanc UMP[1]  
4 avril 2014[2] en cours
(au 9 avril 2014)
Nathalie Ravier    

Source: bureau du secrétariat du maire de Méru

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 13 650 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 725 2 000 1 720 1 754 1 940 2 092 2 327 2 526 2 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 771 2 887 2 873 3 262 3 685 4 187 4 344 4 694 4 558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 840 5 466 5 581 5 237 5 464 5 026 5 034 4 787 5 076
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 435 6 497 8 649 11 436 11 928 12 712 12 651 13 650 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 22,9 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 12,9 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 15,7 %).
Pyramide des âges à Méru en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,7 
2,9 
75 à 89 ans
5,8 
9,9 
60 à 74 ans
9,2 
20,2 
45 à 59 ans
18,7 
20,2 
30 à 44 ans
20,7 
22,9 
15 à 29 ans
23,4 
23,9 
0 à 14 ans
21,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Méru

Les armes de Méru se blasonnent ainsi :

De gueules à la barre d’or chargée de 5 tourteaux de sable, accompagnée, en chef d’un éventail de quinze plis au naturel, en pointe d'une Marque à jouer tournée d'argent, et senestrée de deux dominos aussi d'argent pointés de sable, posés et rangés en pal, le "trois/zéro" sur le "quatre/deux".

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Lucien du XIIe siècle reconstruite au XVIe siècle et partiellement XVIIe siècle. Une partie de son mobilier est classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques : plusieurs statues, des bas-reliefs, le dossier du Banc d’œuvre.
  • Église de la vierge du XIIIe siècle à Lardières.
  • La tour des Conti : seul vestige du château de Méru incendié en 1751.
  • Musée de la Nacre et de la Tabletterie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : L'Observateur de Beauvais - 28 décembre 2007
  2. Sandrine Raffin, « Une pionnière à la tête de la mairie de Méru : Vendredi soir se déroulait l’installation du nouveau conseil municipal de Méru. Nathalie Ravier, la première femme élue maire de la ville a ceint de l’écharpe tricolore ses 9 adjoints. », L'Écho du Thelle, no 524,‎ 9 avril 2014, p. 5
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Méru en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)