Betz (Oise)

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Betz
L'église paroissiale Saint-Germain.
L'église paroissiale Saint-Germain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Betz
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Marc Grandemange
2014-2020
Code postal 60620
Code commune 60069
Démographie
Population
municipale
1 071 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 27″ N 2° 57′ 22″ E / 49.1575, 2.956149° 09′ 27″ Nord 2° 57′ 22″ Est / 49.1575, 2.9561  
Altitude Min. 87 m – Max. 140 m
Superficie 15,39 km2
Localisation

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Betz (prononcé [bɛ:]) est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Betz est située à 65 km au nord-est de Paris, au sud-est du Département de l'Oise. Elle présente une forme allongée dans le sens nord-ouest - sud-est, avec 6 km de long et 4 km dans sa plus grande largeur. Cette forme résulte de la réunion, en 1824, de l'ancienne commune de Macquelines à celle de Betz, la première nettement plus petite que la seconde.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes environnantes sont Levignen (nord-ouest), Bargny (nord), Antilly (est), Etavigny (sud-est), Acy-en-Multien et Bouillancy (sud), Villers-Saint-Genest (sud-ouest), toutes communes du canton de Betz. De plus, Betz est limitrophe à l'ouest de la commune de Boissy-Fresnoy, du canton de Nanteuil-le-Haudouin.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La direction nord-ouest – sud-est est aussi celle de la rivière Grivette. Celle-ci prend sa source au nord-ouest de la commune, non loin de Macquelines. Ici, le fond de la vallée est plat ; longtemps marécageux, il est maintenant planté en peupliers. La rivière coule vers le sud-est (altitude la plus basse : 110 mètres). La commune occupe les deux versants de la vallée de la Grivette, atteignant au nord comme au sud le sommet du plateau du Valois-Multien (134 à 136 mètres d'altitude).

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le centre du village de Betz est situé autour de l'église, sur la rive gauche de la Grivette, au carrefour de trois routes, vers le nord, le sud et l'est. L'ouest, entre les routes de Levignen et de Nanteuil-le-Haudouin, est entièrement occupé par le domaine du château et du parc. Le bâti dense suit ces trois routes et franchit la Grivette. Les lotissements récents sont situés au nord, sur les pentes exposées au sud.

La commune comprend deux autres lieux habités : le village de Macquelines, ancienne commune, à 2 km au nord-ouest ; et la grosse ferme du Bois-Milon, à 1,5 km à l'ouest.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plusieurs routes convergent à Betz : la RD 922 depuis l'ouest (Nanteuil-le-Haudouin et Paris) et l'est (Antilly et Mareuil-sur-Ourcq) ; la RD 332 depuis le nord-nord-ouest (Levignen, Crépy-en-Valois) et le sud (Acy-en-Multien) ; la RD 51 depuis le nord (Bargny), ainsi que deux routes vicinales vers Macquelines (nord-ouest) et Etavigny (sud-est). De plus, l'ancienne ligne de chemin de fer Ormoy-Villers - Mareuil-sur-Ourcq, aujourd'hui démantelée, longeait la Grivette sur sa rive gauche. L'ancienne gare existe toujours.

Occupation du sol[modifier | modifier le code]

L'essentiel de la surface communale est occupé par de la grande culture. Mais les surfaces en bois sont quand même assez importantes, sur les basses pentes de la vallée de la Grivette et au sud (bois de Montrolle, ancien domaine seigneurial).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bes, Bet en 1150, Betissae en 1150, Beth en 1174-1180, Bez en 1180, Bets, Bais en 1463, Bethz XVIe siècle, Betz-en-Valois, Betz-en-Multien[1].

Ce toponyme serait issu du germanique bach « ruisseau » selon une théorie soutenue par Auguste Vincent[2] et reprise par Albert Dauzat avec quelque réserve[3]. Ce dernier envisage également l'hypothèse d’un anthroponyme gaulois Bettius sans conviction cependant[4]. Dans ce dernier cas, il se base sur la forme Betissae de 1050 qui semble isolée. En revanche, les autres formes du XIIe siècle sont plus régulières et se ressemblent entre elles, ce qui incite à considérer Betissae comme une latinisation fantaisiste, procédé fréquent en toponymie.

Le germanique bach cité par ces auteurs est en fait le moyen haut allemand bach (allemand Bach) qui ne convient pas ici. En effet, seule la forme du germanique westique *baki « ruisseau » peut avoir été utilisée en Picardie. Selon Louis Guinet, ce terme a été emprunté précocement par le gallo-roman sous la forme *BĀCIS, dont les latinisations courantes dans les textes sont bacis, bacus, bacum, bacium et plus rarement batium[5]. Pourtant dans le cas de Betz, l'absence de formes suffisemment anciennes ne permet pas de le relier directement au gallo-roman *BĀCIS, d'autant plus que l'évolution phonétique de *BĀCIS en Betz ne va pas forcément de soi. On peut cependant comparer avec le second élément -bets de Rebets (Seine-Maritime; Rosbatium en 735 - 743 et Rosbacium en 854[6]) ou encore -bez de Wambez (Oise; Wabesium en 1135, de Wambasio en 1163, Wambes en 1235[7]) qui assurément remontent au germanique *baki.
Si cette étymologie est juste, le vocable a dû s'appliquer à la petite rivière Grivette, avant qu'il ne se transfère au nom du village suivant un processus fréquent en toponymie.

En ce qui concerne Macquelines, on trouve : Macquelines et Macline (Macqueliniae[Quoi ?])[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme en témoigne son toponyme probablement germanique, Betz fut sans doute l'un des villages les plus récents d'une région où beaucoup de localités ont une origine gauloise ou gallo-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au 10ème siècle, Betz était une terre des comtes de Champagne, qui fut cédée aux seigneurs de Crépy. A la mort de Raoul II, Betz échoit avec Nanteuil à son fils cadet, Thibaut I de Crépy, et possède jusqu'en 1227 les mêmes seigneurs que Nanteuil[1]. En 1227, à la mort de Philippe I de Nanteuil, commence un long imbroglio familial. Betz est partagé entre ses 5ème et 6ème fils, Guillaume et Gérard. A sa mort (1240), les biens de ce dernier passent à son frère aîné Thibaut IV. Ce dernier cède Betz à l'ordre des Trinitaires en 1262, mais le dernier fils de Philippe I, Renaud de Nanteuil, devenu évêque de Beauvais, fait opposition. Ayant eu gain de cause, Renaud fait don de Betz au chapitre de Beauvais, sous condition que la jouissance du bien soit conservée de leur vivant, à lui-même puis aux deux fils de Philippe II, 2e fils de Philippe Ier. Les deux fils en question devinrent d'ailleurs évêques, l'un de Troyes, l'autre de Beauvais[9]. Mais l'oubli se fait alors sur Betz, peut-être parce que le système féodal s'affaiblit, peut-être parce que le chapitre de Beauvais s'occupe peu d'une terre trop éloignée, qu'il finit par affermer[10].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au 16ème siècle, la seigneurie de Betz est dans la famille de Romain. Louis de Romain émerge d'un conflit de 27 ans avec le chapitre de Beauvais. Sa pierre tombale est toujours dans l'église. Son fils Charles de Romain établit à Betz une foire annuelle et un marché hebdomadaire (1564)[11]. Le fils de celui-ci, également prénommé Charles, vend tous ses biens à Jean d'Autry.

Jean d'Autry, vicomte de Levignen et de Betz (1636-1645) fait construire un château et dans l'église une chapelle qui existe toujours (1637-1642). A la mort de son fils Charles (1678), les biens sont mis en vente forcée. Ils sont achetés par Jean Gaillardon (1678), puis par Charles-Louis Lallemand (1706). Celui-ci, riche fermier général, achète Macquelines et d'autres terres, et obtient le titre de comte de Levignen[12]. Il s'intéresse au développement de l'économie et il ouvre notamment la route entre Nanteuil-le-Haudouin et Levignen, qui permet d'éviter Crépy-en-Valois et de raccourcir le trajet entre Paris et Soissons (1728-1730). Cela provoque le transfert de la foire et du marché de Betz à Levignen (1725)[13].

Le petit-fils de Charles-Louis Lallemand revend le domaine en 1769, et après plusieurs propriétaires, c'est Marie-Catherine de Brignoles, princesse de Monaco, qui l'achète en 1780. Elle est l'épouse d'Honoré III de Grimaldi, prince de Monaco, mais étant aussi l'amante de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, elle a été séparée de son mari de corps et d'habitation après jugement. Elle choisit Betz pour conserver son autonomie tout en se rapprochant du prince de Condé, qui réside à Chantilly[12]. Les 9 années que la princesse de Monaco passa à Betz furent d'une prodigieuse activité. Le château de d'Autry est détruit et un « château dans l'isle » construit avec ses dépendances. Un magnifique parc est aménagé, jardin pré romantique anglais agrémenté de « fabriques » [14],[15]. La princesse possède d'autres biens à Betz ; elle construit et fait des aménagements, comme celui du bois de Montrolle qu'elle redessine.

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

C'est assez naturellement qu'Honoré-Charles-Maurice Grimaldi de Monaco, comte de Valentinois, fils de la princesse, devient le premier maire de Betz. Il deviendra Honoré IV en 1795, à la mort de son père, mais ne régna à Monaco qu'après la fin de l'occupation française (1815-1819), mais sans jamais administrer sa principauté. Mais la princesse de Monaco fait partie, avec le prince de Condé, des premiers émigrés, et son fils démissionne de ses fonctions de maire.

Les biens de la princesse de Monaco sont mis sous séquestre en 1792 et vendus aux enchères en 1794. En 1793 et 1794, dans le cadre de nombreuses perquisitions qui pèsent lourdement sur les paysans, le mausolée de la famille d'Autry (qui était paraît-il magnifique) est détruit pour en récupérer les marbres. Pourtant, le curé Quentin Varenguien traverse la période sans trop de dommage. Il prête serment à la nation (1791), cesse d'exercer ses fonctions de curé (1793) mais célèbre encore la messe ; et quand le presbytère est réquisitionné pour en faire l'école du village, il devient "gardien des archives communales" et occupe le logement de fonction du 1er étage. Il propose officiellement le rétablissement du culte en 1795, juste avant de mourir ; il est inhumé sous le porche de l'église.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, le château et le parc passent de mains en mains. Le château est détruit en 1817, pour récupérer les matériaux. Le parc est laissé à l'abandon, les arbres vendus. Ce n'est qu'en 1913 que Mme Vincent fait construire le château actuel dans le style de l'hôtel Normandie à Cabourg[12].

Le 19ème siècle apporte son lot de changements. Betz devient chef-lieu de canton en 1801, et accueille à ce titre plusieurs services administratifs. La grande culture domine, largement orientée sur les céréales, tandis que progressent les plantes fourragères (après 1805), le colza et surtout la betterave à sucre (surtout après 1820). Les jachères diminuent, les plantations progressent au détriment des friches. Le village s'équipe : cadastre en 1827, déplacement du cimetière en 1835, règlement d'alignement en 1837, pompe à incendie avant 1866, éclairage public en 1866, arrivée du chemin de fer (ligne d'Ormoy-Villers à Mareuil sur Ourcq, reliant les réseaux du Nord et de l'Est) au début du 20ème siècle. Les villages sont très vivants[1].

Après ce lent 19ème siècle, la Première Guerre mondiale est un choc brutal. Betz se retrouve au cœur de la première bataille de la Marne. Les 1 et 2 septembre 1914, les Anglais passent à Betz, fuyant devant l'avancée de von Kluck. Mais constatant que les Allemands se sont avancé de manière aventureuse, le général Joffre se décide à attaquer. La bataille de la Marne commence le 5 septembre, surtout entre Betz et la Marne. Les Français attaquent au sud, grâce à l'acheminement des troupes par les taxis de la Marne (7-9 septembre). Mais les Allemands attaquent aussi, au nord ; c'est la bataille de Montrolle. Toutefois, les Allemands se replient rapidement. Betz n'a été occupé que 8 jours, mais au prix de grandes destructions.

La Seconde Guerre mondiale est marquée à Betz par les préparatifs français de l'hiver 1939-1940, par l'exode des habitants et par leur retour en juin 1940, par la dévastation des maisons en leur absence[16], par l'occupation du château durant toute la guerre par les Allemands, puis par les Américains[12].

L'après-guerre voit de grands bouleversements : modernisation de l'agriculture ainsi que sa mutation productiviste, poursuite de l'exode rural avant une reprise démographique liée à la croissance de l'influence parisienne et du pôle d'activités de Roissy, création de lotissements, et malgré tout poursuite de la dévitalisation des villages.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790   Charles-Maurice Grimaldi   comte de Valentinois
Démissionnaire
1790 1791 François Gibert   Fermier
1791 1795 Jean-Nicolas Thierry    
an XII   Pierre-Fidèle Tourneur   cultivateur au Bois-Milon
1814 1814 M. Cachet    
1814 1834 Charles-Honoré Dhuicque   Marchand
1834 1837 Frédéric Carriat   Notaire
Appelé aux fonctions de juge de paix
1837 1837 Pierre-Antoine Dupuis   Propriétaire
1837 1843 Louis Caillet   Notaire
1843 1848 Jean-Simon Prosper Oudin de Bry   Propriétaire du château de Macquelines
1848 1848 Louis-François Triboulet   Propriétaire
1848 1848 Jean-Nicolas Dhuicque   Cultivateur
1848 1856 Louis-François Triboulet    
1856 1859 Charles Hebert   Propriétaire
Démissionnaire
1859 17 mai 1864 Jean-Simon-Prosper Oudin de Bry   Propriétaire du château de Macquelines
Décédé en fonction
1864 1871 Marie-Augustin Dubois de Hoves de Fosseux    
1871 1905 André-Gabriel Roblin   Propriétaire du château de Betz
1906 1919 Nestor Mareux   Épicier
1919 1925 François Herouin    
1925 1929 René Herluison    
1929 1929 Alphonse Brisset    
1929 1941 Alexis Thiou    
1941 1941 Alphonse Brisset    
1941 1945 Pierre Duchesne    
1945 1947 Marthe Plez    
1947 1951 André Rodrigue   Médecin
1951 1959 Olivier Brisset    
1959 1968 Gaston Penot    
1968 1977 Marcel Grosbois    
1977 1995 Philippe Hamelin   agriculteur à Macquelines
1995 2004 Philippe Boulland   Médecin généraliste à Betz
Conseiller Général
Vice-président de la communauté de commune
2004 2014 Colette Thellier   Secrétaire de mairie retraitée
2014[18] en cours
(au 24 août 2014)
Marc Grandemange    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 071 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
321 352 379 331 640 534 492 551 606
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
596 590 584 541 570 581 630 638 627
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
598 579 601 533 628 623 618 578 529
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
459 457 531 640 871 934 999 992 1 072
2011 - - - - - - - -
1 071 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,7 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 11,7 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 26,7 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 12,8 %).
Pyramide des âges à Betz en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
1,8 
75 à 89 ans
2,7 
9,9 
60 à 74 ans
9,7 
21,0 
45 à 59 ans
20,4 
23,2 
30 à 44 ans
26,7 
18,4 
15 à 29 ans
18,7 
25,7 
0 à 14 ans
21,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Betz

Les armes de Betz se blasonnent ainsi : Parti :au premier de gueules à six fleurs de lys d’or (ordonnées 3.2.1); au second de sinople à cinq épis de blé d’or ordonnés 3 et 2 ; à une divise ondée d’argent brochant en pointe sur le tout, le tout sommé d’un chef fuselé d’argent et de gueules.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Betz ne date que de 1913. Il appartient aujourd'hui à la famille royale marocaine. Le roi du Maroc Mohammed VI y séjourne régulièrement. La commune est également jumelée avec la commune marocaine de Skhirat, qui avait été le théâtre d'un coup d'État manqué contre le roi Hassan II lors de son anniversaire, le 11 juillet 1971.

Le parc du château de Betz (inaccessible au public) a été dévasté au 19ème siècle par les propriétaires successifs. Toutefois, la plupart des fabriques de la princesse de Monaco subsistent : le Temple A l'Amitié, en très bon état, temple néo-grec d'ordre ionique ; la chapelle de l'Hermitage, de style néo-gothique avec chœur en colombages et peut-être des éléments romans authentiques (la princesse de Monaco rémunérait un ermite, soumis à une règle sévère) ; le corps de garde, néo-gothique en briques et pierres, avec écusson du comte de Nanteuil ; la glacière ; la Vallée des Tombeaux, censée abriter la dépouille de Thibaut IV de Nanteuil ; un obélisque du 16ème siècle provenant du cimetière des Innocents de Paris ; la colonne de Tancrède ; un pigeonnier en faux colombages. S'ajoutent les ruines d'un château féodal et d'une tour (celle-ci visible depuis le collège), avec inscriptions gothiques, cheminée, armoiries et statues. Le château et la tour sont manifestement une fabrique de la princesse de Monaco, construite sous la forme de ruines ; toutefois, cette dernière a si bien brouillé les pistes, par exemple avec la confection possible de faux documents de 12ème siècle, que l'on ne peut savoir si cet ensemble ne repose pas sur des fondations authentiques. De même, cette pratique de la princesse de Monaco rend incertains plusieurs événements de l'histoire du village. Dans le parc, il y a aussi une jolie cascade sur la Grivette.

L'église Saint Germain (Germain de Paris) conserve quelques restes du 12ème siècle (porche en plein cintre avec pointes de diamant, partie du chœur). Elle fut largement reconstruite au 16ème siècle et remaniée au 17ème siècle, quand le seigneur de Betz Jean d'Autry lui ajouta la chapelle Notre-Dame de Lorette (1642, à droite du chœur), de style Renaissance avec une belle voûte[23]. Parmi le mobilier, on remarque la série des statues en bois du Christ et des Apôtres devant la tribune, la pierre tombale de Louis de Romain, seigneur de Betz (1547), une Pietà du 17ème siècle, les grandes statues du chœur (Saint Germain et Saint Nicolas, 18ème siècle, amenées à la Révolution de Saint Thomas de Crépy), les boiseries du chœur (1782-1786). L'intérieur de l'église a aussi gardé les restes du litre et des armoiries de la famille Lallemand, qui tenait le comté de Lévignen (18ème siècle). La façade de l'église conserve des traces des éclats d'obus de la première bataille de la Marne.

Le petit cimetière militaire de Montrolle et le monument aux morts rappellent les combats de la première bataille de la Marne. Il est situé à 2 km de Betz sur la route d'Acy-en-Multien[24].

La chapelle Notre-Dame de l'Assomption de Macquelines (1837) a été bâtie par le propriétaire du château, Jean-Simon-Prosper Oudin de Bry, qui avait obtenu l'autorisation de détruire l'ancienne église pour la reconstruction de son château.

Château de Macquelines, vers 1835.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille de Romain, dont sont issus trois seigneurs de Betz : Louis de Romain (-1547), Charles de Romain (1547-), Charles de Romain fils (-1636).
  • Famille d'Autry, dont sont issus deux seigneurs de Betz : Jean d'Autry (1636-1645), Charles d'Autry (1645-1678).
  • Famille Gaillardon, dont sont issus deux seigneurs de Betz : Jean Gaillardon (1678-), Jean-Baptiste-Jacques Gaillardon (-1706).
  • Famille Lallemant, dont sont issus trois seigneurs de Betz, comtes de Lévignen : Charles-Louis Lallemant, seigneur de Betz (1706-1730), fermier général ; Louis-François Lallemant de Lévignen (1730-1767), Louis-Charles-François Lallemant (1767-1769).
  • Beauxis Lagrave (1797-1881), médecin, conseiller municipal de Betz (1848-1881).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anonyme, Betz, histoire du château et des propriétaires successifs : Exposition « Mémoires de nos villages », Foyer rural du Valois-Multien, 1982, 55 p.
  • Albert Hérouin, Raconte..., L'église Saint-Germain de Betz, 1995, 16 p.
  • Gustave Macon, « Les jardins de Betz, suivi de : Description historique de Betz », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, année 1907, Senlis, Imprimerie d'Eugène Dufresne,‎ 1908, p. 177-263 (ISSN 11628820, lire en ligne)
  • Jean-Luc Piermay, "Betz et ses environs dans l'histoire", 1995, 130 p.
  • Pierre de Ségur, La dernière des Condé : Louise-Adélaïde de Condé ; Marie-Catherine de Brignole, princesse de Monaco, Paris, Calmann Lévy, 1899, 463 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Betz, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1851, 178 p. (lire en ligne), p. 71-74.
  2. Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937, 418 p.; reprint Gérard Montfort, 1984.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6)
  4. ibidem
  5. Louis Guinet, Les Emprunts gallo-romans au germanique : du Ier à la fin du Ve siècle, éditions Klincksieck, 1982, p. 30 - 31.
  6. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 127
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes ..., Volume 2, Droz, p. 728.
  8. Louis Graves, op. cit.
  9. Gross (abbé), Notice sur Levignen et ses environs, Typographie des Célestins-Bertrand, Bar-le-Duc, 1878, pp. 29-39.
  10. Claude Carlier (abbé), Histoire du duché de Valois. Paris, Compiègne, Guillyn, Louis Bertrand, 1764, I.
  11. Betz, Histoire du château et de ses propriétaires successifs. Mémoire de nos villages, Foyer rural du Valois, Betz, 1982.
  12. a, b, c et d Betz, Histoire du château, op. cit.
  13. Gross (abbé), op. cit., p. 70.
  14. Macon 1908, p. 177-263.
  15. Alexandre Laborde, Description des nouveaux jardins de la France et de ses anciens châteaux, Bibliothèque de l'Institut National d'Histoire de l'Art, collections Jacques Doucet, Paris, 1808 ; Joseph Cerutti, Les jardins de Betz, poème…, Desenne, Paris, 1792.
  16. Chantal Hamelin, L'évacuation, 15 mai 1940 - 24 juin 1940, Mémoires de nos villages, Foyer rural du Valois-Multien, Betz.
  17. « Les maires de Betz », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 24 août 2014).
  18. « Betz », Cartes de France (consulté le 24 août 2014)
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  21. « Évolution et structure de la population à Betz en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 octobre 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 octobre 2010)
  23. Eugène Müller, « Quelques notes de voyage : Cuise-la-Motte… ; Betz ; et les environs de La Ferté-Milon », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, année 1884, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 2e série, vol. IX,‎ 1885, p. 25-46 (ISSN 11628820, lire en ligne).
  24. Voir http://1418bd.free.fr/labase/dosmonumcimetiere%20militaire%20Betz%2060%201914.pdf