Marseille-en-Beauvaisis

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Marseille-en-Beauvaisis
La chapelle des Saintes-Hosties.
La chapelle des Saintes-Hosties.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Marseille-en-Beauvaisis (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Marie Dubut
2014-2020
Code postal 60690
Code commune 60387
Démographie
Gentilé Marseillois
Population
municipale
1 293 hab. (2011)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 35″ N 1° 57′ 23″ E / 49.5764, 1.9564 ()49° 34′ 35″ Nord 1° 57′ 23″ Est / 49.5764, 1.9564 ()  
Altitude Min. 105 m – Max. 187 m
Superficie 8,26 km2
Localisation

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Marseille-en-Beauvaisis

Marseille-en-Beauvaisis est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Marseillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 19 km au nord-ouest de Beauvais, dans une vallée du Plateau picard, au confluent de l'Herboval et du Petit Thérain, sous-affluent de l'Oise.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare

Elle est située au carrefour de deux axes routiers anciens :

La commune est desservie par la gare de Marseille-en-Beauvaisis TER Picardie (Ligne Beauvais - Abancourt - Le Tréport), dont le tunnel passe sous la partie ouest du bourg.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sites naturels de Picardie.

Les Bois et Larris de la Vallée Bailly, ou Les larris des Terres blanches, situés à proximité du stade de football, sont classés en zone Natura 2000. On y trouve une biodiversité importante, et notamment des orchidées sauvages et des papillons rouge, dont les ailes sont imbibées de cyanure, afin d'éviter les prédateurs[1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La rue principale avant 1914, à l'heure de sortie des ouvriers de l'Usine.
Vue générale du coteau est, depuis la gare, à la même époque

La commune est un ancien bourg fortifié, qui avait trois portes, Saint-Maur au nord, Saintes-Hosties à l'ouest et Saint-Michel, au sud.

Elle fut dévastée par une inondation causée par un orage en 1645.

Le Moulin de Taussac, qui dépendait de Roy-Boissy, a été rattaché à la commune de Marseille-en-Beauvaisis en 1830.

La commune, qui s'appelait Marseille depuis la Révolution (et souvent désignée Marseille-le-Petit, a été renommée Marseille-en-Beauvaisis en 1908.

Circonscriptions d'ancien régime[2][modifier | modifier le code]

Circonscriptions religieuses sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Paroisse : Saint-MartinDoyenné : MontagneArchidiaconé : BrayDiocèse : Beauvais.

Circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Intendance (1789): ParisÉlection (1789) : BeauvaisGrenier à sel (1789): GrandvilliersCoutume : Amiens et ClermontParlement : ParisBailliage : Beauvais et Clermont Gouvernement : Île-de-France.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Halle de Marseille-en-Beauvaisis servait de mairie au début du XXe siècle.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2001 en cours
(au 2 avril 2014)
Marie Dubut PS Instituteur
Réélue pour le mandat 2014-2020[3]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 293 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
614 590 623 705 773 817 868 855 838
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
829 803 778 782 790 735 715 704 754
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
707 724 725 773 751 789 707 795 741
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
698 727 889 955 973 954 1 132 1 157 1 293
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,1 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 24,4 %, 45 à 59 ans = 16,5 %, plus de 60 ans = 16,8 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 17 %, plus de 60 ans = 23,2 %).
Pyramide des âges à Marseille-en-Beauvaisis en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
3,8 
4,1 
75 à 89 ans
7,5 
11,8 
60 à 74 ans
11,9 
16,5 
45 à 59 ans
17,0 
24,4 
30 à 44 ans
18,0 
19,2 
15 à 29 ans
21,5 
23,1 
0 à 14 ans
20,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin du XIIIe siècle, conservant une armure de François Ier, une armoire sculptée, des statues de la Vierge du XVIIe siècle et de Saint-Bernard.
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  • La halle en bois, du XVIe siècle, abrite l'Office de tourisme de la Picardie Verte et ses Vallées
  • La Chapelle des Sainte-Hosties, construite en pierre et brique près de l'église.
Pendant les fêtes de Noël 1532, un ciboire en argent doré fut volé dans l’église de Marseille. Les voleurs enveloppèrent les hosties dans un paquet qu’ils abandonnèrent dans un buisson tout proche, après y avoir posé un caillou. Les hosties furent découvertes quelques jours plus tard, le 1er janvier 1533. Une croix entourée d’un buisson épineux fut construite à cet endroit. Le bruit courut que ce lieu, devenu saint, avait le pouvoir miraculeux de guérir diverses maladies. Les malades affluèrent, dont certains se retrouvèrent guéris. Grâce aux dons récoltés, une chapelle fut rapidement bâtie. Elle fut l’objet d’un pèlerinage annuel le 2 janvier.
Une Mise au tombeau, représentation en pierre de la mise au tombeau du Christ, fut réalisée, sans doute dans la seconde moitié du XVIe siècle. La sculpture se compose des huit personnages habituels : Nicodème, Joseph d'Arimathie, Marie de Magdala, la Vierge, saint Jean, deux saintes femmes et le Christ. La chapelle et, en particulier, la mise au tombeau, furent très endommagée lors de la Révolution ; le caillou déposé par les voleurs, qui avait été conservé dans une petite niche grillagée sous le sépulcre, fut volé à son tour en 1793. Des travaux de restauration furent effectués en 1880.
La mise au tombeau
En mai et juin 1940, Marseille reçut 480 bombes ; la chapelle perdit ses vitraux et sa toiture, et la maçonnerie fut sérieusement ébranlée. Avec les fonds collectés à partir de 1946, le plafond fut refait en placoplâtre ; de nouveaux vitraux sont posés en 1949.Les pèlerinages annuels reprirent, et leur date fut transférée à la Fête-Dieu. La chapelle a été restaurée en 2000 et la mise au tombeau a été remise à neuf.
Les verrières de la chapelle retracent l’histoire de la chapelle : le vol du ciboire, le curé recueillant à l’aide d’une patène les hosties consacrées, la croix plantée au même endroit, la guérison de Jacques Sauvage, prêtre à Crèvecœur-le-Petit, celle du seigneur d’Achy, celle d’un joueur de viole.aveugle, qui revint par la suite chaque année en pèlerinage jouer de son instrument[8],[9].
Le Château, dans la première décennie du XXe siècle
  • Château de 1680 (détruit en 1980)
  • Vestiges de fortifications détruites sous la Ligue.
  • Ancien moulin
Le lavoir
  • Anciens lavoirs, rue des Chauffours, rue Ferdinand Buisson et rue du Moulin
  • L'ancienne maison Bléry, de 1859, actuellement maison de retraite

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Terres blanches, le paradis des papillons et des orchidées : Les larris des Terres blanches font l’objet d’une attention particulière du Conservatoire des sites pour préserver sa biodiversité remarquable », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3294,‎ 18 juin 2014, p. 15
  2. SOURCE : Robert Lemaire, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire démographique et démographique - Département de l'Oise, École des hautes études en sciences sociales, Paris, 1976
  3. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 16
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Marseille-en-Beauvaisis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  8. Smessaert, Roger « Historique de la chapelle des Saintes Hosties », 13 octobre 2000.
  9. Isnard, Isabelle, « Groupe sculpté : Mise au tombeau à Marseille-en-Beauvaisis (60) », sur le site de Patrimoine de France,‎ 1999 (consulté le 30 juin 2012)