Châtenay-en-France
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| Châtenay-en-France | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Sarcelles | |
| Canton | Luzarches | |
| Intercommunalité | Communauté de Communes du Pays de France | |
| Maire Mandat |
Jacques Renaud 2008-2014 |
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| Code postal | 95190 | |
| Code commune | 95144 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Francs-Chatenaisien(ne)s | |
| Population municipale |
65 hab. (2008) | |
| Densité | 21 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 171 m (min. : 109 m) (max. : 172 m) | |
| Superficie | 3,07 km2 | |
| Localisation | ||
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Châtenay-en-France est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Francs-Chatenaisien(ne)s.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Châtenay-en-France est située dans le nord-est du Val-d'Oise, à une distance orthodromique de 4 km au nord-nord-ouest de Goussainville, et de 25 km au nord-nord-est de Paris. Le village se situe sur une butte-témoin boisée culminant à 172 m au-dessus du niveau de la mer, à une altitude de 162 m, dominant ainsi la plaine de France. Le village voisin de Fontenay-en-Parisis est situé 50 m plus bas. Des terres agricoles entourent la butte de tous les côtés. Les cours d'eau sont complètement absents sur la commune, qui compte quand même quelques sources et une mare forestière. Châtenay est membre à part entière du Parc naturel régional Oise-Pays de France créé par décret du 13 janvier 2004[1].
Châtenay est desservi par la RD 9, axe est-ouest reliant la RD 316, c'est-à-dire l'ancienne RN 16, à la RD 317, l'ancienne RN 17. La rue vers Fontenay-en-Parisis au sud est fermée à la circulation automobile. Châtenay n'est pas desservi par les transports en commun autres que scolaires. La gare la plus proche est celle de Louvres, sur le RER D, à 5,7 km. Le GR de Pays « de la Plaine de France » traverse la commune du nord au sud, venant de Fontenay-en-Parisis et continuant vers Bellefontaine et la vallée de l'Ysieux. À l'extrémité nord du territoire communal, ce sentier se croise avec un autre itinéraire de randonnée, venant de Louvres et Puiseux-en-France, et continuant vers Jagny-sous-Bois et Luzarches.
Les communes limitrophes sont au nombre de cinq, toutes reliées à Châtenay par des sentiers de randonnée, à l'exception de Mareil-en-France. Par contre, aucune route directe ne relie Châtenay à Bellefontaine. Parmi les cinq communes voisines, seul Fontenay-en-Parisis est un petit bourg, mais le nouveau quartier de Puiseux-en-France dispose également de quelques commerces de proximité. Ce quartier, proche de la gare de Louvres, est à ne pas confondre avec le vieux village de Puiseux, à 1,5 km à l'est de Châtenay.
Histoire [modifier]
Administration [modifier]
Châtenay-en-France fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[2]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[3],[4].
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 69 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
Châtenay-en-France ne compte un seul monument historique sur son territoire.
- Église Saint-Martin, rue de l'Église (classée Monument historique par arrêté du 2 janvier 1990[7]) : Une église à Châtenay est mentionnée dès 1097 dans une bulle d'Urbain II, quand l'évêque de Paris la donna au prieuré prieuré Saint-Martin-des-Champs, dont elle dépendra jusqu'à la Révolution. L'église initiale avait bien bénéficié d'une réfection du chœur au XVIIIe siècle, mais a finalement été complètement démolie en raison de son mauvais état. Pour la remplacer, une nouvelle église a été construite entre 1784 et 1786 dans le style néoclassique, selon le plan du célèbre architecte Jacques Cellerier. — Le portail est encadré par deux colonnes et surmonté d'un fronton en segment de cercle. La nef est précédée d'un narthex et comporte cinq travées, et se termine par un chevet plat. La sacristie y est accolée. Le petit clocher est bâti sur le narthex. La totalité des façades est agrémentée de bossages, tout en restant sobre. Les ouvertures sont en demi-lune, y inclus la fenêtre du chevet. Le plafond est une voûte en berceau continue[8],[9],[10].
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- La maison de campagne d'un notaire parisien, rue Honoré-de-Mirabeau, au carrefour du centre du village : Construit en 1802 pour Desysnard de Moiret, elle reproduit le schéma des hôtels particuliers parisiens de la fin du XVIIIe siècle, où les communs délimitent une cour donnant sur la rue, avec la résidence construite en retrait. La façade est très sobre, agrémentée seulement par l'entablement de la porte, les pilastres d'angles faits de plâtre et le bandeau courant horizontalement sous les fenêtres de l'étage[11].
- L'ancienne orangerie, rue Honoré-de-Mirabeau : Transformée en salle de réunion, elle reste un magnifique témoin de l'architecture industrielle du dernier quart du XIXe siècle, avec sa charpente en acier rivé et ses façades nord et sud entièrement vitrées. Ainsi, l'orangerie n'est pas sans rappeler les pavillons Baltard[12]. Sans illustration.
- Le château de Chatenay, au milieu de son parc : Construit en 1880 par l'architecte Dainville, ce petit manoir à un étage présente cinq fenêtres sur la façade principale, avec un corps central faisant saillie au centre. La façade est conçue autour de Chaînages d'angle en pierre de taille claire et de trumeaux en brique rouge[10]. La haute toiture à la Mansart abrite un deuxième étage et des combles. Le château ainsi que ses bâtiments annexes dispersés dans le parc et le village ont été converti en centre de séminaires, et le château accueille plus particulièrement des chambres d'hôtel[12]. Non visible depuis le domaine public, sans illustration.
- Le monument pour Ambroise Jacquin, au carrefour de la rue Honoré de Mirabeau avec l'allée des Joncs : De la forme de beaucoup de monuments aux morts, il commémore l'assassinat du résistant Ambroise Jacquin par la Gestapo, le 26 août 1944, à l'âge de quarante-six ans.
- Le lavoir « fontaine des Joncs », allée des Joncs, au nord du parc du château sur le chemin rural menant vers Bellefontaine : Bassin en pierre subdivisé en deux parties, avec un abri en charpente et toit en appentis à l'est, l'ensemble à l'état d'abandon. La source est aujourd'hui à peu près asséchée.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Cf. [PDF] Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144, sur DREAL Picardie. Consulté le 21 novembre 2011.
- Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
- Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
- Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00080020, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Cf. Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France et Conseil général du Val d'Oise, 1998, 104 p. (ISBN 2-905913-23-1), p. 29.
- Dominique Foussard, « Châtenay-en-France - Saint-Martin », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France, 2008, p. 70-71 (ISBN 9782953155402).
- Yann Audino et Christian Garcia, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Châtenay-en-France », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I, octobre 1999, p. 451-453 (ISBN 2-84234-056-6).
- Cf. En pays de France, op. cit., p. 78.
- Cf. L'orangerie, sur Château de Châtenay. Consulté le 22 août 2011.
