Thourotte
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
| Thourotte | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Picardie |
| Département | Oise |
| Arrondissement | Compiègne |
| Canton | Ribécourt-Dreslincourt |
| Code commune | 60636 |
| Code postal | 60150 |
| Maire Mandat en cours |
Patrice Carvalho 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Deux Vallées |
| Démographie | |
| Population | 4 798 hab. (2007) |
| Densité | 1 095 hab./km2 |
| Gentilé | Thourottois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 32 m — maxi. 71 m |
| Superficie | 4,38 km2 |
Thourotte est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie.
Les habitants sont appelés Thourottois.
Sommaire |
[modifier] Géographie et économie
Thourotte se trouve dans le département de l'Oise, au nord-est, entre Noyon et Compiègne, dans le canton de Ribécourt-Dreslincourt. Les communes qui lui sont voisines sont Machemont, Cambronne-lès-Ribécourt, Montmacq, Le Plessis-Brion, Longueil-Annel et Mélicocq.
Thourotte est baignée par l'Oise, son canal latéral et le Matz.
Population (1999) : 5 239 habitants
Rang national (population) : 1 724e
Taux de chômage (1999) : 13,9 %
Revenu moyen par ménage (2004) : 14 449 € / an
[modifier] Histoire
[modifier] De la préhistoire au Moyen Âge
Thourotte est un site néolithique occupé à l'âge du bronze.
C'est le chef-lieu de la châtellenie de Thourotte qui fait partie du comté de Clermont, fut cédée au domaine royal en 1186, passée à la fin du XIIe siècle aux Clermont-Nesle, au XVIe siècle aux Montmorency et réunie au duché de Monchy-Humières en 1690. Jean de Thourotte y fonde un chapitre de chanoines à la nomination du doyen de Saint-Gervais-de-Soissons.
[modifier] Première Guerre mondiale
Occupée en 1914 par l'aile droite de l'offensive allemande, Thourotte restera en limite de front après la première bataille de la Marne. Des canons sur voies ferrées ont été dissimulés dans la boucle asséchée de l'Oise (quartier du Martelois).
Des tranchées d'arrière-ligne y seront creusés lorsque les Allemands parviendront jusqu'au Matz en 1918.
[modifier] Deuxième Guerre mondiale
Malgré la présence d'une verrerie, Thourotte subit peu de bombardements (l'usine est visée le 11 juin 1944. La Résistance avait saboté les outils de production et l'avaient fait savoir aux Alliés.
Le quartier de la gare est rasé pour détruire un train et l'explosion d'un train de munitions entier vers Ribécourt occasionne d'importants dommages collatéraux.
La ville est libérée le 1er septembre 1944, par la 3e armée US de George Patton qui remontait la route nationale de Compiègne vers Noyon.
[modifier] Industrialisation
La physionomie du village change brusquement par la construction en 1919 des verreries de Saint-Gobain, financée par le remboursement des dommages de guerre de la Première Guerre mondiale. Les sites de Chauny et de Saint-Gobain avaient été entièrement détruits pendant la guerre.
L'usine prend le nom d'un lieudit, Chantereine (la chantereine est une variété de grenouille), au nord du village, alors occupé par une ferme et un moulin.
Deux villages apparaissent alors, celui d'origine centré sur la place de la poste, la rue de la République et l'église, et un second à proximité de l'usine avec ses logements (cités d'ouvriers, employés et cadres), sa chapelle, son école, sa coopérative et son cinéma. Les champs entre les deux sont coupés par un chemin de terre tracé par les allers et venues des employés de l'usine vivant au village, qui deviendra la rue Jean-Jaurès. Le groupe scolaire, la mairie actuelle, le stade et la salle des sports seront bâtis dans cet « entre-villages » pour former la ville actuelle.
[modifier] Administration
En 1996, la commune joint la Communauté des Deux Vallées (Oise et Matz)[1] (16 communes associées pour 24 000 habitants).
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1802 | 1813 | Charles LEDRU | ||
| 1813 | 1837 | Brice LE BRASSEUR | ||
| 1837 | 1848 | Antoine GRIGNON | ||
| 1848 | 1848 | Jean-François CUISY | ||
| 1848 | 1866 | Jean-Baptiste GRIGNON | ||
| 1866 | 1871 | Narcisse BONNART | ||
| 1871 | 1874 | Arsène BIBAUT | ||
| 1874 | 1876 | Charles CUISY | ||
| 1876 | 1877 | Narcisse BONNART | ||
| 1878 | 1884 | Jules CORNET | ||
| 1884 | 1892 | Siméon NORMAND | ||
| 1892 | 1896 | Jules CORNET | ||
| 1896 | 1904 | Joseph DEMONCEAUX | ||
| 1904 | 1908 | René SOYER | ||
| 1908 | 1912 | Jules LOILIER | ||
| 1912 | 1919 | Arthur FALEMPIN | ||
| 1919 | 1925 | Joseph ONIMUS | ||
| 1925 | 1928 | Gustave MANIN | ||
| 1928 | 1929 | Arthur FLEURY | ||
| 1929 | 1944 | Joseph ONIMUS | ||
| 1944 | 1945 | Charles BATICLE | ||
| 1945 | 1947 | Edouard PINCHON | ||
| 1947 | 1953 | Charles BATICLE | ||
| 1953 | 1961 | Charles ANCELIN | ||
| 1961 | 1973 | Clotaire BAUJOIN | ||
| 1973 | 1983 | Pierre BAUJOIN | ||
| 1983 | 1989 | Henry MAILLARD | PS | |
| 1989 | en cours | Patrice CARVALHO | PCF puis MUP | Conseiller général du Canton de Ribécourt-Dreslincourt depuis 1992,
Député (1997-2002), Président de la Communauté de communes |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
D’après le recensement Insee de 2007, Thourotte compte 4 798 habitants (soit une diminution de 8 % par rapport à 1999). La commune occupe le 2 067e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 790e en 1999, et le 21e au niveau départemental sur 693 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Thourotte depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1990 avec 5 256 habitants.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 17,3 %) ;
- 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 21,2 %).
[modifier] Héraldique
|
Les armes de Thourotte se blasonnent ainsi : D’or au lion se sable lampassé de gueules. |
[modifier] Lieux et monuments
- Église du XIIe siècle.
- Ville fleurie, à deux fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[7].
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Site officiel de la mairie de Thourotte
- Thourotte sur le site de l'Insee
- http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Thourotte.pdf
[modifier] Notes et références
- Site de la cc-2v
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 4 novembre 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 4 novembre 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 4 novembre 2010
- Évolution et structure de la population à Thourotte en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 4 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 4 novembre 2010
- « Le palmarès des villes et villages fleuris », dans Le Courrier picard, édition de l'Oise, 5 juillet 2008