Chauny

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Chauny
L'hôtel de ville de Chauny.
L'hôtel de ville de Chauny.
Blason de Chauny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Chauny
Intercommunalité Communauté de communes Chauny-Tergnier
Maire
Mandat
Marcel Lalonde
2014-2020
Code postal 02300
Code commune 02173
Démographie
Gentilé Chaunois, Chaunoise
Population
municipale
11 771 hab. (2011)
Densité 886 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 59″ N 3° 13′ 12″ E / 49.6163888889, 3.22 ()49° 36′ 59″ Nord 3° 13′ 12″ Est / 49.6163888889, 3.22 ()  
Altitude Min. 42 m – Max. 96 m
Superficie 13,28 km2
Localisation

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Chauny est une ville de Picardie, du département de l’Aisne. Ses habitants sont les Chaunois et les Chaunoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chauny est à égale distance de Soissons (34 km), Laon (36 km) et Saint-Quentin (31 km) et elle est au cœur de la Picardie.

Carte de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bâtie sur les bords de l’Oise et du canal de Saint-Quentin, la ville conserve encore aujourd’hui son port.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Chauny est parfaitement reliée au reste du territoire par route : proximité des autoroutes A26 et A29 qui passent par Saint-Quentin. Les aéroports nationaux et internationaux de Paris sont à une heure de route.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par un réseau routier important et le chemin de fer y passe depuis 1849. Chauny possède une gare située sur la ligne Paris - Saint-Quentin - Maubeuge, très bien desservie par des trains Corail et des TER vers Paris, Compiègne, Creil et Saint-Quentin. Cette gare fut reconstruite après-guerre d'après les plans de Urbain Cassan.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Le canal de Saint-Quentin qui acheva la jonction de la Somme à l'Oise en 1738, voit passer de nombreuses péniches. Une voie verte pour les piétons et les cyclistes est ouverte en 2012. Elle est incluse dans la véloroute TransEuropéenne Paris-Moscou.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville bénéficie de plusieurs réseaux de bus interurbain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les chartres de Chauny, de Lothaire à Philippe IV la ville, qui est bâti sur la rive droite de l'Oise est indiquée sous les noms de Calgny, Cauny, Canni, Calni ou de Chaulni et en latin, par des auteurs anciens comme Flodoard, Guibert de Noyon… on lui donne pas moins de 13 noms différents dont Calnacum, Calniacum, Cauniacum, Calviniacum et Channiacum [1],[2].

Le château[modifier | modifier le code]

Avant le Ve siècle, il n'y a à Chauny qu'une citadelle d'origine gauloise qui, pendant des invasions des Vandales (407) et des Huns (451), sert de refuge aux peuples[3]. Si on ignore la date exacte de création de la citadelle, les historiens s'accordent sur le fait qu'elle a été érigée par les premiers comtes de Vermandois, qui voulaient borner, défendre les frontières de leur domaine en construisant le long de la frontière une série de fortifications qui étaient nommées châteaux borniers au même titre que les châteaux de Ham, Nesle, Ronssoy, Estrées-en-Arrouaise, Guise, Ribemont et Vendeuil.
Le château occupait la partie la plus haute où furent construits plus tard les couvents des religieux de Sainte-Croix et des Minimes. Cette supposition est contestée par l'abbé J Turpin[4] en raison de la phrase de Flodoard.
Le château est cité par ce dernier, en 949 : « ....Un certain Bernard du parti de Hugues ayant un château sur l'Oise, nommé Chauny, se livra avec son château au comte Adalbert.... ».
Le château est encore cité en 1066 par Gilbert religieux de Saint-Amand en Flandre : « Sortant de la ville de Laon nous primes le chemin vers Noyon, accompagné d'une grande foule; la nuit approchait, nous arrivâmes à un petit château appelé Chauny, où nous fûmes reçus fort honnêtement et nous y passâmes la nuit. »

Guibert de Nogent qui vivait en 1104, rapporte « ... un soldat ayant pris des boeufs de l'abbaye de Nogent-sous-Coucy les mena au château de Chauny... ».
Les chartres de Raoul Ier, comte de Vermandois, en 1130, de Philippe d'Alsace, comte de Flandre et de Vermandois, en 1167, d'Eléonore comtesse de Vermandois en 1191 qualifient Chauny de Château. Philippe Auguste lui donne, le premier, le nom de Ville à Chauny en 1213.
L'antique citadelle est démolie en 1430 et ses restes sont alors utilisés pour fortifier les murs d'enceinte d'un puissant château fort. En 1471, la ville tombe pourtant aux mains des Anglais qui vont l'occuper pendant 25 ans[5].

Les guerres[modifier | modifier le code]

La terre de Chauny devait appartenir à l'origine au domaine royal avant d'être incorporée à la province du Vermandois. dont les comtes la donnèrent vers 830 à l'un de leur seigneur qui en ait sa résidence.
Les premières familles venues s'installer sous la protection du castellum de Chauny furent les habitants de Condren après le ravage de leur ville, lors des invasions normandes.
Au Xe siècle la bourgade de Chauny ne possédant pas d'église elle dépendait de la paroisse de Viry. En 949, le château occupé par un nommé Bernard fut assiégé par Albert de Vermandois pour le punir du soutien qu'il apportait à Hugues le Blanc contre Louis d'Outremer.

En 1066, un cortège transportant les reliques de saint Armand de Maestricht traverse Chauny.

Au XIIe siècle, le comté de Vermandois passe aux mains de Philippe d'Alsace, comte de Flandre et accorde aux Chaunois une charte de commune calquée sur celle de Saint-Quentin. C'est ainsi que les Chaunois sont déchargés de tous les plaids et de toutes les corvées sous la condition de payer 12 deniers de Provins par ménage et par an, de continuer de s'acquitter du droit d'ost et de la chevauchée et de le loger gracieusement lorsqu'il viendra en visite.
Cette période est toutefois tumultueuse. Raoul de Coucy et Raoul de Clermont intriguèrent auprès du jeune roi Philippe Auguste, couronné roi de France le 1er novembre 1179, contre Philippe d'Alsace déclenchant un conflit qui débutera, en 1180, par la prise de Chauny par le Roi, reprise par Philippe d'Alsace en 1182, et qui durera jusqu'à la paix signée à Amiens le 10 mars 1186.
Il s'ensuit une période de paix et de tranquillité qui permit à la ville de prospérer et donc de s'agrandir. C'est ainsi que plusieurs faubourgs virent le jour autour de la ville;

  • le Brouage, qui fut longtemps la plus belle partie de la ville et qui tire son nom du Brouage un ruisseau qui prend sa source à Genlis et qui se jette dans l'Oise à Abbécourt.
  • les Pâtureaux,
  • le Pissot,
  • Senicourt,
  • le Bailli
  • la Chaussée après 1213

Lors des nombreuses guerres qui firent rage dans la région, la ville fut conquise de nombreuses fois : par les Bourguignons en 1411, les Anglais en 1418, les troupes royales en 1430, le duc de Bourgogne en 1471, Maximilien d'Autriche en 1478, les calvinistes en 1552 et les Espagnols en 1652.
La ville fut le siège de nombreuses institutions sous l'Ancien Régime et le resta par la suite en étant tribunal de première instance sous la Révolution.

En 1790, elle devient chef-lieu de district jusqu'en 1800.
Le 26 février 1814, les Cosaques envahissent la ville et exigent cent mille francs puis en 1871, les Prussiens y pénètrent[6].

Chauny, qui était une ville prospère pendant la Révolution industrielle, fut totalement dynamitée par les Allemands en 1917. Tous les monuments de la ville sont donc postérieurs à la Première Guerre mondiale.

Visites notables[modifier | modifier le code]

Plusieurs rois sont passés à Chauny : Philippe-Auguste (1214 et 1222), Philippe le Hardi (1271), Charles V (1378), Henri IV (1591), Louis XIV (1668), Louis-Philippe (1822) et des personnages historiques : Mazarin (1661), la duchesse de Berry (1821), Napoléon III (1852 et 1858)[7].

Famines et désastres[modifier | modifier le code]

La ville est victime de plusieurs famines : 1276, 1417, 1578, 1650, 1652 (à la suite de la prise de Chauny par les Espagnols le 13 juillet), 1692, 1789, 1793-1795 ainsi que d'hivers néfastes : 1408, 1458, 1521-1522, 1608, 1657-1658, 1681-1694 (qui voit la disparition de la culture de la vigne à Chauny), 1709, 1776, 1783-1784, 1812, 1820, 1838, 1841-1842, 1853 et 1871[8] et de sécheresses : 1000, 1303, 1541, 1619, 1652, 1718, 1802, 1811, 1823, 1830 (28-29 juillet).

Désastres[modifier | modifier le code]

La ville est victime le 7 avril 1672 d'un tremblement de terre. En 1678, une tempête enlève le clocher de l’église Notre-Dame et en juillet 1767 dévaste la ville et les champs alentour. Le 12 juin 1858, un orage fait de nombreux dégâts dans la ville et le 12 mars 1876, ravage la ville et l'usine des glaces et produits chimiques. La même tempête renverse le cèdre de l'Aventure et le vieil orme des Promenades publiques qui avait été planté en 1766[9].

La ville connaît de très nombreuses inondations dont les plus importantes furent : 1574, 1655 (où le roi de France envoie 1 500 livres pour reconstruire les ponts), février 1658, 1661, etc.[10]

Épidémies[modifier | modifier le code]

Plusieurs graves épidémies sont signalées : 1401, 1417, 1460, 1579, 1585, 1636, 1668 (peste), 1747 (typhus), 1761 (typhus et peste), 1789 (idem), 1832 et 1849 (choléra), 1871 (variole)[10].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le boulevard Gambetta, dans les années 1930.

Le 1er septembre 1914, les troupes allemandes pénètrent dans Chauny, occupée la veille par la division de cavalerie anglaise qui se dirigeait vers Soissons et au génie du 148e régiment d'infanterie qui avait fait sauter les ponts ce qui ne les empêchera pas de traverser l'Oise.

Le 16 septembre, après la bataille de la Marne, les troupes françaises qui occupent Cuts et Carlepont lancent une attaque pour délivrer la ville, qui échoue. Chauny sera occupée durant 2 ans et demi.

Le 6 juin 1915 une offensive française libère la ferme de Quennevières[11]

En 1917, la ville est bombardée plusieurs fois par l'aviation alliée

8 août 1944 : l'aviation alliée bombarde et détruit la soudière de Chauny, une usine chimique fabriquant à cette époque de l'anhydride phtalique participant à l'effort de guerre nazi[12].

2 septembre 1944 : libération de la ville par les troupes américaines

La gare[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui encore en activité sur la ligne de Paris à Maubeuge, la gare de Chauny desservait auparavant Saint-Gobain et Anizy-le-Château par deux lignes ferroviairesvoie normale) aujourd'hui fermées : la ligne de Chauny à Anizy-Pinon et la ligne de Chauny à Saint-Gobain. Elle desservait en plus par un chemin de fer à voie étroite, le village de Blérancourt par une ligne à destination de Coucy-le-Château-Auffrique.
Le bâtiment de la gare a été conçu par l'architecte Urbain Cassan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1989
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours
(au 12 mai 2014)
Marcel Lalonde UDI (PR) .Réélu pour le mandat 2014-2020[14], [15]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Chauny.
Localisation de la ville
Chauny

Chauny est jumelée avec Andenne (Drapeau de la Belgique Belgique) et Bergheim (Drapeau de l'Allemagne Allemagne)[16].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville compte aujourd'hui sept écoles maternelles, et sept écoles primaires[17], trois collèges et quatre lycées : le lycée d'enseignement scientifique, technologique et professionnel Jean Macé, le lycée général et technologique Gay-Lussac, l'Institution privée Saint-Charles, le lycée privé agricole Robert Schuman[18].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Chauny, paroisse Saint-Momble en Chaunois, dépend du diocèse de Soissons, doyenné de Chauny[19].

Mais aussi deux églises, l'église Notre-Dame et l'église Saint-Martin ainsi qu'un temple.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs cabinets médicaux spécialistes, laboratoires de biologie, pharmacie, radiologie, dentistes, hôpital

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Chauny compte 12 518 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 732e rang au niveau national, alors qu'elle était au 709e en 1999, et le 6e au niveau départemental sur 816 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Chauny depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1975 avec 14 405 habitants.

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu tous les ans sur une partie de la population de la commune.

En 2011, la commune comptait 11 771 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 180 4 376 3 901 3 959 4 290 4 483 5 154 5 796 6 290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 249 8 163 9 080 8 800 9 198 8 852 9 052 9 315 9 927
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 547 10 496 10 696 5 645 9 207 8 951 9 061 9 330 10 544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
12 626 13 920 14 405 13 435 12 926 12 523 12 653 11 771 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 19,1 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 18,6 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 27,7 %).
Pyramide des âges à Chauny en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,4 
6,7 
75 à 89 ans
10,5 
12,1 
60 à 74 ans
15,8 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
18,4 
30 à 44 ans
17,4 
21,5 
15 à 29 ans
18,6 
20,9 
0 à 14 ans
16,6 
Pyramide des âges du département de l'Aisne en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
6,0 
75 à 89 ans
9,6 
12,2 
60 à 74 ans
13,3 
21,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,7 
15 à 29 ans
17,2 
20,7 
0 à 14 ans
18,6 

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les Singes[modifier | modifier le code]

L'histoire de Chauny remonte au XIIe siècle. Dans le chapitre XXIV de Gargantua, un paragraphe est consacré à Chauny: il y est fait état de l'activité de Gargantua et de son emploi du temps quand l'air était pluvieux.

"Allait voir les bateleurs, trajectaires (jongleurs), thiéracleurs (charlatans) et considérait leurs gestes, leurs ruses, leurs soubresauts et beau parler, singulièrement ceux de Chauny en Picardie, car ils sont de nature grands jaseurs et beaux bailleurs de balivernes en matière de singes verts."

C'est ainsi que les singes sont restés l'emblème semi-officieux de la Ville et qu'on les retrouve sur différents blasons. Au fil des années, cet emblème a évolué puisque désormais ils sont trois : l'un qui ne voit rien, l'autre qui ne dit rien et le troisième qui n'entend rien. La Ville a donc conservé l'appellation « Chauny-les-Singes ».

Anciennes traditions[modifier | modifier le code]

  • La dîme de dragées : tous les jours, avant et après les vêpres, les enfants se tenaient à l'entrée des églises pour exiger le don de dragées.
  • Baptême : les parrains et marraines avaient l'obligation d'envoyer des dragées, des bonbons ou de l'argent aux enfants du pays.
  • Veille de Noël : les enfants de Chauny parcouraient les rues, frappaient aux portes et demandaient de l'argent par la formule : Au guignoleu chanterons-nous ?.
  • Jeudi-gras : les petites filles des écoles partaient avec un panier au bras et réclamaient des œufs. Il s'en suivait alors un jeu. En ville on installait une large planche inclinée et chaque fille devait y faire rouler ses œufs. Celle qui parvenait à sauver ses œufs devenait la reine du jaudiau. Elle devait alors se promener dans les rues avec un sceptre à la main.
  • Saint-Sébastien : les vieux garçons et vieilles filles mariés dans l'année, les veufs et veuves remariés en secondes noces étaient bruyamment fêtés par le peuple qui les acclamait avec des pelles, des chaudrons, des casseroles et tout instrument pouvant produire du bruit.
  • Mariage : le gardien de la mariée avait pour mission de veiller sans cesse sur celle-ci. L'époux et la population devait réussir à faire échapper celle-ci. Si la chose était réussie, le gardien devait se promener sur un âne, le visage vers la queue tenue comme bride suivi du cortège de noce.
  • Les montreurs de singes et de chiens savants : des habitants de Chauny étaient connus pour parcourir la France avec des singes en laisse qu'ils faisaient danser pour vivre. Le 1er octobre, ils avaient obligation de revenir à Chauny venir offrir une pâtisserie nommée coqueluches au lieutenant-général du bailliage, rue de la Chaussée. En récompense, ils recevaient cinq setiers de blé et une tête de veau[24].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de ville, église Notre-Dame, église Saint-Martin (à l'origine édifice gothique élevé de 1570 à 1641)[25] et palais de justice reconstruits après 1920.
  • Cimetière militaire franco-anglo-allemand.
  • Temple protestant, rue du Général Leclerc, construit en 1927. Il remplace un temple détruit pendant la Première Guerre mondiale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Momble (VIIe siècle) : apôtre de Chauny.
  • Bonaventure Racine (1708-1755) : ecclésiastique et historien français, né à Chauny.
  • Pierre Patel (1604-1676), peintre français, né à Chauny.
  • Simone Michel-Lévy (1906-1945), une des 6 femmes Compagnon de la Libération, a débuté sa carrière dans les P.T.T. à Chauny.
  • Pierre Alexis Francis Bobœuf, chimiste
  • Henri-Jean Calsat, architecte né dans la ville
  • Charles Chincholle, écrivain et biographe (1845-1902) est né à Chauny.
  • Marie de Clèves (1426-23-1487), princesse de Clèves et duchesse d'Orléans est morte à Chauny.
  • Pierre Delaunay-Deslandes (1726-1803) : directeur de la Manufacture des glaces de Saint-Gobain y est mort
  • Charles-Adrien Lesot de La Penneterie (1819 - 1893), dit Lacressonnière, acteur et dramaturge français qui fut une vedette de la scène de son époque.
  • Jean-Baptiste Venet ouvrier charpentier, poète, chansonnier et goguettier[26].
  • Antoine Fouquelin, orateur, auteur d'une Rhétorique Française (1555), mort en 1561.
  • Général Marcel Guillot (1893-1960), né à Tergnier, fils d'instituteurs à Tergnier et à Chauny, sorti du rang devient officier puis pilote pendant la Première Guerre mondiale, enseigne à l'école militaire de l'aéronautique et de l'air et au centre tactique interarmes à Versailles, pendant les opérations 1939-1940, devient chef d'état-major des forces aériennes de la 1re Armée puis de la 10e armée, refuse de servir Vichy, participe à l'organisation des premiers groupes de maquisards dans les maquis du Ventoux et de Sault en 1942, passe des groupes de maquisards en revue le 14 juillet 1943, dans la forêt de Saint-Lambert au camp de l'Escamadou puis développe le réseau de renseignements Nestlé-Andromède dans le Vaucluse, est emprisonné et torturé par la Gestapo, n'ouvre la bouche que pour insulter ses bourreaux et au poteau d'exécution, est félicité pour son courage, s'évade, participe à la libération d'Aix-en-Provence et de Marseille, rétablit la sécurité et l'ordre républicain après la Libération en Provence et à Marseille en organisant les forces républicaines de sécurité, réintègre l'armée, est nommé général pour avoir renseigné Londres en 1943 sur les plans de défense des Alpes et de la région sud-est du maréchal Rommel, fait partie du cabinet du ministre de l'armement Charles Tillon.
  • Bruno Bézard né en 1963 à Chauny : polytechnicien, haut fonctionnaire et administrateur de sociétés.
  • Jean-Baptiste Hubert né en 1781 à Chauny, Architecte naval et Ingénieur de la Marine, commandeur de la Légion d'honneur, membre de l'Académie des sciences, Chevalier de Saint-Louis
  • Martial Gayant (champion cycliste).
  • Ernest-André-Marie-Constant Hébert (1810-1898), homme politique français, maire de Chauny.
  • Théophile-Jules Pelouze (1807-1867), chimiste, fut administrateur des Glaces et Produits chimiques de Chauny et Saint-Gobain. Une rue, devenue aujourd'hui une impasse, lui a été attribuée en son honneur.
  • Philippe Saudé (né en 1960) : coureur cycliste professionnel français, y est né.
  • Guy Gonthier : Chanteur. Connu pour son 45 tours intitulé : " Ô Chauny comme tu es jolie ! " sorti en 1968, une ode à notre riant chef-lieu de canton picard !

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la tour donjonnée de trois pièces d'or, maçonnée de sable, accompagnée de huit fleurs de lys aussi d'or en orle.

Activités associatives, culturelles, touristiques, festives et sportives[modifier | modifier le code]

  • Un Forum, très moderne, permet de nombreuses manifestations culturelles avec, à proximité, les forêts de Saint-Gobain et de Coucy Basse.
  • La fête Rabelais, qui a lieu chaque année est l'occasion de défilés et de concerts.
    La place de l'Hôtel de ville lors des fêtes Rabelais en 2012
  • Ville fleurie : 3 fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris[27] de France au Concours des villes et villages fleuris[28].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Melleville, Histoire de la ville de Chauny - 1851 - archive de l'université d'Oxford - numérisé par Google Books en accès libre et complet [1] .
  • Notice sur les origines de Chauny par Dom Labbé

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de Chauny par Maximilien Melleville
  2. Notice sur les origines de Chauny par Dom Labbé
  3. Moët del aForte-Maison, Histoire de la ruine de Condren et de l'origine de Chauny, Société des Antiquaires de Noyon, p. 431 et, Abbé Lambert, Recherches sur l'origine et l'antiquité de Chauny, Bulletin de la Société littéraire de Chauny, 1860, p. 26
  4. Les Origines de Chauny - Où naquit la Ville de l'abbé J. TURPIN
  5. Abbé Jules Caron, Histoire populaire de Chauny, 1878, p. 8
  6. Abbé Jules Caron, op.cit, p. 8
  7. Histoire populaire…', op.cit, p. 52-57
  8. Ibid, p. 61-62
  9. Histoire populaire…, ibid, p. 62-63
  10. a et b Abbé Jules Caron, Histoire populaire de Chauny, 1878, p. 64
  11. La ferme de Quennevières en 1915
  12. Usine de Chauny
  13. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  14. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  15. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 26 juillet 2014)
  16. villes jumelles
  17. école maternelles et primaires à Chauny
  18. [collèges et lycées à Chauny]
  19. Paroisse de Chauny
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. « Évolution et structure de la population à Chauny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de l'Aisne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  24. Ibid, p. 70-72
  25. Histoire populaire de Chauny, op.cit, p. 29
  26. Il a publié à Chauny en 1859-1865 une monographie : Le Barde ouvrier ou le Nourrisson des Muses de Vassens
  27. villes-et-villages-fleuris.com
  28. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008