Mouy
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| Mouy | ||
Mairie de Mouy |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Oise | |
| Arrondissement | Clermont | |
| Canton | Mouy | |
| Intercommunalité | sans | |
| Maire Mandat |
Anne Claire Delafontaine 2008 - 2014 |
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| Code postal | 60250 | |
| Code commune | 60439 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
5 282 hab. (2010) | |
| Densité | 535 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 37 m – Max. 123 m | |
| Superficie | 9,87 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Mouy est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Mouy est une commune de l'Oise située sur la vallée du Thérain. Elle se situe à mi-distance entre Beauvais et Creil. Ce chef-lieu de canton, oscillant entre ruralité et urbanité, compte 5328 habitants sur un territoire approchant les 10 km². La densité de population y est donc importante puisqu'on dénombre 540 habitants au km².
Les Mouysards profitent d'un décor naturel favorable. Mouy est fortement marquée par l'eau. La rivière, le Thérain, coule paisiblement à travers la ville et sa campagne. Cela donne un paysage typique.
La faune et la flore sont caractéristiques des milieux aquatiques. Rivière, marais et étangs favorisent la présence d'oiseaux migrateurs tels que hérons et canards sauvages ainsi que diverses variétés de plantes et d'arbres tels que les roseaux ou les saules pleureurs.
La topographie renforce cet aspect puisque Mouy se situe dans une vallée entourée par deux plateaux aux espaces naturels très différents.
La commune dispose de la gare de Mouy - Bury sur la Ligne de Creil à Beauvais desservie par les trains TER Picardie.
Histoire[modifier]
Les terres de Mouy semblent avoir été possession des Sires de Moÿ de Vermandois également seigneurs des terres de Moÿ dans l'Aisne. Cette famille est connue depuis l'an 1045.
À partir du XIIe siècle, Mouy était une place forte dépendante de la châtellenie de Mouchy-le-Chatel.
En 1459, on parle de Mouy comme d'un village de 300 feux et dont le cœur est constitué par une église, un château et ses dépendances.
Ce château dont il ne reste qu'une petite partie, servit de refuge aux protestants de la région durant les guerres de religions du XVIe siècle, le Seigneur de l'époque étant partisan de la réforme.
Cette citadelle, enjeu de plusieurs combats, fut prise et reprise tout au long de ces périodes troublées et connut les destructions et les représailles du pouvoir catholique que pareille situation suppose. Le dernier des Vaudrey-Coligny (famille possédant les terres de Mouy de puis 1449) étant resté le seigneur de Mouy après les événements que la place avait dû endurer, il devint le serviteur le plus zélé de Henri IV. Mouy, par le jeu des seigneurs morts sans postérité et des successions multiples, finira par échoir à Monsieur le Frère du Roi avant la Révolution.
Si en 1790 Mouy est encore un gros village de 400 maisons, en 1830, le nombre d'habitations a quasiment doublé. Cet essor se poursuit tout au long du XIXe siècle. Les Mouysards de l'époque semblent acquis aux idées nouvelles si on en croit le curé Sallentin qui prend fait et cause pour la Révolution française et demande à ses paroissiens de soutenir 1e nouveau régime. Une large part de la population partageait ces sentiments puisqu'en 1792, parmi les volontaires combattant les armées royalistes venant de l'étranger, on relève le nom d'une femme patriote, Marie Geneviève Prothais, ce qui n'était pas habituel dans la région.
Ces idées de progrès et de liberté restent fortement ancrées et le 21 décembre 1851, les résultats au plébiscite de Louis-Napoléon Bonaparte placent le canton de Mouy en tête des votes négatifs du Département (moyenne départementale 4 %) avec Mouy à 30 %.
Dans le même temps, on assiste à un développement industriel considérable de la Ville grâce au Thérain qui fournit la force motrice nécessaire à l'implantation de l'industrie textile relayée dans les années 1860 par celles des cuirs et peaux et de la brosserie.
De cette croissance, il ne reste que des grandes bâtisses, maisons de maître du XIXe siècle dont l'architecture emprunte beaucoup au mouvement haussmannien, et quelques chapelles vétustes dans l'ancien cimetière. Ces constructions témoignent d'une richesse insolente pour quelques-uns et de beaucoup de misère pour une population laborieuse dépourvue de tout, au point qu'il faut la création d'une cantine scolaire en 1894 pour que les enfants indigents fréquentent l'école.
Après la guerre de 1914, les industries s'affaiblissent peu à peu. La manufacture de tapis, vestige des anciennes filatures, les fabriques de chaussures ferment une à une. La tannerie disparaîtra dans un incendie. Seule l'industrie de la brosserie s'adapte aux nouveaux modes de production et continue de nos jours. Elle semble néanmoins connaître ses dernières heures.
Administration[modifier]
Population et société[modifier]
Évolution démographique[modifier]
En 2010, la commune comptait 5 282 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges[modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 21,3 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 13,6 %) ;
- 52,5 % de femmes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 18,8 %).
Sport[modifier]
- Football : Le club de l'US Mouy Football Fondée en 1912 fête son centenaire en 2012, chose rare de nos jours, avec un nombre avoisinant les 175 Licenciés, partenaire du téléthon, le club de football est un acteur majeur de l'insertion sportive dans tout le Canton de Mouy.
- Cyclisme : le VTT ROUTE Club de Mouy a été fondé en 1995 par deux habitants de la commune passionnés de VTT, Jean-Louis Alonzo et Michel Gaudfroy. Quelques années plus tard, face au nombre d'adhésion grandissante, une section cyclisme sur route a été créée. Le club organise tous les ans fin septembre la Mouysarde.
Lieux et monuments[modifier]
Monuments historiques[modifier]
- L'église Saint-Léger : Ce bâtiment de style gothique a été construit à partir de 1160/1175 et a connu plusieurs phases d'édification à travers les siècles. Ses dimensions (longue de 45 mètres, large de 27 mètres au transept et de 19 mètres à la nef) laissent supposer que la population du XII-XIIIe siècles était déjà conséquente. Le chœur de l'église, de forme polygonale, fut la première partie bâtie dans la deuxième partie du XIIe siècle. Puis, fin XIIe-début XIIIe, le transept fut adjoint au chœur. La nef vint compléter l'édifice durant le XIIIe siècle. Mais les architectes, voulant réaliser le plus grand édifice gothique du moment, furent trop ambitieux et les voûtes du chœur s'écroulèrent en 1284. La sacristie ne fut construite qu'à la fin du XVIe-début du XVIIe siècle. Le clocher date de 1757. Mais, à l'origine, il y avait une flèche de pierre fine et élancée qui fut emportée par un ouragan en 1450 et au XVIIIe siècle. L'église est classée monument historique depuis 1936[5].
- La Maison Bordez-Greber (début du XXe siècle), inscrite monument historique depuis 1990[6].
Héraldique[modifier]
| Blason | D’azur à la roue d’engrenage d’or, chargée d’un fuseau et d’une navette d’argent passés en sautoir, eux-mêmes surchargés d’un rencontre de bélier du même[7].
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. | |
| Alias | D'or à un sautoir de gueules, cantonné de 4 merlettes du même. |
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Jean de Mouy, seigneur de la Meilleraye, vice-amiral de France, lieutenant général en Normandie, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit ;
- Sainte Charlotte (Anne Marie Madeleine Françoise Thouret, dite Sœur Charlotte de la Résurrection, née en 1715 à Mouy) ;
- Théodore Baudon, homme politique français, né le 4 août 1848 à Mouy ;
- Marc Tiffeneau, chimiste, pharmacologiste et médecin français, né à Mouy le 5 novembre 1873 ;
- Grégory Thil, footballeur français né en 1980, formé à Balagny puis Mouy.
Le Vertigo de Des Moulins[modifier]
En 1849 le malacologue français Dominique Dupuy a décrit l'espèce Vertigo moulinsiana, dont la localité type est officiellement la commune de Mouy.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Mouy en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 26 octobre 2010
- Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 26 octobre 2010
- Église Saint-Léger, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Maison Bordez-Greber, base Mérimée, ministère français de la Culture
- http://armorialdefrance.fr/departement_communes.php?dept=60
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- René Parmentier, « Le prieuré de Saint-Jean-du-Vivier », Mémoires de la Société archéologique et historique de Clermont, Clermont (Oise), Imprimerie Daix frères, no 3, 1907, p. 1-16 (ISSN 11603844) [texte intégral (page consultée le 12 février 2013)]
- Antoine-Joseph Warmé, Mouy et ses environs : Mouy, Beauvais, Impr. de D. Père, 1873, 520 p. [lire en ligne (page consultée le 20 février 2013)], p. 1-190
Articles connexes[modifier]
- Église Saint-Léger de Mouy
- Gare de Mouy - Bury
- Liste des communes de l'Oise
- Liste des bureaux de poste français classés par oblitération Gros Chiffres (2573)
