Le Plessis-Luzarches

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Le Plessis-Luzarches
Image illustrative de l'article Le Plessis-Luzarches
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Luzarches
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de France
Maire
Mandat
Alain Melin
2014-2020
Code postal 95270
Code commune 95493
Démographie
Gentilé Plessis-Luzarchois
Population
municipale
135 hab. (2011)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ N 2° 27′ 00″ E / 49.1, 2.45 ()49° 06′ 00″ Nord 2° 27′ 00″ Est / 49.1, 2.45 ()  
Altitude 88 m (min. : 56 m) (max. : 101 m)
Superficie 0,90 km2
Localisation

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Le Plessis-Luzarches

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Le Plessis-Luzarches
Liens
Site web http://www.leplessisluzarches.fr

Le Plessis-Luzarches est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Le village est situé dans la vallée de l'Ysieux, à environ 30 km au nord de Paris.

Ses habitants sont appelés les Plessis-Luzarchois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur le village depuis le sud.

Le Plessis-Luzarches se situe au nord du Val-d'Oise, pratiquement à la limite avec l'département de l'Oise, dans la vallée de l'Ysieux et près de la RD 922, à mi-chemin entre Fosses et Luzarches, et à une distance orthodromique de 28,5 km au nord-nord-est de Paris. La distance routière de la capitale est de 34 km par la RD 316, respectivement de 42,5 km par Fosses, la RD 317, la RD 16 et l'autoroute A1 via le connecteur n° 7 à Saint-Witz. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est à 19,5 km par ce même itinéraire. La RD 47, perpendiculaire à la RD 922, passe au sud du village et le relie à la Francilienne au niveau de Fontenay-en-Parisis. Les gares les plus proches sont celles de Luzarches, sur la ligne H du Transilien, et de Survilliers-Fosses, sur le RER D. Le temps de trajet pour la gare de Paris-Nord est de 48 min pour la première et de 35 min pour la seconde. Le Plessis-Luzarches est desservi par la ligne 95-01 qui ne fonctionne que du lundi au vendredi en pleine journée, à raison de cinq aller-retours, ainsi que par la ligne 95-10, qui, le matin et le soir, établit la correspondance avec le RER D à Louvres respectivement Goussainville, à raison de deux aller-retours au total. L'arrêt de la ligne 95-01 se situe près de l'école Alain-Fournier et se trouve sur le territoire communal de Lassy pour la direction de Fosses.

Le Plessis-Luzarches compte trois communes limitrophes. Le territoire communal arrive presque jusqu'au carrefour au centre de Bellefontaine, la limite entre les deux villages étant représentée ici par la RD 922. Au nord de l'école Alain-Fournier, en dehors du village, quatre communes se rencontrent en un point : Luzarches, Bellefontaine, Le Plessis-Luzarches et Lassy, mais Luzarches et Le Plessis-Luzarches ne sont pas limitrophes dans le sens strict du terme[1]. Avec une superficie de seulement 90 ha, Le Plessis-Luzarches est la quatrième commune la plus petite du département[2].

Communes limitrophes de Le Plessis-Luzarches
Lassy Le Plessis-Luzarches Bellefontaine
Jagny-sous-Bois
Marais du Plessis.

Le paysage est marqué par la vallée de l'Ysieux, orientée est-ouest, où coule le petit ruisseau qui prend sa source à Fosses, et qui est alimenté de fur et à mesure par une multitude de petites sources et de courts ruisseaux, insuffisants toutefois pour lui donner de l'envergure. Le passage de l'Ysieux s'accompagne donc de prés humides, marécages et anciennes cressonnières[3], abandonnées depuis le début des années 1970. À l'ouest du village, se trouve le marais du Plessis-Luzarches, que l'on peut traverser sur un sentier aménagé avec des rondins de bois. Le point le plus bas de la commune se situe à l'endroit où l'Ysieux quitte le territoire communal, à 56 m au-dessus du niveau de la mer. Le terrain monte vers le nord, en direction de la forêt de Chantilly, mais plus encore vers le sud, vers la plaine de France, qui cumule à 101 m sur le territoire du Plessis. Des vallons secondaires animent le relief, et des petits bois sont parsemés dans le paysage particulièrement bien préservé ici. Sur les hauteurs, la vue s'étend sur l'ensemble des communes environnantes. Le golf du Plessis-Bellefontaine occupe un site entre le bois de Jagny et les deux villages, rappelant un vaste jardin à l'anglaise. De nombreux chemins ruraux se prêtent à la randonnée pédestre, si bien au nord qu'au sud de la vallée de l'Ysieux. Le Plessis-Luzarches est membre à part entière du Parc naturel régional Oise-Pays de France créé par décret du 13 janvier 2004[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom provient du gaulois pleissiacum, plessis, enceinte ou maison forte.

Le Plessis-Luzarches est sans-doute issu d'un démembrement de Luzarches. Le village n'apparaît qu'au XIIe siècle dans un acte de donation de dîmes par Payen de Presles. Le fief faisait partie du doyenné de Montmorency. La terre resta sans seigneur jusqu'en 1327, date à laquelle elle devint propriété de Pierre de Berchère, dont la famille était aussi seigneur de Chaumontel. Vers 1400, la propriété fut en partie vendue aux célestins de Paris qui la conservèrent jusqu'à la Révolution, et en partie, en 1412, à Pierre de Villers ; cette dernière partie devint la possession en 1597, d'Edouard Molé, conseiller au Parlement, qui transmit cette seigneurie à ses descendants, seigneurs de Champlâtreux. Les biens des célestins furent vendus comme biens nationaux à la Révolution. Une légende, selon laquelle le seigneur du lieu aurait joué une partie de son domaine contre celui de Bellefontaine et aurait perdu la partie, expliquerait l'exiguïté de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le Plessis-Luzarches fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[5]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Ginette Tétard    
mars 2008 2014 Alain Melin[8]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 135 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
180 189 161 163 173 171 205 164 182
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
167 156 181 153 149 152 157 130 127
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
145 136 135 160 150 149 139 144 136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
145 149 140 147 137 140 133 131 135
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Plessis-Luzarches ne compte aucun Monument historique inscrit ou classé.

  • L'église Sainte-Marie est le résultat de remaniements successifs, dont le dernier eut lieu au XVIIe siècle. La plupart des éléments architecturaux datent de cette époque. Toutefois, en l'absence de décors et d'ornements sur les façades, aucun style particulier ne caractérise le bâtiment. Le clocher au toit en bâtière est garni de deux contreforts par côté, qui lui confèrent un aspect défensif. La nef se compose de trois travées et se termine par un chœur à pans coupés. Il est voûté à l'intérieur[11]. Entre le clocher et la nef, s'entrepose un narthex, et la sacristie y est accolée au sud.
  • La tour de la rue de l'Église : Accolée à l'angle d'une maison au sud de l'église, cette tour est ronde jusqu'au-dessus du premier étage, puis se termine par un demi-étage octogonal et un toit à huit versants. Il est possible que la tour ait fait partie d'une muraille d'enceinte autour du promontoire sur lequel est bâti l'église, mais l'origine du bâtiment reste incertaine[11].
  • Le calvaire, au carrefour de la rue de l'Église et de la rue de la mairie : Il ressemble à une Borne milliaire romaine en pierre dans laquelle est plantée une croix de fer forgé. De telles bornes, ressemblant à des courtes mais épaisses colonnes, ont en effet été érigées par les Romains dans toute la Gaule[11].
  • Le lavoir ou fontaine au Coq, ruelle de l'abreuvoir, au nord du village : Un abreuvoir se situait autrefois en cet endroit particulièrement humide. Simple bâtiment du début du XXe siècle, couvert d'une charpente avec un toit en tuiles mécaniques, reposant sur des piliers de bois eux-mêmes appuyés sur des dés en pierre[11]. Le bâtiment est ouvert sur le sud, et fermé par des parois en lattes des autres côtés. La fontaine proprement dite se situe sous la pente faisant face au lavoir au sud, dans un local semi-enterré. L'on aperçoit un édicule en pierres brutes couvert de dalles de béton, dont l'entrée est protégée par une grille. Un regard à l'intérieur permet de voir un escalier qui descend dans le local abritant la petite margelle voûtée de la source.
  • La mairie, rue de la Mairie : Ce bâtiment est devenu propriété de la commune par un legs de 1846 et a été doté d'une horloge et d'un tocsin, le rendant clairement identifiable comme bâtiment officiel. La salle de classe a été construit en 1880[11],[12] à l'arrière ; c'est cette date qui figure en dessous de l'horloge. Depuis la mise en service du groupe scolaire Alain-Fournier près de la croix de Lassy sur la RD 922 (mais sur le territoire communal du Plessis), la salle d'école est devenue salle de réunions et salle de fêtes.
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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 23 novembre 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  2. Cf. « Résumé statistique national (fichier Excel) » (consulté en 10 février 2011).
  3. Cf. « Histoire de Fosses », sur CGHFM (consulté le 23 novembre 2011).
  4. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 23 novembre 2011).
  5. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  6. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  8. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  11. a, b, c, d et e Yann Audino et Christian Garcia, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Le Plessis-Luzarches », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 485-486 (ISBN 2-84234-056-6).
  12. Cf. Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France et Conseil général du Val d'Oise,‎ 1998, 104 p. (ISBN 2-905913-23-1) ; p. 86.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]