Liancourt

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Liancourt
L'église Saint-Martin depuis le sud-est.
L'église Saint-Martin depuis le sud-est.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Liancourt (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Liancourtois
Maire
Mandat
Roger Menn
2014-2020
Code postal 60140
Code commune 60360
Démographie
Gentilé Liancourtois
Population
municipale
7 207 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 54″ N 2° 27′ 58″ E / 49.3316666667, 2.46611111111 ()49° 19′ 54″ Nord 2° 27′ 58″ Est / 49.3316666667, 2.46611111111 ()  
Altitude Min. 38 m – Max. 139 m
Localisation

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Liancourt est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Ses habitants sont appelés les Liancourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, au pied du massif de Clermont et près de la rive gauche de la Brêche, à une distance orthodromique de 53 km au nord de Paris[1], entre le chef-lieu d'arrondissement de Clermont au nord et l'agglomération de Creil au sud.

Liancourt entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Creil composée de 22 communes et regroupant 116 662 habitants en 2009[2],[3]. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 40 km au sud[4], la capitale de la région Picardie, Amiens, se trouve à 64 km au nord[5], Beauvais se situe à 30 km à l'ouest[6] et Compiègne à 28 km à l'est[7].

Communes limitrophes de Liancourt[8]
Bailleval Rosoy
Rantigny Liancourt[8] Verderonne
Cauffry Mogneville

Avec une superficie modeste de 4,75 km2, Liancourt se place au 536e rang des 694 communes de l'Oise, alors que c'est la 17e commune du département par le nombre de ses habitants[9],[10].

Topographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est délimité par la Brêche à l'ouest, par les bois de Louveaucourt et de la Cavée des Meuniers (commune de Bailleval) au nord, et par le bois de Jouart (commune de Rosoy) au nord-est. Avec les zones humides boisées du fond de la vallée de la Brêche, la commune est ainsi presque entièrement entourée de forêts. Au nord et au sud, les maisons de la ville atteignent les limites de la commune. Au nord, les dernières maisons de l'agglomération sont bâties sur le territoire de la commune de Bailleval, bien que séparées de la localité par la forêt. Au sud, le long de la RD 62, une continuité urbaine avec le hameau de Mognevillette (commune de Mogneville) s'établit. À l'ouest, le long de la RD 137, la continuité urbaine avec Rantigny et Cauffry est également établie par une étroite bande de constructions, rapprochant Liancourt de sa gare située en-dehors du territoire communal.

Plus d'un tiers du territoire est construit. Le centre-ville est bâti à une cinquantaine de mètres d'altitude, à peine plus que les rives de la Brêche. Jusqu'à la rivière, le terrain descend légèrement. Au nord de la RD 137 vers la gare, l'on trouve le Grand marais, et au sud, une autre zone humide avec le lieu-dit le Parc, liée au château de La Rochefoucauld. Sinon, des coteaux assez abruptes entourent la ville de trois côtés. Les pentes sont toutefois plus modérées au nord-est où un quartier résidentiel est construit en flanc de colline. Sur le plateau agricole à l'est (lieu-dit la Montagne), une altitude maximale de 139 m au-dessus du niveau de la mer est atteinte.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : La Brêche et La Béronnelle.
La Brêche à Liancourt.

Liancourt est situé sur la rive gauche de la Brêche qui la sépare de Rantigny. La rivière, prenant sa source à Reuil-sur-Brêche, rejoint Liancourt après avoir traversé Clermont avant de se jeter dans l'Oise à Creil. En quittant la commune de Rantigny et l'usine Saint-Gobain, la rivière sert de limite entre les deux communes. Elle longe le Grand Marais situé sur la rive gauche (commune de Liancourt) et passe sous un ancien pont ferroviaire et sous la D37 (pont Bajac) où Cauffry se trouve sur la rive droite. Après avoir longé « le parc », lieu-dit autrefois parc du château de la Rochefoucauld, elle quitte la commune pour passer à proximité de Cauffry et de Mogneville. Elle se jette dans l'Oise à Nogent-sur-Oise.

La Béronnelle, affluent de la rive gauche de la Brêche prenant sa source à Erquery, passe également sur le territoire communal. Devenant parallèle à la Brêche à partir du village de Breuil-le-Sec, elles forment un marais ininterrompu entre leur lit sur plus de 7 km. Arrivant de Bailleval, comme la Brêche, la rivière, après avoir traversé plusieurs étangs, pénètre dans la commune après son passage sur la D630 (entre Liancourt et Rantigny). Elle passe au lieu-dit de « la Fontaine Malade » et longe le Grand Marais situé sur sa rive droite avant de passer sous la D137 où elle rejoint le lieu-dit du parc. Puis, elle rejoint Mogneville où elle se jette dans la Brêche avant le moulin de Sailleville.

De plus, la commune possède trois mares : dans le Parc, Avenue Louis Aragon ; à proximité de la Rue Josiane Mouton, à l'ouest et dans le lieu-dit du Parc, au sud-ouest.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le rond-point de l'Île-de-France.

Liancourt est desservi indirectement par la RD 1016 Paris - Creil - Clermont - Amiens, aménagée en voie express sur sa section de Creil à Clermont. La RD 1016 passe à 2 km à l'ouest du centre-ville, l'échangeur le plus proche se trouvant sur la commune voisine de Cauffry. Trois routes départementales passent par le centre de Liancourt :

  • la RD 62 de Breuil-le-Sec à Nogent-sur-Oise par la vallée de la Brêche arrive de cette première commune par le hameau de Louveaucourt (commune de Bailleval), puis franchit une intersection avec la RD 630 (rejoignant Rantigny) et la rue Pasteur quand elle pénètre sur le territoire communal. Une déviation (avenue Louis Aragon) évitant la rue Pasteur passe au sud-ouest de la ville et rejoint le rond-point d'Île-de-France, ou elle croise la RD 137 et se poursuit par l'avenue du même nom puis par l'avenue Pierre Bérégovoy. La route quitte la commune à la hauteur du hameau de Mognevillette (commune de Mogneville) ;
  • la RD 137, route allant de la RD 37 (Maimbeville) à la RD 44 (Noailles), arrive de Catenoy d'où l'on peut rejoindre Compiègne. Par la montagne de Liancourt, elle descend dans la vallée de la Brêche par la rue de l'École des Arts et Métiers. Elle traverse la place du duc de La Rochefoucauld puis passe par la rue Victor Hugo. Arrivée au rond-point d'Île-de-France, elle croise la RD 62 et rejoint Rantigny et Cauffry par l'avenue Albert Ier. Par l'une de ces deux communes, ont peut rejoindre par un échangeur la voie express de la R D1016 (voir ci-dessus). La RD 137, après Cauffry, se dirige vers Mouy ;
  • la RD 29, route de Liancourt à Pont-Sainte-Maxence, débute de la rue des Arts et Métiers où elle passe par la rue Jules Michelet et quitte la commune pour traverser Angicourt.

Une variante de la RD 137 existe sous la forme de la rue du général Leclerc, entre la colonne des Arts et Métiers et le carrefour RD 137 / RD 29 au centre-ville. Moins raide grâce à un itinéraire avec lacets, elle permet aux poids lourds d'éviter la rue de l'École des Arts et Métiers et d'arriver au sommet de la montagne de Liancourt pour rejoindre Compiègne.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Liancourt - Rantigny.

La gare de Liancourt-Rantigny, mise en service en 1846 sur la ligne de Paris-Nord à Lille, est située entre les gares de Clermont-de-l'Oise et de Creil sur la commune de Rantigny, à une distance routière de 2 km de la mairie de Liancourt. Elle est desservie par les trains TER Picardie (relation 22 Amiens - Creil - Paris). Quatorze à quinze trains par jour et par sens s'arrêtent du lundi au vendredi, et six à sept les dimanches et jours fériées. Du lundi au vendredi, la moitié des trains est origine ou terminus Creil, un changement étant donc nécessaire pour les déplacements entre Liancourt et Paris. Un TER Picardie met en moyenne 43 min pour atteindre la capitale, avec quatre arrêts intermédiaires[11].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Liancourt est desservi par trois lignes d'autocars du réseau départemental Sud-Oise du Conseil général de l'Oise, exploitées par Keolis Oise à Senlis. Ces lignes ne fonctionnent que du lundi au vendredi, un service limité étant en plus proposé le samedi en période scolaire. La ligne n° 1 relie Liancourt à Creil (sept allers et huit retours en période scolaire, moins pendant les vacances) et à Bailleval (période scolaire uniquement hormis le mercredi)[12]. La ligne n° 8A relie Catenoy et Sacy-le-Grand à Liancourt, sa vocation étant essentiellement scolaire avec un unique aller-retour assuré pendant les vacances (deux le mercredi). S'y ajoute toutefois un aller-retour Liancourt - Pont-Sainte-Maxence le vendredi, pour le marché de cette ville. Finalement, la ligne n° 8B assure la navette entre les différents quartiers de la ville et la gare SNCF, à raison de neuf allers et six retours, circulant pendant toute l'année[13]. Le tarif est de 1,50 € pour un trajet court et de 2,00 € pour un trajet long, l'aller-retour étant à respectivement 2,20 € et 3,00 €[14].

Accès aux aéroports[modifier | modifier le code]

L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est éloigné de 50 km environ par la route. Il n'existe pas de liaisons directes avec cet aéroport, mais la ligne routière régionale « Picardie - Roissy » permet un accès rapide depuis Creil, avec un seul arrêt intermédiaire à Senlis[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Landulficurtis en 828[16], c'est-à-dire « domaine de Landulf », du bas latin curtis ou gallo-roman *CORTE « domaine, ferme », et d’un anthroponyme germanique composé des éléments *landa « territoire », et wulf « loup ». Les formations toponymiques médiévales en -court sont caractéristiques de la zone d'extension primitive des Francs et l'appellatif -court traduit l'appellatif germanique -hove, -hof « cour, ferme »

Histoire[modifier | modifier le code]

Château au XVIIIe siècle
La commune est reliée au chemin de fer depuis 1846.
voit ici l'intérieur de la gare de Liancourt - Rantigny, photographiée avant la Première Guerre mondiale.

Une motte castrale subsiste dans « le parc du bas », dont il ne reste un monticule qui semble attester une présence romaine dans la région.

Au XVIIe siècle, la ville s’appelait Liancourt-les-Belles-Eaux et l’agencement de son château, de ses jardins, de ses fontaines et de ses canaux auraient servi de modèle au prestigieux Versailles.

La ville a connu tous les fléaux et les tourments de l’histoire: les ravages effectués par les Normands en 860 et en 891, la Jacquerie de 1358 et celle de 1429, la peste de 1348, celle de 1625, les famines qui se sont ensuivies, aggravées par les hivers rigoureux - les hommes étaient contraints à peler les arbres pour en manger les écorces - étés caniculaires, ou encore pluies de hannetons.

La ville-seigneurie a appartenu à une très ancienne famille charentaise, les La Rochefoucauld, dont le membre le plus illustre fut l’auteur des célèbres Maximes.

Le duc de La Rochefoucauld (1747-1827), statufié sur la place de la ville, a créé dans l’une de ses fermes, la Ferme de la Montagne, une école de formation professionnelle pour les orphelins de la région.

En 1776, à l’époque de la Guerre d’Indépendance américaine, ce fut une expérience pilote et totalement innovatrice qui donna naissance à la première école des Arts et Métiers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville et le monument aux morts entourés de leur parc.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    François XIII de La Rochefoucauld    
7 novembre 1942 7 novembre 1942 Jacques Paul Soulier    
13 juillet 1949 13 juillet 1949 Georges Lenoël    
19 septembre 1952 29 janvier 1953 Georges Lensel    
1953 1965 Pierre Borau   compagnon de la Résistance[Quoi ?].
Les données manquantes sont à compléter.
1989 en cours
(au 9 juillet 2014)
Roger Menn PS Président de l'OPAC Oise Habitat[17]
Réélu pour le mandat 2014-2020[18]

La commune fait partie de la Communauté de communes du Liancourtois « la Vallée dorée ».

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 207 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 074 962 1 236 1 262 1 266 1 292 1 364 1 325 1 345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 300 2 612 3 112 3 917 4 053 4 652 4 286 4 033 4 169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 999 3 924 3 928 3 630 3 469 3 327 3 120 3 391 4 046
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 850 5 078 5 750 6 112 6 178 6 476 7 110 7 194 7 207
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (53,9 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 53,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 25,2 %, 30 à 44 ans = 24 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 15,2 %) ;
  • 46,1 % de femmes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 20,9 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 21,2 %).
Pyramide des âges à Liancourt en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,5 
4,0 
75 à 89 ans
8,8 
10,9 
60 à 74 ans
10,9 
20,2 
45 à 59 ans
19,1 
24,0 
30 à 44 ans
20,3 
25,2 
15 à 29 ans
20,9 
15,4 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Liancourt

Les armes de Liancourt se blasonnent ainsi :

Ecartelé au 1) d’argent à la croix engrêlée de gueules chargée de cinq coquilles d’or, au 2) burelé d’argentet d’azur aux trois chevrons de gueules, le premier écimé, brochant sur le tout, au 3) de gueules aux monogramme des Arts et Métiers d’or, brochant sur une roue dentée du même au 4) d’azur au soc de charrue d’argent et au marteau du même passés en sautoir ; le tout d’argent à la fasce de sable.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Monument historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Rochefoucauld.

Les anciennes dépendances du château de Liancourt datant du XVIIIe siècle comprennent les communs, le pavillon du jardinier et la laiterie. Le château a été détruit[23],[24]. L'ensemble des dépendances du château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 3 décembre 1930[25].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le musée national Gadzarts, dans la ferme de la Montagne ou de la Faïence, rue de la Faïence : La Fondation des Arts et métiers a acheté, un peu avant 1980, l'ancienne ferme de la Montagne dans laquelle le duc de La Rochefoucauld-Liancourt avait fondé une première école, en 1780, pour des pupilles de son régiment de dragons. Cette école a été la forme primitive des écoles impériales d'Arts et Métiers fondée en 1804 par Napoléon Ier en transférant l'école de Liancourt à Compiègne, puis, en 1806, à Châlons-en-Champagne[26]. La Fondation des Arts et Métiers y a fondé le Musée National Gadzart[27], inauguré en 1990.
  • Le tombeau du duc de La Rochefoucauld-Liancourt, à gauche du portail de la cour de ferme : Le monument funéraire du tombeau du duc de La Rochefoucauld-Liancourt s'appuie contre le mur-pignon d'un ancien bâtiment agricole. Il est assorti de trois plaques commémoratives installée à de différentes occasions par les anciens élèves.
  • La colonne des Arts et Métiers, rue des Arts et Métiers (RD 137) / rue de la Faïence, à la sortie nord-est de la ville et à 250 m du musée Gadzarts : Elle a été élevée en 1882 par les Gadzarts à l'occasion du centenaire de la création de leur première école, et rappelle les autres écoles des Arts et Métiers fondées en France[28].
  • Statue de la Rochefoucauld-Liancourt, place Rochefoucauld : Elle a été érigée par les anciens élèves des écoles et par la population sur la place du même nom et inaugurée pour la première fois le 6 octobre 1861. Sans le piédestal, la statue mesure 2,6 m de haut. Enlevée par les Allemands le 24 février 1942, elle est refondue en plein bronze par les Gadzarts et remise en place le 24 juin 1951 en présence du duc de Liancourt[28].
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  • L'hôtel de ville, le monument aux morts et son parc, rue Jules-Michelet : Le bâtiment de la mairie est une ancienne résidence bourgeoise. Grâce aux dispositions testamentaires prises par sa dernière propriétaire, Mme Gromard, la ville a pu l'acquérir à des conditions très avantageuses. L'inauguration a eu lieu le 15 juillet 1905. À la fin des années 1960, le plan d'urbanisme prévoit la destruction de la mairie et de son parc[29], projet finalement non réalisé. L'ensemble a ensuite été restauré.
  • L'église Saint-Martin (du XIIe au XVIe siècle), place du chanoine Snejdareck : Elle présente sous un vaste toit de tuile une nef de la fin de la période romane et ses collatéraux. Il y avait autrefois trois toitures différentes. Le clocher, aux baies lancéolées, et la façade ont été modifiés à partir de 1578, lors de l'édification du chœur, du transept et des chapelles avec leurs caveaux (XVIe siècle). Elle est placée sous le vocable de saint Martin. Sa façade offre une représentation du saint patron, une plaque de métal sculptée où on le voit couper son manteau, sa cape, en deux à l’aide de son épée. Roger du Plessis et Jeanne de Schomberg sont inhumés dans le caveau de la chapelle de face, sans monument ni inscription[30]. L'église possède cinq objets classés : la dalle funéraire d'Hélie Monnet et Catherine Bazar[31], la dalle funéraire de Jacques de Langle et Marie de Auger [32], la dalle funéraire à effigie gravée de Mathurin Serault[33] et les fonts baptismaux[34], tous classés en 1912 et le monument funéraire de Charles du Plessis et d'Antoinette de Pons composé de leur statue de marbre (classé depuis 1886)[35].
  • Parc de Liancourt, à l'ouest du centre-ville, au nord du château.
  • La pyramide au souvenir de Georges de La Rochefoucauld (1829-1861), quartier des Ducs, rue de la Pyramide.
  • Villas et maisons industrielles, au centre-ville et le long de la rue Albert-Ier entre le centre et la gare de Liancourt-Rantigny.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Liancourt dépend de l'académie d'Amiens, on compte :

  • le groupe scolaire Jean Macé (maternelle et primaire) ;
  • le groupe scolaire Albert Camus (maternelle et primaire) ;
  • l'école maternelle Jean de la Fontaine ;
  • un collège : le collège de la Rochefoucauld ;

Liancourt ne possède pas d'école privée.

Santé[modifier | modifier le code]

  • L'Hôpital Villemin-Paul-Doumer
Article détaillé : Hôpital Villemin-Paul-Doumer.

Centre hospitalier dépendant de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP).

Cultes[modifier | modifier le code]

Liancourt accueille le culte catholique romain dans l'église Saint-Martin.

Sports[modifier | modifier le code]

Liancourt possède :

  • deux gymnases : au collège et la salle Guy Lejeune ;
  • un stade (dans le quartier de la Faïence) ;
  • un centre aquatique intercommunal ;
  • deux terrains de tennis à proximité du centre aquatique.

Médias[modifier | modifier le code]

Liancourt ne possède pas de médias basés dans la ville. Des équipes de journaux quotidiens locaux et régionaux (Le Bonhomme Picard, Le Courrier Picard, Le Parisien...) se relayent les informations locales. La chaîne régionale est France 3 Picardie basée à Amiens.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque Lucien Charton, ouverte en 2011 dans les locaux des anciens communs du château de la Rochefoucauld.
  • Fête communale et Grande Cavalcade. Depuis 1999, en juin, la commune organise une Grande Cavalcade, grand défilé de chars fleuris l'après midi et illuminés le soir à la tombée de la nuit. Cette grande Fête populaire se termine par un Grand Feu d'Artifice tiré depuis La Place Verte pour clotûrer cette manifestation très appréciée.

Centre pénitentiaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre pénitentiaire de Liancourt.

Le centre a été ouvert en 2004. Avant 2004, il était un établissement spécialisé notamment dans les longues peines et où, entre 1995 et 1999, le cinéaste Francis Fehr a initié l'opération "Ecrire Enfermé"[37].

Il comprend aujourd'hui quatre bâtiments d’hébergement :

  • un affecté au régime maison d’arrêt (246 places) ;
  • deux sous le régime de centre de détention (384 places) ;
  • un quartier réservé aux détenus mineurs (20 places).

Chaque cellule est équipée d’une douche, on compte 10 m2 pour une simple et 14 m2 pour une double. Des cellules de 20 m2 adaptées existent pour les personnes handicapées. L’établissement dispose d’un terrain de football, d’un gymnase, d’une bibliothèque et d’un centre scolaire. Dans le quartier des mineurs, les gardiens sont en tenue de sport. Ce centre a fait parler de lui dans une affaire de violences sur détenus, où le directeur a été muté[38].

Jumelages[modifier | modifier le code]

BlankMap-Europe-v3.png
La commune de Mainburg en Allemagne
La commune de Olgiate Comasco en Italie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1995 (1re édition 1968), 557 p. (ISBN 2841780538)
  • Xavier de Courville, Liancourt, sa dame et ses jardins, s.l., s.n.,‎ 1924 (lire en ligne). (notice BnF no FRBNF386720411), Rééditions : Paris, 1925, Librairie Bloud et Gay, (notice BnF no FRBNF319764064) ; 2004, (notice BnF no FRBNF391951960)
  • Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise),‎ 1837, 146 p. (lire en ligne)
  • Raymond Poussard, « Les châteaux de Liancourt », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, no 129-130,‎ décembre 2006, 62 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Composition communale de l'agglomération : 60601-Creil », sur le site de l'Insee (consulté le 18 octobre 2012).
  3. « Résumé statistique - unité urbaine de Creil », sur le site de l'Insee (consulté le 18 octobre 2012).
  4. « Orthodromie entre Liancourt et Tremblay-en-France », sur lion1906 (consulté le 30 juillet 2012).
  5. « Orthodromie entre Liancourt et Amiens », sur lion1906 (consulté le 30 juillet 2012).
  6. « Orthodromie entre Liancourt et Beauvais », sur lion1906 (consulté le 30 juillet 2012).
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  15. [PDF] « Creil - Roissy, horaires valables du 11 décembre 2011 au 14 juillet 2012 et du 19 août 2012 au 8 décembre 2012 », sur TER Picardie (consulté le 30 juillet 2012).
  16. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 400b
  17. Patricia Haute-Pottier, « 14 nouveaux logements à Sacy et 11 en prévision à Liancourt », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3297,‎ 9 juillet 2014, p. 17
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  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
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  25. « Communs du château de la Rochefoucauld », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  28. a et b Lucien Charton, Liancourt et sa région, op. cit., p. 249.
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  31. « Dalle funéraire d'H.Monnet et C.Bazar », base Palissy, ministère français de la Culture
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  35. « Monument funéraire de C.du Plessis et d'A.de Pons », base Palissy, ministère français de la Culture
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  37. « L'Opération "Ecrire enfermé" », Francis Fehr, Prison Justice n°107, janvier 2014, p. 31-37.
  38. Le Nouvel Obs