Montdidier (Somme)

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Montdidier
L'Hôtel-de-ville et son beffroi haut de 48 m.
L'Hôtel-de-ville et son beffroi haut de 48 m.
Blason de Montdidier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
(sous-préfecture)
Arrondissement Montdidier
(chef-lieu)
Canton Montdidier
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Montdidier
Maire
Mandat
Isabelle Carpentier
2014-2020
Code postal 80500
Code commune 80561
Démographie
Gentilé Montdidériens
Population
municipale
6 103 hab. (2011)
Densité 485 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 55″ N 2° 34′ 15″ E / 49.6486, 2.5708 ()49° 38′ 55″ Nord 2° 34′ 15″ Est / 49.6486, 2.5708 ()  
Altitude Min. 55 m – Max. 113 m
Superficie 12,58 km2
Localisation

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Montdidier
Liens
Site web Site municipal officiel

Montdidier est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Picardie. Elle est le siège de la Communauté de communes du canton de Montdidier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montdidier est située dans la région du Santerre, à mi-chemin entre Amiens (au nord-ouest) et Compiègne (au sud-est), sur la D 935, et à mi-chemin de Rosières-en-Santerre et Saint-Just-en-Chaussée.

Géographie physique[1][modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Dans les parties élevées de la commune, le sol est composé de couches argileuses de limon des plateaux qui est souvent mélangé de silex sur les premières pentes des vallées. En bas des pentes, sur la vallée des Trois Doms, on trouve des dépôts argileux ou argilo-siliceux. En fond de vallée, le sol est formé d'alluvions modernes très souvent tourbeuses.

Le sous-sol est partout crayeux. La craie, qui affleure partout sur les pentes, s'enfonce sur une épaisseur de plus de 70 mètres.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est très accidenté, coupé par la vallée des Trois Doms et par de profonds ravins. Les deux principaux prennent naissance aux environs de Fignières et de Faverolles pour se terminer au nord et au sud de Montdidier à la vallée des Trois Doms.

La ville est construite à l'extrémité ouest du plateau, limité par les trois vallées. Au nord et à l'ouest de la ville, le plateau est très escarpé. En plusieurs endroits, il est complètement à pic.

À l'est, s'étend une plaine fertile qui se prolonge jusqu'à la Somme, c'est le Santerre.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Montdidier est arrosée par la rivière des Trois Doms, affluent de l'Avre. Cette petite rivière, qui prend sa source à l'ouest de la commune, serpente au pied de la colline. Elle a un débit très faible, en été.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique, avec vents dominants d'ouest, sud-ouest et nord-ouest.

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Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Montdidier occupe une position carrefour entre Compiègne et Amiens et entre Saint-Just-en-Chaussée et Albert ou Péronne ou Roye.

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La ville de Montdidier est presque entièrement détruite en 1918. Elle est reconstruite dans l'Entre-deux-guerres et son patrimoine religieux en partie restauré. Après la Seconde Guerre mondiale, la ville connaît une expansion par la construction de lotissements à la périphérie.

Montdidier inaugure le premier parc éolien public, en 2007[2].

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'activité économique de Montdidier est essentiellement représentée par le commerce, l'artisanat, les services scolaires (écoles maternelles et primaires, collège et lycée) et de santé (hôpital, maison de retraite, médecins, pharmaciens, kinésithérapeute, infirmiers ...)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montdidier
Courtemanche Fignières Etelfay
Montdidier Faverolles
Mesnil-Saint-Georges Ayencourt le Monchel et Rubescourt Assainvillers

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Montdidier s'appellent des Montdidériens et Montdidériennes[3]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee, de 2007, Montdidier compte 6 012 habitants (soit une diminution de 5 % par rapport à 1999).

La commune occupe le 1 619e rang au niveau national, alors qu'elle est au 1 457e en 1999, et le 8e au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Montdidier depuis 1793. Le maximum de la population est atteint en 1999 avec 6 333 habitants. En 2011, la commune comptait 6 103 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 097 4 049 4 130 3 663 3 769 3 790 3 868 3 904 4 063
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 144 4 292 4 326 4 238 4 362 4 551 4 679 4 617 4 644
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 437 4 443 4 517 3 565 4 706 4 305 4 278 4 399 4 557
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 430 5 828 6 204 6 194 6 262 6 328 6 029 6 006 6 119
2011 - - - - - - - -
6 103 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 19,3 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 28,2 %).
Pyramide des âges à Montdidier en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,9 
7,3 
75 à 89 ans
11,4 
11,5 
60 à 74 ans
14,9 
19,9 
45 à 59 ans
19,0 
20,1 
30 à 44 ans
19,0 
20,6 
15 à 29 ans
16,8 
20,2 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Sociétés savantes[modifier | modifier le code]

  • La Société d'Études et de Recherches Historiques et Archéologiques de Montdidier et sa région, fondée le , est une société savante qui a pour but de faire connaître le passé et le patrimoine local au grand public. Pour cela, des recherches sont engagées dans les archives communales, en bibliothèques, et autour de témoignages d'habitants. La société se consacre aussi à diverses publications, et à un bulletin édité deux fois par an que chaque adhérent reçoit ; elle organise également tout au long de l'année des sorties, des conférences, des expositions et des visites guidées.
  • Cercle Maurice Blanchard, créé en 1999, pour mettre en valeur le patrimoine et conserver la mémoire des événements qui ont marqué le XXe siècle et celle de l'écrivain et aviateur Maurice Blanchard. Le Cercle Maurice Blanchard publie un bulletin trimestriel et divers ouvrages.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Hollyvood Avenue, 2 bis avenue Paul Doumer - 80 500 Montdidier.

Jumelages[modifier | modifier le code]

À ce jour, il n'existe aucun jumelage.

Sports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs formes dans les textes anciens pour désigner Montdidier : Montis Desiderii (1079), Mondisderium (1105), Mons Desiderium (1115), Mondisderiense (1147), Mons Desiderii, Mons Didier (1180), Mondidier (1188), Monsdidiers (1195), Le Mont Didier (1302), Montdidier (1314)[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Montdidier.svg

Armoiries de Montdidier[modifier | modifier le code]

Elles sont attestées par un sceau de la commune datant de 1308 et conservé aux Archives nationales, à Paris[8]

  • D'azur à la tour crénelée surmontée d'une tourelle aussi crénelée d'argent, maçonnée de sable, accompagnée de sept fleurs de lys d'or, trois de chaque côté et une coupée mi-partie en pointe et en tête[9].

Devise[modifier | modifier le code]

« Urbs cultissima » (ville très cultivée)

Ornements extérieurs[10][modifier | modifier le code]

  • Croix de chevalier de la Légion d'honneur ;
  • Croix de guerre 1914-1918 avec palme ;
  • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil ;
  • Citation à l'ordre de l'armée du 24 août 1919 et Décret du 25 août 1924 : "Vaillante cité dont la guerre a fait une martyre. Après avoir subi plus de deux années le feu des canons ennemis, a connu tour à tour les joies de la délivrance et l'horreur d'une occupation brutale. Position importante et âprement disputée a subi une destruction totale payant de sa ruine la victoire de la Patrie"  ;
  • Citation à l'ordre du Corps d'armée du 12 février 1949: "Déjà citée et décorée de la croix de Chevalier de la Légion d'honneur pour son magnifique comportement en 1914-1918, s'est montrée digne de son glorieux passé au cours des événements de 1939-1945. En dépit des destructions et des représailles, a fait preuve du plus grand courage et du meilleur esprit de résistance, prenant une part essentielle à l'heure de la Libération au succès des forces alliées opérant sur son territoire".
Armoiries surmontant le passage du Prieuré (façade Sud)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Montdidier est une sous-préfecture du département de la Somme.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 1925 est créée la Régie Communale de Montdidier, établissement public de proximité qui assure la fourniture et l’acheminement de l’électricité sur le territoire de la ville.

La ville se lance, en 2003, dans une politique de maîtrise de l'énergie, à travers le programme « Montdidier ville pilote en maîtrise de l’énergie ». Les grandes lignes de ce programme sont les suivantes[14] :

En mars 2013, Montdidier est classée 57e au classement « solaire » et 154e au classement « biomasse » de la ligue française EnR.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fonts baptismaux de l'église Saint-Pierre, levés par Viollet-le-Duc
  • Le site est occupé, au moins depuis, l'époque gauloise. Certains historiens pensent que la bourgade peut correspondre à celle nommée « Bratuspance »[15].

Moyen Age[modifier | modifier le code]

  • Sous Charlemagne, un donjon s'élève au Nord-Ouest de la ville, sur l'éperon que forme la falaise calcaire (actuel emplacement du Prieuré). C'est là qu'en 774, le roi des Francs et futur empereur d'Occident aurait retenu prisonnier Didier, père de « Desiderada » (son épouse répudiée) et roi des Lombards. Cet épisode marqua si bien la population que le « mont » où séjourne de force « Didier » donne désormais son nom à la ville, « Montdidier ».
  • Au Xe siècle, Heldwide (épouse de Hilduin 1er, comte de Montdidier, vivant vers 948[16] fait construire, à proximité du donjon, l'église Notre-Dame, afin qu'y puissent être vénérées des reliques des saints Lugle et Luglien. Des Augustins, puis des Bénédictins ont la charge de ce prieuré.
Tombeau (vide) de Raoul de Crépy
  • Le comte de Montdidier, Raoul de Crépy, veuf de la mère de ses 6 enfants, est excommunié pour avoir répudié sa seconde femme afin d'épouser la veuve du roi de France Henri Ier.
  • En 1074, il meurt et est inhumé dans le tombeau visible dans l'actuelle église Saint-Pierre[17]. Son fils, Simon, au bout de 3 ans à la tête du plus grand territoire du royaume, lassé de guerroyer contre le roi Philippe Ier, et après être allé consulter, à Rome, le pape Grégoire VII, se résout à céder Montdidier. Ne voulant pas y laisser les restes de son père, il fait vider le tombeau. Mais assister à cette exhumation le perturbe au point qu'il renonce au pouvoir et termine sa vie dans un couvent[18].
  • En 1184, Philippe Auguste fait incendier les faubourgs de la ville[19], à l'occasion de sa rivalité avec Philippe d'Alsace, comte de Flandre, pour la possession de l'Amiénois et du Vermandois.
  • En 1195, les bourgeois obtiennent du roi l'octroi d'une charte communale.
  • En 1472, Montdidier est incendiée par les Bourguignons. Le duc Charles le Téméraire, présent, n'aurait pas fait obstacle à cette exaction et aurait alors dit : « Tel fruit porte l'arbre de la guerre »[20].
  • Le roi Louis XI est de passage dans la ville en 1471 ainsi que 1477.
  • Administrativement, sous l'Ancien Régime, Montdidier est, dans le Santerre (un des huit pays de Picardie), le siège d'un bailliage et d'une élection[21]. Le lieutenant-général (il y en a, alors, deux autres : un pour la Basse-Picardie et un pour la Haute-Picardie, dépendant tous trois du « lieutenant-général commandant en chef », lui-même relevant du gouverneur de Picardie) responsable du bailliage de Montdidier officie, à la fois, aussi, dans ceux de Péronne et de Roye. Militairement, la « place » de Montdidier est tenue par un gouverneur (La Picardie est alors défendue par 19 gouverneurs en comptant celui, particulier, du Boulonnais)[22].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La Place de l'Hôte-de-Ville, avant la Première Guerre mondiale.
Carte postale ancienne montrant les destructions de la Première Guerre mondiale
Ruines de la rue d'Amiens à la fin de la Première Guerre mondiale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1814-1815, les cosaques et les Prussiens stationnent à Montdidier.
  • Le , Victor Hugo, part de Compiègne à midi, arrive à 13 heures à Montdidier, qu'il visite rapidement puisqu'il fait une halte à Moreuil, à 18 heures. Il note alors dans son journal : « Vus les églises, le jacquemart. Statue de Parmentier, en habit de l'Institut, une pomme de terre à la main, le tout en bronze y compris la pomme de terre. Décidément pour n'être pas ridicule en bronze, il faut avoir pensé ou combattu »[23].
  • En 1870-1871, les Prussiens cantonnent dans la ville et soumettent les habitants à de lourdes contributions de guerre. Trois Montdidiérains sont tués et cinq sont blessés au cours de cette guerre.
  • À la fin du XIXe siècle, la ville dispose du téléphone et de l'éclairage public électrique.
  • Lors de la Première Guerre mondiale, Montdidier, comme toutes les localités de l'Est du département, déplore une destruction presque totale, n'épargnant nullement ses édifices les plus anciens et les plus remarquables.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Églises[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Pierre de Montdidier.

De style gothique flamboyant, Logo monument historique Classé MH (1920).

Église du Saint-Sépulcre[modifier | modifier le code]

De style gothique flamboyant, Logo monument historique Classé MH (1920). Édifiée de 1510 à 1519, elle renferme une mise au tombeau du XVIe siècle, en pierre polychrome, ainsi que des fonts baptismaux, eux aussi du XVIe. Un ensemble de six tapisseries flamandes, du milieu du XVIIe siècle, est exposé dans la nef. Ces tapisseries de Bruxelles, œuvres de Reydams et classées Monuments historiques, représentent l'histoire de Moïse et des Hébreux[24]. Vitraux de Jacques Gruber.

Ruines de l'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville est un édifice de brique décoré de pignons à redents et de dessins de briques surcuites. Il est construit en 1928, sur les plans des architectes Charles Duval et Emmanuel Gonse, en style néo-régionaliste flamand. Les fondations descendent jusqu'à dix huit mètres de profondeur. Les sculptures en béton de la façade, dues à Raymond Couvègnes, lui donnent un aspect contemporain. Le beffroi culmine à 48 mètres de hauteur, il abrite des jacquemarts. La salle d'honneur es décorée dans le style art déco, par le peintre Maurice Pico. Un lustre en fer forgé, de plus d'une tonne, y est placé. L'escalier d'honneur est orné d'une rampe en fer forgé. Maurice Picot peint un motif en arabesques ton sur ton qui sert de fond à des compositions qui traitent du symbole de la ville, du thème de l'eau autour de Montdidier, du caractère rural de la région et d'une allégorie de la famille sur le mortier ocre jaune des murs et du plafond. La Marianne, trônant sur la cheminée imposante de la salle du conseil et des mariages, est due à Raymond Couvègnes. "Jean Duquesne", le jaquemart en bois, sculpté en 1875, placé dans le beffroi détruit en 1918, est déposé à l'entrée de la salle du conseil.

Le huitième hôtel de ville de Montdidier est  Inscrit MH (2003).

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Caisse d'Épargne.
  • Le Prieuré (autrefois Salle du Roy) : l'édifice d'origine, qui est détruit lors de la Première Guerre mondiale, est reconstruit vers 1930. Le bâtiment actuel, qui avait fonction de Palais de Justice, est devenu le Centre des Impôts en 1965[25] ;
  • La Caisse d'Épargne, élégant petit édifice (XIXe siècle) rénové en 2008.

Statue et monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

  • La statue d'Antoine Augustin Parmentier est érigée sur la Place Parmentier (entre l'Hôtel-de-ville et l'église Saint-Pierre) et non dans la Rue Parmentier (qui prolonge dans l'autre sens la Rue Gambetta). Elle remplace une première statue érigée en juin 1848, œuvre de Dominique Molknecht qui est détruite lors du bombardement du . La statue actuelle, en bronze, due à Albert Roze, est inaugurée en 1931. Elle mesure 2,50 mètre de haut et pèse 800 kg ;
  • Le Monument aux morts, édifié en 1923, situé place de la République, de forme pyramidale, est l’œuvre des architectes parisiens André Japy et Albert Tord. Les deux statues, "Les deux générations", qui encadrent le monument, sont l’œuvre d'Albert Roze ;
  • Le Monument aux 212 aviateurs français tombés dans le ciel de Picardie en mai-juin 1940.

Lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Promenade du Prieuré: elle est aménagée à l'emplacement du jardin des moines. Flanquée de six rangée de marronniers, elle domine la vallée des Trois Doms. À son extrémité, est placée, en 1931, une table d'orientation, don du Touring club de France.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Antoine Trouvain (1656-1708), artiste peintre né à Montdidier.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Cauvel de Beauvillé, Histoire de Montdidier (trois volumes), 1857, réédition 1875.
  • L. Meusnier, Montdidier et ses environs, 1911, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1988 (ISBN 2-87760-793-3)
  • Jules Mollet, Montdidier, Géographie historique et statistique de l'arrondissement - Dictionnaire historique des communes, 1889, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1992 (ISBN 2 - 87 760 - 909 - X)
  • Paul Roger, pages 259 à 266 in Tome II de Histoire des Cathédrales, Abbayes, Châteaux-forts et Villes de la Picardie et de l'Artois, éd. Duval et Herment, Amiens, 1842 (Réimpression Éditions La Découvrance, 2003), 352 p. - (ISBN 2-84265-206-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice géographique et historique sur la commune de Montdidier, rédigée par M. Loeuillot, instituteur, 189?, Archives départementales de la Somme
  2. « Montdidier va inaugurer le premier parc éolien public » (consulté le 4 mars 2013)
  3. Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Montdidier en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  8. Demay,Sceau des Archives de l'Empire, n° 11 212
  9. (fr) « Armes de la commune de Montdidier d'après Victor de Beauvillé dans son Histoire de Montdidier »
  10. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
  11. Source : Les maires de Montdidier sur FranceGenWeb
  12. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 21 février 2009)
  13. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 9 avril 2014, p. 2.
  14. Régie communale de Montdidier
  15. Pages 68 et 118 : La Somme, éd. du Bastion, 160 p., reprint 1994 de 3 petits ouvrages : Guide pittoresque du voyageur en France - 1838, Atlas national - Département de la Somme, La France pittoresque du Nord
  16. page 337, Tome I de « Histoire des Cathédrales, Abbayes, Châteaux-forts et Villes de la Picardie et de l'Artois », Paul Roger, éd. Duval et Herment, Amiens, 1842 (Réimpression Editions La Découvrance, 2003) - (ISBN 2-84265-206-1)
  17. Pages 69 et 157 : La Somme, éd. du Bastion
    Église Saint-Pierre, Montdidier, Document (feuille de format A4 pliée en 3) réalisé et diffusé gracieusement par l'Office de Tourisme de Montdider
  18. page 78 : P. Lami, « (Résumé de) l'histoire de la Picardie », 326 pages (1825, reprint Les Éditions du Bastion 1998)
  19. Victor de Beauvillé, Histoire de Montdidier, 1857
  20. page 199 : P. Lami, « (Résumé de) l'histoire de la Picardie »
  21. page 280 : P. Lami, « (Résumé de) l'histoire de la Picardie »
  22. pages 282-283 : P. Lami, « (Résumé de) l'histoire de la Picardie »
  23. page 916 : Voyages et excursions (1849 - La Somme et l'Oise) in « Victor Hugo - Œuvres complètes - Voyages », coll. Bouquins, éd. Robert Laffont, Paris, octobre 1987, plus de 1300 pages
  24. Guide bleu Picardie, Paris, 1993, Hachette Livre
  25. Page 9 « Terres de Parmentier » - Guide d'accueil et de tourisme, éd. Office de Tourisme de Montdidier, ses environs - 28 pages (diffusé gracieusement en janvier 2008)
  26. Ludovic Baillet, « Antoine Augustin Parmentier » (consulté le 17 août 2008)