Montataire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Montataire
La cité Louis-Blanc ; au fond, le château et la collégiale Notre-Dame.
La cité Louis-Blanc ; au fond, le château et la collégiale Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Senlis
Canton Canton de Montataire
Intercommunalité Communauté de l'agglomération creilloise
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bosino
2008-2014
Code postal 60160
Code commune 60414
Démographie
Gentilé Montatairiens
Population
municipale
12 626 hab. (2011)
Densité 1 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 22″ N 2° 26′ 21″ E / 49.2561, 2.439249° 15′ 22″ Nord 2° 26′ 21″ Est / 49.2561, 2.4392  
Altitude Min. 26 m – Max. 110 m
Superficie 10,66 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Picardie

Voir sur la carte administrative de Picardie
City locator 14.svg
Montataire

Géolocalisation sur la carte : Picardie

Voir sur la carte topographique de Picardie
City locator 14.svg
Montataire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montataire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montataire

Montataire est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Montatairiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Quartier du plateau au nord de la commune.

Montataire est la dixième ville de l'Oise de par son nombre d'habitants, avant le chef-lieu d'arrondissement de Clermont et derrière Pont-Sainte-Maxence[1]. Elle se situe dans le sud du département de l'Oise, dans l'agglomération creilloise[2] et à 3 km à l'ouest de Creil, sur la rive droite de la rivière du même nom et au confluent de celle-ci avec le Thérain, à une distance orthodromique de 45 km au nord de Paris. La distance routière de la capitale est de 51 km par Creil et la RD 1016, l'ancienne route nationale 16. La commune se compose de la ville de Montataire, des deux quartiers de Vitel et Gournay (dont ce dernier partagé avec Creil) et du hameau de Magenta.

Montataire compte sept communes limitrophes, dont Saint-Vaast-lès-Mello est celle avec laquelle les limites communes sont les plus longues : du hameau de Magenta à l'ouest jusqu'à la vallée d'Ardoise au nord. Par contre, Saint-Maximin ne touche à Montataire que sur 600 m, au milieu de l'Oise, et la limite avec Saint-Leu-d'Esserent dépasse à peine les 1 000 m. Montataire est établie en continuité urbaine avec Creil de par leur quartier commun de Gournay / Usines, et avec Thiverny, dont les premières maisons en venant de la gare de Montataire sont encore situées sur le territoire communal de Montataire.

Communes limitrophes de Montataire[3]
Nogent-sur-Oise
Cramoisy
Saint-Vaast-lès-Mello
Montataire[3] Creil
Thiverny
Saint-Leu-d'Esserent
Saint-Maximin

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare SNCF de Montataire.

Montataire se situe sur la RD 123 Creil - Cires-lès-Mello, route qui suit la rive gauche du Thérain et qui permet de rejoindre Beauvais par la RD 12. C'est l'unique route d'importance à traverser le centre-ville, mais en même temps un axe à forte circulation. Il communique au sud-est de la commune avec la RD 200, qui établit le lien entre la RD 1016 (ancienne nationale 16) au nord de Nogent-sur-Oise et la rive droite de l'Oise en direction de Saint-Leu-d'Esserent et Beaumont-sur-Oise, ainsi qu'avec la RD 201. Cette route représente la déviation sud de Creil et établit le lien avec la RD 1017 (ancienne nationale 17) ainsi qu'avec la RD 1330 pour le chef-lieu d'arrondissement de Senlis et l'A1 (sortie n° 8 Senlis / Creil). Sur le plan local, la RD 92e relie le centre-ville à la commune voisine de Thiverny et rejoint ensuite la RD 200 en direction de Saint-Leu-d'Esserent.

En transports collectifs, la ville est desservie par le rail et par une ligne d'autobus urbain. La gare de Montataire se situe sur la ligne de Creil à Beauvais, à 800 m au sud de la mairie, dans la zone industrielle, pas très loin du centre-ville mais éloignée du quartier du plateau. Le nombre de trains s'arrêtant en gare de Montataire est d'onze par jour et par sens en semaine[4], mais seulement de trois ; relativement quatre les dimanches et fêtes. À noter que certains trains de la ligne ne s'arrêtent pas à Montataire. Une gare autrement plus importante est celle de Creil, à 3,6 km de la mairie de Montataire, et plus proche encore de Vitel et Gournay. La gare de Creil est le point ce convergence de plusieurs lignes depuis Paris-Nord, Pontoise, Beauvais, Amiens et Compiègne ; desservie par les trains du TER Picardie ainsi que des Intercités, elle propose notamment des trains pour Paris avec un temps de trajet de 30 min environ et seulement deux arrêts intermédiaires.

La ligne de bus A de la STAC (Société de transport de l'agglomération Creilloise, groupe Keolis) dessert Montataire au départ de l'hôpital de Creil, en passant par le centre-ville et la gare de Creil. Entre la gare de Creil et l'arrêt Jean-Jaurès, l'itinéraire est différent en fonction du sens de la desserte. À partir de la mairie de Montataire, le quartier du plateau est desservi dans un seul sens par un itinéraire en boucle. La fréquence est d'un bus toutes les 10 ou 13 min du lundi au vendredi, en fonction des périodes de la journée, avec une amplitude du service allant de 5 h 05 à 20 h 12. L'horaire est allégé pendant les vacances scolaires, quand l'horaire des samedis s'applique[5]. Les dimanches, la fréquence est d'un bus toutes les 45 min. Une autre ligne, la E, dessert une partie du quartier de Gournay et le Parc industriel Européen depuis la gare de Creil, sans passer par le centre de Montataire. En soirée, un service spécifique appelé « Flexo » assure deux départs vers tous les arrêts des lignes A et E, au départ de la gare de Creil, sans possibilité de montée aux arrêts intermédiaires. Finalement, un service de transport à la demande nommé « Résago » établit la liaison avec le hameau de Magenta et la commune de Saint-Vaast-lès-Mello. Le billet à l'unité coûte 0,90 € (tarif au 1er septembre 2011) et est valable pendant 60 min, avec possibilité de correspondance[6].

Topographie et relief[modifier | modifier le code]

« Étang de Thiverny » à Montataire.
Habitat troglodytique au début du XXe siècle dans le coteau

Le centre-ville est bâti sur la rive gauche du Thérain, dans une plaine limitée au sud par la rivière (qui coule ici dans un sens ouest-est), et au nord par les coteaux accidentés d'un plateau. Celui-ci monte rapidement jusqu'à 70 m d'altitude, puis plus successivement jusqu'au point culminant à l'extrémité nord-ouest du territoire communal, à 100 m au-dessus du niveau de la mer. À l'est du centre-ville, le plateau s'approche de 200 m du Thérain et forme une proéminence rocheuse, siège du château, de l'église et du cimetière. Puis la limite du coteau s'aligne dans un sens sud-ouest - nord-est, parallèle à l'Oise, mais avec un important recul : ici, place est laissée à une seconde plaine, plus vaste que celle du centre-ville, accueillant les cités ouvrièrers de Vitel et Gournay, ainsi que, près de l'Oise et des deux côtés de l'embouchure du Thérain, la zone industrielle. Elle est partagée avec les trois communes limitrophes de Creil, Thiverny et Saint-Leu-d'Esserent (ces deux dernières ne participant qu'avec des petites proportions).

Sur la rive droite du Thérain, la zone industrielle s'étend également sur la plaine qui fait face au centre-ville au sud. Plus en amont cependant, des marais et des étangs formés par des anciennes carrières (ZNIEFF type 1 n° national 220013813[7]) prennent le relais, et la vallée du Thérain se rétrécit considérablement jusqu'au niveau du hameau de Magenta, à l'ouest. La ville a donc dû s'étendre sur le plateau, au nord, du fait que le plateau était entièrement occupé par les habitations, usines et infrastructures de transports. Les quartiers pavillonnaires de la première moitié du XXe siècle sont construits à flanc de coteau, et les quartiers de logements collectifs construits à partir des années 1960 surplombent la ville ancienne de près de 40 m. S'y ajoute une zone pavillonnaire près de l'église et du cimetière, à proximité immédiate du centre ancien. Le plateau reste essentiellement occupé par des surfaces agricoles et son aspect est plutôt dénudé, avec toutefois des vues s'ouvrant loin sur les alentours. À l'extrémité nord-est près de Nogent, l'on trouve encore des espaces naturels le long du vallon des Fonds de Montataire. Le long du parcours du Thérain, en dépit de l’industrialisation précoce, la nature reste présente par intermittence avec les usines, et des sentiers de promenade permettent de découvrir les paysages de la rivière, notamment au parc municipal et en parallèle à la RD 123.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La situation géographique de Montataire, avec un plateau surmontant la vallée, à la confluence de l’Oise et du Thérain, a fait de ce site un endroit stratégique. C’est pourquoi il a toujours été occupé et qu’il s’est ensuite fortement industrialisé.

Elle est traversée par la rivière le Thérain qui se jette dans l’Oise à Creil et qui lui a donné son nom. En effet, Montataire est un dérivé du latin « Mons ad theram » qui signifie, « la montagne près du Thérain ». Le nom de la ville changea plusieurs fois :

  • « Mont a terre » pour ses montées (vers les plateaux du haut) ;
  • puis « Montataire » dont le nom est le même aujourd'hui.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Montataire a été habitée au moins depuis le mésolithique (période moyenne de l’âge de pierre entre le paléolithique : âge de la pierre taillée et le néolithique : âge de la pierre polie).

De l’époque gauloise, une torque d’or a été découverte à Montataire. Elle figure aujourd’hui au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale. Ce bijou appartenant à un dignitaire gaulois a été mis au jour par des ouvriers qui travaillaient à la construction de la voie ferrée inaugurée par le Baron de Condé en 1846.

Il apparaîtrait que Jules César ait séjourné avec ses troupes sur le territoire de Montataire.

Des fouilles ont également permis de découvrir un cimetière mérovingien regroupant 292 sépultures du Ve au VIIe siècle. Des sarcophages sont toujours visibles au-dessus de la fontaine du jubilé.

XIe siècle : Construction du château et de l'église[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, Hugues de Clermont fait construire le château et l’église qui seront remaniés à plusieurs reprises. Au XIIe siècle, le château est fortifié et un mur d’enceinte est bâti autour de la ville pour se protéger des attaques. À partir du XVe siècle les Madaillan acquièrent le château, le reconstruisent, bâtissent les écuries puis l’embellissent. En 1846, le Baron de Condé l’achète, le restaure et en écrit l’histoire[8].

Vers 1095, Pierre l'Ermite, aurait séjourné à Montataire, dans une maison troglodyte, peu avant son départ pour la première croisade, à laquelle participait Renaud de Montataire, qui fit fortifier le château et construire l'église.

XIVe siècle : la révolte paysanne des Jacques[modifier | modifier le code]

En mai 1358 a lieu la Jacquerie, révolte paysanne qui durera un mois. Elle est menée par Guillaume Calle qui établit son quartier général à Montataire. Ce soulèvement contre la noblesse devait gagner près de 15 départements actuels et se soldera par la mort de 20000 paysans[9].

Après la Révolution, les murs d’enceinte de la ville sont détruits.

Si, à Montataire, on vit de la culture, de l’élevage et du commerce, comme partout en France, le XIXe puis le XXe siècle sont ceux de l’industrialisation. On peut citer notamment des fabriques de boutons, de sabots, de chaussettes, de lunettes, de corsets, de cidre, une papeterie…

L'industrialisation[modifier | modifier le code]

La centrale électrique de l'Usine des Forges, au début du XXe siècle, avec sa machine à vapeur (au fond) alimentant une dynamo, à droite.

En 1792 est créée l’usine, qui, rachetée par Les frères Mertian, deviendra l’usine des forges puis successivement Usinor, Sollac puis Arcelor, usine sidérurgique.

De nombreuses industries s’implantent à Montataire, notamment : la Cima Wallut qui produisait des machines agricoles, Brissonneau et Lotz devenues par la suite Chausson où étaient fabriqués des véhicules automobiles et des locomotives, l’usine Still-Saxby où sont fabriqués des chariots élévateurs, les établissements Voirin devenus Harris-Marinoni, puis Heidelberg et enfin Goss International, spécialisés dans la fabrication de rotatives…

Le développement de ces entreprises et le besoin de main-d’œuvre constant ont entraîné un accroissement de la population important, d’où la construction de nouveaux quartiers dans la ville.

Ce furent tout d’abord les cités Mertian et Louis Blanc vers 1880, puis les cités Jules Uhry, Jules Guesde, Jean Biondi et enfin le quartier des Martinets dans les années 1960.

Malheureusement, Montataire fut frappée par une série de restructurations et de fermetures d'usine dans les années 1990-2000, qui plongèrent l'agglomération dans la crise : fermeture définitive de l'usine Chausson en 1996, restructuration de l'usine Arcelor en 2004, restructuration de Goss (fabriquant de rotatifs de presse), fermeture de Still-Saxby en 2012, poussant le taux de chômage local à des niveaux record (22% en 2010, et 50% parmi les jeunes de moins de 25 ans)[10].

Le XXe siècle et ses conflits[modifier | modifier le code]

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes occupent la ville, les usines, le château, et les Jeunesses hitlériennes l’école Joliot-Curie. Les habitants de Montataire se sont illustrés, nombreux, dans la Résistance à l’État nazi. Maurice Mignon, « le colonel Théo » dirige le Détachement Valmy qui regroupe les résistants des villes de Montataire, Nogent, Creil et ses environs. Beaucoup furent déportés à cause de leur appartenance à des réseaux de résistance, pour sabotage, mais aussi pour raisons politiques.

Pendant la guerre d'Algérie, les habitants et le conseil municipal expriment, dès 1961, leur opposition au conflit, réclament des négociations pour l’autodétermination et pour le cessez-le-feu qui sera effectif le 12 mars 1962.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1793 François Poirée    
1793 1797 Jean Menessier    
1797 1804 Laurent Dufour    
1804 1824 Joseph Boucherez   président de l’assemblée cantonale de Creil
1824 1830 Charles Eustache Loberaye    
1830 1832 Louis Poirée    
1832 1870 André Fröhlich   Directeur des Forges
1870 1878 Georges Ferdinand de Condé   Baron de Condé
1878 1886 Célestin Marcel Hérouard Parti radical  
1886 1892 Maxime Barbier Parti radical  
1892 1895 Emile Cuénin Parti radical pharmacien
1895 1904 Dominique Fauré-Hérouard Parti radical  
1904 1919 Jules Emile Marie Daussin Parti radical  
1919 1938 Auguste Génie SFIO militant syndical
1938 1945 Fernand Fournier SFIO  
mai 1945 juin 1966 Marcel Coene PCF Militant syndical
suspendu en 1951-1952
juin 1966 mars 1983 Robert Trin PCF  
mars 1983 mars 1994 Maurice Bambier PCF Militant syndical, Conseiller général du Canton de Montataire (1976-1994)
mars 1994 en cours
(au 14 septembre 2014)
Jean-Pierre Bosino PCF Militant syndical
Sénateur (10 mai 2014 →)
Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

Les maires sont élus, sauf en 1804 au début du Premier Empire quand les maires sont nommés par le pouvoir central.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 20 mars 1965 est constitué le DUAC : District urbain de l’agglomération creilloise, regroupant Montataire, Creil, Nogent-sur-Oise et Villers-Saint-Paul.

En application de la loi Chevènement n° 99-586 du 12 juillet 1999 créant les communautés d’agglomérations, le DUAC est transformé en CAC : la Communauté de communes de l'agglomération creilloise le 17 décembre 2001, devenue Communauté de l'agglomération creilloise en 2011.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 626 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
808 820 908 1 010 1 169 1 179 1 535 2 226 2 657
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 370 3 581 4 484 4 604 5 105 5 801 5 376 5 296 5 936
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 752 7 141 7 347 7 809 7 518 7 392 7 368 7 618 8 555
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 630 10 020 13 166 12 855 12 353 12 048 12 209 12 626 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 22 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 21,6 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 17,7 %).
Pyramide des âges à Montataire en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,5 
3,8 
75 à 89 ans
6,4 
11,3 
60 à 74 ans
10,8 
19,9 
45 à 59 ans
19,1 
20,6 
30 à 44 ans
20,2 
22,0 
15 à 29 ans
21,6 
22,1 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Montataire est une commune industrielle avec trois principales entreprises :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

L'église depuis le nord-ouest. La partie du XIIe siècle est couverte de tuiles.

Montataire ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Notre-Dame, rue de l'Église (classée monument historique par liste de 1862[19]) : Construite à l'extrémité est de la proéminence rocheuse, au nord du château, elle domine la vallée de l'Oise et occupe l'emplacement d'un lieu de culte utilisé au moins depuis l'époque gallo-romaine. La première église a été construite à la fin du XIIe siècle, mais ses fenêtres étaient encore plein cintre comme à l'époque romane. Au nombre de quatre de chaque côté de la nef, elles sont murées depuis longtemps : en effet, l'essentiel de cette église primitive subsiste toujours. C'est la partie plus basse de la nef, à l'ouest, non voûtée et couverte d'une charpente avec fausse voûte du XVIe siècle. Le reste de l'église a été édifié au XIIIe siècle, d'un seul tenant, à commencer par le chœur polygonal, bien que les trois bas-côtés le long de l'église primitive soient d'une hauteur moindre que les trois bas-côtés de la partie centrale de la nef. Les pierres de réserve visibles depuis le parvis montrent qu'il était initialement prévu de démolir la partie ancienne pour obtenir ainsi un bâtiment homogène, mais il paraît que le seigneur de Montataire changea d'avis par le respect pour l'œuvre de ses ancêtres. La partie neuve de l'église comporte donc trois travées, dont celle du centre moins large que les autres ; une abside carrée au sud du chœur mais seulement un local bas au nord ; le chœur de deux travées ; ainsi que le clocher qui s'élève au-dessus de la dernière travée du bas-côté nord. Il est dépourvu de flèche. La physionomie de l'église se caractérise par la différence de niveau entre les deux parties de la nef, et aussi par les toitures pointues en pierre des bas-côtés. Le portail principal sur la façade occidentale comporte un quadruple archivolte, au décor sculpté très abîmé, et un tympan nu. La disparition du gable dont on voit encore les traces est assez récente. Le portail secondaire au sud est précédé d'une avancée ogivale surmontée d'un gable. À triple archivolte, ses chapiteaux sont mieux conservés, et le tympan présente un groupe d'annonciation monolithique. À l'intérieur, l'église frappe par la rareté de son mobilier et paraît vide. Comme à Creil et Nogent, l'on note la présence d'une cheminée[20].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Château de Montataire, allée des Maronniers : Construit au XIIe siècle par le comte Renaud II de Clermont (vers 1074 - vers 1154) sur la demande du roi Louis VI le Gros[21], il se compose d'un corps de logis en équerre flanqué de quatre tours rondes de diamètres différents. Le bâtiment a été remanié à diverses reprises jusqu'au XIXe siècle[22]. Le parc accueille aujourd'hui plusieurs immeubles de logements. Des visites guidées du château sont organisées par les propriétaires des lieux. Non visible depuis le domaine public sauf de loin, depuis la rue Lénine à l'est.
  • Petit château ou château Khardys, allée des Maronniers : Il rappelle le château de Montataire de par son style néogothique, mais ne possède que deux tourelles d'angle.
  • Fontaine du Jubilée, à gauche de l'entrée du petit château : Édifiée en 1897 pour le soixantième anniversaire de l'accès au trône de la reine Victoria du Royaume-Uni.
  • Monument aux morts, devant la mairie : Il rend hommage aux soldats morts pour la France lors des deux guerres mondiales.
  • Monument des Déportés, rue des Déportés, près du Thérain : Consacré aux personnes déportés et le plus souvent assassinés sous l'Occupation pour leur origine, leurs idées ou leur engagement politique.
  • Monument à toutes les victimes de la guerre d'Algérie
  • Parc urbain public, rue André-Gnisti, au sud du Thérain et à l'ouest de la zone industrielle : Parc de 30 ha avec un grand plan d'eau à l'emplacement d'une ancienne carrière, espace naturel et étang de pêche[23].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard,‎ 1987, 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 218-227
  • Georges Ferdinand Émile de Condé (baron), Histoire d'un vieux château de France : Monographie du château de Montataire, Paris, Picard,‎ 1883, 484 p. (lire en ligne)
  • D. Faure-Hérouart, Histoire de Montataire depuis son origine jusqu'à nos jours, Méricourt-l'Abbé, Imprimerie de H. Douchet,‎ 1903, 232 p.
  • Raymond Lavigne, Montataire debout depuis les Jacques, Paris, Messidor,‎ 1990, 172 p. (ISBN 2209064546)
  • Eugène Lefèvre-Pontalis, « Église de Montataire / Château de Montataire », Congrès archéologique : Séances générales tenues à Beauvais en 1905, Paris et Caen, A. Picard et H. Delesques, no 72,‎ 1906, p. 117-120 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. « Résumé statistique national (fichier Excel) » (consulté le 10 février 2011) sur le site « INSEE ».
  2. Code INSEE de l'unité urbaine : 60601. Montataire est une commune banlieue ; cf. « Composition de l'unité urbaine 2010 de Creil », sur INSEE (consulté le 10 octobre 2011).
  3. Communes limitrophes de Montataire sur Géoportail.
  4. Cf. la fiche horaire lundi à samedi [PDF] « Horaire Paris-Creil-Beauvais applicable à partir du 11 décembre 2011 », sur TER SNCF (consulté le 29 novembre 2011).
  5. Cf. [PDF] « Horaire de la ligne A (valable sauf en juillet et août) », sur Creilbus, les bus de l'agglomération Creilloise (consulté le 11 avril 2011).
  6. « Horaires et itinéraires » ; et « Tarification » sur le site « Les bus de l'agglomération creilloise » (consulté le 11 avril 2012).
  7. Cf. « Description de la znieff Marais de la plaine et anciennes carrières de Saint-Vaast-lès-Mello », sur DREAL Picardie (consulté le 29 novembre 2011).
  8. Le château est désormais la propriété de la société Arcelor
  9. Source : Archives municipales de Montataire et direction de la Communication de la mairie de Montataire (Tel. 00 33 44 64 44 44).
  10. Montataire victime "collatérale" de l'économie mondialisée, article de Thomas Haley, Mediapart, le 21 novembre 2011 [1]
  11. « Montataire », Union des Maires de l'Oise (consulté le 14 septembre 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Montataire en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  16. AkzoNobel Home
  17. ArcelorMittal> Home
  18. Goss International
  19. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Cf. L. Duthoit, « Monuments historiques : Église de Montataire », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, année 1873, Senlis, Imprimerie de Ernest Payen, 1e série, vol. IX,‎ 1874, p. 159-162 (ISSN 11628820, lire en ligne) ; et Pierre Durvin, Église Notre-Dame de Montataire, Société Archéologique de Creil, s.d. ; Lire en ligne sur le site de l'association Mons ad Theram. L'étude de Duthoit comporte des différences d'interprétation de l'époque de construction des premières travées des bas-côtés et du clocher. Le choix a été fait de suivre l'interprétation de l'étude de Durvin, plus récente.
  21. Cf. « Patrimoine architectural », sur Montataire (site officiel) (consulté le 30 novembre 2011).
  22. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome I. Beauvaisis, Vexin, Pays de Bray, Plateau picard et Pays de Clermont, Paris, Éditions de la Morande,‎ s.d. (2009), 323 p. (ISBN 2902091389), p. 235-237.
  23. Cf. « Parcs, jardins, balades », sur Montataire (site officiel) (consulté le 30 novembre 2011).