Maignelay-Montigny

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Maignelay-Montigny
L'entrée dans la commune par le Nord, en venant de Crèvecœur-le-Petit et Montdidier.
L'entrée dans la commune par le Nord, en venant de Crèvecœur-le-Petit et Montdidier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Maignelay-Montigny (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau Picard
Maire
Mandat
Denis Flour
2014-2020
Code postal 60420
Code commune 60374
Démographie
Gentilé Maignemontois, Maignemontoises
Population
municipale
2 695 hab. (2011)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 33′ 11″ N 2° 31′ 16″ E / 49.5530555556, 2.5211111111149° 33′ 11″ Nord 2° 31′ 16″ Est / 49.5530555556, 2.52111111111  
Altitude Min. 84 m – Max. 130 m
Superficie 18,79 km2
Localisation

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Maignelay-Montigny est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie est dans la région naturelle du Santerre.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune s’étend sur une large plaine à vocation agricole parsemée de nombreux bois. Ce territoire dans l’ensemble assez plat, parcouru par quelques vallons ou anciennes vallées sèches, a une altitude moyenne pas très élevée (de 119 mètres, au-dessus du niveau de la mer à l’église Sainte Marie-Madeleine à 105 mètres à l’église Saint Martin de Montigny).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Maignelay-Montigny, dépourvue de rivières, possède toutefois la curieuse particularité d’être située sur une ligne de partage des eaux, entre le bassin de l’Oise et celui de la Somme. De sorte que si le territoire (y compris l’ensemble du canton) est pauvre en eaux superficielles, il n’en est pas de même pour les eaux souterraines, abondantes, qui se trouvent souvent à une grande profondeur. D’où l’existence à Maignelay-Montigny de deux stations de pompage importantes, celle du « Bois des Planiques » et celle du « Pont Maillet » pour l’alimentation en eau potable.

Ce problème d’alimentation en eau se pose de manière assez semblable dans les autres communes du canton de Maignelay et, en partie, sur l’ensemble du « Plateau Picard ». Les puits d’alimentation des communes doivent en moyenne être forés jusqu’à 40 mètres de profondeur[1] pour pouvoir trouver de l’eau potable. Par le passé, il a parfois fallu descendre jusqu’à 300 mètres, à Méry-la-Bataille et à Welles-Pérennes[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Au-delà de la fusion réalisée en 1971 et de leur long passé commun, les deux anciens villages de Maignelay et de Montigny ont su garder, chacun, une histoire propre de leurs noms.

Maignelay, nom à la sonorité curieuse et à la présence unique dans la liste des communes de France ne dérive pas, contrairement à certaines idées reçues, du nom de sa sainte patronne Marie Madeleine ou d’une forme latine ancienne. Non, sa graphie a évolué au cours des siècles et les formes anciennes de Megnelers (1197) et Meignelers (1200) prouvent en fait que l’on est en présence d’un toponyme d’origine germanique composé de deux éléments :

Le second élément, issu du germanique –hlaeri/-lari signifie « espace inculte, clairière » prenant au pluriel la finale –lers. Éléments que l’on retrouve aussi dans la toponymie picarde de Maulers, dans l’Oise, ou Boufflers, dans la Somme... Quant au premier élément il peut être dérivé du latin magnos, signifiant « grands » d’où « les grandes terres »… ou encore représenter le nom d’un homme germanique dénommé Magino, assez fréquent comme premier élément des noms de villages dans la partie nord de la France, comme Magnicourt-sur-Canche dans le Pas-de-Calais ou Manville, en Moselle... d’où le sens suivant « la lande ou la clairière de Magino ». Dans l’attente de manuscrits carolingiens qui restent à découvrir et qui permettraient d’en savoir plus, les deux significations du nom de Maignelay sont possibles.

Montigny, en revanche est non seulement connu dès le VIIIe siècle, c’est-à-dire que ce nom est de 5 à 600 ans plus ancien que celui de Maignelay mais, tout comme celui de Méry dans le canton de Maignelay, ces deux toponymes d’origine latine révèlent l’existence d’un établissement agricole ancien ou d’une villa gallo-romaine. Il existe en effet dans nos archives de nombreuses mentions de l’existence de Montigny depuis le VIIIe siècle, sans confusion possible avec les quatre Montigny existant dans l’Oise ou les centaines d’autres Montigny à travers la France, contrairement à Maignelay dont le nom est unique !

La graphie de Montigny a également évolué à travers les siècles. On trouve la première mention du nom de Montigny dans un testament de 766 par lequel l’Abbé de Corbie donnait tous ses biens à l’Abbaye de Saint-Denis... dont, notamment « Tertiniago (Tartigny), Montigniago (Montigny), Galneas (Gannes) »... Puis le nom de Montigny va se transformer en Monteigny en 1150, Montignagus en 1237 et enfin en Montigny dès 1273.

Mais quelle explication étymologique proposer au nom de Montigny ? Certains pensent que ce nom, dérivé du latin Montinicus, « ne désignerait pas forcément, et pour cause, une haute montagne mais peut-être une petite montée », une côte !... Cependant, quand on connaît la topographie des lieux où il n’existe aucune élévation, cette explication est assez peu vraisemblable puisque le village de Montigny s’étire en descendant doucement vers une vallée sèche, amorce de la vallée de l’Aronde, et cet ancien village se situait presque entièrement en contrebas de Maignelay qui, lui, était fortifié.

L’explication la plus plausible est celle du toponymiste Georges Massot « Aucun doute possible dit-il, il s’agit d’une ancienne ferme en-(i)acum dont le premier élément est généralement le nom du propriétaire, en l’occurrence un homme gallo-romain conjectural appelé Montanius, augmenté du suffixe connu « acum », soit Montiniacum, le domaine de Montinius ».

En conclusion, le toponymiste résume donc ainsi la situation. S’agissant de « Maignelay, si son nom est unique en France, en revanche il est beaucoup moins ancien que celui de Montigny. Il s’est formé dans la seconde moitié du premier millénaire, à la différence de Montigny dont on connaît l’existence six cents plus tôt, dès le VIIIe siècle.

Malgré tout Maignelay, outre ses prestigieuses lettres de noblesse dues au siège d’une forteresse puis d’un duché-pairie, présente portant aussi d’honorables lettres d’ancienneté !... Toutefois sa graphie correcte devrait être plutôt celle de Maignelers ! ».

Enfin, quant à Montigny ce village si ancien, il s’était aussi appelé dans le passé « Montigny-en-Beauvaisis » ou « Montigny-en-chaussée » du fait de l’existence d’une voie romaine. Et, à la fin du XVIIIe siècle, la commune de Montigny fut douloureusement séparée de Maignelay pour être rattachée, quelque temps après la Révolution, au canton de Saint-Just. Mais Montigny refera partie du canton de Maignelay, à partir des années 1830, et les deux anciens villages fusionneront en 1971.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Maignelay, à l’origine petite localité de quelques dizaines de foyers seulement, était surtout connue comme « place fortifiée », dès le XIIe siècle. C’est la famille « Tristan » (dite de Maignelay) qui occupa le château fort et qui contrôla la plupart des villages et terres de la région pendant environ trois cents ans.

Montigny, village plus important de quelques centaines de foyers, s’était déjà organisé en « commune » au Moyen Âge grâce à une charte royale octroyée dès 1155[3].

Les premiers seigneurs de Maignelay au Moyen Âge, dits Tristan, du XIIe au XVe siècle[modifier | modifier le code]

On sait que Pierre « Tristan » de Maignelay protégea le roi Philippe-Auguste à la bataille de Bouvines en 1214. Raoul de Maignelay deviendra Gouverneur de Picardie.

Au XIVe siècle, Jean de Maignelay épouse Isabeau de Wace, de Montigny et réalise ainsi la première fusion des deux anciens villages de Maignelay et Montigny, exactement en 1347 (la dernière fusion aura lieu en 1971 soit 660 ans plus tard). C'est de l’époque de ces premiers seigneurs de Maignelay, dits Tristan, que datent la tour et le fossé que nous avons conservés, seuls vestiges de cette famille. Cette forteresse, décrite bien des années plus tard, avait des murs épais de 5 pieds et était flanquée de huit tours entourées de fossés. La plus haute, appelée Judith, avait 10 m de côté. Actuellement il n’en reste plus qu’une seule !

Alors qu'au cours des ans, la lignée masculine des seigneurs de Maignelay voit son rôle se réduire au point de devoir vendre son château, la branche féminine en revanche accroît son influence et se fait un nom grâce à la position de « favorites » qu’occuperont à la cour du roi Charles VII Agnès Sorel, fille de Catherine de Maignelay et sa cousine germaine, Antoinette de Maignelay, fille de Jean II « Tristan » de Maignelay[4].

À partir des XVe/XVIe siècles une autre famille seigneuriale se fixe à Maignelay, les Tristan (d’où parfois une certaine confusion avec les précédents) qui habiteront le petit château Saint-Amand jusqu’à la Révolution. Ces Tristan deviendront seigneurs de Saint-Amand et leur château, détruit en 1920, fera place à l’actuel terrain de sport. De cette famille il reste une pierre tombale dressée dans l’église Sainte-Marie-Madeleine, près des fonts baptismaux.

Les d'Halluin, marquis, puis ducs et pairs de France, du XVe au XVIIIe siècle (de 1498 à 1743)[modifier | modifier le code]

À partir de 1498, le château-fort de Maignelay est racheté par la prestigieuse famille d'Halluin[5], originaire de Flandre, laquelle fut d’abord au service des Ducs de Bourgogne en lutte contre la monarchie française. Le premier de sa lignée à s'installer à Maignelay est Louis d'Halluin, rallié à la France. C'est probablement le roi Louis XI qui l'encouragea à s'installer à Maignelay, à proximité de la frontière nord du royaume, à mi-chemin des Flandres où Louis d'Halluin avait gardé des relations utiles.

Louis d'Halluin et ses descendants directs vont rester à Maignelay pendant 250 ans, de 1498 à la mort d'Anne d'Halluin en 1641... puis jusqu’en 1743 par leurs alliances. À Maignelay, les d’Halluin vont renforcer la fonction militaire de la forteresse, au départ fort délabrée, puis faire du château une résidence Renaissance somptueuse de cent mètres de façade, avec décoration d'inspiration italienne... Louis d'Halluin a en effet été maître des cérémonies au sacre du roi Charles VIII à Naples, pendant les guerres d'Italie. À sa mort, en décembre 1519 on lui fera des funérailles grandioses dans l’église de Maignelay, qui dureront deux semaines !

C'est en faveur de Charles d'Halluin, à la quatrième génération, que la terre de Maignelay sera érigée en duché-pairie... de 1587 jusqu'au décès en 1656 du Maréchal de Schomberg, second époux d'Anne d'Halluin, lequel sera donc le dernier "duc d'Halluin" à avoir séjourné au château de Maignelay... Mais par les lignées féminines héritières des terres et du château, le village de Maignelay continuera à s’appeler Halluin jusqu’en 1743… (À noter que c’est le roi Henri III qui avait accepté, en 1587, qu’on débaptisât Maignelay pour permettre à Charles d’Halluin, marquis de Maignelay et de Piennes, devenu duc, de faire accéder à la dignité ducale le nom illustre de sa famille mais dont les terres d’origine restaient situées en Flandre, c’est-à-dire à l’étranger. Aussi, pour faire du duc d’Halluin un vrai duc français, le village et le château de Maignelay seront débaptisés pour s’appeler « Halluin », pratiquement jusqu'à la Révolution.

De la période d'Halluin il reste la partie centrale du château avec de belles salles voûtées en sous-sol et une façade élégante décorée de pilastres corinthiens et de frises. Les d’Halluin ont également fait bâtir les églises de Maignelay, Montigny et Ravenel… Tous les villages et les terres des alentours ont dépendu aussi du duché d’Halluin pendant environ 250 ans.

Cependant, à la même époque plusieurs petits fiefs existaient aussi dans la proximité des seigneurs de Maignelay. Outre la seigneurie des Tristan de Saint-Amand, à Maignelay, il existait encore une seigneurie à Montigny assez importante, celle de la famille Scourion qui portait le titre de seigneurs d’Haudiviller... Ce fief s’étendait aux XVIIe et XVIIIe siècles sur toute la partie basse de Montigny et constituait « un hameau de la paroisse de Montigny »... avec son château, ses fermiers, son administration et sa justice seigneuriale. L’actuelle rue d’Audivillers est la seule à en avoir conservé le souvenir. Les Scourion sont enterrés dans l’église Saint-Martin de Montigny, leur paroisse.

Les La Rochefoucauld, ducs de Liancourt et marquis de Maignelay, aux XVIIIe et XIXe siècles (de 1743 à 1878)[modifier | modifier le code]

En 1743 la terre et le château de Maignelay passent entre les mains du Duc de La Rochefoucauld lequel possède déjà le château de Liancourt, à une trentaine de kilomètres. Son petit-fils, le Comte Alexandre de La Rochefoucauld, général d'Empire, résidera à Maignelay après la Révolution et contribuera à la restauration du château, fortement endommagé et en partie détruit durant la période révolutionnaire. En effet, les La Rochefoucauld ayant dû abandonner leurs biens devront, à leur retour d'exil, racheter leur château et toutes leurs terres.

La fille du Comte Alexandre, Adélaïde de La Rochefoucauld, épouse du Prince Borghèse également général d’Empire, sera la dernière occupante du château de Maignelay, jusqu'à sa mort en 1877, terminant ainsi la lignée des trois illustres familles propriétaires successives du château de Maignelay depuis le XIIe siècle.

Les La Rochefoucauld ont conservé la partie centrale et ancienne du château et feront construire deux ailes supplémentaires en briques en forme de tours, aux extrémités. La princesse Borghèse, qui réside souvent à Maignelay, veille au bon entretien du château et à l'aménagement du parc et du bois, leur redonnant un certain lustre. Elle fera également aménager et décorer la place communale (actuelle place du Général De Gaulle) la dotant d'une statue de la Madone (réplique des statues de la Villa Borghèse à Rome) et d'un bassin avec jet d'eau alimenté par un aqueduc souterrain depuis les sources de Coivrel. Elle veillera aussi à perpétuer l’exercice du Jeu de paume, qu’elle pratiquait elle-même, instituant un libre usage du Pal Mail par la population de Maignelay tant qu’existera une société locale de paume.

En 1878, le château est vendu à la famille Normand, propriétaire de sucreries dans la Somme, laquelle le revendra vers les années 1960 à différents repreneurs français, puis allemands qui le laisseront dans un état de délabrement avancé. La municipalité de Maignelay-Montigny avait lancé sans succès, dans les années 1995, une procédure en justice pour le récupérer. En 2007 le château, toujours à l’abandon, est enfin racheté par la famille Marini qui souhaite le restaurer et en faire un centre hôtelier et de conférences[6].

Jusqu'à ces dernières années on n’avait jamais pu retrouver le plan ancien de ce château, tant aux Archives nationales que départementales, mais il doit bien exister tout de même quelque part vu son importance dans la formation des frontières nord du royaume.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Maignelay-Montigny

Les armes de Maignelay-Montigny se blasonnent ainsi :

accolés : 1) de gueules à la bande d'or, 2) d'argent aux trois lionceaux de sable lampassé de gueules et couronné d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Maignelay-Montigny
depuis la fusion des communes de Maignelay et de Montigny[7]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 1985 Marcel Ville PS directeur d'école
décembre 1985 1988 Jocelyne Ribar PS infirmière
octobre 1988 1989 Michel Bourgeois   administrateur général des Nations unies
mars 1989 2001 Jacqueline Girardeau PS cadre administratif des affaires sociales
mars 2001 en cours
(au 10 septembre 2014)
Denis Flour PS enseignant
Réélu pour le mandat 2014-2020[8],[9]

Depuis la Révolution, Maignelay a connu trente-cinq maires, Montigny, vingt-et-un et la commune issue de la fusion, six.

Parmi ceux-ci, deux ont été députés, à savoir :

  • Armand Rendu, maire de Maignelay a été député de l’Oise de 1898 à 1902
  • Paul Duquesnel, maire de Montigny a été député de l’Oise de 1902 à 1906

De sensibilité politique opposée ces deux députés ont été élus à tour de rôle à l’Assemblée nationale, mais aussi par la suite au Conseil général de l'Oise.

Et six maires ont été conseillers généraux : Rémy Fournier, notaire, Armand Rendu, archiviste de l’Oise et de la Somme, Paul Duquesnel, magistrat, Rémy Rendu, notaire, Louis Debove, entrepreneur et Marcel Ville, enseignant, premier maire de Maignelay-Montigny, qui deviendra président du conseil général de l'Oise.

Situation administrative actuelle et ancienne :

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

La commune de Maignelay-Montigny, avec ses 2 500 habitants, est située au nord du département de l’Oise, à mi-chemin de Beauvais et de Compiègne et au centre du Plateau picard. Elle est constituée des deux anciennes communes de Maignelay et de Montigny qui ont décidé de fusionner en 1971, lors de la promulgation des lois sur les regroupements de communes. Ainsi la nouvelle commune regroupée de Maignelay-Montigny a-t-elle la particularité de posséder deux églises, deux châteaux d’eau… mais désormais une seule mairie construite en 1980 à la jonction des deux anciens territoires.

Chef-lieu de canton[modifier | modifier le code]

Devenu chef-lieu de canton à la Révolution, le canton de Maignelay regroupe actuellement dix-neuf communes rurales réunissant près de 10 000 habitants, lesquelles communes furent autrefois, pour la plupart, dépendantes de la seigneurie de Maignelay et de son château-forteresse, d’où l’existence d’un long passé commun assumé par les populations du canton… Par la suite, avec les 32 autres communes du canton de Saint-Just-en-Chaussée, Maignelay-Montigny et son canton ont choisi de s’associer (sous l’impulsion de Pierre Guyard 1946-2007, infatigable spécialiste de l’aménagement rural du territoire) pour jouer ensemble, à partir des années 1970, la carte de l’intercommunalité. Le canton de Maignelay et celui de Saint-Just forment donc désormais un regroupement de 52 communes rassemblant 28 000 habitants au sein de la Communauté de communes du Plateau Picard. Son siège, précédemment situé à Maignelay-Montigny est désormais installé au Plessier-sur-Saint-Just.

« Il s’agissait, d’après Pierre Guyard parlant de la création de cette Communauté, d’une organisation spatiale originale du territoire des deux cantons, désormais structurés autour de quatre quartiers-centres ou «centre-urbain » : Saint-Just, Maignelay-Montigny, Le Plessier, Ravenel et de sept pôles structurants ou bourgs/périphériques : Ferrières, Tricot, Laneuvilleroy, Lieuvillers, Avrechy, Bulles, Wavigniess répartis sur les deux cantons.

Communauté de Communes[modifier | modifier le code]

Puis, à partir des années 1995/1996, sous l’impulsion de la Région de Picardie, la Communauté de communes des deux cantons de Maignelay et de Saint-Just va chercher à se rapprocher des Pays du Clermontois pour constituer un ensemble encore plus vaste destiné au développement de services plus nombreux et plus proches des populations, au sein cette fois d’un «Bassin de vie organisé en Pays ». La commune de Maignelay-Montigny, à travers la Communauté du Plateau Picard et en association avec les Pays du Clermontois, participe donc actuellement au développement d’un ensemble de 75 000 habitants organisé en « Pays ».

Le futur[modifier | modifier le code]

La commune de Maignelay-Montigny qui a voté aux dernières élections municipales de 2008 à 80 % des électeurs inscrits pour un conseil municipal constitué depuis trente ans de 19 élus, disposera lors des élections suivantes, et avec une population qui aura dépassé le seuil des 2 500 habitants, d’un conseil élargi comprenant cette fois 23 membres élus au lieu des 19 conseillers actuels.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 695 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
762 819 859 829 775 809 747 757 755
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
718 761 719 723 764 779 747 708 701
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
729 690 685 698 640 628 616 684 604
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
634 640 1 700 2 018 2 273 2 489 2 464 2 695 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 15 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 17,7 %).
Pyramide des âges à Maignelay-Montigny en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,3 
4,5 
75 à 89 ans
6,4 
10,3 
60 à 74 ans
11,0 
20,1 
45 à 59 ans
20,8 
22,7 
30 à 44 ans
22,5 
20,5 
15 à 29 ans
18,7 
21,8 
0 à 14 ans
20,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Économie[modifier | modifier le code]

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Connu depuis le Moyen Âge, l’ancien village de Maignelay, avec alors seulement dix feux recensés au XVe siècle (c’est-à-dire dix maisons réunissant environ une trentaine d’habitants) dépendait entièrement de la position dominante des seigneurs du lieu et de leur puissant château-forteresse, maintenant fort dégradé... tandis que la commune de Montigny, plus importante avec ses 160 feux situés sur une ancienne voie romaine (avec une population d’environ 5 à 600 habitants) était déjà un gros village organisé en « commune » dès 1155.

De nos jours, sur un territoire d’environ 1200 hectares de terres cultivables, réparties entre une dizaine d’exploitations agricoles, l’agglomération de Maignelay-Montigny reste encore un centre de production agricole important, ce qui était sa vocation première. En effet les deux anciennes communes, autrefois éloignées l’une de l’autre de quelques centaines de mètres avant leur fusion, avaient toujours vécu de la culture des céréales, de la vigne, de l’élevage et de l’artisanat. Cette tradition se poursuit, même si d’anciennes cultures ont disparu au profit de nouvelles, telles le maïs, le lin, les oléagineux, les primeurs...

Toutefois, à partir du XVIIIe siècle, l’ancien village de Maignelay va commencer à se spécialiser et deviendra un centre commercial d’importance pour l’ensemble de sa région, avec ses deux marchés par semaine, où l’on vendait beaucoup de légumes, de grains, de toile, dont une partie destinée à la fabrique de grosse toile de Brunvillers... Il existait aussi deux grandes foires annuelles, les 1er mai et 1er octobre, où l’on pouvait vendre de 7 à 8 000 moutons (J. Cambry, Description du département de l’Oise). Actuellement un marché a lieu chaque vendredi.

Quant à l’ancien village de Montigny, en dehors de l’agriculture qui était aussi son activité dominante, il sera longtemps réputé également pour l’existence de nombreuses carrières (une trentaine souvent creusées dans les cours ou les jardins des maisons individuelles) d’où l’on extrayait de la pierre de taille... Et sa renommée il la devra donc aussi à l’habileté de ses maçons qui bâtirent les deux églises de l’agglomération actuelle et un certain nombre d’autres édifices religieux des environs. Enfin pendant longtemps on fabriqua aussi, à domicile, beaucoup de gants et de bas à Montigny.

De nos jours l’agglomération de Maignelay-Montigny, avec une population qui n’a cessé de croître depuis la fusion de 1971, pour approcher les 3.000 habitants, dispose maintenant de nombreuses activités de services : Poste, gendarmerie, service de secours, collège, écoles, cabinet médical et dentaire, infirmières, cabinets de kinésithérapie, pharmacie, opticien, ambulancier, banques, étude de notaire... Il existe aussi divers commerces de proximité: boulangeries/pâtisseries, charcuterie, café, bars-restaurants, fleuristes, quincaillerie... avec, en plus, la présence de trois grandes surfaces installées sur la zone commerciale, dont deux enseignes généralistes et une spécialisée dans le jardinage et les matériaux de construction. On y trouve encore de nombreux artisans : coiffeurs, garagistes, contrôleur technique de véhicules, entrepreneurs de taxis, d’auto-école, de plomberie/chauffage, couvreurs, maçons, menuisiers, électriciens, pompes funèbres...

Enfin plusieurs petites et moyennes entreprises se sont installées sur les deux sites industriels de la commune : silos de stockage de céréales, fabrique de matériaux de construction et de maçonnerie, manufactures de matière plastique, services d'archivage, entreprise de nettoyage... Ensemble d’activités et de services divers et variés qui rendent ainsi la commune de Maignelay-Montigny particulièrement attractive.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

À cause de la fusion en 1971 des deux anciennes communes, Maignelay-Montigny compte donc désormais cinq sites ou monuments classés ou inscrits à l’inventaire des monuments historiques : les deux églises (Sainte Marie-Madeleine et Saint-Martin), la chapelle Sainte Marie-Madeleine, le calvaire, dit du « Bouquet de l’église », ainsi que les douves et la tour du château.

  • Église Sainte-Marie-Madeleine de Maignelay : Il s'agit de l'église de l'ancienne commune de Maignelay. L'édifice, gothique, fut construit par Louis d'Halluin et terminé en 1516. Le porche s'accompagne d'un portail à deux portes sculptées, séparées par un trumeau, du XVIe siècle. Le tympan est décoré. Le chœur gothique possède une voûte à nervures particulières. Une chapelle seigneuriale s'ouvre sur le chœur et a conservé sa cheminée. Dans l'édifice se trouve également un retable de la Passion en bois, datant du XVe siècle, avec ses volets de fermeture peints. L'église est classée monument historique depuis la liste de 1862[14].
  • Église Sainte-Martin de Montigny : Cette église des XVIe et XVIIIe siècles est celle de l'ancienne commune de Montigny. De style gothique finissant, avec tour Renaissance, le clocher, haut de 37 mètres, est coiffé par un dôme arrondi. À l'intérieur se trouve une statue équestre de St-Martin (XVIe siècle), ainsi qu'un aigle-lutrin du XVIIe siècle. L'église est classée monument historique depuis 1919[15].
  • Calvaire du Bouquet : Sur la route de Maignelay, il fut élevé par la marquise Charlotte de Maignelay en mémoire de son fils de 7 ans tué lors de la chute d'un carosse. Il est classé monument historique depuis 1922[17].
  • Château : les vestiges du rempart médiéval sont inscrits monument historique depuis 2004[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les artistes[modifier | modifier le code]

Maignelay-Montigny « terre d’artistes » s’honore d’avoir donné naissance ou d’avoir inspiré quatre peintres et un céramiste devenus célèbres, à savoir :

Plaque de rue en l'honneur d'Edmond Geffroy, à Maignelay.
  • Edmond Geffroy (1804-1895), né à Maignelay deviendra d’abord un grand acteur de théâtre, créateur de « Chatterton » d’Alfred de Vigny, avant de devenir Doyen des sociétaires de la Comédie-Française. Il sera également un très bon peintre de l’histoire du Théâtre français, dont huit grands tableaux sont conservés au foyer de la Comédie-Française. Décédé à Saint-Pierre-lès-Nemours, une exposition rétrospective de ses œuvres a eu lieu à Maignelay et à Beauvais et un catalogue a été publié par le Musée départemental de l'Oise en 1995. Sa famille repose dans le cimetière.
  • Henri Taurel (1843-1927), né et enterré à Maignelay a vécu au no 47 rue de la Madeleine où il avait son atelier, au premier étage. Peintre de scènes de genre et de paysages picards il est aussi dessinateur et graveur de sujets religieux, dont le tableau de Jeanne d’Arc et un carton de vitrail pour l’église Sainte Marie-Madeleine.
  • Maurice Boitel (1919-2007), peintre de l’École de Paris dont famille est originaire de Maignelay où ses grands-parents sont enterrés. Pensionnaire de la villa Abdel Tiff à Alger, prix Puvis de Chavannes, il a participé à de nombreuses expositions en France (Salon d’automne et des Indépendants aux Champs-Élysées) et à l’étranger : États-Unis, Japon. Parmi ses œuvres locales : de nombreuses toiles de la ville d’Amiens et le porche de l’église Ste Marie-Madeleine de Maignelay.
Tombe de Marcel Bussy, à Maignelay.
  • Marcel Bussy (1922-1990), est né et a été enterré à Maignelay. Attiré très jeune par le dessin et la peinture, il devient élève d’Henri Taurel. Lauréat de l’Académie des Arts d’Amiens, il a exposé dans de nombreuses galeries de France et de l’étranger.
  • Maurice Dhomme (1882-1975), céramiste, est né et a été enterré à Maignelay. Il s’orienta jeune vers le travail de la faïence, depuis l’école de poterie de Lachapelle-aux-Pots, puis exposa dès 1905 au Salon des Artistes décorateurs des faïences et des grès. Il deviendra célèbre après la Première Guerre mondiale en décorant de nombreux monuments et églises reconstruits des régions dévastées. Grand prix à l’Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925, il a souvent exposé au Salon d’automne à Paris. Son fils Sylvain Dhomme est un cinéaste et metteur en scène connu, ancien assistant d’Orson Welles. Maurice Dhomme repose, avec ses parents, dans le cimetière.
  • Marcel Mompezat (1897-1977), écrivain. Marcel Mompezat n’est pas originaire de Maignelay mais il y fut percepteur de 1920 à 1930. Écrivain et poète à ses heures, il publia de nombreux ouvrages dont « La ville asphyxiée » roman satirique sur la vie des habitants de Maignelay et de son canton qui lui valut un procès en 1931, qu’il perdit. L’ouvrage fut interdit mais n’empêcha pas Mompezat de poursuivre une brillante carrière professionnelle et littéraire et d’être un courageux résistant lors de la Seconde guerre mondiale Il a publié également chez Gallimard un roman intitulé « Ambulance H24 » sur l’hôpital militaire de Tricot, tout proche du front durant la Première guerre mondiale, qu’il fit aussi avec courage.

Les militaires[modifier | modifier le code]

Plusieurs militaires de valeur se sont illustrés sous Louis XV, à la Révolution et sous l’Empire mais aussi pendant la Première guerre mondiale :

  • Les Wattelier : Vincent Wattelier (+ 1746 ?), originaire de Montigny fut Officier-en-chef au Grand commun du Roy en 1713, à Versailles. Jean-François Wattellier a été Valet de pied chez son Altesse sérénissime Mademoiselle de la Roche-Guyon en 1738. Enfin, un autre Vincent Wattellier fut Officier chez Monsieur le Chancelier à Versailles, en 1757.
  • Nicolas Marminia (1773-1860), Volontaire de l’An II, né et enterré à Maignelay, est issue d’une ancienne famille qui donna son premier maire à Maignelay à la Révolution. Il va servir successivement la République et l’Empire, se battra et sera gravement blessé dans de nombreux pays d’Europe. Devenu Chef de bataillon il fera partie, pour son courage et son audace au combat, de la première promotion de la Légion d’honneur. Son mausolée a été restauré en 1998 par la municipalité et la Société historique.
  • André Dhomme (1873-1953), né à Maignelay et frère de Maurice Dhomme, le céramiste, s’engagea dans l’armée en 1892. Formé à l’école d’officiers d’infanterie il terminera sa carrière avec le grade de Général de brigade. Il a accompli la plupart de ses services en Afrique et au Levant, excepté pendant la Première guerre mondiale où il se battra sur le front de la Bataille du Matz ; il sera blessé, en mars 1918, à Roye-sur-Matz. Puis il participera à l’occupation de la Rhénanie. Titulaires de nombreuses décorations françaises et étrangères, il sera élevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d’honneur.

Culture[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

La vie associative de Maignelay-Montigy est forte d’une trentaine de groupements.

  • Dans le domaine culturel :

La Société historique. Les Gardiens du livre universel (AGLU) L’Atelier musical medium 6/8. L’Atelier d’études instrumentales et vocales (ADEIV) Les Collectionneurs du Plateau Picard. Echec et Pat du Plateau Picard

  • Dans le domaine sportif :

Pétanque-club. Volley-ball Club (VBCMM). Cyclo-randonneurs Gymnastique volontaire. Judo Club. Association Sportive de Maignelay-Montigy (ASMM, Football)

  • Dans le domaine des loisirs :

L’Union des retraités et personnes âgées (UNRPA). L’Association Familles rurales. Le Comité des Fêtes et Loisirs. Culture Jeunesse et Sport (CJS). Le Foyer Socio Educatif du Collège (FSE) Horse Flamme. Imag’in. Les Scarabées du Plateau Picard. Les Jardins de Julia

  • Les associations patriotiques :

Le Souvenir Français. UMRAC-AFN-TOE. ACPG-CATM. UNC-UNCAFN

La Société historique[modifier | modifier le code]

La Société historique de Maignelay-Montigny et des environs a été créée en 1971 par une trentaine de passionnés d’histoire locale et elle comprend, selon les années de 60 à 80 sociétaires ou membres associés français ou étrangers, dont quelques correspondants/historiens des États-Unis, du Canada, d’Allemagne, de Suisse et de Belgique.

Elle entretient des relations suivies, au sein du « Collectif Mémoires d’ici » avec les sociétés historiques de Breteuil et de Saint Just pour la réalisation de publications conjointes, mais également avec les sociétés de Clermont, Saint-Martin-aux-Bois, Ravenel... et aussi avec celles de Noyon, Compiègne, Verneuil-en-Halatte, Montdidier... Toute personne intéressée ou curieuse de ses travaux ou de ses publications peut la rejoindre ou la contacter.

La société historique a publié depuis 1971 un grand nombre d’articles, d’études et de communications contenus dans une vingtaine de Bulletins annuels ou de numéros spéciaux. Son siège social est à la Mairie de Maignelay-Montigny, et son président est Michel Bourgeois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bulletins annuels de la Société historique de Maignelay-Montigny
  • Publication commune des "Sociétés historiques" de Maignelay-Montigny, Saint-Just, Breteuil et Clermont : « Mémoires d’ici », volumes I (2006) et II (2009).
  • « Histoire de l'Intercommunalité et des fusions de Maignelay et de Montigny, du XIVème au XXème siècles », édité en collaboration avec le "District du Plateau picard", 1991.
  • Marsaux (le chanoine), « L'église de Maignelay », Bulletin de la Société archéologique & historique de Clermont-de-l'Oise, Abbeville, Imprimeur F. Paillart,‎ 1907, p. 16-61 (ISSN 11603836, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Commission des Annales des mines, Annales des mines, éd. Dunod, 1926, p. 448.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Maignelay, arrondissement de Clermont (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1839, 114 p. (lire en ligne).
  3. Pages "Histoire" du site municipal officiel, résumant brièvement les recherches de la "Société historique de Maignelay-Montigny".
  4. Biographie universelle, ancienne et moderne, Joseph Fr. Michaud, Louis Gabriel Michaud, 1857 - p. 286
  5. « Congrès archéologique de France (Volume 75) » - Société française d'archéologie, Société française pour la conservation des monuments historiques - éd. A Picard et fils, 1906, p. 548
  6. CRDP Amiens
  7. « Les maires de Maignelay-Montigny », FranceGenWeb (consulté le 10 septembre 2014).
  8. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Quotidien Le courrier picard - édition Oise du 31 mars 2008
  9. « Denis Flour dédie la victoire de sa liste à Daniel Mats », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 22
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Maignelay-Montigny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  14. « église Ste-Marie-Madeleine de Maignelay », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « église Saint-Martin de Montigny », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « chapelle Ste-Marie-Madeleine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « croix de chemin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « château », base Mérimée, ministère français de la Culture