Forces armées françaises

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Forces armées françaises
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Logo de l'Armée de l'Air Armée de l'air

Logo Gendarmerie Nationale Francaise.jpg Gendarmerie nationale

Commandement
Président de la République François Hollande
Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian
Chef d'État-Major des armées Général Pierre de Villiers
Main-d'œuvre
Âges militaires 17 ans avec le consentement pour le service militaire (2001)
Disponibles au service militaire 14 676 509[1] hommes
Aptes au service militaire 13 262 661[1] hommes
Atteignant l'âge militaire chaque année 489 704[1]  hommes
Actifs 547 278 (2014)
Troupes régulières 257 920 (2014)
Déployés hors du pays 8 856 (2014)
Réservistes 204 000 (2014)
Paramilitaires 85 358 (2014)
Budgets
Budget 31,4 milliards d’euros (2014)

5e mondial[2] (hors gendarmerie)

Pourcentage du PNB 1,55 % (2014) (hors gendarmerie)
Industrie
Fournisseurs nationaux Complexe militaro-industriel français
Exportations annuelles 5,66 milliards d'euros de commande (2007)
4,81 milliards de livraison en (2007)[3]
Articles annexes
Histoire Histoire militaire de la France
Grades Grades de l'armée française

Les Forces armées françaises, souvent appelées « Armée française » dans le langage courant, constituent la force militaire de la République française chargées de la défense du pays et de la protection des intérêts nationaux de la France. Elles sont composées de quatre grandes forces dont trois sont placées sous l'autorité exclusive du ministère de la Défense[4] :

La quatrième force est la gendarmerie nationale. Depuis la loi du 3 août 2009[5] elle est rattachée au ministère de l'intérieur tout en étant placée sous la double autorité du ministère de l'intérieur[6] et du ministère de la Défense[7]. Les personnels de la gendarmerie ont conservé leur statut militaire et certaines formations spécialisées de la gendarmerie (gendarmerie maritime, gendarmerie de l'air...) sont placées sous l'autorité de l'état-major d'autres forces armées.

Les Forces armées françaises comprennent également divers services interarmées placés sous la direction du Chef d'état-major des armées. L’Armée française est aujourd'hui composée de militaires professionnels (la conscription ayant été suspendue par la loi no 97-1019 du 28 octobre 1997 portant réforme du service national), de militaires réservistes (anciens militaires de l'active ou volontaires issus du civil) et de civils.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Armée française est (comme c'était le cas avant 1940) la plus grande armée d'Europe de l'ouest en termes d'effectifs. Elle dispose d'un effectif en 2011 de 296 493 personnes, dont 228 656 militaires et 67 837 civils, contre 313 402 personnes en 2009, dont 240 996 militaires et 72 407 civils, chiffre qui est en baisse continue en 2012 car il est prévu la suppression de 54 000 emplois au sein du ministère de la Défense sur la période 2008-2014 et 34 000 autres suppressions sur la période 2014-2019 pour arriver à un total de 260 000 postes[8].

Elle occupe en 2009 le 13e rang mondial en effectif. Parmi les pays dont les dépenses militaires sont connues, la France est, en 2010, au troisième rang mondial (budget militaire équivalent à 65,74 milliards de dollars US) devançant le Royaume-Uni[9]. C'est également la 4e puissance nucléaire mondiale, derrière la Chine, Russie et les États-Unis[10]. Elle est aussi la troisième puissance qui se soit équipée d'une force nucléaire indépendante (premier test en février 1960) qu'elle a développée et qu'elle contrôle en totale autonomie contrairement au Royaume-Uni dont les missiles stratégiques sont d'origine américaine[11].

Présentation des forces[modifier | modifier le code]

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée de terre française.

L'armée de terre compte dans les années 2000[Quand ?] 120 000 militaires d'active[12] : 13000 officiers de carrière et sous contrat ; 42000 sous-officiers de carrière et sous contrat ; 63000 militaires du rang sous contrat (MDR) et 1650 volontaires de l'armée de terre (VDAT). À ces chiffres s'ajoutent 15500 réservistes opérationnels, 19 100 anciens militaires dits réserve citoyenne non-contingentée[réf. nécessaire] et 24 000 civils. Son budget est de 8991 millions d'euros.

En 2012, le nombre de militaires d'active dans l’armée de terre est inférieur à 100000 hommes[13], effectif historiquement le plus bas depuis la création d'une armée permanente en France[14].

L'armée de terre est depuis 2009 organisée comme suit :

  • une chaîne fonctionnelle ;
    • état-major de l’armée de terre (EMAT),
    • cinq régions terre (RT),
    • maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SMITer),
    • doctrine (CDEF),
    • gestion du personnel (DRH-AT) ;
  • une chaîne opérationnelle ;
    • commandement des forces terrestres (CFT),
      • deux états-majors de force
      • huit brigades interarmes,
      • une brigade franco-allemande,
      • une brigade aéromobile,
      • six brigades d’appui spécialisées (BFST).

Marine nationale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marine nationale française.

Forte de 43 000 hommes et femmes, la marine nationale dispose de 140 bâtiments et de 250 aéronefs.

Elle est composée de quatre forces principales :

Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée de l'air française.

L'armée de l'air est forte d'environ 56 100 personnes dont 49600 militaires et 6500 civils (14 %). Son taux de féminisation est de 20 %. Elle dispose d'environ 874 aéronefs, dont 273 avions de combat, répartis sur 32 bases aériennes en métropole et 8 bases ou détachements outre-mer. Elle est composée de 3 forces principales :

Gendarmerie nationale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gendarmerie nationale française.

La gendarmerie nationale est une force armée rattachée à la fois au ministère de la Défense (emplois militaires, opex, formations, disciplines…) et au ministère de l'Intérieur (budget, missions de police…) depuis la loi du 3 août 2009. Cette loi place la direction générale de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur (avant au ministère de la Défense), l'Inspection générale des armées-gendarmerie restant au ministère de la défense.

Le 14 juillet, la gendarmerie défile en tête des troupes conformément à l'ordre de marche règlementaire en usage depuis Louis XIV (ordonnance du 6 mai 1667). Cet usage prend également en compte :

  • l'ancienneté de création de chacune des forces armées (maréchaussée, terre, mer, air)
  • les préséances prescrites par la Loi.
  • la gendarmerie nationale est une arme d'élite comme l'indique la bande du même nom en haut du képi (sous les galons) .

Commandement[modifier | modifier le code]

Selon l'article 15 de la Constitution, le président de la République est le « chef des armées ». À ce titre, il préside les conseils et comités de défense qui définissent la stratégie générale, les moyens des armées et leur emploi. En outre, il dispose directement de l'emploi de l'arme nucléaire stratégique : "Le chef d'état-major des armées… s'assure de l'exécution de l'ordre d'engagement donné par le Président de la République, chef des armées et président du conseil de défense" (décret du 12 juin 1996).

Les articles 20 et 21 de la Constitution placent les forces armées sous la direction exclusive du Gouvernement : « le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de la force armée » (art. 20) ; « le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement. Il est responsable de la défense nationale. Il nomme aux emplois militaires. Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres » (art. 21).

À la tête des différentes armées et services communs se trouve un chef d'état-major (armée de terre, armée de l'air, marine nationale) ou un directeur général (gendarmerie nationale, service de santé des armées, service des essences des armées, direction générale de l'armement), responsables devant le ministre de la Défense de la préparation de leur armée en vue de leur mise en œuvre.

La décision politique de leur mise en œuvre opérationnelle est du ressort du Gouvernement. Le commandement de toute opération militaire conduite par des éléments des forces armées est assurée par le chef d'état-major des armées (CEMA), qui dispose d'organismes interarmées.

Doctrine et missions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Défense nationale (France).
Les traités de défense de la France:

Missions[modifier | modifier le code]

Les forces armées ont pour missions de détenir et mettre en œuvre les armes de la France. Ceci, sur décision du Gouvernement, dans le but de :

  • préserver les intérêts vitaux de la France (le maintien de l'intégrité du territoire national, le libre exercice de la souveraineté et la protection de sa population et de ses ressortissants) ;
  • contribuer à la sécurité et à la défense de l'espace européen et méditerranéen ;
  • contribuer aux actions en faveur de la paix et du droit international.

Cadre d'emploi[modifier | modifier le code]

Le cadre d'emploi des forces armées recouvre :

  • des opérations de soutien de la paix et du droit international sous mandat de l’ONU ;
  • des interventions au sein d'une alliance ou d’une coalition multinationale, notamment au sein de l'OTAN ou de l'Union européenne ;
  • des opérations dans un cadre national, par exemple dans le cadre des accords bilatéraux de défense.

Position internationale[modifier | modifier le code]

La doctrine militaire française est fondée sur l'indépendance nationale, la dissuasion nucléaire et l'auto-suffisance militaire. La France est membre de l'OTAN, mais a quitté de 1966 à 2009 son organisation militaire intégrée. Récemment, elle a activement travaillé avec ses alliés à adapter ses forces (intérieurement et extérieurement) au nouvel environnement international dû à la fin de la guerre froide. Elle est aussi membre de l'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

En dehors de l'OTAN, la France a activement participé à diverses opérations de maintien de la paix en Afrique, au Moyen-Orient et dans les Balkans.

La France a pris des mesures majeures de restructuration de son armée pour la professionnaliser. L'armée française peut se permettre d'être plus petite mais elle doit être capable de se déployer plus rapidement en dehors de la France. En 2006, l'Armée française compte plus de 350 000 (dont 100 000 gendarmes) hommes dont près de 35 000 hors métropole.

Depuis la fin de la guerre froide, la France privilégie le contrôle et la non-prolifération des armes nucléaires. En 1992 la France a signé le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires qui est entré en vigueur en 1995 après une série de six derniers essais à Moruroa. Elle a également signé, en 1996, le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires et la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. Depuis, la France a créé un moratoire sur la production, l'export et l'utilisation des mines anti-personnel qu'elle souhaiterait faire interdire.

Format des forces armées[modifier | modifier le code]

Forces projetables[modifier | modifier le code]

Le modèle Livre blanc 2013 prévoit la capacité de projection suivante[16] :

  • Armée de terre : l'armée de terre doit être capable de projeter à l'étranger 15 000 hommes en cas d’événement majeur et pour une durée limitée. Pour des crises plus régionales, plus proches de nous, un premier échelon national d’urgence prévoit une force interarmées de réaction rapide (FIRI) avec 5 000 hommes en alerte permanente, dont 2 300 projetables sous une semaine. Sur la durée, elle doit pouvoir engager l’équivalent d’une brigade terrestre en opérations extérieures, sur deux ou trois théâtres différents soit 6 000 à 7 000 hommes.
  • Marine nationale : un groupe aéronaval et une force sous-marine
  • Armée de l'air : dans le livre blanc 2008, 70 avions de combat avec leur environnement et 2 bases aériennes projetables
  • Des états-majors interarmées projetables

L'ensemble des armées doit être capable de projeter à l'intérieur du territoire 10 000 hommes pour des missions de sécurité civile.

Déploiements récents[modifier | modifier le code]

Formats globaux (modèle Livre blanc)[modifier | modifier le code]

Ceci est le modèle défini par le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale 2008, il ne sera pas respecté. Un livre blanc sur la Défense 2013 a été publié :

  • Armée de terre : une force blindée, une force d'intervention blindée rapide, une force d'intervention dans l'urgence soit 130 600 militaires et civils mettant en œuvre 400 chars Leclerc, en plus de char légers, 630 véhicules blindés VBCI, 1000 autres blindés VBMR, 80 hélicoptères de combats (Tigres), 130 hélicoptères de manœuvres (EC-725 - Caracal), 131 AUF1 TA, 77 CAESARS, 84 TRF1 de 155 mm et 44 lance-roquettes multiple.
  • Marine nationale : une force de surface avec un porte-avions (un second sera peut-être construit ultérieurement), 60 avions de combats, une force amphibie, 18 frégates (de premier rang) et 4 bâtiments de commandement, une force sous-marine (10 sous-marins), 3 bâtiments de projection et commandement du type Mistral, une aviation de patrouille maritime ainsi que 44 000 militaires et 7500 civils. La flotte devait dépasser les 500 000 t (avec un second porte-avions et la force sous-marine, mais le projet du PA 2 est suspendu depuis 2009) ;
  • Armée de l'air : 300 avions de combats (Rafales et Mirage 2000-D), 4 AWACS, 14 MRTT et 50 avions de transports CASA, (C-160 Transall, C-130 Hercules, ils seront remplacés début 2013 par l'A400M) ainsi que 50 000 militaires et 7 000 civils ;
  • Gendarmerie nationale : 96 000 militaires et 2 000 civils ;
  • Réserve : 80 000 réservistes.

Soutiens interarmées[modifier | modifier le code]

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008[17]et le processus dit de Révision générale des politiques publiques (RGPP) ont conduit à mettre en place une nouvelle architecture de soutiens interarmées au niveau local, avec notamment, la constitution progressive de bases de défense. Les bases de défense expérimentales (BdDe), créées pour certaines dès le 1er janvier 2009, constituent l'échelon local de la chaîne interarmées des soutiens. Elles correspondent à une aire géographique au sein de laquelle se trouvent des groupements de soutien de bases de défense expérimentales (GSBdDe) et les formations ou organismes soutenus par les BdDe.

Personnel[modifier | modifier le code]

Commando Parachutiste no 20 de la brigade aérienne des forces de sécurité et d'intervention de l'Armée de l'Air lors d'une prise d'armes.

Les forces armées françaises sont actuellement constituées de militaires professionnels, la conscription ayant été suspendue depuis 2001, ainsi que d'employés civils.

En 2007, elles comptaient 437 000 personnes dont 355 000 militaires soumis au statut général des militaires (38 000 officiers, 200 000 sous-officiers, 92 000 militaires du rang et 25 000 volontaires) et 83000 (fonctionnaires, contractuels et ouvriers d'État). Les réservistes étaient au nombre de 56 000 ; ils devaient être plus de 60 000 fin 2007 pour atteindre l'effectif cible de 94 000 en 2012.

Les effectifs ont depuis grandement baissé et en 2019, l'objectif est de l'ordre 250 000 personnels de la défense[18].

En comparaison, en 1991 l'armée française comptait 300 643 militaires de carrière, 241 716 appelés et 127 778 civils soit un total de 670 137 hommes répartis comme suit :

  • Armée de terre : 318 080 hommes dont 106 814 d'active, 173 504 appelés et 37 762 civils (47,5 % des effectifs);
  • Armée de l'air : 98 264 dont 57 418 d'active dont 35 443 appelés et 5 403 civils
  • Marine nationale : 72 425 dont 46 197 d'active dont 19 098 appelés et 7 130 civils
  • Gendarmerie nationale : 90 245 hommes dont 78 676 d'active, 10 602 appelés et 967 civils (13,5 % des effectifs);
  • Services communs : 91 123 hommes dont 11 538 militaires, 3 069 appelés et 76 516 civils (13,6 % des effectifs).

Les femmes dans l'armée[modifier | modifier le code]

Une militaire dans un avion C-17 pour le Mali, durant l'opération Serval en 2013

La féminisation de l'armée française remonte à 1914 avec le recrutement de femmes comme personnel de santé (Service de Santé des Armées). En 1939, elles se voient autorisées à intégrer les corps d'armée, et en 1972 leur statut évolue au même rang que celui des hommes. Néanmoins, l'accès du personnel sous-officiers féminins aux unités spéciales reste faible. Par ailleurs, l'accès à quelques spécialités reste limité aux hommes. En effet, bien qu'il existe quelques femmes officiers dans la gendarmerie mobile, l'emploi de sous-officier ne leur est pas ouvert. Il en est de même pour les emplois de légionnaire et de sous-marinier, encore interdits aux femmes (du moins jusqu'en 2017 pour les sous-mariniers : le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a annoncé le 15 avril 2014 que trois femmes officiers - dont une médecin - seraient formées à partir de 2015 pour être affectées - à titre expérimental - sur un sous-marin nucléaire lanceur d'engins à partir de 2017) [19]).

L'effectif en 2007 compte 50 000 femmes tous services confondus [20].

Seules quatre femmes ont obtenu le rang d'officier général en 2011.

Plus de statistiques sont disponibles sur le site du ministère de la Défense [21]

Les musulmans dans l'armée[modifier | modifier le code]

Selon une enquête menée par Christophe Bertossi, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), et Catherine Wihtol de Wenden, les effectifs de l’armée française comptaient entre 10 et 20 % de soldats musulmans en 2005, pour la plupart d'origine maghrébine.

Budget[modifier | modifier le code]

L'armée française est (avec l'armée britannique) l'une des plus dotées financièrement en Europe à la fin du XXe siècle. La France consacre 3.6 % par an de son PIB à sa défense en 1966, 3 % en 1981. Son budget de la défense en 1991 s'élève à 194,548 milliards de francs (29,65 milliards d'euros), avec une moyenne de 3,7 % de son PNB durant la période 1985-1990[22]. En 2005, la France finance 6,40 % du budget de l'OTAN, soit plus de 110 millions d'euros.

Les budgets de 2006 et 2007 sont de 47,7 milliards d'euros, soit le deuxième budget avec le Royaume-Uni. La France consacre alors environ 2,4 % par an de son PIB à sa défense. En 2012, le budget est de 31 milliards et demi d’euros, soit 1,5 % du PIB[23].

Déploiements internationaux[modifier | modifier le code]

Du fait de son appartenance à de nombreuses organisations susceptibles de mener des opérations de maintien de la paix, la France est actuellement engagée sur de nombreux théâtres d'opérations. Voici les effectifs déployés fin 2012[24] :

En 2013, deux opérations majeures ont été activées :

Archives[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Service historique de la défense.

Jusqu'à présent, les archives des armées de terre et de l'air et de la marine sont installées au château de Vincennes, celles de l'armement à Châtellerault, celles de la gendarmerie à Maisons-Alfort, l'établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense occupe le fort d'Ivry-sur-Seine et les archives des anciens combattants se trouvent à Caen. À terme, tout sera réuni à Vincennes, sauf les archives de l'armement qui demeureront à Châtellerault.

En général, un dossier est ouvert au bout de 30 ans, ceux qui sont susceptibles de nuire à la sécurité de l'État ne sont accessibles qu'au bout de 60 ans. Les procès et les dossiers d'état civil ne sont consultables qu'au bout de 100 ans, et les dossiers individuels au bout de 120 ans.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Histoire[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir les articles :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Estimations 2014
  2. Visualisez le projet de loi de finances 2012, LeMonde.fr, 28 septembre 2011
  3. (fr) ACTU : La France veut vendre encore plus d’armes, Multipol, samedi 25 octobre 2008
  4. et à travers lui, celle du Président de la République, qui est, selon la constitution, le chef des armées (voir également infra le rôle du premier ministre).
  5. Art.L. 3211-3.-La gendarmerie nationale est une force armée instituée pour veiller à l'exécution des lois. Source Légifrance http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020954146&dateTexte=&categorieLien=id
  6. « Art.L. 3225-1.-Sans préjudice des attributions de l'autorité judiciaire pour l'exercice de ses missions judiciaires, la gendarmerie nationale est placée sous l'autorité du ministre de l'intérieur, responsable de son organisation, de sa gestion, de sa mise en condition d'emploi et de l'infrastructure militaire qui lui est nécessaire. Source Légifrance (voir note ci-dessus).
  7. Pour l'exécution de ses missions militaires, notamment lorsqu'elle participe à des opérations des forces armées à l'extérieur du territoire national, la gendarmerie nationale est placée sous l'autorité du ministre de la défense. « Le ministre de la défense participe à la gestion des ressources humaines de la gendarmerie nationale dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat et exerce à l'égard des personnels militaires de la gendarmerie nationale les attributions en matière de discipline. » Source Légifrance (voir note ci-dessus).
  8. « Armées : le Livre blanc de la défense nationale et la sécurité nationale », sur Vie Publique,‎ 3 mai 2013 (consulté le 13 novembre 2013)
  9. (fr) La France dépasse la Grande-Bretagne en termes de dépenses militaires, Le portail des sous-marins, 8 juin 2009
  10. (en) Norris, Robert S. and Hans M. Kristensen, « French nuclear forces, 2005 », Bulletin of the Atomic Scientists, 61:4 (July/August 2005): 73-75, « http://www.thebulletin.org/article_nn.php?art_ofn=ja05norris » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-07
  11. http://www.defense.gouv.fr/defense/webtv/la_vie_du_ministere/extraits_du_discours_du_ministre_de_la_defense_sur_la_modernisation « Extraits du discours du ministre de la Défense sur la modernisation », 24 juillet 2008], sur le site du ministère de la Défense, defense.gouv.fr, consulté le 28 avril 2009
  12. « Les effectifs de l'Armée de terre », defense.gouv.fr
  13. Olivier Berger, « Général Clément-Bollée, commandant à Lille des forces terrestres, face aux baisses d’effectif : « Attention à ce qu’on fait » », sur La voix du Nord,‎ 14 septembre 2012 (consulté le 30 septembre 2012)
  14. Guillaume Belan, « En 2012, l’armée de terre comptera moins de 100 000 soldats », sur Forces opérations blog,‎ 21 novembre 2011 (consulté le 30 septembre 2012)
  15. (en) « French Military base in Abu Dhabi, United Arab Emirates », Defence Aviation,‎ 2009-05-28 (consulté le 2009-06-02)
  16. Romain Mielcarek, « Livre blanc : projeter le strict nécessaire », sur ActuDefense,‎ 30 avril 2013 (consulté le 28 mai 2013)
  17. « Discours du Premier ministre lors de la présentation du Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale », 26 juin 2008, sur le site premier-ministre.gouv.fr, consulté le 7 avril 2009
  18. France TV, « Armées : Hollande confirme 24 000 suppressions de postes d'ici 2019 »,‎ 24 mai 2013 (consulté le 28 mai 2013)
  19. http://www.opex360.com/2014/04/15/trois-femmes-officiers-seront-autorisees-embarquer-bord-dun-marin/
  20. « http://www.letat65.sit.gouv.fr/article.php?aid=214&nid=3 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-07
  21. [1]
  22. http://economie.lefigaro.fr/_conjoncture/economies-budget-defense.html
  23. Fabrice Lundy, « Bercy veut-il la peau de la Défense ? » émission Les décodeurs de l'éco sur BFM, 26 mars 2013
  24. [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]