Orry-la-Ville

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Orry-la-Ville
Image illustrative de l'article Orry-la-Ville
Blason de Orry-la-Ville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Senlis
Intercommunalité Communauté de communes de l'aire cantilienne
Maire
Mandat
Henri Herry
2014-2020
Code postal 60560
Code commune 60482
Démographie
Gentilé Orrygeois, Orrygeoises
Population
municipale
3 398 hab. (2011)
Densité 281 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 59″ N 2° 30′ 49″ E / 49.1330555556, 2.51361111111 ()49° 07′ 59″ Nord 2° 30′ 49″ Est / 49.1330555556, 2.51361111111 ()  
Altitude Min. 42 m – Max. 129 m
Superficie 12,1 km2
Localisation

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Orry-la-Ville

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Orry-la-Ville

Orry-la-Ville est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Orrygeois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Gare d'Orry-la-Ville - Coye, correspondance par autocar pour le centre d'Orry et Senlis.

Orry-la-Ville est situé au sud du département de l'Oise, près de la limite avec le Val-d'Oise, en bordure sud-est de la forêt de Chantilly, à une distance orthodromique de 33 km au nord-nord-est de Paris. La distance routière de la capitale est de 41 km par la RD 1017 et l'autoroute A1, via le connecteur de Survilliers / Saint-Witz. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est à 18 km, et le chef-lieu d'arrondissement Senlis est éloigné de 11 km par la RD 1017. Le village est relié à cet axe nord-sud par la RD 118, qui continue à l'ouest en direction de Coye-la-Forêt et Lamorlaye. C'est en même temps l'unique route départementale à traverser directement le village. Le hameau de Montgrésin, distant de près de 3 km par la voie communale no 2, au nord, est quant à lui situé sur la RD 924a en direction de Chantilly.

Article détaillé : Gare d'Orry-la-Ville - Coye.

Sur le plan des transports en commun, la commune est desservie par deux gares. L'arrêt de La Borne Blanche (du nom du château de la Borne Blanche) est proche du centre-ville, à 800 m au sud-ouest de l'église. Par contre, il est uniquement desservi par le RER D. La gare d'Orry-la-Ville-Coye est excentrée et située au milieu de la forêt, à 2 km au nord-ouest du bourg, sur la RD 118. Cette gare a toutefois l'avantage d'être également desservie par le TER Picardie et donc des trains rejoignant la gare de Paris-Nord sans arrêt intermédiaire en 19 min. Du lundi au vendredi, la ligne d'autocars no 13 Orry-la-Ville - Senlis, du réseau départemental Sud-Oise, établit la correspondance entre le village et la gare. Elle propose également douze allers-retours pour Senlis par La Chapelle-en-Serval. Cependant, le hameau de Montgrésin n'est desservi que par les cars scolaires[2].

Communes limitrophes de Orry-la-Ville
Chantilly Pontarmé
Coye-la-Forêt Orry-la-Ville
Luzarches La Chapelle-en-Serval

Orry-la-Ville compte cinq communes limitrophes, dont une appartient au Val-d'Oise : Luzarches. Toutes les communes limitrophes ont une partie de la forêt de Chantilly sur leur territoire, tout comme Orry. La Chapelle-en-Serval est le village le plus proche, à 1,7 km, et les zones pavillonnaires d'Orry et La Chapelle convergent désormais. Les deux communes se partagent le stade, à mi-chemin, et une piste cyclable le long de la RD 118 les relie. Avec Coye-la-Forêt, Orry se partage la gare (dont seulement l'amorce au nord est située sur la commune voisine) et les étangs de Commelles, principal lieu d'excursion dans la forêt. Le territoire de Chantilly commence près de la rive nord de ces étangs. Pontarmé arrive jusqu'au pont sur la Thève au hameau de Montgrésin[3].

Le poteau de la Fosse à Rohan en forêt de Chantilly.

Orry-la-Ville bénéficie d'un site forestier de qualité. Le territoire de la commune est couvert sur 693 ha par la forêt de Chantilly, ce qui représente 57 % de sa surface. Toutes ses parcelles situées sur le territoire communal d'Orry sont protégées par une ZNIEFF type 1 « Massif forestier de Chantilly / Ermenonville », n° national 220014323[4] ; ainsi que par le site naturel classé « Domaine de Chantilly », créé par arrêté du 28 décembre 1960 sur la base de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque[5]. Plus récemment, un second site classé s'y est ajouté, portant localement sur l'ensemble de l'espace au nord de la RD 118 non inclus dans le site du domaine de Chantilly. Il concerne le bois de la Croix l'Oignon ; le bois du Chenuet ; la vallée de la Thève, petite rivière traversant Montgrésin ; le ruisseau qui prend naissance à la fontaine d'Orry ; les zones humides et anciennes cressonières au sud de Montgrésin ; ainsi que les surfaces agricoles qui contribuent également au cadre paysager remarquable de la commune. Cet autre site classé, « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute-Pommeraie, butte et clairière de Saint-Christophe », a été créé par arrêté du 28 août 1998[6].

Ainsi, pratiquement toutes les zones non construites d'Orry sont en site classé. Finalement, l'ensemble de la commune fait partie du vaste site inscrit de la vallée de la Nonette, créé par arrêté du 6 février 1970[7]. Ce site inscrit a préfiguré le parc naturel régional Oise-Pays de France pour sa partie située dans l'Oise, créé par décret du 13 janvier 2004 et incorporant l'ensemble de la commune d'Orry[8]. En 2006, le parc a élu domicile au château de la Borne Blanche à Orry-la-Ville. - Concernant la randonnée pédestre et équestre, les chemins et sentiers qui s'y prêtent sont nombreux. Le GR 1 traverse la commune en provenance de Luzarches et de la gare, se dirige vers les étangs de Commelles et longe leur rive nord, puis passe par le hameau de Montgrésin et continue vers Thiers-sur-Thève et la forêt d'Ermenonville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans les chartes médiévales, l'on trouve de nombreuses déclinaisons de deux versions de base du toponyme, en fonction de la langue employée pour la rédaction du document :

  • En français, Orri, Aury, Oiri en 1057 ; Oyri en 1215 ; Oiry en 1481 ;
  • En latin, Oriacum en 1071, Auriacum en 1140, Oyriacum en 1182, Oriacum en 1296, Oryacum en 1299, Orriacum en 1220.

La version actuelle est préfigurée dès 1293 avec Orium-ville. Le surnom la Ville fut apparemment introduit pour faciliter la distinction d'avec le château d'Orry, éloigné du bourg et situé vraisemblablement sur le territoire de la commune limitrophe de La Chapelle-en-Serval. Cette paroisse ne fut détachée d'Orry qu'au XIIIe siècle[9]. - Montgrésin signifie « montagne de grès » (voir ci-dessous).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Orry-la-Ville existe depuis l'époque gallo-romaine, et la fondation du village semble liée aux gisements de grès d'excellente qualité à Montgrésin, exploité en carrière. L'organisation spatiale du village, qui repose sur le regroupement de maisons autour de cours avec un puits au centre, reflète encore la trame urbaine en échiquier des villes romaines. Au début du IXe siècle, le comté de Senlis fait son apparition, dans le domaine duquel est situé Orry. À la suite de l'élection de Hugues Capet comme roi des Francs en 987, le comté de Senlis rentre dans le domaine royal. Pendant tout le XIe siècle, Orry appartient au domaine royal. La première mention concrète du bourg figure dans une charte de 1097 concernant le don de deux parts du moulin d'Orry au prieuré Saint-Martin-des-Champs (voir Lieux et monuments).

Orry passe pour être l'une des paroisses les plus anciennes du diocèse de Senlis. Elle a vraisemblablement été fondée quelques années ou décennies avant l'intégration d'Orry dans le domaine royal, considérant la période de construction de l'église, pouvant être située au XIe siècle grâce à des constats archéologiques. Un lieu de culte avait déjà existé auparavant sous la forme de la chapelle Saint-Rieul près du cimetière, dont l'implantation en pleins champs entre le bourg et Montgrésin fut justement motivée par la localisation de la chapelle. On ne sait pas quand la chapelle Saint-Rieul a disparu, mais ce fut en tout cas avant le début du XVIe siècle quand un document parle du lieu où s'était jadis trouvé le sanctuaire.

Par une charte de janvier 1137, Louis le Gros donne la terre de Commelles, rachetée au préalable de Guillaume de Mello, à l'abbaye naissante de Chaalis. C'est l'origine de la grange cistercienne de Commelles, qui est établie vers 1151, et deviendra un troisième pôle d'activités sur l'actuelle commune d'Orry-la-Ville, en plus du bourg et du hameau de Montgrésin. À la même époque, probablement après la mort de son époux en date du 1er août 1137, la reine Adèle de Savoie donne la maison royale d'Orry à l'abbaye bénédictine Saint-Remy de Senlis. Cet acte de générosité permet le redressement de l'abbaye[10],[11],[12],[13].

Le XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Pas toute la commune actuelle n'appartient au domaine royal et respectivement à l'abbaye Saint-Remy. L'église est rattachée au prieuré clunisien de Saint-Nicolas-d'Acy, qui nomme les curés. L'église du village voisin de Géni dépend quant à elle de l'abbaye Saint-Remy. Comme Géni se dépeuple successivement pendant la première moitié du XIIIe siècle, la paroisse est rattachée à celle d'Orry en 1246, et l'abbesse de Saint-Remy obtient ainsi certains droits sur Orry. Ainsi, elle nomme le curé une fois sur trois[14]. À la suite du rattachement de la paroisse voisine de Géni, dépendant de Saint-Remy, à celle d'Orry en 1246, l'abbesse de Saint-Remy nomme désormais le curé d'Orry une fois sur trois. Le chapitre Notre-Dame de Senlis et la famille de Gonesse possédaient des terres et se partageaient la propriété du moulin d'Orry dès le XIe siècle.

En 1208, Renaud de Gonesse, chevalier, est pour la première fois mentionné comme Renaud de Montgrésin. Une petite seigneurie a été constituée à Montgrésin, probablement à la suite d'un échange de terres avec le chapitre en 1188. Le chapitre se sépara de ses terres au nord de la Thève en faveur de celles entre la Thève et le village. L'hôtel seigneurial était sise impasse Saint-Louis, et des vestiges de ses fondations subsistent dans le jardin d'une des maisons, construite à la fin du XIXe siècle avec les pierres du manoir démoli. Entre temps, la famille des Bouteiller de Senlis, très liée à la cour royale, était également entrée en possession de terres à Orry, puisque Guy III le Bouteiller pouvait les donner au chapitre Notre-Dame vers 1185. Par contre, il n'est plus question de l'abbaye Saint-Remy, qui pourtant ne fut dissoute qu'en 1634. Elle a dû procéder à une échange de biens avec les Bouteiller, qui furent très généreux avec les établissements religieux de la région. Le chapitre Notre-Dame devient le propriétaire terrien le plus important à Orry, devant l'abbaye de Chaalis, et elle prend également la fonction d'un seigneur local, détenant la haute, moyenne et basse justice sur le village et ses terres. Ceci en reste ainsi jusqu'à la Révolution française.

Au cours du XIIIe siècle, la famille de Montgrésin, en dépit de la fondation récente de sa seigneurie, vend à plusieurs reprises des terres à l'abbaye de Chaalis : en 1208, 1228, 1233 et 1270. À Commelles, elle exploite une tuilerie avec une gamme de production variée, des fours à chaux, un four à verre ainsi que les carrières de grès. - En 1280, Jean de Montgrésin vend des terres à Renaud de Nanteuil, évêque de Beauvais, qui venait de racheter le château de Thiers-sur-Thève. L'on ignore le destin de la famille pendant le siècle qui suit, mais le 22 novembre 1396, Jehan de Montgrésin, dit le Borgne, vend tout ce qui reste encore de sa seigneurie à Pierre II d'Orgemont, évêque de Paris et frère d'Amaury d'Orgemont, seigneur de Chantilly. Ce dernier entreprend immédiatement des travaux de remise en état de l'étang du moulin d'Orry, fait construire une chaussée, et donne suite aux réclamations du chapitre Notre-Dame, copropriétaire du moulin: De toute évidence, la famille de Montgrésin n'avait plus entretenu correctement son domaine. Le manoir ou « château » de Montgrésin est convertie en ferme[15],[16].

L'histoire du bourg d'Orry pour la même période n'est également connue qu'à travers des contrats de vente et des actes de donation, souvent en faveur du chapitre Notre-Dame ou de l'abbaye de Chaalis, et par des documents juridiques relatifs à des litiges concernant des droits de pâturage et d'autres problèmes de la vie quotidienne. L'on peut penser qu'Orry fut un village prospère, comme toute la région, bénéficiant de la proximité avec les lieux de pouvoir du royaume. Elle permit à nombre d'habitants d'accéder à des fonctions officielles importantes. À partir de 1223 toutefois, l'intérêt du roi Louis VIII s'oriente davantage vers l'expansion du royaume au sud de la France, et son fils Louis IX sera pendant longtemps le dernier roi à s'intéresser au Valois[17].

Les XIVe et XVe siècles[modifier | modifier le code]

Les familles issues de la région perdent successivement leur influence à la cour, et celle des Bouteiller de Senlis en est une bonne illustration. La prospérité diminue lentement, jusqu'à la crise agricole de 1305/17 motivée par un changement climatique durable, occasionnant une famine. Des épidémies de peste touchent la région entre 1323/44 ainsi qu'entre 1348/50. Puis surviennent les instabilités constantes de la guerre de Cent Ans, qui se manifeste dans la région avec l'installation des Anglais à Creil en 1358. La rive gauche de l'Oise, dont Orry, reste française, mais l'augmentation des taxes et impôts rend la vie dure. Une conséquence immédiate est la Grande Jacquerie en 1358, qui part de la ville proche de Saint-Leu-d'Esserent.

Orry n'est pas la scène de batailles ou combats durant la guerre de Cent Ans, mais subit des pillages et des épidémies de peste à maintes reprises, et souffre de la crise permanente, de sorte que le nombre d'habitants diminue d'un tiers jusqu'en 1420. Mais comparé à d'autres contrées, le Sud de l'Oise est un havre de paix au XVe siècle. Le duc de Huntingdon, commandant militaire des Anglais et neveu du roi Henri IV, se sente attaché à la région, du fait que son ancêtre Simon Ier de Senlis, de la famille des Bouteiller, en était originaire. Huntingdon permet donc des trêves aux moments des semailles et récoltes, lève des impôts raisonnables et tente de maintenir l'ordre. De ce fait, les habitants préfèrent la protection des Anglais aux troupes françaises reconquérant la France aux côtés de Jeanne d'Arc. Cependant, les conséquences de la guerre mettront jusqu'à la fin du siècle pour s'effacer. Avec la population diminuée, nombre de champs restent en friche, et les carrières de Montgrésin ne sont plus exploitées. Les églises et châteaux détruits sont progressivement reconstruits, mais la plupart des villes et villages pillés ne retrouveront plus la splendeur, la beauté et l'importance qu'ils avaient au XIIIe siècle[18].

L'époque moderne jusqu'à la Révolution[modifier | modifier le code]

Les maisons construites au XVIe siècle sont en pierre, alors que les maisons médiévales étaient probablement à colombages pour leur majeure partie. Nombre de maisons au centre-bourg ancien conservent des caves en anse de panier du XVIe siècle. Bien que les traces de l'architecture de cette époque se soient pratiquement perdues sur les façades, à la suite des multiples remaniements, l'épaisseur des murs extérieurs et quelques autres caractéristiques permettent de dater plusieurs maisons d'Orry du XVIe siècle également. Elles sont orientées de sorte qu'aucune façade ne donne directement sur le nord et souvent organisées autour de cours communes avec un puits au centre. En opposition aux villages habituels de la région, ces maisons sont à étage, ce qui permet de confirmer le caractère d'Orry comme bourg rural, avec un artisanat bien développé. Le centre est densément construit et les jardins sont situés en dehors du village. La qualité des pierres utilisées, parfois du liais de Senlis réservée généralement aux bâtiments nobles, ainsi que l'appareil de moellons taillés, sont révélateurs de la prospérité des habitants. Depuis 1515, les carrières de Montgrésin fonctionnent de nouveau, et depuis 1520, les fours à chaux également : la vie économique a repris[19].

Dès le milieu du XIVe siècle, l'abbaye de Chaalis avait mis en bail au moins une partie de son domaine de Commelles. Le rare nombre de contrats conservés ne permet pas de dire quels furent encore les fours, carrières, terres et bois que l'abbaye continuait d'exploiter directement avec des moines convers, puis avec des ouvriers. Autant est-il que la ferme de Commelles avec étables, cour, grange, colombier, bergeries, prés, terres labourables etc. est louée à Sébastien Ganneron pour une durée de neuf ans, à compter du 30 novembre 1551. Ganneron, laboureur, demeure à la grange de Vaulerent. Ce bail n'exclut que le logis abbatial de Commelles. Au milieu du siècle suivant, des bois sont désormais inclus dans le bail, mais l'on voit que l'abbaye continue de pêcher les étangs une fois par an. Elle se réserve l'usage d'une chambre et d'une écurie pour en disposer quand bon lui semble, ce qui indique qu'elle ne dispose plus de personnel permanent sur place.

Dans les années 1660, le Grand Condé, seigneur de Chantilly, poursuit l'agrandissement de son domaine et veut devenir l'unique propriétaire de la forêt. Sachant que l'abbaye de Chaalis ne peut vendre, il acquiert la seigneurie de Longperrier et la propose à l'abbaye en échange de ses parcelles de forêt autour de Commelles. Au bout d'un an de négociations, l'affaire est finalement conclue par acte du 4 octobre 1866. L'état des lieux qui s'ensuit parle d'un état déplorable de la ferme de Commelles, et parle d'une grande cour presque remplie de ruines. La maison elle-même, qui existe toujours, n'a plus portes ni fenêtres, et les poutres sont à moitié pourries. Les parcelles de forêt sont également mal entretenues ; il n'y a que des taillis de huit ans maximum. Les étangs sont a moitié remplis de terre. Le prince de Condé installe aussitôt une faisanderie à Commelles, et met en affermage les étangs, la Thève, les carrières, terres et prés. Les baux se renouvellent tous les neuf ans et passent de père en fils, parfois jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. L'état des lieux de 1736 montre que tout le domaine de Commelles est désormais en bon état. Le tout sera vendu par les administrateurs du district de Senlis en février 1795[20].

En l'absence d'études scientifiques sur l'histoire du bourg d'Orry-la-Ville à l'époque moderne, il n'est pour le moment pas possible de présenter un résumé succinct de son histoire, et les nombreux événements ayant marqué le quotidien des habitants ne peuvent être évoqués. Le présent chapitre demeure donc incomplet.

Du XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Grâce à Louis Graves, quelques indications statistiques intéressantes sur ce que fut la commune d'Orry-la-Ville dans les années 1840 ont été transmises. Les six cent quatre-vingt-deux habitants se répartissent sur cent-quarante ménages (feux fiscaux), ce qui correspond à un peu moins de cinq personnes par ménage. Le nombre de maisons est de cent-soixante-deux : quelques-unes sont habitées par des personnes non imposables, d'autres sont des annexes d'un autre ménage, et d'autres vacantes. Les habitants travaillent dans la forêt (les métiers ne sont pas précisés davantage) ou fabriquent des balais. L'agriculture est évidemment aussi présente, 38,7 % du territoire communal étant des terres labourables, mais le sol est décrit comme étant de mauvaise qualité. 3,9 % du territoire sont des prés et pâturages, et 5,9 % sont des vergers ou pépinières. Il n'y a pas de bureau de poste sur place (il faut se rendre à celui de La Chapelle-en-Serval) ni de marché hebdomadaire, mais quand même une école, une fontaine, un lavoir et un bureau de bienfaisance[9].

La ligne directe Saint-Denis - Creil via Orry-la-Ville fut ouverte le 10 mai 1859 après six ans d'études, puis quadruplée entre Paris et la bifurcation de La Chapelle-en-Serval, à 4 km au sud de la gare d'Orry-la-Ville - Coye, le 15 avril 1905[21]. Ce quadruplement signifie une séparation des flux grandes lignes et banlieue, et apporte pour la commune des trains sans arrêts jusqu'à Paris, avec une réduction significative du temps de voyage. Les premières extensions urbaines en sont la conséquence, avec la construction de quelques villas, et le nombre d'habitants est passé de 790 en 1855 à 850 en 1892. Autour de 1900, en plus de l'activité de fabrication de balais toujours importante, plusieurs ateliers et manufactures sont actifs à Orry : fabrique de chaussures (jusqu'en 1930) ; fabrique d'éclisses ; fabrique de perles pour costumes de théâtre ; fabrique de boutons ; dentellerie. Dans les anciennes carrières de Montgrésin se sont installées des champignonnières, et à Montgrésin également, vingt-cinq sources alimentent des cressonnières d'une superficie de 5 ha de bassins[22]. Ces deux dernières activités subsistent jusqu'à la fin du XXe siècle, fait exceptionnel pour la région[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[24]
Période Identité Étiquette Qualité
1879 1887 Louis-Charles Petit   NP
1887 1892 Benjamin-François Meunier   NP
1892 1898 Jules-Victor Delaunay   NP
1898 1908 Victor-Eugène Cheron   NP
1908 1912 Victor-Alexandre Roussel   NP
1912 1913 Maurice Vautravers   NP
1913 1919 Théodule Desgardin   NP
1919 1929 Oscar Savouret   NP
1929 1939 Clotaire Rivet   NP
1939 1941 Alexandre Robert   NP
1941 1944 Marcel Jacquemard   NP
1944 1953 Paul Préau   NP
1953 1965 Emmanuel Valy   NP
1965 1971 Bernard Cochelin   NP
1971 1977 Jean-Baptiste Hugot   NP
1977 1979 Marcel Joly   NP
1979 1983 Gérard Van Butsele   NP
1983 1989 René Crignola   NP
1989 1995 Clotaire-Marcel Rivet   NP
1995 2008 Alain Chevalier Non inscrit NP
2008 2014 Serge Para Non inscrit NP
2014 en cours Henry Herry Non inscrit NP
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 398 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
531 583 619 628 690 682 706 738 727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
737 793 803 847 830 789 801 820 844
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
867 885 949 909 1 019 1 172 1 116 1 105 1 371
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 788 1 821 2 604 2 977 3 159 3 307 3 262 3 255 3 398
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 24,2 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 12,3 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 27,2 %).
Pyramide des âges à Orry-la-Ville en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
6,4 
75 à 89 ans
9,0 
17,4 
60 à 74 ans
17,4 
22,9 
45 à 59 ans
22,9 
19,9 
30 à 44 ans
20,2 
14,6 
15 à 29 ans
12,3 
18,5 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame.
Lanterne de Commelles.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Orry-la-Ville compte deux monuments historiques sur son territoire, dont un en dehors du village. Le « carrefour de la Table de Montgrésin », dont l'appellation évoque le hameau de Montgrésin et donc l'appartenance à la commune d'Orry-la-Ville, se situe en réalité sur Chantilly et Avilly-Saint-Léonard. Il est inscrit monument historique depuis 1970[29].

  • Église Notre-Dame de la Nativité, place de l'abbé Clin (inscrite monument historique par arrêté du 21 mai 1970[30]) : Aucun document ne permet d'affirmer qu'Orry-la-Ville possédait une église au même endroit avant la construction de l'église actuelle, que l'analyse stylistique permet de situer entre 1160 et 1170 environ. Avant, il y avait déjà une chapelle dédiée à saint Rieul, près du cimetière, ainsi que l'église paroissiale du village de Géni, noyau historique de l'actuelle commune, qui s'est dépeuplé pendant la première moitié du XIIIe siècle. La suppression de sa paroisse par réunion à celle d'Orry-la-Ville en 1246 conduit en même temps à la naissance de celle de La Chapelle-en-Serval, ancienne dépendance d'Orry. — La sculpture et la modénature du chœur de l'église Notre-Dame montre une influence par la cathédrale Notre-Dame de Senlis, ce qui permet un rattachement à l'architecture gothique, alors que l'extérieur de l'abside en hémicycle est encore placé sous l'influence de l'architecture romane. La nef a été bâtie après le chœur, et était initialement non voûtée et dépourvue de bas-côtés. Le bas-côté sud a été ajouté au début du XVIe siècle au plus tard. Par la suite, la nef a été voûtée d'ogives dans le style gothique flamboyant, et chapelle de la Vierge du même style a été ajoutée au nord de la dernière travée de la nef et de la première travée du chœur. Le clocher ne date que du début du XIIIe siècle. Dans son ensemble, l'église Notre-Dame est un édifice modeste d'un aspect sobre, voire pauvre, les éléments sculptés se limitant au portail occidental et à l'intérieur du chœur. Dans sa simplicité, le chœur montre néanmoins une architecture de qualité des débuts de l'époque gothique[31]. L'église fait aujourd'hui partie de la paroisse du Saint-Esprit du Serval, et accueille toujours une messe dominicale hebdomadaire, qui a alternativement lieu le samedi soir ou le dimanche.
  • La « Lanterne de Commelles », chemin rural no 18 ou route Manon, à l'extrémité est des étangs de Commelles (classée monument historique par arrêté du 18 avril 1914[32]) : cheminée gothique d'une ancienne tuilerie de l'abbaye de Chaalis du XIIe siècle, encore appelée « Lanterne des morts » par erreur d'interprétation de sa fonction. Avec les bâtiments d'habitation qui restent de l'ancienne grange monastique, la « maison de Commelles », elle appartient à l'Institut de France comme partie de son domaine de Chantilly. Après la restauration des bâtiments commencée en 1969, le site fut un temps ouvert au public, mais les dégradations constatées y ont mis un terme[33]. Le clos de Commelles est aujourd'hui loué à des particuliers, et la maison médiévale sert toujours d'habitation. Le four de la tuilerie n'est pratiquement pas visible depuis le domaine public, et la maison de Commelles ne peut être aperçu que de loin.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château de la Borne Blanche : appelé initialement « le Castelet », il a été construit en 1884 pour un riche pharmacien parisien comme résidence secondaire. Quand le banquier Mayerboral racheta la propriété en 1912, il fit transformer la maison dans le petit château que nous pouvons voir aujourd'hui ; travaux qui continuèrent après l'éclatement de la Première Guerre mondiale. Le parc fut aménagé en 1915. Le domaine resta dans la famille jusqu'en 1941, connut ensuite une succession de différents propriétaires avant d'être acquis par la société HLM-Picardie en 1958, pour être loué à la SNCF un an plus tard. La société nationale y créa un centre de formation qui fonctionna jusqu'en 2003. À la recherche d'un domicile définitif pour ses services, le parc naturel régional Oise-Pays de France racheta le château et son parc en 2006[34]. C'est devenu depuis la « Maison du Parc », où le public intéressé peut venir se renseigner sur les activités de l'organisme et se procurer de la documentation. Le site est ouvert à la visite du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 18 h 00[35]. Dans le parc, on peut découvrir un pavillon rustique et les anciens communs avec leur château d'eau. Reste à mentionner que le château a donné son nom à l'arrêt du RER D situé juste à côté.
  • Salle « Jean-Mermoz » - cinéma « Cinedori », rue des Fraisiers : rare exemple de cinéma villageois des années 1950 à toujours fonctionner, avec des façades et une salle récemment restaurée proches de leur état d'origine. La salle principale inaugurée en 1952 comporte un balcon et propose 188 places assises. L'écran de projection mesure sept mètres de large et trois mètres de haut. Grâce à une association loi 1901 « Jeanne d'Arc Orry-la-Ville / La Chapelle-en-Serval » qui gère le cinéma, les habitants peuvent bénéficier d'une programmation variée, alternant films, spectacles et concerts. Il n'y a pas d'horaires réguliers, mais un programme différent est en principe proposé chaque week-end, souvent aussi le vendredi et le mercredi[36].
  • Calvaire, rue de Montgrésin
  • Lavoir « Fontaine d'Orry » : situé en dehors du village (à 1 150 m de l'église) sur la route de Montgrésin, ce lavoir construit en 1828 a été intégralement restauré en 1994 par des bénévoles[37]. Alimenté par une source, il comprend un bassin en son centre, situé en dessous du niveau du sol ; des murs de clôture tout autour ; un escalier d'accès ; et des toits en appentis sur trois côtés du bassin. Au lavoir part le chemin rural dit du petit Riot pour Pontarmé.
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  • Stèle commémorative pour deux FFI, sur la RD 118 à mi-chemin entre Orry-la-Ville et La Chapelle-en-Serval : l'une des deux victimes sauvagement assassinées en août 1944, peu avant la Libération, est une jeune femme découverte morte le 31 août, tuée par balles de révolver deux jours auparavant pour avoir porté un foulard avec une croix de Lorraine. Elle n'a jamais été identifiée, et repose sur le cimetière de La Chapelle-en-Serval. L'autre victime est Auguste Dewaele, né le 19 février 1909 à Coudekerque, VRP à Stains, sergent du mouvement « Ceux de la Résistance ». Il avait été sévèrement blessé lors des combats de libération de Stains, puis arrêté et torturé à Orry, où il a été laissé pour mort le 29 août[38].
  • Cimetière d'honneur militaire néerlandais (nl) sur la RD 1017 à mi-chemin entre La Chapelle-en-Serval et Pontarmé : Cent-quatorze victimes de la Seconde Guerre mondiale, soldats et civils, reposent dans ce cimetière. Il a été aménagé en 1958 par la fondation des sépultures de guerre des Pays-Bas (Oorlogsgraven Stichting), en étroite collaboration avec les autorités françaises, qui ont offert le terrain de 5,9 ha et le portique d'honneur. Les stèles ont été confectionnées aux Pays-Bas. Le portique d'honneur contient quatre plaques commémoratives, dont trois donnent la liste de morts restés sans sépulture, notamment des victimes du naufrage du bateau « Pavon », coulé par des bombardements près de Dunkerque. Au centre du cimetière, une sculpture en bronze de Cor Van Kralingen représente un homme tombant. Chaque année, une cérémonie de mémoire est organisée le 4 mai par l'ambassade des Pays-Bas en France, en coopération avec la commune d'Orry-la-Ville. L'entretien courant du cimetière est pris en charge par le ministère français de la Défense[39].
  • Moulin d'Orry, rue de Commelles (au départ du bourg) / rue du Moulin (au départ du hameau de Montgrésin) : cet ancien moulin à eau sur la Thève est attesté dès 1097, quand sa propriété était partagée entre le chapitre de Notre-Dame de Senlis et Eudes de Gonesse. Tous les deux donnèrent ensuite un tiers de leur part au prieuré Saint-Martin-des-Champs. Dans les chartes anciennes, le moulin figure souvent en tant que « moulin de l'église de Senlis. » Le 22 novembre 1396, la part du seigneur de Montgrésin (de la famille de Gonesse) est rachetée avec toute la seigneurie par Amaury d'Orgemont, seigneur de Chantilly. En 1795, le moulin est acquis par les nouveaux propriétaires du clos de Commelles, la famille Langlois. Il est vendu une nouvelle fois en 1829, à la famille Lecerf, qui le conserva jusqu'en 1920, mais le mit en fermage en 1851 à la suite d'un partage. L'activité du moulin cessa à la fin du XIXe siècle, et ne restait ensuite qu'une exploitation agricole. Le moulin proprement dit fut de surcroît ravagé par un incendie en 1917, si bien que la propriété actuelle, quoique figurant toujours sur les plans en tant que « moulin d'Orry », n'évoque plus un ancien moulin. Jusqu'en 1955, le lait produit par les vaches de la ferme a été livré directement aux Orrigeois chaque matin[40].
  • Ancienne chapelle Saint-Louis, 13 place des Fêtes Henri-Delaunay, au hameau de Montgrésin : Seule la façade orientale au chevet plat subsiste de cette chapelle, englobée dans une maison particulière au sud de la place des Fêtes. Tout ce qui distingue cette façade des murs des autres maisons du hameau sont les deux contreforts et une baie plein cintre. La chapelle avait été fondée par saint-Louis et servit aux baptêmes et mariages jusqu'à la Révolution, peut-être encore une nouvelle fois jusqu'au début du XIXe siècle. Malgré l'existence de cette chapelle, Montgrésin n'a jamais été une paroisse. Entre 1869 et 1920, l'ancienne chapelle servit d'école aux élèves de Montgrésin, puis a été vendu à des particuliers par la commune[41].
  • Moulin de Montgrésin, RD 924a, au hameau de Montgrésin : Pratiquement rien n'est connu du premier moulin en ce lieu, qui avait déjà disparu depuis longtemps quand Pierre d'Orgemont, seigneur de Chantilly, vendit son terrain au meunier Jean Bocquillon, du hameau de Villemétrie à Senlis, par acte du 28 avril 1482. Bocquillon avait dû s'engager auprès du seigneur de faire construire un moulin, mais ses moyens furent insuffisants et il dut se faire prêter de l'argent. Les affaires ne marchant pas bien, il mit le moulin en bail en 1497 et le vend finalement à Guillaume de Montmorency en date du 31 mai 1499. Ensuite, le moulin resta la propriété des seigneurs de Chantilly jusqu'en 1772, quand il fut cédé à la veuve Fasquel. Par le mariage de sa fille Marie-Louise avec Jean Baptiste Jules Dupuis, le moulin entra dans la famille Dupuis en 1774, propriétaire également du nouveau moulin de Pontarmé terminé en 1787. La famille Dupuis garda le moulin jusqu'en 1867, et quatre changements de propriétaires se succédèrent jusqu'en 1920, alors que le moulin avait cessé de fonctionner en 1915. Le remplacement de la roue à aubes par une turbine hydraulique en 1898, puis de cette dernière par une machine à vapeur en 1900, avait pourtant permis de moderniser l'établissement. Ce fut sans doute le départ en guerre de tous les ouvriers sauf un qui porta le coup fatal à son exploitation[42].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Delaigue, Promenade en vallée de Thève : Saint-Sulpice-la-Ramée, Vallière-Mortefontaine, Thiers-sur-Thève, Pontarmé, Montgrésin, Comelle, Coye-la-Forêt, Lamorlaye-le Lys, Faillon, Royaumont, s.l., à compte d'auteur,‎ s.d. (ca. 1990), 109 p. (ISBN 2-950-45691-X et 978-2-950-45691-5, OCLC 35569666)
    Histoire et description de la rivière, tenant compte du patrimoine lié à l'eau, avec des sugesstions de promenades et un bref descriptif de quelques monuments choisis.
  • Ernest Dupuis, « Hameau de Montgrésin, suivi de : Le Moulin », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1896, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 4e série, vol. I,‎ 1897, p. 108-125 (ISSN 11628820, lire en ligne)
    Article basé sur l'étude approfondie de chartes et documents anciens, rédigé par un chercheur averti connaissant bien l'histoire locale.
  • Jules Gérin, « La lanterne des morts de Commelles », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 1e série, vol. VI,‎ 1868, p. 21-48 (ISSN 11628820, lire en ligne)
    Étude reposant sur une fausse interprétation du monument, partie de traditions orales. Bien qu'obsolète, elle révèle des aspects intéressants.
  • Gabrielle Hiltmann (CNRS), Orry-la-Ville dans l’histoire : Une esquisse historique du XIe au XVIe siècle, Orry-la-Ville, Association pour la protection des sites d'Orry-la-Ville & Montgrésin (APSOM),‎ 2001, 10 p. (lire en ligne [PDF])
    L'étude apporte plusieurs aspects nouveaux, mais prend mal en compte le contexte historique régional, n'est pas appuyée sur des recherches approfondies et comporte quelques grossières erreurs.
  • Jeannine Legrand, Histoire d'un village : Orry-la-Ville, Chantilly, Horarius et Cie,‎ 1996, 250 p. (ISBN 2902765096)
    Recueil de cartes postales anciennes avec commentaires, agrémenté de quelques anecdotes.
  • Gustave Macon et Ernest Dupuis, « Commelles », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1903, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 4e série, vol. VI,‎ 1904, p. 1-68 (ISSN 11628820, lire en ligne)
    Gustave Macon, premier conservateur-adjoint du musée Condé de Chantilly, fut l'un des meilleurs connaisseurs de l'histoire locale et un historien sérieux, tout comme Ernest Dupuis, maire de Pontarmé.
  • Gustave Macon et Ernest Dupuis, « La tuilerie de Commelles », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1903, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 4e série, vol. VI,‎ 1904, p. 81-92 (ISSN 11628820, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orry-la-Ville (60560) », sur Habitants.fr - Nom des habitants des communes françaises (consulté le 5 novembre 2011).
  2. [PDF] « Horaire de la ligne 13 », sur Oise mobilité (consulté le 5 novembre 2011).
  3. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 5 novembre 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  4. Cf. « Présentation de la znieff Massif forestier de Chantilly / Ermenonville », sur DREAL Picardie (consulté le 5 novembre 2011).
  5. [PDF] « Domaine de Chantilly », sur DREAL Picardie (consulté le 5 novembre 2011).
  6. [PDF] « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute-Pommeraie, butte et clairière de Saint-Christophe », sur DREAL Picardie (consulté le 5 novembre 2011).
  7. Cf. [PDF] « Vallée de la Nonette », sur DREAL Picardie (consulté le 5 novembre 2011).
  8. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 5 novembre 2011).
  9. a et b Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Senlis, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1841, 276 p. (lire en ligne), p. 90-93
  10. Cf. Gabrielle Hiltmann (CNRS), Orry-la-Ville dans l’histoire : Une esquisse historique du XIe au XVIe siècle, Orry-la-Ville, Association pour la protection des sites d'Orry-la-Ville et Montgrésin (APSOM),‎ 2001, 10 p. (lire en ligne [PDF]). L'auteur situe le don d'Adèle de Savoie à la fin du XIe siècle, alors que la future reine naquit en 1092 seulement. La réunion des biens de l'abbaye Saint-Remy au chapitre Notre-Dame de Senlis au XVe siècle est une erreur : les bâtiments de l'abbaye furent certes détruits, mais l'abbaye ne fut point dissoute mais déménagea seulement vers le centre-ville. Cette erreur fut en partie recopiée auprès de Louis Graves, p. 134, qui parle toutefois du chapitre Saint-Rieul, qu'Hiltmann associe par erreur avec la cathédrale, sans doute parce que la paroisse a pris le nom de Saint-Rieul.
  11. Ernest Dupuis, « Hameau de Montgrésin », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1896, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 4e série, vol. I,‎ 1897, p. 108-125 (ISSN 11628820, lire en ligne) ; p. 111-112.
  12. Gustave Macon et Ernest Dupuis, « Commelles », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1903, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 4e série, vol. VI,‎ 1904, p. 1-68 (ISSN 11628820, lire en ligne) ; p. 1-7.
  13. Eugène Müller (chanoine), « Essai d'une monographie des rues, places et monuments de Senlis : 4e partie », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1881, Senlis, Imprimerie de Ernest Payen, 2e série, vol. VII,‎ 1882, p. 121-330 (ISSN 11628820, lire en ligne) ; p. 216.
  14. Cf. Gustave Macon et Ernest Dupuis, « La Chapelle en Serval, Géni, l'hôtel Saint-Georges », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1903, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 4e série, vol. VI,‎ 1904, p. 69-81 (ISSN 11628820, lire en ligne) ; p. 69-70.
  15. Cf. Ernest Dupuis, Hameau de Montgrésin, op. cit., p. 108-111 et 114-116.
  16. Jean-Baptiste-Marie-Joseph Voillemier, « Note sur la maison des Bouteiller de Senlis », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, année 1865, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 1e série, vol. III,‎ 1866, p. 28-56 (ISSN 11628820, lire en ligne).
  17. Cf. Gabrielle Hiltmann, Orry-la-Ville dans l’histoire, op. cit., p. 3-4.
  18. Cf. Gabrielle Hiltmann, Orry-la-Ville dans l’histoire, op. cit., p. 5-7.
  19. Cf. Gabrielle Hiltmann, Orry-la-Ville dans l’histoire, op. cit., p. 6-8.
  20. Cf. Gustave Macon et Ernest Dupuis, Historique du domaine de Commelles, op. cit., p. 54-55.
  21. Cf. Bruno Carrière, Les Trains de banlieue. Tome I. De 1837 à 1938, éd. La Vie du Rail, Paris 1997, ISBN 2-902808-66-6, p. 86.
  22. Cf. Bernadette Canard, Pascal Chevalier, Benoist Garnero et Claire Laubie, Commune de Orry-la-Ville : Étude urbaine, Orry-la-Ville, Parc naturel régional Oise-Pays de France,‎ 2008, 144 p. (lire en ligne [PDF]) ; p. 16.
  23. Cf. « Aux champignonnières de Montgtrésin - Aux cressonnières de Montgrésin », sur APSOM (consulté le 11 novembre 2011).
  24. Cf. « Liste des maires d'Orry-la-Ville », sur APSOM (consulté le 24 avril 2011)
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  27. « Évolution et structure de la population à Orry-la-Ville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  28. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  29. « Carrefour de la Table de Montgrésin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Cantons de Chantilly et Senlis, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours des communes des cantons de Chantilly et Senlis,‎ 2002, 54 p., p. 27.
  32. « Lanterne de Commelles », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. [PDF] « Orry jadis : L'Histoire de Commelles », sur APSOM (consulté le 24 avril 2011) ; p. 36.
  34. [PDF] « Le Château de la Borne Blanche », sur APSOM (consulté le 24 avril 2011).
  35. Cf. « La maison du Parc », sur PNR Oise-Pays de France (consulté le 24 avril 2011).
  36. Cf. « Cinedori / salle Mermoz, Orry-la-Ville », sur Cinedori (site officiel) (consulté le 5 novembre 2011).
  37. Cf. « Le lavoir d'Orry-la-Ville », sur Association pour la protection des sites d'Orry-la-Ville & Montgrésin (APSOM) (consulté le 24 avril 2011).
  38. [PDF] « La stèle à Orry-la-Ville de deux FFI. », sur Association pour la protection des sites d'Orry-la-Ville & Montgrésin (APSOM) (consulté le 5 novembre 2011) ; d'après Jean et Gilberte Ducos, 1939-1947, la vie dans notre région : l'invasion, la Résistance, la Libération, CGHFM, Fosses / Marly-la-Ville s.d. (mais pas avant 2004), 142 p., (ISBN 978-2-9522444-1-3) édité erroné, p. 12, 15, 22-26.
  39. [PDF] « Le cimetière néerlandais d'Orry-la-Ville », sur Association pour la protection des sites d'Orry-la-Ville & Montgrésin (APSOM) (consulté le 5 novembre 2011).
  40. Cf. Ernest Dupuis, Hameau de Montgrésin, op. cit. ; p. 109, 111-113 et 116-118.
  41. Cf. Clotaire Rivet, Orry jadis : La chapelle Saint-Louis de Montgrésin, Orry-la-Ville, Association pour la protection des sites d'Orry-la-Ville & Montgrésin (APSOM),‎ 1982, 3 p. (lire en ligne [PDF]).
  42. Cf. Ernest Dupuis, « Le Moulin », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 4e série, vol. I,‎ 1896, p. 119-125 (lire en ligne).