Aumont-en-Halatte

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Aumont-en-Halatte
Place principale du village
Place principale du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Senlis
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Forêts
Maire
Mandat
Christel Jaunet
2014-2020
Code postal 60300
Code commune 60028
Démographie
Gentilé Aumontois
Population
municipale
536 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 48″ N 2° 33′ 10″ E / 49.23, 2.5527777777849° 13′ 48″ Nord 2° 33′ 10″ Est / 49.23, 2.55277777778  
Altitude Min. 65 m – Max. 143 m
Superficie 6,83 km2
Localisation

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Aumont-en-Halatte

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Aumont-en-Halatte

Aumont-en-Halatte est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Elle se trouve à quelques kilomètres de Senlis, et au cœur du massif de la forêt d'Halatte (6000 hectares). Ses habitants sont appelés les Aumontois. Autrefois agricole, la commune est devenue très prisée: de nombreux pilotes et personnels navigants s'y sont installés, suivis par des professions libérales, magistrats, chirurgiens et commerçants[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Aumont-en-Halatte se situe dans le sud du département de l'Oise, à une distance orthodromique de 44 km au nord-nord-est de Paris, à 3,5 km au nord-ouest de la sous-préfecture Senlis, dans la direction de Creil. La RD 1330 Senlis - Creil constitue le principal axe routier, mettant la commune à 8,5 km de l'autoroute A1 par la déviation nord de Senlis, et à 7 km de Creil. La RD 1330 ne traverse pas le village, mais passe à 600 m au sud-ouest. La liaison est établie par la voie communale n° 2, qui se poursuit comme RD 606e en direction d'Apremont. Senlis peut être directement rejoint par la voie communale n° 3, qui passe sous la RD 1330 sans interconnexion. Aumont n'est pas desservi par les transports en commun, exception faite de navettes pour Senlis les jours scolaires[2]. La gare la plus proche est celle de Creil. Aumont possédait jadis un arrêt ferroviaire sur la Chantilly - Senlis, dénommé Saint-Nicolas - Aumont, et situé sur la commune de Courteuil, à plus de 2 km du village.

Communes limitrophes de Aumont-en-Halatte
Verneuil-en-Halatte
Apremont Aumont-en-Halatte
Senlis

Aumont ne compte que trois communes limitrophes, dont une, Verneuil-en-Halatte, ne partage que 1,6 km de limites communes avec Aumont, pour une circonférence totale de 12,4 km environ. Cette limite correspond à la route forestière de Fleurines, en forêt d'Halatte. Sinon, du point le plus septentrional, le carrefour Bourbon en forêt d'Halatte, au point le plus méridional, sur la D 330 (ancienne RN 330), Aumont donne sur Senlis à l'est, et sur Apremont à l'ouest[3].

La route des Fossés sur le mont Alta.
La mare du mont Alta.

La commune comprend une partie de la forêt d'Halatte, à laquelle elle doit son complément de nom. En effet, en dehors du village, le territoire communal est presque entièrement couvert de forêt, exception faite d'une unique parcelle agricole tout au sud. Une faible proportion de la forêt est constituée de bois privés, à savoir entre le village et la RD 1330 (bois du Roi, bois Renard) et au nord-ouest, près de l'aérodrome de Creil. Le mont Alta (142,4 m) et la butte d'Aumont à l'est de la forêt (124 m) sont constitués, en grande partie, de sables siliceux lœssiques consécutifs à l’érosion du quaternaire. À ce titre, est à signaler une ancienne sablière au nord-ouest du village, où la nature a largement repris ses droits, créant ainsi une forme paysagère particulière.

Le mont Alta correspond également au point culminant d'Aumont. Il s'agit en fait d'un vaste plateau mesurant 2 km d'est en ouest, et autour de 400 m du nord au sud, avec des pentes relativement abruptes. La densité de la forêt ne permet toutefois pas de vues panoramiques, contrairement à la butte d'Aumont, d'où l'on peut facilement apercevoir Chantilly, Orry-la-Ville et Senlis. Globalement, l'altitude diminue successivement du nord vers le sud, si bien que le point le plus bas (64,7 m) de la commune est identique avec son point le plus méridional. Les cours d'eau sont par ailleurs absents du territoire communal.

Aumont entre dans le périmètre du Parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire. Son patrimoine naturel et paysager est protégé notamment par la Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) type 1 n° national 220005064 « Massif forestier d'Halatte[4] » qui englobe la totalité du territoire communal, à l'exclusion seulement du village proprement dit et de la parcelle agricole tout au sud. La ZNIEFF est à Aumont la protection la plus récente. Elle a été précédée sur la commune par le site naturel classé de la forêt d'Halatte et de ses glacis agricoles (classement par décret du 5 août 1993)[5] et par le site naturel inscrit de la vallée de la Nonette (inscription par décret du 6 février 1970)[6]. Contrairement à ce que suggère son appellation, ce site ne concerne pas que les communes traversées par la Nonette et ses affluents, mais bien la quasi-totalité de la portion du Parc naturel régional incombant à l'Oise. - Les possibilités de randonnée pédestre sont nombreuses en forêt d'Halatte. Un sentier de petite randonnée (PR) fait le tour du mont Alta depuis le parking à l'ouest du village, route de Creil. Le sentier de grande randonnée 12 (GR 12) touche une extrémité du territoire communal, au carrefour du mont Alta, qui est partagé avec Senlis. Est à noter toutefois l'absence de liaison pédestre avec les communes voisines d'Apremont et Verneuil-en-Halatte.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune, alors nommée Aumont, porte le nom de Aumont-la-Montagne[7].

En 1981, la terminaison -en-Halatte est ajoutée au nom de la commune[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village d'Aumont-en-Halatte à tour à tour été un lieu de culte païen, puis catholique, puis protestant au XVIe siècle.
Altis Mons ou Altus Mons tire son nom de la présence de la butte ou du mont Alta au nord du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et le calvaire.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2010[8] Isabelle Dautry DVD Réélue pour le mandat 2008-2014
Démissionnaire en avril 2010
30 avril 2010 Mars 2014 Marie-Laure Thépenier[9]   Pilote de ligne
mars 2014[10] en cours
(au 23 août 2014)
Christel Jaunet   Chef d'entreprise

À la suite de la démission du maire, Isabelle Daudry, qui quitte la commune, des élections municipales partielles sont organisées le 25 avril 2010 afin de compléter le conseil municipal avant l'élection du nouveau maire[8]. Marie-Laure Thépenier est élue maire par le conseil municipal ainsi complété le 30 avril 2010[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 536 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
221 195 257 276 270 269 264 248 236
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
251 234 219 215 214 194 213 204 244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
215 195 169 219 215 181 199 196 314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
270 310 353 422 544 482 548 536 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 29,5 %, plus de 60 ans = 16,8 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 26,8 %, plus de 60 ans = 16,5 %).
Pyramide des âges à Aumont-en-Halatte en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
2,6 
75 à 89 ans
5,0 
14,2 
60 à 74 ans
11,1 
29,5 
45 à 59 ans
26,8 
18,7 
30 à 44 ans
21,8 
15,7 
15 à 29 ans
12,1 
19,4 
0 à 14 ans
22,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Revenus et catégories socio-professionnelles[modifier | modifier le code]

Aumont-en-Halatte est l'une des communes françaises où la richesse moyenne par habitant est la plus élevée : en 2010, l'INSEE classe en effet Aumont-en-Halatte au 24e rang national pour le revenu fiscal médian par ménage : 39 176 € [14]. Elle est ainsi la commune la plus aisée du département de l'Oise et de la région Picardie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aumont-en-Halatte ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

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  • Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais, route d'Apremont, au carrefour du centre du village face à la mairie : Une église à Aumont est mentionnée pour la première fois dans une bulle du pape Lucius III de 1182. Elle se situait au même emplacement que l'église actuelle, bâtie pendant les XVe et XVIe siècles, avec réfection de la nef au XVIIIe siècle. L'édifice se compose de deux corps de bâtiment distincts séparés par un pignon : la basse nef de quatre travées et sans bas-côtés, et le transept avec le chœur au chevet plat, légèrement plus élevés. S'y ajoute une sacristie de 1842 devant la dernière travée de la nef, au sud. Le clocher en charpente, couvert d'ardoise (1839) et muni de deux fenêtres abat-son par face, se dresse au-dessus le croisillon sud du transept. On pénètre dans l'église par un portail très simple dans la façade occidentale, d'où trois marches descendent vers la nef. Cette dernière est non voûtée, et sa charpente est supportée par trois poutres rustiques. Le chœur et le transept sont cependant voûtés d'ogives, avec des nervures saillantes retombant sur des consoles ornées de pampres, et des clés de voûte pendantes. Les fenêtres sont en tiers-point, et dans le chœur, elles se composent de deux lancettes surmontées par une rose quadrilobe, de style flamboyant. Des boiseries du début du XVIIIe siècle décorent le chœur, et les bancs datent de la même époque. En 1873, le cimetière est transféré en-dehors du centre du village. - L'état de l'église s'est dégradé pendant le XIXe siècle, et dès 1875, d'énormes réparations deviennent en principe nécessaires. Or, la commune n'est pas en mesure de financer ces travaux et sollicite le duc d'Aumale qui s'était montré généreux envers d'autres communes voisines. Mais se trouvant en pleine phase d'agrandissement de son château de Chantilly, il ne concède que deux cents francs, suscitant ainsi la colère des habitants. Les travaux sont ajournés plusieurs fois, si bien que l'église menace ruine dans l'après-guerre. Deux bénévoles de la commune se consacrent à la collecte des fonds pendant les années 1960, avec notamment l'organisation de sept grands concerts de musique classique à Senlis ente 1963 et 1971. Cette opération d'envergure permet définitivement de sauver l'église d'Aumont[15],[16],[17],[18].
  • Monument aux morts, devant l'église : Son érection d'après les plans de l'architecte local Paul Filassier a été approuvé par le conseil municipal dans sa séance du 24 mai 1920, et il a coûté la somme de trois mille deux cents francs[19]. Le quatrième nom d'en haut sur la face tournée vers l'église est celui de Nissim de Camondo.
  • « Villa Béatrice », face à l'église, rue Henri-Dupriez : Elle aurait été bâtie sur les fondations d'un ancien château seigneurial et reçut sa forme actuelle après son rachat par le comte Moïse de Camondo, en 1904. L'on peut distinguer deux corps de bâtiment de forme et volumes différents, reliés entre eux. Les façades sur la rue sont sobres et peu représentatives, sans intérêt particulier, mais la façade sud sur le vaste parc est un élégant mariage entre Brique (matériau) et pierre, dans un style éclectique. Un décor Renaissance des pays de Loire se mélange avec des éléments gothiques pour la partie orientale, tandis que la partie occidentale est une villa bourgeoise typique de la fin du XIXe siècle. C'est l'architecte Hubert Claparède qui fut mandaté pour agrandir et embellir la demeure. Après la mort de son fils Nissim de Camondo en combat aérien le 5 septembre 1917, la villa revint à sa fille Béatrice, arrêtée en 1943, déportée en 1944 et morte au camp de concentration d'Auschwitz le 4 janvier 1945. Pendant un certain temps, la villa a appartenu au comité d'entreprise de la SNCF[20], puis elle a été subdivisé en appartements.
  • Lavoir, chemin du Lavoir, au nord de l'église : Pour l'alimenter, la commune acquit une source proche de la fontaine Sainte-Geneviève auprès du prince de Condé, en 1793. Mais ce ne fut que le 8 mai 1836 que le conseil municipal vota la construction du lavoir, à financer par la vente de bois communaux et grâce à la générosité de Mme Causse (plaque du 13 mai 1842). Le bassin est subdivisé en trois parties, et entouré de murs des quatre côtés. Les toits en appentis tout autour forment impluvium. Comme particularité, le poële pour le réchauffement de l'eau de lessive subsiste dans un coin. Deux entrées se situent aux extrémités de la façade est. Au sud, un petit bassin est aménagé à l'extérieur du bâtiment. L'utilisation du lavoir était soumis à l'acquittement d'une taxe annuelle. Elle ne s'est arrêté qu'en 1975. Le lavoir a été restauré deux fois depuis, dont la première fois en 1985[21].
  • Fontaine Saint-Gervais, chemin du Lavoir : Cette source captée fournissait une eau particulièrement pure et légère, utilisée en pharmacie, et a de ce fait été bénie par l'église. Comme elle se situe en-dehors du village, l'eau fut acheminée dans un réservoir à proximité, moyennant une roue à godets à l'intérieur du petit bâtiment, actionnée par une manivelle. Le débit de la source n'était que de quinze litres à l'heure, et le réservoir avait une capacité de cinq cent quarante litres. Le mécanisme a été cassé par les occupants allemands pendant la Seconde Guerre mondiale[21],[22].
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  • Musée Henri Barbusse, 4 chemin de la Gruerie : En convalescence chez un ami à Senlis, Barbusse répéra cette petite maison en lisière de forêt, et l'acheta en 1910 grâce aux droits d'auteur de son roman L'Enfer paru en 1908. Il la baptisa « Villa Sylvie » en allusion au célèbre roman de Gérard de Nerval de 1853, dont l'action se déroule dans le sud de l'Oise, et la transforma successivement selon son goût. La « Villa Sylvie » fut un refuge et une résidence secondaire pour Barbusse, et il y accueillit des amis. Pour le musée, l'intérieur a été partiellement reconstitué, et un espace est dédié aux expositions temporaires[23]. Musée fermé pour une durée indéterminé pour motif de restauration.
  • Ancien puits public, en face du 55, rue Louis-Blanchet : Situé sur une placette entre deux terrains privés, c'est un puits carré avec une margelle très ancienne. Les deux colonnes en pierre de taille supportant la poutre horizontale à laquelle est accrochée la poulie ont dû être remplacées dans leur partie supérieure.
  • Jardin d'agrément de Monsieur Varillon, 65 rue Louis-Blanchet, conçu par Paul Véra en 1920, inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables[24]. On ne visite pas.
  • Château Arthus, rue Louis-Blanchet / chemin du château : Grosse demeure bourgeoise de la fin du XIXe siècle, construite après 1860. C'est un bâtiment rectangulaire de deux étages avec des combles, d'un toit à quatre pentes, occupant une superficie d'environ douze mètres sur dix au sol. Au rez-de-chaussée, la terrasse devant la façade occidentale est protégée par un toit supporté par des colonnes, et orné par des balustrades. À l'est, une extension sans étage se joint au bâtiment. La villa conserve toujours son aspect d'origine, mais n'a pas d'importance historique particulière[25].
  • Butte d'Aumont, route de Creil, à l'entrée ouest du village, au sud de la route (courte marche à pied depuis le parking) : Colline de sable à l'orée de la forêt, offrant un panorama sur les massifs forestiers de la région, ainsi que sur Montataire, Creil et la cathédrale de Senlis. La légende veut que Gargantua soit passé par ici, sur le chemin vers le pays de Galles, et aurait vidé sa botte plein de sable. Il paraît que la butte ait été un lieu sacré, et sur son sommet se célébrait en Moyen Âge la fête des Brandons, d'origine païennne mais longtemps toléré par le clergé. Le sable y est très pure et de couleur bleuâtre. Dès la fin du Moyen Âge jusqu'à 1800, la manufacture de Saint-Gobain en a prélevé environ 600 t par an, chargés sur bateau à Creil. L'exploitation a été arrêté pour éviter que la butte ne disparaisse. Toutefois, l'armée allemande s'est encore servi de ses sables entre 1940 et 1944, pour aménager les pistes de sa base aérienne de Creil. On peut admirer sur la butte un flore particulière, avec, par exemple, la laîche des sables et le robinier. Le reboisement en 1993 a permis de sauver la butte de l'érosion et de la rouvrir aux promeneurs[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Agostini, La Longue histoire d'Aumont-en-Halatte, s.l., Amis d'Aumont,‎ 1978, 126 p.
  • Didier Joseph-François, C. Leblanc et A. Vénacque, Commune d'Aumont-en-Halatte - Étude urbaine : Phase I-II Diagnostic - Compréhension du paysage d'inscription du village, analyse des évolutions du tissu et lecture des paysages bâtis, Orry-la-Ville, Parc naturel régional Oise-Pays de France,‎ mai 2011, 89 p. (lire en ligne [PDF])
  • Raymond Poussard, « Halatte : deux mille ans d'art et d'histoire autour d'une forêt royale : 2de partie : Autour de la forêt : Aumont, Beaurepaire, Chamant, Fleurines, Ognon, Pontpoint, Pont Sainte Maxence, Roberval, Senlis, Verneuil en Halatte, Villeneuve sur Verberie, Villers St Frambourg », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, Groupement d’Étude des Monuments et Œuvres d’art de l’Oise et du Beauvaisis (GEMOB), vol. 92-94,‎ 1er octobre 1999 ; 119 p. ; p. 42-45.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Aumont, champion de l'Oise des gros salaires. », sur Le Parisien,‎ 20/01/2011 (consulté le 27/08/2014)
  2. Ligne 7 Senlis - Creil du réseau départemental Sud-Oise, exploité par Keolis Oise ; cf. « Recherche d'horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 7 octobre 2011).
  3. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 7 octobre 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  4. Cf. « Présentation de la znieff Massif forestier d'Halatte » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 7 octobre 2011).
  5. [PDF] « Forêt d'Halatte et es glacis agricoles » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 7 octobre 2011).
  6. [PDF] « Vallée de la Nonette » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 7 octobre 2011).
  7. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. a et b H.S., « Élections municipales à Aumont-en-Halatte », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ 25 avril 2010, p. 12 (lire en ligne)
  9. a et b « AUMONT-EN-HALATTE : Marie-Laure Thépenier élue maire », sur http://www.leparisien.fr,‎ 4 mai 2010 (consulté le 30 mai 2010)
  10. « Aumont-en-Halatte », Cartes de France (consulté le 23 août 2014)
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Aumont-en-Halatte en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  14. « Revenus fiscaux des ménages en 2010 », sur Insee,‎ 23 octobre 2012 (consulté le 13 mars 2014).
  15. François Agostini, La Longue histoire d'Aumont-en-Halatte, s.l., Amis d'Aumont, 126 p., p. 57 et 94-95.
  16. Marc Durand et Philippe Bonnet-Laborderie, Senlis et son patrimoine : La ville en ses forêts, Beauvais, GEMOB,‎ 2004 (réédition revue, corrigée et augmentée), 170 p. (ISSN 1255-078), p. 136.
  17. Didier Joseph-François, C. Leblanc et A. Vénacque, Commune d'Aumont-en-Halatte - Étude urbaine : Phase I-II Diagnostic, Orry-la-Ville, Parc naturel régional Oise-Pays de France,‎ 2011, 89 p. (lire en ligne [PDF]), p. 52.
  18. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Cantons de Chantilly et Senlis, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours des communes des cantons de Chantilly et Senlis,‎ 2002, 54 p., p. 7.
  19. Cf. Didier Joseph-François et al., Commune d'Aumont-en-Halatte - Étude urbaine, op. cit., p. 36-37.
  20. Cf. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome II. Valois, Paris, Éditions de la Morande,‎ s.d., 356 p. (ISBN 978-2-9020-9139-3) ; p. 48 ; et Didier Joseph-François et al., Commune d'Aumont-en-Halatte - Étude urbaine, op. cit., p. 36-37.
  21. a, b et c Cf. « Patrimoine naturel », sur Aumont-en-Halatte (site officiel) (consulté le 15 octobre 2011) ; et Didier Joseph-François et al., Commune d'Aumont-en-Halatte - Étude urbaine, op. cit., p. 50-51 et 55.
  22. Cf. et Didier Joseph-François et al., Commune d'Aumont-en-Halatte - Étude urbaine, op. cit., p. 55.
  23. Cf. « Henri Barbusse à Paris et Aumont-en-Halatte », sur Terre des écrivains (consulté le 7 octobre 2011).
  24. « Notice no IA60001502 », base Mérimée, ministère français de la Culture. La base Mérimée donne une adresse erronée, 65 rue Léon Blanchet.
  25. Cf. Didier Joseph-François et al., Commune d'Aumont-en-Halatte - Étude urbaine, op. cit., p. 34.
  26. Cf. Nora Şeni et Sophie le Tarnec, Les Camondo ou l'éclipse d'une fortune, coll. Hébraïca, Actes Sud, Arles 1997, 318 p., (ISBN 2-7427-1421-9) ; p. 212-213.