Saint-Just-en-Chaussée

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Saint-Just-en-Chaussée
Église paroissiale Saint-Just (non classée).
Église paroissiale Saint-Just (non classée).
Blason de Saint-Just-en-Chaussée
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau Picard
Maire
Mandat
Frans Desmedt
2014-2020
Code postal 60130
Code commune 60581
Démographie
Gentilé Saint-Justois, Saint-Justoises
Population
municipale
5 657 hab. (2011)
Densité 386 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 24″ N 2° 25′ 54″ E / 49.5066666667, 2.43166666667 ()49° 30′ 24″ Nord 2° 25′ 54″ Est / 49.5066666667, 2.43166666667 ()  
Altitude Min. 86 m – Max. 172 m
Superficie 14,66 km2
Localisation

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Saint-Just-en-Chaussée

Saint-Just-en-Chaussée est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Arré et Gare de Saint-Just-en-Chaussée.

Saint-Just-en-Chaussée est une ville française, située dans le département de l'Oise. La ville est la plus importante commune du Santerre-Oise, elle est le siège de la communauté de communes du Plateau Picard, la ville est un chef-lieu du canton. Ses habitants sont appelés les Saint-Justois et les Saint-Justoises. La commune s'étend sur 14,7 km2 avec une altitude allant de 86 m à 172 m. Elle est située à 80 km au nord de Paris, à 28 km à l'est de Beauvais, l'Arré traverse la ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville porte le nom de Saint-Just en hommage à Juste de Beauvais martyrisé en ces lieux au début du IIIe siècle, qui selon la légende prit sa tête détachée de son corps ( après décapitation ) et proclamer sa foi.

De tous temps, la ville est un axe important de communication : il y avait auparavant un point de jonction de deux anciennes voies romaines.

Au Moyen Âge la ville était fortifiée, elle fut un lieu de villégiature des évêques de Beauvais au XIIe et XIVe. L'abbaye construite en 1119 ainsi que le château des évêques furent tous deux détruits en 1347. L'abbaye reconstruite finira brûlée en 1707.

Le château fortifié de la rue Prévost n'existe plus, cette rue est une ancienne commune rattachée à Saint-Just en 1793.

La gare de Saint-Just-en-Chaussée, ouverte en 1846, était autrefois un carrefour ferroviaire important entre la ligne Paris - Lille de la Compagnie du Nord et d'autres plus petites, la ligne de La Rue-Saint-Pierre et la ligne de Douai. De 1891 à 1961, elle était également le cœur de la petite ligne d'intérêt local à voie métrique entre Estrées-Saint-Denis, Froissy et Crèvecœur-le-Grand, exploitée par une compagnie privée, la Compagnie générale de voies ferrées d'intérêt local.

La gare est aujourd'hui desservie par le réseau TER Picardie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 1969[1] mars 1977 Gérard Berton   Conseiller général, directeur d'entreprise de travaux publics
Mars 1977[1] mars 2001 Jean-Pierre Braine PS puis DVG Député de la 7e circonscription de l'Oise de 1981 à 2002, instituteur
Mars 2001 en cours
(au 2 avril 2014)
Frans Desmedt UMP puisDVD Conseiller général, agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[2]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 657 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
802 774 954 1 020 1 120 1 204 1 364 1 522 1 602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 642 1 745 1 742 1 742 2 473 2 542 2 488 2 405 2 376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 515 2 687 2 907 2 873 2 917 3 013 2 970 2 849 3 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 575 3 722 4 063 4 257 4 927 5 498 5 516 5 522 5 657
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 22,8 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 17,1 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 23,4 %).
Pyramide des âges à Saint-Just-en-Chaussée en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,5 
5,2 
75 à 89 ans
9,8 
11,6 
60 à 74 ans
13,1 
20,8 
45 à 59 ans
18,3 
19,6 
30 à 44 ans
19,3 
22,8 
15 à 29 ans
20,4 
19,8 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Économie[modifier | modifier le code]

  • DS Smith Kaysersberg (groupe Anglais DS Smith, 340 salariés),
  • peintures et vernis pour automobiles * DS Smith Kaysersberg (groupe Anglais DS Smith, 340 salariés),
  • Dow Automotiv (États-Unis, 180 et 90 sal.),
  • plastiques (Plastique Forme, 150 salariés),
  • électronique AQL (140 salariés),
  • vêtements de sécurité Dispovet (50 salariés, groupe Elf-Total) et gants de protection pour l'armée SFGI (40 salariés).
  • Traitement de déchets industriels et huiles Valrecoise (40 salariés), le traitement d'ordures Gurdebeke (25 salariés) à l'ancienne sucrerie;
  • un centre Leclerc de 75 emplois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Saint-Just-en-Chaussée se blasonnent ainsi :

de gueules au chevron d'argent, accompagné d'une gourde d'or en pointe et de deux fleurs de lys du même en chef, et au lion passant de sable brochant sur le chevron.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

Saint-Just-en-Chaussée ne compte aucun édifice classé ou inscrit monument historique sur son territoire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Pihan (l'abbé), « Saint-Just-en-Chaussée : étude historique et archéologique », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, Beauvais, Imprimerie départementale de l’Oise, vol. 11,‎ 1880, p. 643-786 (ISSN 12805343, lire en ligne)
  • Louis Pihan (l'abbé), « Saint-Just-en-Chaussée : étude historique et archéologique (suite) », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, Beauvais, Imprimerie départementale de l’Oise, vol. 12,‎ 1883, p. 5-119, 281-415, 609-667 (ISSN 12805343, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b R. TH., « Décès de Jean-Pierre Braine, samedi matin : Le lion de Saint-Just nous a quittés », Le Bonhomme picard,‎ 10 novembre 2009, p. 2.
  2. Armand Prin, « Frans Desmedt reste le patron : Auréolé de son succès magistral dès le 1er tour des municipales, Frans Desmedt entame un nouveau mandat. », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 8
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Saint-Just-en-Chaussée en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  7. « Banc d'œuvre », base Palissy, ministère français de la Culture.
  8. « Fonts baptismaux », base Palissy, ministère français de la Culture.