Saint-Maximin (Oise)

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Saint-Maximin
La mairie, rue Jean-Jaurès.
La mairie, rue Jean-Jaurès.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Senlis
Canton Canton de Chantilly
Intercommunalité Communauté de communes Pierre - Sud - Oise
Maire
Mandat
Serge Macudzinski
2014-2020
Code postal 60740
Code commune 60589
Démographie
Gentilé Saint-Maximinois
Population
municipale
2 685 hab. (2011)
Densité 218 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 19″ N 2° 26′ 51″ E / 49.2219444444, 2.447549° 13′ 19″ Nord 2° 26′ 51″ Est / 49.2219444444, 2.4475  
Altitude Min. 25 m – Max. 125 m
Superficie 12,33 km2
Localisation

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Saint-Maximin

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Saint-Maximin
Liens
Site web saintmaximin.eu/

Saint-Maximin est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Maximin est située entre Chantilly au sud et Creil au nord. La forêt de Chantilly et plus précisément sa partie appelée bois de la Coharde occupe 173 ha soit 14 % du territoire communal.

Communes limitrophes de Saint-Maximin[1]
Montataire Creil
Saint-Maximin[1] Apremont
Saint-Leu-d'Esserent Gouvieux Chantilly, Vineuil-Saint-Firmin

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Maximum[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La carrière de Saint-Maximin extrait la roche calcaire à bâtir, du même nom. Aujourd’hui, il reste encore cinq carrières de pierre de taille en exploitation à Saint-Maximin. La pierre qui en est extraite sert essentiellement à la restauration des monuments historiques, elle est également massivement exportée aux Etats-Unis et en Asie. Concurrencés par le bêton, les professionnels de la pierre lui ont trouvé d’autres utilisations (ornementation ou parement par exemple), afin d’en faire un matériau contemporain et accessible au plus grand nombre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1812 Claude Leblanc    
1813 1815 Jacques Bonnard    
1816   Pierre Sicair Troupeaux    
1819 1861 Jean-Baptiste Delavier    
1867 1870 Louis-Joseph Dacheux    
1878 1879 Charles-Honoré Feuillette    
1882   Félix Civet    
1884 1887 Jacques-Alexandre Leblanc    
1890   Félix Cinot    
1892 1896 Jacques-Alexandre Leblanc    
1902 1919 Eugène Hurdebourcq    
1921   Amédée Deregnaucourt    
1942   René Daubin    
1945 mai 1953 Léon Boufflet    
mai 1953 mars 1977 Georges Guyot PCF  
mars 1977 1979 Henri Bruyère PCF  
1979 en cours
(au 4 octobre 2014)
Serge Macudzinski PCF Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 685 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
778 769 730 704 876 857 907 917 910
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
869 952 1 268 1 130 1 293 1 494 1 477 1 354 1 297
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 265 1 322 1 293 1 269 1 294 1 325 1 225 823 1 518
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 664 1 801 2 100 2 174 2 377 2 399 2 502 2 519 2 685
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 13,6 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 17,5 %).
Pyramide des âges à Saint-Maximin en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
3,9 
75 à 89 ans
5,3 
9,7 
60 à 74 ans
11,9 
23,3 
45 à 59 ans
21,5 
21,1 
30 à 44 ans
22,1 
21,5 
15 à 29 ans
19,2 
20,5 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Sur une partie de la commune est installée une vaste zone commerciale, avec notamment un hypermarché. Cette zone commerciale s'agrandit et de nouveaux magasins s'installent. La zone commerciale Cora est maintenant une des plus grandes de France.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Église Saint-Maximin.

Saint-Maximin ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Maximin, rue des Fontaines et rue du Jeu-d'Arc (inscrite monument historique par arrêté du 6 janvier 1926[7]) : Irrégulièrement orientée sud-est - nord-ouest, l'église se compose d'un porche devant le portail occidental ; d'une nef de quatre travées, communiquant par ses quatre grandes arcades du sud avec un unique bas-côté portant bien son nom, ainsi qu'avec la première des trois chapelles du sud ; d'une chapelle identique succédant à cette dernière suivie par une troisième plus grande ; d'une ancienne croisée du transept servant de base au clocher de la fin du XIe siècle ; d'un chœur au chevet plat d'une seule travée ; et d'une chapelle latérale nord du chœur. Les trois chapelles du sud forment à l'intérieur un vaisseau assez homogène de trois travées. La seconde chapelle remplace le croisillon sud, et la troisième chapelle du sud sert comme son homologue du nord de chapelle latérale au chœur. Ces trois travées forment ensemble le chevet avec un pignon au centre, et elles évoquent un chœur-halle, mais en réalité, elles ne communiquent à l'intérieur que par deux étroites arcades brisées non décorées. La nef est simplement plafonnée, l'ancienne croisée du transept est voûtée d'arêtes, et les autres travées sont voûtées d'ogives. Les origines de l'église actuelle remontent à la fin du XIe siècle, et en restent le portail occidental et le clocher, mais ce dernier a été lourdement modifié : les fenêtres du premier étage ont été bouchées, le toit en bâtière a été remplacé par une petite flèche en pierre vers 1150, et les baies gémelées du second étage ont été remplacées par une baie unique par face au XVe siècle. Le chœur est de style gothique et peut être daté des années 1170 ; il remplace le chœur roman. Les chapelles ont été rajoutées après des délais assez importants : la chapelle latérale sud vers 1300 ; la chapelle latérale nord vers 1400 ; et les deux premières chapelles du sud au cours du XVe siècle. Tout comme les deux chapelles latérales préexistantes, ces chapelles supplémentaires sont recouvertes par des toits en bâtière individuels, ce qui donne une succession de trois pignons au sud. Bien qu'un siècle et demi séparent les chapelles, la cohérence de l'ensemble est frappante. L'intérieur de l'église et notamment la base du clocher et la nef ont perdu une grande partie de leur authenticité pendant des restaurations trop radicales au XIXe siècle. Du XIe siècle, ne subsiste un tailloir décoré de triangles gravés sur le pilier sud-ouest du clocher. La sculpture des chapiteaux du chœur montre une influence par le chantier de la cathédrale Notre-Dame de Senlis, comme pour de nombreuses autres églises de la région[8].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Trou du Tropique, impasse du Tropique : Ancien carrefour entre plusieurs carrières souterraines et à l'air libre, à faible profondeur, dont une partie du plafond s'est effondré, ouvrant ainsi la vue sur le ciel. Cette curiosité était longtemps la principale attraction du village et le GR 11 la traversait, mais le trou du Tropique a dû être interdit d'accès pour des raisons de sécurité[9].
  • Maison de la Pierre du sud de l'Oise, 22 rue Jean Jaurès : Centre d'information et de documentation sur les carrières de Saint-Maximin et des environs et sur l'utilisation de la pierre, ayant comme mission la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine de la pierre dans le sud du département[10].
  • « Château », près de l'église
  • Château de Laversine, en écart au nord du village, près de la RD 162 : L'actuel château a été construit par Alfred-Philibert Aldrophe (1834-1895), architecte de la ville de Paris. Il est bâti en pierre tirée des carrières de Saint-Maximin, qui appartiennent aussi au baron Gustave de Rothschild, sur le bord du plateau, avant la paroi rocheuse, face à l'ample paysage de la vallée de l'Oise. Le style est très librement inspiré de François Mansart. Devant l'entrée, sont placés deux groupes animaliers en marbre sculptés par Georges Gardet. La baronne et ses trois filles reçoivent beaucoup à Paris, à l'hôtel de l'avenue de Marigny, comme à Laversine, pendant que le baron et ses deux frères dirigent ensemble la banque de la rue Laffitte. Robert de Rothschild hérite du domaine en 1912 et accueille les soldats blessés convalescents pendant la Grande Guerre. Entre les deux guerres, le domaine est surtout réservé aux chasses à courre auxquelles sont conviés parents et amis de la famille de Rothschild. Siège du commandement allemand des unités chargées de la construction des V1 dans les carrières voisines de 1940 à 1944, le château abrite ensuite des unités américaines en 1944 / 1945. Mis à sac à la Libération et délaissé, il est remis à une fondation à la mort de Robert de Rothschild en 1949 à charge d'héberger et de former les enfants orphelins de la Shoah. Collége d'enseignement professionnel, puis lycée d'enseignement professionnel et enfin lycée professionnel, il est depuis les lois de décentralisation, propriété du Conseil régional de Picardie et abrite le LP « Donation de Rothschild »[11],[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Macon, Historique des seigneuries de Laversine et Malassise, Senlis, Imprimerie E. Vignon,‎ 1919, 168 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Saint-Maximin (Oise) sur Géoportail.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Saint-Maximin », Cartes de France (consulté le 4 octobre 2014)
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Saint-Maximin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  7. « Église Saint-Maximin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Cantons de Chantilly et Senlis, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours des communes des cantons de Chantilly et Senlis,‎ 2002, 54 p., p. 31.
  9. « Trois sites remarquables à Saint Maximin », sur Saint-Maximin (site officiel) (consulté le 7 mai 2013).
  10. « La Maison de la pierre du sud de l'Oise », sur Saint-Maximin (site officiel) (consulté le 3 janvier 2013).
  11. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome II. Valois, Paris, Éditions de la Morande,‎ s.d., 356 p. (ISBN 978-2-9020-9139-3), p. 20-23
  12. « Lycée professionnel « Donation Robert & Nelly de Rothschild » » (consulté le 16 avril 2013).
  13. Dely Renaud, « Les rosses de Picardie », Libération,‎ 12 mai 2007 (lire en ligne)