Dangereusement vôtre

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Dangereusement vôtre

Description de cette image, également commentée ci-après

L'un des lieux où se déroule l'action du film, les Grandes Écuries de Chantilly, dans le département de l'Oise, en France.

Titre original A View to a Kill
Réalisation John Glen
Scénario Michael G. Wilson
Richard Maibaum
Acteurs principaux
Sociétés de production EON Productions
Danjaq
Metro-Goldwyn-Mayer
United Artists
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Espionnage
Sortie 1985
Durée 126 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Dangereusement vôtre (A View to a Kill) est un film américano-britannique réalisé par John Glen et sorti en 1985. C'est le 14e opus de la série des films de James Bond produite EON Productions. Roger Moore y incarne James Bond pour la septième et dernière fois.

C'est l'adaptation cinématographique de la nouvelle Bons baisers de Paris de Ian Fleming, extraite du recueil éponyme paru en 1961. Le film ne reprend finalement qu'une partie du titre originale de la nouvelle, From a View to a Kill, ainsi que le lieu de l'action, Paris.

Sommaire

Synopsis [modifier]

En mission en Sibérie, James Bond récupère sur le corps sans vie de l'agent 003 une puce électronique ultra-secrète. À son retour à Londres, Q découvre en l'analysant qu'elle a été fabriquée par la société Zorin Industries et que c'est son propriétaire, Max Zorin, qui l'a probablement donnée aux Soviétiques. James Bond enquête sur Zorin et découvre que lui et sa maîtresse, la tueuse May Day, sont le fruit d'expériences nazies menées par le docteur Carl Mortner, qui a jadis pratiqué dans un camp de concentration allemand. Bond découvre également que Zorin veut détruire la Silicon Valley, sabotant ainsi le marché mondial des puces électroniques. Il tente alors de le contrer avec l'aide de la géologue Stacey Sutton.

Fiche technique [modifier]

Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni, Drapeau de France France : United International Pictures
Drapeau des États-Unis États-Unis : MGM/UA Entertainment Company

Distribution [modifier]

Sources et légendes : Version française (VF) sur AlloDoublage[3]

Lieux de l'action [modifier]

Production [modifier]

À la fin du précédent film, Octopussy, le générique disait que James reviendra dans From a View to a Kill, en référence au titre original du nouvelle de Ian Fleming. Le titre original du film est finalement modifié en retirant le « from ». Par ailleurs, le scénario du film ne reprend pas du tout l'intrigue de la nouvelle.

Le scénario est écrit par Richard Maibaum et Michael G. Wilson. Ce dernier est également crédité pour la première fois comme producteur, aux côtés de son beau-père Albert R. Broccoli.

Casting [modifier]

C'est la dernière fois que Roger Moore incarne James Bond. Moore déclara par la suite qu'il avait renoncé au rôle de l'agent secret parce qu'il sentait avoir atteint la limite d'âge : il réalisa en effet que la mère de sa partenaire Tanya Roberts était plus jeune que lui[4]. Par ailleurs, c'est aussi la dernière fois que Moore est doublé en français par Claude Bertrand, alors rongé par le cancer. C'est aussi la dernière fois que Lois Maxwell incarne Miss Moneypenny. C'est en revanche la première fois que l'on voit Dolph Lundgren au cinéma, dans le rôle d'un des gardes du corps de Gogol[4].

Lors de l'écriture, le physique du personnage de Max Zorin s'inspirait du chanteur Sting. David Bowie a ensuite été pressenti pour tenir le rôle, mais il a refusé[4].

Maud Adams, déjà vue dans L'Homme au pistolet d'or et Octopussy fit une troisième apparition (ici en figuration) inédite pour une James Bond girl. Elle était à San Francisco lors du tournage et Roger Moore a insisté pour qu'on lui offre une apparition.

Grace Jones apparait dans une sculpturale robe rose réalisée par Azzedine Alaïa[5].

Tournage [modifier]

La production débute le 23 juin 1984 en Islande, où la seconde équipe filme la séquence pré-générique[6]. Le 27 juin 1984, un incendie se produit sur le plateau 007 des Pinewood Studios, après une explosion de bidons d'essence laissés sur place après le tournage de Legend de Ridley Scott. Le plateau de tournage est alors reconstruit et rouvre en janvier 1985, rebaptisé Albert R. Broccoli's 007. Le tournage de Dangereusement vôtre peut alors s'y dérouler.

Lieux de tournage[7]
Drapeau d'Angleterre Angleterre
Drapeau d'Islande Islande
Drapeau de Suisse Suisse
Drapeau de France France
Drapeau des États-Unis États-Unis

Bande originale [modifier]

A View to a Kill

Bande originale par John Barry
Sortie 1985
1998 (réédition)
2003 (réédition)
Durée 38:09
Format CD
Compositeur John Barry
Producteur Bernard Edwards
Label Drapeau des États-Unis Capitol
Drapeau du Royaume-Uni EMI
Critique

Bandes originales James Bond

John Barry compose sa 10e bande originale d'un film de James Bond.

La chanson du générique, "A View to a Kill", est interprétée par le groupe Duran Duran, et écrite avec l'aide de John Barry. La chanson est un énorme succès, dépassant toutes les autres chansons déjà enregistrées pour la saga. Elle se classe 1re aux États-Unis, une première pour la saga James Bond[4].

Dans la scènes d'ouverture, on peut entendre la chanson des Beach Boys "California Girls", reprise par Gidea Park. Un extrait des Quatre Saisons d'Antonio Vivaldi est joué durant la réception à laquelle se rend Bond[4].

Listes des titres
  1. "A View to a Kill (Main Title)" — Duran Duran
  2. "Snow Job"
  3. "May Day Jumpers" (contient le James Bond Theme, à l'origine composé pour James Bond 007 contre Dr. No)
  4. "Bond Meets Stacey (A View to a Kill)"
  5. "Pegasus' Stable"
  6. "Tibbett Gets Washed Out"
  7. "Airship to Silicon Valley"
  8. "He's Dangerous"
  9. "Bond Underwater"
  10. "Wine with Stacey (A View to a Kill)"
  11. "Bond Escapes Roller"
  12. "Destroy Silicon Valley"
  13. "May Day Bombs Out"
  14. "Golden Gate Fight"
  15. "A View to a Kill (End Title)" — Duran Duran

Distinctions [modifier]

Récompenses [modifier]

Nominations [modifier]

Box-office [modifier]

Commentaires [modifier]

Anecdotes [modifier]

Clins d’œil [modifier]

Erreur [modifier]

À la fin du film, le général Gogol décerne à James Bond l'ordre de Lénine en lui disant que c'est la première fois que cette médaille est attribuée à un citoyen non soviétique. Or, des personnalités étrangères l'avaient déjà reçue, à l'instar de Marcel Cachin (France), Fidel Castro (Cuba) ou encore Ramón Mercader (Espagne).

Présentant les écuries, Zorin précise qu'elles ont été bâties au 16e siècle. C'est naturellement faux ; celles-ci ont été construites par Aubert au 18e s, la partie du château 16e étant l'aile dans laquelle James Bond loge.

Jeux vidéo [modifier]

Article détaillé : Jeux vidéo James Bond.

C'est le premier film de la saga à avoir un jeu vidéo dérivé. Deux jeux sont même commercialisés. Le premier, A View to a Kill est édité par Domark et disponible sur ZX Spectrum, Amstrad CPC, Commodore 64, Oric 1, Oric Atmos et MSX. Le second, James Bond 007: A View to a Kill, est jeu basé sur des textes pour les ordinateurs DOS et Apple II, développé par Angelsoft et publié par Mindscape Group.

May Day est également l'un des personnages jouables dans les jeux vidéo GoldenEye 007 (1997), GoldenEye 007 (2010) et Le monde ne suffit pas. Dans Nightfire en 2002, May Day et Max Zorin apparaissent comme bots[12]. Dans 007 : Quitte ou double (2004), Nikolai Diavolo dit que Max Zorin est son mentor et ami[13]. Dans GoldenEye: Rogue Agent, un niveau multijoueur se déroule au sommet du Golden Gate Bridge, avec le dirigeable de Zorin[14].

Notes et références [modifier]

  1. Business Internet Movie Database
  2. Dates de sortie - Internet Movie Database
  3. « Fiche de doublage VF du film » sur AlloDoublage, consulté le 25 octobre 2012
  4. a, b, c, d et e (en) Anecdotes - Internet Movie Database
  5. Noël Palomo-Lovinski (trad. Lise-Éliane Pomier), Les plus grands créateurs de mode : de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles, 2011, 192 p. (ISBN 978-2-212-55178-5), « Azzedine Alaïa », p. 64 
  6. (en) June: This Month in Bond History
  7. Lieux de tournage - Internet Movie Database
  8. (en) Review - Allmusic
  9. (en) Awards - Internet Movie Database
  10. a, b, c et d Box-office - JP's box-office
  11. Mention de la référence à Hercule Poirot dans la critique du film, sur filmnav.co.uk
  12. 007: Nightfire - Eurocom - 2002
  13. 007 : Quitte ou double - EA Games/Electronic Arts - 2004 - Game Boy Advance
  14. GoldenEye: Rogue Agent - Electronic Arts

Liens externes [modifier]