Bellovaques

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Les Bellovaques - latin Bellovaci- sont un des peuples gaulois de la Gaule belgique. C’était l’un des plus importants numériquement et ils étaient les premiers des Belgae[1]. Ils avaient pour voisins, au sud, les Parisii et Véliocasses, à l’ouest, les Calètes, au nord, les Ambiens et à l’est, les Silvanectes et Suessions[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Ils demeuraient dans l’actuel département de l’Oise à l’ouest de la rivière Oise. Mais il est probable que le territoire qu’ils contrôlaient à l’époque de la Guerre des Gaules était plus vaste que la civitas gallo-romaine, dont les limites ont été conservées par l’évêché de Beauvais, avec des tribus clientes (pagi) qui furent rattachées aux peuples voisins (peut-être comme les Ambiens, les Calètes ou les Véliocasses).

Monnaie de bronze des Bellovaques.

Les Bellovaques dans la Guerre des Gaules[modifier | modifier le code]

  • En 57 av. J.-C., ils participent à la coalition des Belges : ils lèvent 60 000 hommes (sur les 300 000 de la coalition), mais peuvent en réunir 100 000[1]. Ils se soumettent quand César s'approche de l’oppidum de Bratuspantium[3] (localisation toujours inconnue). Afin de rendre sa victoire plus éclatante, Jules César dit d’eux qu’ils étaient « les plus courageux des Belges ».
  • À la fin de l'année 54 marquée par la révolte d'Ambiorix dans le nord, César envoie trois légions hiverner chez les Bellovaques pour empêcher la contagion aux peuples belges voisins. Elles étaient commandées par Trébonius, Crassus et Munatius Plancus (BG V, 24).
  • En 52, les Bellovaques refusent de participer à la coalition dirigée par Vercingétorix. Finalement, suite à l’insistance du roi des Atrébates Commios, ils fournissent 2 000 guerriers.
  • En 51 av. J.-C., Corréos, un chef bellovaque, prend la tête d’une nouvelle coalition de Belges (Ambiens, Atrébates, Calètes, Veliocasses) et Aulerques. Les Bellovaques pénètrent en territoire suession et se retranchent sur un terrain protégé par des marais et des bois : Jules César en met le siège. Les Bellovaques, instruits par l’exemple d’Alésia, s'échappent de nuit et se réfugient dans un oppidum. César les poursuit. Une bataille s’engage où les Bellovaques sont défaits et Corréos tué. Sa mort met fin aux hostilités.
  • En 46 av. J.-C., eut lieu un nouveau soulèvement sur lequel l’information fait défaut[4].

L’époque romaine[modifier | modifier le code]

Statère d'or à l'astre, cheval à droite frappé par les Bellovaques.Date : c. 80-50 AC

Les Bellovaques donnèrent leur nom à la ville de Beauvais, la capitale fondée à l'époque romaine sous le nom de Caesaromagus, devenue Bellovacis au Bas-Empire, et au Beauvaisis.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le sens du nom des Bellovaques reste inconnu ; il a été proposé à partir du latin bellum « guerre », « belliqueux » et vacuum « vide » et : « ceux qui luttent en hurlant »[5], elle aurait donc des points en commun avec l'origine du nom « belge ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre II, 5
  2. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre II, 6
  3. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre II, 13
  4. BELLOVAQUES (Région de Beauvais) Quart de statère en bronze à l'astre c. 80-50 AC
  5. Bellovaques - 384 - L'encyclopédie - L'Arbre Celtique