Sœurs de Saint Vincent de Paul

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Les Filles de la Charité ou Sœurs de Saint Vincent de Paul (en latin Societas Filiarum Caritatis a S. Vincentio de Paulo) sont une société de vie apostolique féminine de droit pontifical et faisant suivre leur signature des initiales F.d.l.C.

Sœurs de Saint Vincent de Paul
Image illustrative de l'article Sœurs de Saint Vincent de Paul
Emblème des Filles de la Charité
Création 1633
Fondateur(s) Vincent de Paul
Liste des ordres religieux

Histoire[modifier | modifier le code]

Instituées en 1633 par saint Vincent de Paul, et dont la formation fut confiée à Louise de Marillac, elles se consacrent au service des malades et au service corporel et spirituel des pauvres. La première sœur fut une vachère Marguerite Naseau qui se consacrait depuis sa jeunesse à l'alphabétisation des petites filles.

Elles constituèrent la première congrégation féminine à obtenir d'échapper à la règle de la clôture. Pour leurs fondateurs, Vincent de Paul et Louise de Marillac, leur monastère devait être les cellules des malades, leur cloître les rues de la ville ou les salles des hôpitaux.

Elles fondèrent en 1837 l'association des Enfants de Marie Immaculée, destinée à rassembler des adolescentes du milieu populaire pour former une élite de piété[1].

Durant tout le XIXe siècle, et jusqu'aux années 1960, les sœurs de Saint Vincent de Paul ont été des auxiliaires de santé dans les hospices et les asiles. Elles le furent d'abord massivement. Puis, à partir de 1920, elles furent remplacées peu à peu par des infirmières, par des infirmiers psychiatriques et par des aides soignantes laïques.

Saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac et les premières "Filles de la Charité"; Église San Carlo al Corso à Milan

Elles représentent l'image familière de la bonne sœur à cornette, de la frangine, soignante et mère fouettard(e) à la fois, se penchant sur le sort de l'orphelin et du vieux parfois alcoolisé à l'hospice.

Cette société de vie apostolique est aujourd'hui présente partout dans le monde et compte 19 937[2] membres dans 94 pays au 31 décembre 2007[3]. De nombreuses Filles de la Charité vivent selon ce précepte sous des formes diverses, accompagnant des femmes, enfants, jeunes, migrants, personnes malades, handicapées, âgées, sans abri, dépendantes… Outre les services de santé, la formation de la jeunesse fait partie intégrante de leur mission.

La supérieure générale est sœur Évelyne Franc, élue en 2009.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Dufourcq, Les Aventurières de Dieu, Paris, Perrin, 2e édition 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Les Filles de la Charité par Armand Gautier (1825–1894)

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Jeunesse mariale », sur europe.2004.free.fr. Hélène Roman-Galéazzi, « Les Enfants de Marie Immaculée », sur rives.revues.org, 2005.
  2. Elles étaient 34 000 en 1985, in Dufourcq, op. cité, p. 685
  3. À la demande de Marie Louise de Gonzague-Nevers, femme du roi de Pologne Jean Casimir, Vincent de Paul envoie des Filles de la Charité à Varsovie en 1659.