Raray

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Raray
Image illustrative de l'article Raray
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Pont-Sainte-Maxence
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Sud Oise
Maire
Mandat
Jean-Marc Huchet de La Bédoyère
2014-2020
Code postal 60810
Code commune 60525
Démographie
Population
municipale
159 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 37″ N 2° 42′ 55″ E / 49.2602777778, 2.7152777777849° 15′ 37″ Nord 2° 42′ 55″ Est / 49.2602777778, 2.71527777778  
Altitude Min. 85 m – Max. 115 m
Superficie 6,72 km2
Localisation

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Raray

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Raray

Raray est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Raray est situé dans la plaine agricole du Valois, à 11 km au nord-est de Senlis et à 13 km à l'ouest de Crépy-en-Valois[1]. La distance routière de Senlis est de 12 km, et Paris est éloigné de 52 km par Senlis et l'autoroute A1. La commune de Raray se compose du village qui lui a donné son nom, ainsi que du hameau de la Borde, situé à l'extrémité nord-est du territoire communal. Ce hameau se réduit à une ferme et quelques maisons.

Communes limitrophes de Raray
Villeneuve-sur-Verberie Verberie
Brasseuse Raray Néry
Rully

Le village est implanté au centre du territoire communal, de petite dimension. Le bourg le plus proche de Raray est Verberie, à 6,5 km. Quelques commerces (boulangerie, auberge, bar-tabac-presse) existent également à Villeneuve-sur-Verberie, éloigné de 2,8 km[2].

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Cette autoroute passe à seulement 650 m à l'ouest du centre du village, mais il n'y a aucun échangeur avant Senlis. Le village est traversé par deux routes départementales, la RD 100 Pontpoint - Le Plessis-Belleville comme axe nord-sud, et la RD 26 qui fait un crochet par Rarat. Elle relie la commune à Senlis par Ognon et la RD 932a, et à Verberie par la RD 932a également. Par ailleurs, la LGV Nord passe par Raray à l'est de la commune, dans un sens nord-sud. Raray ne dispose toutefois d'aucune gare. Les transports en commun se réduisent aux transports scolaires ainsi qu'à des cars pour le marché de Senlis, le mardi et vendredi (aller-retour dans la matinée)[3].

Topographie et relief[modifier | modifier le code]

Les surfaces agricoles vouées aux grandes cultures occupent la majeure partie du territoire communal, qui présente l'aspect d'un paysage utilitaire laissant à peine la place à un ou deux arbres solitaires. De ce fait, le bois du Haut-Montel et de Raray, au nord-ouest du village, présente une variation agréable ; située autour d'une butte-témoin de faible hauteur 129,3 m au-dessus du niveau de la mer), il est visible de loin. Ce sommet étant situé en-dehors du territoire de Raray, l'amplitude des dénivellés n'est que de 30 m sur la commune avec son profil plutôt plat. Les cours d'eau sont absents sur la commune[2].

Sites naturels protégés[modifier | modifier le code]

Raray entre dans le périmètre du Parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire. Le bois du Haut-Montel et de Raray, situé en partie sur les communes voisines de Brasseuse et Villeneuve-sur-Verberie est protégée en tant que Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) type 1 n° national 220013834, à l'exclusion toutefois de la partie du bois intégrée dans le terrain de golf[4]. En outre, l'ensemble de la commune de Raray fait partie du site naturel inscrit de la vallée de la Nonette (inscription par décret du 6 février 1970)[5]. Ce site inscrit à préfiguré le Parc naturel régional, son découpage étant à peu près identique avec la partie du Parc située dans l'Oise. - Au sud de Raray, la limite avec les communes voisines de Brasseuse et Rully est matérialisée par la chaussée Brunehaut, chemin rectiligne d'origine antique mais indatable[6], et aujourd'hui incorporé dans l'une des nombreuses variantes du chemin de Compostelle. Ce chemin de terre va de Senlis à Soissons, mais n'existe plus en continuité. Il n'y a pas de sentier de Grande Randonnée sur la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Située à 131 km de la Manche[7], Raray connaît un climat océanique dégradé, comparable à celui du Nord de l'Île-de-France.

La station météorologique la plus proche est celle de Creil, qui constate des précipitations réparties également toute l'année, avec des maxima au printemps et en automne, le mois de février étant le plus sec, aboutissant à un total annuel des précipitations relativement modeste (690 mm à Creil).

L'amplitude thermique moyenne entre l'hiver et l'été ne dépasse pas 15° C.

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2008 :

Relevé météorologique de Raray
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 0,8 2,7 4,1 7,8 10,3 12,5 12,3 9,8 7 3,4 1,7 6,1
Température moyenne (°C) 3,8 4,2 6,9 9,1 13 15,7 18,3 18,5 15 11,1 6,5 4,2 10,5
Température maximale moyenne (°C) 6,3 7,5 11 14,1 18,2 21,1 24 24,2 20,2 15,1 9,6 6,6 14,8
Précipitations (mm) 60 45 53 46 66 62 59 49 58 66 59 67 690
Source : Météo France - Station météo de Creil[8]


Diagramme ombrothermique

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1106 sous le nom Rareto. Selon Ernest Nègre, le nom de la commune signifierait : ensemble de sillons*[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Marc de la Bedoyère    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 159 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
193 241 258 222 193 179 182 209 189
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
178 181 185 190 199 173 175 208 200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
207 209 218 233 197 204 187 263 207
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
192 176 144 160 149 144 150 149 152
2011 - - - - - - - -
159 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 15,2 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 48 % de femmes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 11 %, 30 à 44 ans = 17,8 %, 45 à 59 ans = 24,7 %, plus de 60 ans = 24,6 %).
Pyramide des âges à Raray en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
7,6 
75 à 89 ans
6,8 
15,2 
60 à 74 ans
17,8 
22,8 
45 à 59 ans
24,7 
15,2 
30 à 44 ans
17,8 
20,3 
15 à 29 ans
11,0 
19,0 
0 à 14 ans
21,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Raray compte six monuments historiques sur son territoire, dont le château, ses balustrades, et deux autres ensembles architecturaux liés également au château.

  • Château de Raray (façades et toitures classées monuments historiques par décret du 25 novembre 1924 ; deux plafonds peints du XVIIe siècle du rez-de-chaussée et du premier étage classés monuments historiques par arrêté du 3 octobre 1983[13]) : Du bâtiment Renaissance initial de 1522 ne subsistent que les façades du corps central, dont les fenêtres portent encore des traces de meneaux supprimés. Quant aux deux frontons des ailes latérales, vers l'est, ils datent des grands travaux d'embellissement exécutés pour le nouveau seigneur de Raray, Nicolas de Lancy, entre 1610 et 1620 : en segment de cercle, leurs tympans sont richement moulurées. Ils ont été remontés ici entre 1766 et 1781 quand le nouveau seigneur Antoine-Claude-Henry, marquis de Barres, puis son fils aîné Henry-François, fait de nouveau modifier profondément le château. Il fait démolir le vieux château qui subsistait encore à l'est, à l'endroit où se trouve aujourd'hui l'entrée à la cour d'honneur. Avec les pierres récupérées, le « pavillon neuf » au sud est construit en remplacement d'un bâtiment ancien, reliant jusque là le château aux communs. Ce n'est donc que peu avant la Révolution que le château reçoit son visage actuel. Toutefois, l'entrée se situe à ce moment encore sur la place de l'église, et la grande perspective en prolongement de la cour d'honneur n'existe pas. Une dernière grande campagne de travaux a effectivement lieu entre 1890 et 1914 sous Henri de La Bédoyère, descendant de Henry de Barres, qui fait moderniser le château et démolir des vieilles maisons qui encombraient la perspective mentionnée. À ce jour, le domaine est toujours dans la même famille. Par ailleurs, Raray avait eu un jardin anglais, inspiré du parc d'Ermenonville et aménagé entre 1811 et 1828 sous la direction du paysagiste irlandais Thomas Blaikie. Toutes traces en ont disparu[14],[15]. - Le château de Raray fut le lieu de tournage en 1945 de certaines scènes du film La Belle et la Bête de Jean Cocteau. En 1988, un golf a été aménagé dans le parc[16].
  • Haies cynégétiques sur la cour d'honneur du château (classés monuments historiques par décret du 25 novembre 1924[13]) : Ces deux longues balustrades monumentales au nord et au sud de la cour font la célébrité de Raray, et sont uniques en France. On les doit probablement au seigneur Nicolas de Lancy, et leur style indique clairement la fin de la Renaissance. Elles affichent le gôut du seigneur pour la chasse, l'antiquité et l'Italie, s'inspirant effectivement de réalisations italiennes du XVIe siècle. Ce n'est pas un fruit du hasard, car Nicolas de Lancy avait épousé, en 1594, la fille d'un gentilhomme florentin. Elle garda d'étroites relations avec son pays, et le couple fit plusieurs fois le voyage de l'Italie. On suppose que des artistes italiens ont été engagés par de Lancy, et les sculptures auraient même pu être importées d'Italie. - Les haies cygénétiques reliaient initialement le château actuel au vieux château démoli en 1766, et étaient placées de façon diagonale, le vieux château étant moins large que l'actuel. C'est Henry de Barres qui fit terrasser et niveller la cour et l'avant-cour, et déplacer les balustrades, pour qu'elles soit parallèles l'une à l'autre. Ce fut une opération délicate qui se déroula entre le 20 mai et le 26 octobre 1766, des préparatifs jusqu'aux dernières finitions. - Dominées par des sculptures représentant des chiens de chasse, chaque balustrade comporte un portique central, surmonté d'un cerf pour le portique nord et d'un sanglier pour le portique sud : les scènes représentées par les animaux sculptés sur la corniche des balustrades sont donc la chasse au cerf et la chasse au sanglier. De part et autre du portique central, les balustrades sont percées de neuf ouvertures en plein cintre, surmontées de petits frontons par enroulement supportant chacun la sculpture d'un chien. Un chien sur deux est en position assise, les autres chiens étant en de différentes positions d'affut, voire d'attaque pour ceux au centre. Au total, chaque balustrade comporte ainsi vingt chiens (dont deux sur le portique au milieu). Le décor du niveau inférieur des balustrades s'inscrit dans une logique différente, sans rapport avec le motif de la chasse. Chacune des dix-neuf ouvertures est en effet encadrée par des niches, abritant des bustes féminins et masculins représentant des personnages antiques, montés sur des piédestaux (deux bustes montrent toutefois le seigneur de Raray et son épouse). Tandis que ces têtes sont toutes différentes, les cartouches en dessous de chaque niche se ressemblent tous. L'on ignore selon quelles critères les personnages des bustes ont été choisis[14].
  • Mur de clôture du domaine du château avec ses quatre tourelles, la Porte Rouge donnant sur la forêt et le mur pignon des anciennes écuries et son échauguette (inscrits monuments historiques par arrêté du 5 juin 1967, sauf pour la Porte Rouge qui est classée par décret du 25 novembre 1924[13]) : Le parc du château est entouré par un mur d'enceinte datant de 1610-1620, dont l'élément le plus remarquable est la Porte Rouge au nord, contemporaine des balustrades. Elle tient son nom de la couleur de ses deux vantaux et donne accès à la forêt. C'est par ici que les chasseurs partaient pour traquer le gibier, et la fonction de cette porte triomphale est de célébrer la chasse. Le linteau est surmonté par une Diane assise entre deux lévriers, et supporté par des pilastres sous la forme de cariatides. Tout comme les haies cynégétiques, la porte a apparemment été déplacée ; une carte de 1723 l'indique à l'est du château[17]. - Alors que la Porte Rouge n'est pas accessible à la visite car située sur le terrain de golf, deux des quatre tourelles d'angle du mur d'enceinte donnent sur la rue (RD 26 en provenance de Senlis). Elles n'ont pas de meurtrières, mais de simples orifices, et elles sont couvertes par des toits en pierre en dôme, ornés par une boule. Quant au pignon de l'ancienne écurie du château, il se situe rue Nicolas-de-Lancy, pratiquement face à l'église. Son échauguette en encorbellement a la particularité d'être d'un plan rectangulaire. Dans la cour de service du château contigüe à l'écurie, actuel parking du golf, se trouve un colombier rond ; il n'est cependant pas protégé au titre des monuments historiques.
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  • Ferme du château avec manoir du XVIe siècle et colombier, sur la place à l'est du village (inscrite monument historique par arrêté du 22 août 1949[13], à ne pas confondre avec l'écurie du château mentionné ci-dessus) : Le manoir renaissance suit un plan en L avec des façades extérieures sur la rue Nicolas de Lancy au nord et la rue du Manoir à l'est, dont la dernière se distingue comme façade principale de par la qualité de sa construction. Elle est bâtie en pierre de taille blonde du pays, contrastant agréablement avec les deux échauguettes d'angle en encorbellement, qui sont en brique rouge. Elles conservent leurs meurtrières bien que celle de gauche a été percée d'une fenêtre. Toujours sur la façade principale est, les quatre baies par niveau sont reparties de façon asymétrique, celles de l'étage étant toutefois alignées sur celles du rez-de-chaussée. Sur les deux niveaux, les deux grandes fenêtres au centre sont à meneaux. Elles sont surmontées, au niveau du toit, par deux belles lucarnes à frontons en segment de cercle, ornés d'une boule. Le toit est couvert par des tuiles plates rouges. À gauche du manoir (c'est-à-dire au sud, le long de la rue du manoir), se trouve le grand colombier d'un plan rond, à toit en poivrière couvert des mêmes tuiles que le manoir[18].
  • Église Saint-Nicolas (classée monument historique par arrêté du 28 novembre 1921[19]) : Seul le massif clocher en bâtière appartient encore à l'architecture romane et provient de l'église précédente. Il est accolé à la quatrième travée de la nef au sud, dans le prolongement du bas-côté, et contrairement aux autres clochers romans de la région toujours richement décorés, seul un cordon de billettes surmonte les trois baies par face, qui ne sont même pas flanquées de colonnettes. La base du clocher étant voûtée d'ogives dès l'origine, il ne peut pas être beaucoup antérieur au milieu XIIe siècle. Tout le reste de l'église a été bâti au XVIe siècle dans le style gothique flamboyant. Le portail occidental bénéficie de décorations sculpturales exceptionnellement riches pour une petite église rurale. Son archivolte se termine par une accolade, au sommet de laquelle se trouve une niche à statue vide, dont le dais finement ciselé à la façon d'un pinacle se superpose à la fenêtre haute au réseau flamboyant complexe. Deux autres niches se situent au dessus des piédroits. La nef de quatre travées est accompagnée de bas-côtés, et se prolonge par un chœur carré au chevet plat. L'ensemble est voûté d'ogives, avec une voûte sexpartite pour le chœur, et alors que les nervures des voûtes des bas-côtés se fondent dans les piliers ondulés, elles retombent sur des culs-de-lampe sculptés dans le vaisseau central. Il n'y a pas de fenêtres hautes, et la nef et les bas-côtéés sont couverts ensemble par un toit unique à deux rampants, dont la couverture en tuiles plates vient d'être refaite. Les murs gouttereaux du chœur ont exactement la même hauteur que ceux des bas-côtés. De ce fait, le pignon de la nef, nettement plus élevé, reste visible au-dessus du toit du chœur : il a la particularité d'être en colombages. L'espace entre les poutres est rempli de tuiles plates, empilées tantôt horizontalement et verticalement en opus spicatum, de sorte qu'elles forment un décor graphique, ne répondant par ailleurs à aucune symétrie. Sinon, la principale particularité des façades de l'église est bien l'harmonie des nombreuses fenêtres à réseau flamboyant des bas-côtés et du chœur, dont douze sur treize sont de dimensions à peu près égales, et qui sont à deux lancettes à tête trilobées (sauf pour trois qui ont apparemment été reconstruites : les deux baies de la façade occidentale et la baie de la quatrième travée nord)[20],[21].
  • Portail et enclos de l'ancien presbytère, aujourd'hui mairie (inscrit monument historique par arrêté du 15 avril 1988[22]) : il date de 1621 et se présente dans un pur style Renaissance. L'arc cintré est surmonté par un fronton circulaire, soutenu par une corniche et orné d'une boule.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Ancienne orangerie du château, rue Nicolas-de-Lancy : Elle a été transformée en restaurant quand cinq chambres d'hôte ont été aménagées dans les anciennes écuries du château en 1999[16].
  • Une tour haute de trente mètres, rue Nicolas-de-Lancy, au sud de l'orangerie : D'une esthétique controversée, elle a été construite entre 1901 et 1903 pour Henri de La Bédoyère[23]. À l'origine, la tour supportait une éolienne servant à remonter l'eau du puits. Détruite par une tempête en 1921, elle n'a pas été remplacée, l'énergie électrique étant alors disponible[16].
  • Ferme Parmentier ou « petite ferme », rue Nicolas-de-Lancy / rue Jean-Cocteau, face à la ferme du château : Intéressante pour son petit manoir Renaissance du XVIe siècle avec des fenêtres à meneaux. Quand le marquis Henry de Barres devint seigneur de Raray en 1760, il réunit la petite ferme à la « grande ferme » en face[24]. D'une architecture plus simple que le « manoir » de la ferme voisine, c'est surtout l'ensemble de deux manoirs de la même époque donnant sur une grande place dégagée et engazonnée qui est remarquable.
  • Pompes publiques : Avant l'adduction de l'eau potable dans les maisons, beaucoup de communes de la région ont installé des bornes-fontaines où les habitants pouvaient venir chercher de l'eau. Raray a cependant opté pour des pompes, solution moins onéreuse en l'absence de sources artésiennes, car ne nécessitant pas la construction d'une canalisation et d'une citerne. Ces pompes présentent un levier long de près de deux mètres, ce qui trahit la profondeur importante des puits. Le levier et le tuyau avec son robinet sont montés dans un bloc en pierre. Des telles pompes se trouvent, par exemple, devant le manoir de la ferme du château et rue du Son, derrière l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, « Notices sur quelques communes rurales canton de Pont : V. Raray », Causeries du besacier : Mélanges pour servir à l'histoire des pays qui forment aujourd'hui le département de l'Oise, Senlis et Paris, A. Claudin et H. Champion, 2e série,‎ 1895, p. 282-297 (lire en ligne)
  • Marc Durand et Geneviève Mazel, « Raray et son château », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, G.E.M.O.B., no 90-91,‎ 2001, 83 p.
  • André Hallays, « En flânant deux châteaux du Valois : Ognon & Raray », Journal des débats, Paris,‎ 22 décembre 1911 (lire en ligne [jpg])
  • Pierre-Louis-François Marquis de Luppé, « Les seigneurs de Raray du XVe au XVIIIe siècle », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, années 1900-1901, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 4e série, vol. IV,‎ 1902, p. 171-178 (ISSN 11628820, lire en ligne)
  • Marguerite Charageat, « Notes et documents sur l'histoire des châteaux d'Ognon et de Raray », Comptes rendus et mémoires de la Société d'Histoire & d'Archéologie de Senlis, années 1931-33, Senlis, Imprimeries Réunies, 6e série, vol. IV,‎ 1934, p. 104-108 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Raray », sur Lion1906.com (consulté le 26 juillet 2011)
  2. a et b Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 1er juillet 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  3. Cf. « Horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 6 juillet 2011).
  4. Cf. « Présentation de la znieff bois du Haut-Montel et de Raray » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 6 juillet 2011).
  5. [PDF] « Vallée de la Nonette » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 6 juillet 2011).
  6. Cf. Marc Durand, « La Chaussée Brunehaut à Raray et Bray (Oise) : Voie romaine ou chemin celtique ? De Senlis à Soissons », Revue archéologique de l'Oise, no 8,‎ 1976, p. 35-38 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1976.1068).
  7. Raray est située à 131 km d'Ault.
  8. « Températures et précipitations mensuelles moyennes à Creil », sur Météo France,‎ 2008 (consulté le 25 octobre 2010)
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne) § 5532, p. 346.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « Évolution et structure de la population à Raray en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  13. a, b, c et d « Château, Haies cynégétiques, muraille et ferme du château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. a et b Cf. « Raray et son château », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, no 90-91,‎ 2001, p. 12-13, 16 et 25-30 ([Comporte plusieurs articles, chacun signé par l'un des trois auteurs. résumé])
  15. André Hallays, « En flânant deux châteaux du Valois : Ognon & Raray », Journal des débats, Paris,‎ 22 décembre 1911 (lire en ligne [jpg]).
  16. a, b et c Cf. « Raray (canton de Pont-Sainte-Maxence) », sur Prieuré de Bray (consulté le 27 juillet 2011) et « Historique », sur Golf de Raray (consulté le 1er mai 2010).
  17. Cf. Marc Durand et Geneviève Mazel, Raray et son château, op. cit., p. 13, 16 et 20.
  18. Cf. Marc Durand et Geneviève Mazel, Raray et son château, op. cit., p. 7 et 25 ; pour voir des photos anciennes de la ferme, cf. « AP67L03233 », base Mémoire, ministère français de la Culture.
  19. « Église Saint-Nicolas de Raray », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Cf. Marc Durand et Geneviève Mazel, Raray et son château, op. cit., p. 9-10.
  21. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Pont-Sainte-Maxence, Valois et vallée de l’Oise, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours de l’O.T.S.I. de Verneuil-en-Halatte,‎ ca. 1998, 32 p., p. 14.
  22. « Portail et enclos de l'ancien presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Cf. Marc Durand et Geneviève Mazel, Raray et son château, op. cit., p. 56-57.
  24. Cf. Marc Durand et Geneviève Mazel, Raray et son château, op. cit., p. 7 et 25.