Estrées-Saint-Denis

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Estrées-Saint-Denis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Estrées-Saint-Denis (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine d'Estrées
Maire
Mandat
Charles Pouplin
2014-2020
Code postal 60190
Code commune 60223
Démographie
Gentilé Dionysiens, Dionysiennes
Population
municipale
3 553 hab. (2011)
Densité 440 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 35″ N 2° 38′ 37″ E / 49.4263888889, 2.6436111111149° 25′ 35″ Nord 2° 38′ 37″ Est / 49.4263888889, 2.64361111111  
Altitude Min. 69 m – Max. 118 m
Superficie 8,08 km2
Localisation

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Estrées-Saint-Denis

Estrées-Saint-Denis est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Ses habitants sont appelés les Dionysiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Estrées-St-Denis est un gros bourg du plateau picard, situé dans le département de l'Oise (60) en Picardie, à 15 km à l'ouest de Compiègne, à 45 km à l'est de Beauvais et à 75 km au nord de Paris

La commune est située sur la RN 17 (désormais RD 1017), et est aisément accessible par la sortie sortie 10 de l'autoroute A1.

Elle dispose d'une gare sur la ligne d'Amiens à Compiègne.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Estrée est un mot d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat[1]). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[2]. Ici, la voie romaine était le 10e embranchement de la grande voie romaine menant à Boulogne, qui passait par Augustomagus (Senlis) et Pont-Sainte-Maxence. On l'appelait " via ad Pontes " (chemin de Pont).

L'Abbé Suger en 1123, puis Philippe-Auguste en 1220, donnèrent à l'abbaye de Saint-Denis les droits de dîme et de défrichage, ainsi que celui de construire une ferme dont dépendaient les terres et la cure[3]

Durant la Révolution, Estrées-Saint-Denis fut rebaptisé Estrées-Franciade[4],[5]

Le XIXe siècle : La commune fut dévastée par les Cosaques en 1815, lors des Cent-Jours[3].

Une des premières sucreries y fut installée en 1828, afin d'y traiter la betterave cultivée à proximité[3].

Durant et après la Guerre franco-prussienne de 1870, les Prussiens ont séjourné une année et soumis le pays à de fortes réquisitions. Un soldat allemand fut enterré dans le cimetière[4].

La gare, au début du XXe siècle

Le bourg put se développer grâce à la création de la Gare d'Estrées-Saint-Denis, ouverte en 1880 sur la la ligne Compiègne - Clermont. Cette gare devint petit à petit le centre d'une petite étoile ferroviaire, lorsque furent ouvertes les lignes d'Estrées à Verberie en 1882 et d'Estrées à Longueau (et donc Amiens) en 1883. En 1891 ouvrit la voie ferrée d'intérêt local Estrées-Saint-Denis - Froissy[4].

Première Guerre mondiale: Durant la guerre 14-18, un hôpital militaire fut installé à Estrées-Saint-Denis. Lors de l'offensive allemande de 1918, les camions militaires français, transportant hommes et matériels empruntaient la Route de Flandre (RN 17) entre Estrées-Saint-Denis et Roye sur 4 files, 2 montantes et 2 descendantes, afin de tenter de colmater le front entre les armées anglaises et françaises.

Cette même année, le 23 juin, un obus allemand démolit une partie du chœur de l'église. Fortement endommagée par les bombardements, la ville dut être évacuée et reçut la croix de guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1896 1900 Théophile Havy    
1900 1900 Louis Lefèvre    
1901 1908 Léon Wiart    
1908 1921 Théodose Boullenger    
1921 1928 Léon Mouren    
1928 1929 Diogène Bouliong    
1929 1944 Marcel Belloy    
1945 1947 Louis Biencourt    
1947 1965 Gabriel Marteau    
1965 1973 Abel Didelet    
1973 2001 Charles Dottin    
mars 2001 en cours
(au 30 août 2014)
Charles Pouplin PS Conseiller général depuis 2011
Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Teisnacht (Allemagne)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. (Basse-Bavière).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 553 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
985 1 040 1 103 1 166 1 308 1 295 1 308 1 367 1 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 299 1 346 1 355 1 353 1 382 1 497 1 428 1 496 1 567
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 568 1 621 1 556 1 562 1 568 1 524 1 551 1 611 1 534
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 658 1 676 2 486 3 483 3 498 3 542 3 543 3 553 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Estrées-Saint-Denis en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
3,9 
75 à 89 ans
7,7 
11,7 
60 à 74 ans
12,2 
22,4 
45 à 59 ans
22,3 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,0 
15 à 29 ans
16,2 
20,7 
0 à 14 ans
19,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le seul édifice ancien de la commune est l'église, et encore pas en totalité puisque le bas-côté droit date de 1867. La partie la plus ancienne de l'église fut construite au XIe siècle. Une partie de la façade, une porte latérale et une corniche de la nef sont romanes. Le chœur et la nef sont gothiques. La porte principale était précédée d'un porche. Bombardée pendant la Première Guerre mondiale, l'église a été restaurée en 1928[3],[4]. À noter dans l'église la présence d'un bel orgue en tribune, de facture romantique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'écrivain André Maurois a raillé en termes plaisants l'histoire locale, faite de retournements d'alliance incessants, dans Les silences du colonel Bramble.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Estrées-Saint-Denis (Oise).svg

Devise : Labor omnia vincit improbus (un travail opiniâtre vient à bout de tout).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. John Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, pg 506
  2. Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, pg 32
  3. a, b, c et d « Page de la commune sur le Quid » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 15 juin 2008
  4. a, b, c et d « Site officiel de la Commune » (consulté le 15 juin 2008)
  5. À la même époque, la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) fut également renommée Franciade
  6. « Site officiel de la Mairie : Tableau des maires depuis 1900 » (consulté le 15 juin 2008)
  7. « Charles Pouplin conforté par 23 voix », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 21
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Estrées-Saint-Denis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)