Forêt de Chantilly
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La forêt de Chantilly est un massif forestier de 6 310 hectares situé essentiellement dans l'Oise, à 35 kilomètres au nord de Paris. D'accès public et gérée par l'ONF, elle n'est cependant pas au sens strict une forêt domaniale, car elle est propriété de l'Institut de France et non de l'État. Elle forme avec la forêt d'Halatte et la forêt d'Ermenonville, le massif des Trois Forêts.
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[modifier] Géographie physique
La forêt s'étend de la vallée de la Nonette au nord, jusqu'à la vallée de l'Ysieux au sud et de la vallée de l'Oise à l'ouest jusqu'à la Forêt d'Ermenonville à l'Est, dont elle est séparée par l'autoroute du Nord. En réalité, le massif est composé de plusieurs forêts : la forêt de Chantilly proprement dite (2100 ha), la forêt de Pontarmé à l'est (1450 ha), la forêt de Coye au sud (1650 ha) et le bois de Bonnet au sud-ouest (435 ha), en partie dans le département voisin du Val-d'Oise.
Les bois de la Coharde, de la Basse Pommeraie et du Lieutenant, sur la rive droite de la Nonette au nord de la ville de Chantilly, font partie intégrante du massif.
La forêt recouvre un sol sableux et pauvre.
L'altitude minimale est de 32 m à proximité de l'abbaye de Royaumont au sud-ouest, et au maximum de 135 m à l'extrême sud de la forêt de Coye, au contact de la plaine de France.
Le massif est traversé par la voie ferrée Paris-Creil-Lille et est desservie par trois gares de la ligne D du RER : La Borne Blanche, Orry-la-Ville-Coye et Chantilly-Gouvieux).
[modifier] Géographie administrative
La forêt de Chantilly s'étend sur seize communes des département de l'Oise et du Val-d'Oise :
- Chantilly
- Saint-Maximin
- Apremont
- Vineuil-Saint-Firmin
- Avilly-Saint-Léonard
- Senlis
- Thiers-sur-Thève
- Pontarmé
- Orry-la-Ville
- La Chapelle-en-Serval
- Coye-la-Forêt
- Lamorlaye
- Luzarches (Val-d'Oise)
- Chaumontel (Val-d'Oise)
- Asnières-sur-Oise (Val-d'Oise)
[modifier] Faune et flore
Le peuplement est traité en futaie, taillis et taillis sous futaie et essentiellement constitué de feuillus : chênes et tilleuls en particulier, accompagnés de hêtres, de charmes, de châtaigniers et de quelques parcelles de pins sylvestres, particulièrement dans la forêt de Pontarmé.
La forêt abrite de nombreux grands animaux : sangliers, cerfs et chevreuils ainsi que de nombreux oiseaux. Une grande partie de la forêt a en conséquence été classée en site Natura 2000 en avril 2006 [1]. Le site a été désigné en Zone de protection spéciale (ZPS), et doit faire l'objet à ce titre de mesures de gestion qui permettent le maintien des espèces concernées et des habitats qu'elles occupent.
Mais partie intégrante du domaine de Chantilly, la forêt est surtout le terrain d'entrainement privilégié de nombreux chevaux sur ses pistes sablonneuses.
[modifier] Histoire
Ancien fief des maisons de Montmorency, de Condé et d'Orléans, la forêt fut patiemment entrenue et aménagée durant cinq siècles pour la chasse à courre. En 1897, Henri d'Orléans, duc d'Aumale, lègue par testament à l'Institut de France, le domaine de Chantilly, comprenant le château, ses collections ainsi que la forêt. La vénerie est encore très présente de nos jours dans le massif.
[modifier] Lieux remarquables
Les Etangs de Commelle sont aménagés comme viviers à poisson de 1204 à 1208 par les moines de l'abbaye de Chaalis. Ils sont toujours aménagés pour la pêche : on y trouve des carpes, des sangres et des anguilles.
Le château de la Reine Blanche, situé à l'extrémité occidentale des étangs sur la commune de Coye la forêt est une petite construction de style troubadour, édifiée pour le duc de Bourbon en 1825. Il est bâti sur les ruines d'un moulin, lui-même édifié à l'emplacement d'un château légendaire construit vers 1350 pour Blanche de Navarre, alors veuve de Philippe VI de Valois. Il présente des portes et fenêtres ogivales, ainsi que quatre tours crénelées. Les trois chevaliers qui ornent la façade ont été ajoutés en 1846 par le duc d'Aumale. Il abrite de nos jours une crêperie.
Le viaduc du chemin de fer actuellement à trois voies (mais édifié pour quatre), en aval des étangs, est élevé de 1980 à 1984 en remplacement d'un ancien viaduc qui avait été construit par l'ingénieur Pinel entre 1856 et 1859. L'ancien viaduc, inadapté à la circulation ferroviaire actuelle avec ses deux voies, a finalement été détruit le 12 décembre 1985.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Forêts proches

