Chaumont-en-Vexin

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Chaumont-en-Vexin
Église Saint-Jean-Baptiste.
Église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Chaumont-en-Vexin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Chaumont-en-Vexin
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Thelle
Maire
Mandat
Pierre Rambour
2014-2020
Code postal 60240
Code commune 60143
Démographie
Gentilé Chaumontois
Population
municipale
3 082 hab. (2011)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 06″ N 1° 53′ 23″ E / 49.2683333333, 1.88972222222 ()49° 16′ 06″ Nord 1° 53′ 23″ Est / 49.2683333333, 1.88972222222 ()  
Altitude Min. 69 m – Max. 57 m
Superficie 18,54 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-chaumont-en-vexin.com

Chaumont-en-Vexin est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Ses habitants sont appelés les Chaumontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Chaumont est située dans le Vexin français, au sud-ouest du département de l'Oise, à 9 km de Gisors, 17 km de Magny-en-Vexin, 18 km d'Auneuil, 20 km de Méru et 28 km de Beauvais.

La commune est traversée par plusieurs cours d'eau :

  • La Troësne (ou Troesne), rivière naturelle prenant sa source sur le territoire de la commune d'Hénonville.
  • Le canal de Marquemont prenant sa source au hameau du même nom, rejoignant la Troësne à l'est de la commune.
  • Le ru du Bras d'Or.
  • Le ru du Moulinet prenant sa source dans la propriété du château du Rebetz.

Construite autour d'une butte circulaire centrale s'élevant à environ 125 mètres, recouverte de bois et de prés, entourée au sud par le bois de la Brosse. Elle est construite au bord d'un marécage dû aux nombreuses sources d'eaux qui ont toujours coulé dans la vallée où elle se trouve. La commune se situe à environ 64 mètres d'altitude. La butte centrale n'est pas habitée, mais c'est autour et sur ses flancs que les habitations ont été construites.

Il y a plusieurs hameaux et écarts : Laillerie (ancienne commune), aujourd'hui presque totalement intégrée, Bertichères, Rebetz, Le Petit Rebetz et Saint-Brice (autre ancienne commune). La commune est entourée de nombreux lieux dits témoignant d'une très importante implantation paysanne qui a façonné la commune.

La commune est desservie par une gare située sur la ligne Paris-Saint-Lazare - Gisors-Embranchement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme latinisée Castrum Calvi Montis en 1112.

Archétype toponymique fréquent en France sous les formes Chaumont, Caumont ou Calmont et qui représente le composé roman chals / caux (issues du latin calvus) ancienne formes masculines de « chauve » (jadis féminin) et mont « colline, éminence, mont », soit « mont chauve »[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la région autour de la ville, dans le bois de Bertichères sur la commune de Trie-Château, il reste plusieurs traces du néolithiques : un dolmen dit de la Pierre trouée et un menhir.

La butte centrale du village était originairement plus petite mais elle a été rehaussée par les premiers constructeurs d'une motte castrale au début du Moyen Âge[3].

En 1182, Philippe Auguste donne des institutions communales à la ville, en échange de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d’un service d’ost[4].

Au XIIe siècle Osmond de Chaumont, est seigneur de Chaumont[5] et de Quitry

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 mai 1826 Simon Lelarge   Docteur en médecine
mai 1826 août 1830 Pierre Commecy   Ancien Juge de paix
août 1830 septembre 1858 Jean-Baptiste Wattebled   Propriétaire
septembre 1858 mai 1868 Théodore Renard   Propriétaire
mai 1868 mai 1871 Jean-Baptiste Frion   Propriétaire
mai 1871 janvier 1877 Théodore Renard   Propriétaire
janvier 1877 1878 François Morin   Propriétaire
1878 avril 1882 Félix Baley   Épicier
avril 1882 avril 1885 François Morin   Propriétaire
avril 1885 mars 1894 Joseph Streiff    
mars 1894 novembre 1897 Gustave Gatine   Notaire honoraire
novembre 1897 mai 1900 Félix Baley   Épicier
mai 1900 août 1900 Fernand Leleu    
août 1900 mai 1904 Marie Lebaillis    
mai 1904 mai 1908 Pierre Cozette    
mai 1908 mai 1935 Émile Dechamps    
mai 1935 octobre 1944 Lucien Vergelde   Commerçant
octobre 1944 mai 1945 Georges Martinet   Docteur en médecine
mai 1945 juillet 1962 Roger Blondeau   Agent d'assurance
juillet 1962 mars 1971 Jean Lefèvre   Agent d'assurance
mars 1971 mars 1983 Jacques Blondeau   Agent d'assurance
mars 1983 mars 1992 Georges Costa   Professeur de collège
mars 1992 en cours Pierre Rambour dd Artisan chauffagiste, deuxième
vice-président de la communauté de communes

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 082 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 072 1 081 1 069 1 054 1 126 1 113 1 136 1 201 1 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 146 1 195 1 304 1 269 1 325 1 373 1 412 1 431 1 443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 496 1 513 1 538 1 557 1 509 1 546 1 763 1 728 1 763
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 818 1 889 2 027 2 697 2 965 3 078 3 081 3 085 2 980
2011 - - - - - - - -
3 082 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 21,4 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 15,1 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 16,5 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 31,8 %).
Pyramide des âges à Chaumont-en-Vexin en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
3,7 
7,2 
75 à 89 ans
13,9 
13,2 
60 à 74 ans
14,2 
23,7 
45 à 59 ans
21,3 
17,4 
30 à 44 ans
16,5 
18,5 
15 à 29 ans
15,4 
19,0 
0 à 14 ans
15,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le canton de Chaumont-en-Vexin est très vaste (37 communes). C'est la raison pour laquelle une petite ville comme Chaumont possède deux collèges.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chaumont-en-Vexin Blason D’argent à la montagne de sinople surmontée d’un soleil d’argent rayonnant de gueules[12]
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Chaumont-en-Vexin
D'azur au mont cousu de gueules surmonté d'un soleil d'or[11]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste de nuit.
  • La place centrale de la commune est nommée place de la Foulerie ; c'est ici qu'était foulé le lin provenant des champs des alentours.
  • Le couvent des Récollets a été transformé en mairie au début du XXe siècle.
  • Église Saint-Jean-Baptiste[13] commencée en 1528 sous la direction de Nicolas Jouelle, elle est bâtie sur le flanc nord-est de la butte, et consacrée en 1554. Elle est de type gothique flamboyant en croix latine avec transept saillant.
  • Château de Bertichères des XVIe et XVIIe siècles.
  • Le Musée Raymond Pillon (labellisé Musée de France) présente les pièces paléontologiques et archéologiques récoltées par R.Pillon, cordonnier, Membre de la Société Préhistorique de France et Officier d'Académie.
  • Le site dit "Darcy", légué à la commun, est en cours d'aménagement pour y présenter la Grande Carrière ainsi qu'une plage lutétienne à beach-rock. L'ensemble du domaine sera consacré à la biodiversité actuelle et celle, marine, du lutétien en relation avec le Musée R.Pillon.

La commune possédait plusieurs portes semblables à celle visible à Trie-Château et qui marquaient les limites de la ville médiévale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Escaliers de la rue de l'église

Événements[modifier | modifier le code]

Un salon du livre est organisé tous les ans vers la mi-mai. Il existe deux golfs à Chaumont-en-Vexin ; le golf de Rebetz situé à l'est, celui de Bertichères à l'ouest ; les deux ont été construits dans la propriété de châteaux locaux de style Renaissance tardive.

Divers spécimens de coquillages essentiellement lutétiens ont été découverts dans des carrières sablonneuses près de la commune par l'archéologue Raymond Pillon, dont certains spécimens uniques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard,‎ 1987, 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 164-169
  • Louis Régnier, « Monographie de l'église de Chaumont-en-Vexin », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie de Amédée Pâris, vol. 14,‎ 1892, p. 71-100 (ISSN 11488107, lire en ligne)
  • Jacques Germand et Michel Morel, « Chaumont-en-Vexin », Revue archéologique de Picardie, vol. 16,‎ 1999, p. 153-156 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1999.2057)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 133.
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard, 1981, p. 85.
  3. André Chatelain, L'évolution des châteaux forts dans la France au Moyen Âge, Editions Publitotal,‎ 1988.
  4. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. (ISBN 2-9519441-0-1), p 22
  5. La Seigneurie de Chaumont–en–Vexin
  6. Liste des maires sur le site officiel, consulté le 13 octobre 2010
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Chaumont-en-Vexin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  11. Chaumont-en-Vexin sur le site de la Banque du blason
  12. http://mairie-chaumont-en-vexin.com/index.php?client_name=197340_60143
  13. Église Saint-Jean-Baptiste