Gouvieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gouvieux
Église Sainte-Geneviève et rue Corbier-Thiebaut
Église Sainte-Geneviève et rue Corbier-Thiebaut
Blason de Gouvieux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Chantilly
Intercommunalité Communauté de communes de l'aire cantilienne
Maire
Mandat
Patrice Marchand
2014-2020
Code postal 60270
Code commune 60282
Démographie
Gentilé Godviciens
Population
municipale
9 409 hab. (2011)
Densité 405 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 18″ N 2° 25′ 01″ E / 49.1883333333, 2.4169444444449° 11′ 18″ Nord 2° 25′ 01″ Est / 49.1883333333, 2.41694444444  
Altitude Min. 24 m – Max. 103 m
Superficie 23,25 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Picardie

Voir sur la carte administrative de Picardie
City locator 14.svg
Gouvieux

Géolocalisation sur la carte : Picardie

Voir sur la carte topographique de Picardie
City locator 14.svg
Gouvieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gouvieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gouvieux
Liens
Site web www.gouvieux.fr

Gouvieux est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Ses habitants sont appelés les Godviciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Gouvieux est situé au sud du département de l'Oise, à une distance orthodromique de 38 km au nord de Paris, au nord de la forêt de Chantilly, près de la rive gauche de l'Oise, dans la vallée de la Nonette. D'une superficie de 23,25 km², c'est la neuvième commune la plus étendue de l'Oise, derrière Senlis[1]. Avec sa voisine immédiate Chantilly et Lamorlaye au sud, Gouvieux forme le centre de l'unité urbaine (au sens de l'INSEE) de Chantilly, totalisant sept communes[2]. Gouvieux, qui conserve en son centre les traits d'un gros bourg, comporte quatre hameaux, qui se suivent sur le versant nord de la vallée de la Nonette : La Chaussée, Les Carrières, Chaumont (long village-rue) et Toutevoie, à l'embouchure de la petite rivière, sur l'Oise. S'y ajoutent les urbanisations modernes du Parc des Aigles et du Parc du Manoir, qui établissent la continuité de l'habitat avec Chantilly. Par ailleurs, les maisons à l'ouest de la rue Victor-Hugo et de l'avenue du général Leclerc (RD 1016) de Chantilly se situent sur le territoire communal de Gouvieux.

Gouvieux compte six communes limitrophes, dont trois sont localisées pour l'essentiel sur la rive droite de l'Oise : Saint-Leu-d'Esserent, Précy-sur-Oise et Boran-sur-Oise. Les deux premières ainsi que Saint-Maximin appartiennent à l'aire urbaine de Creil[3].

Communes limitrophes de Gouvieux
Précy-sur-Oise Saint-Leu-d'Esserent Saint-Maximin
Boran-sur-Oise Gouvieux Chantilly
Lamorlaye

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La desserte routière du centre-ville est assurée par la RD 924 Senlis - Chantilly - Boran - Chambly, dans un sens est-ouest, par la RD 909 Chantilly (en tronc commun avec la RD 924) - Gouvieux - Viarmes - Montsoult (raccordement à la Francilienne) ainsi que par la RD 162 Creil - Saint-Maximin - Gouvieux -Lamorlaye (raccordement à la RD 1016, dans un sens nord-sud. La RD 17e établit le lien avec Précy. Au nord du territoire communal, passe en outre la RD 44, reliant Vineuil-Saint-Firmin et la RD 924 à la RD 1016 et Saint-Leu-d'Esserent.

La gare de Chantilly - Gouvieux n'est éloignée que de quelques dizaines de mètres des dernières maisons de Gouvieux, mais la distance entre gare et centre-ville dépasse les trois kilomètres. La ligne d'autocars n° 9 du réseau départemental Sud-Oise établit la correspondance, avec une desserte fréquente du lundi au vendredi, mais seulement six aller-retours le samedi, et aucun service les dimanches et fêtes. Le prix du ticket aller-retour est de 2,20 EUR[4].

Topographie et relief[modifier | modifier le code]

Tout au nord, un plateau agricole domine les vallées de l'Oise et de la Nonette de 30 m à 60 m, avec des coteaux assez raides, notamment en haut des hameaux de Chaumont et Toutevoie. S'y trouvent des carrières de calcaire souterraines abandonnées, utilisées très souvent comme champignonnières, dont témoignent encore les cheminées d'aération au milieu des champs. Les carrières étaient également à l'origine des habitations troglodytiques à flanc de coteau. La Nonette entre sur le territoire communal au viaduc de la Canardière de la ligne de chemin de fer de Paris-Nord à Lille. Elle est d'abord canalisée au lieu-dit « la Canardière », où se situait le vaste étang de Gouvieux jusqu'au milieu du XVIIe siècle[5]. Puis la rivière décrit des méandres et irrigue des pâturages, qui atteignent les limites nord-ouest et ouest du bourg.

Par contre, à l'est du bourg, l'espace compris entre « la Canardière » et la RD 909 est entièrement occupé par des grands domaines privées, tout comme le secteur autour de la butte « le Pain de Sucre » au sud-est, où se situe le point culminant de Gouvieux, à 103 m au-dessus du niveau de la mer. Au sud de la RD 909, se trouvent les grands lotissements à accès restreint, dans un cadre forestier, caractéristiques de la commune. Ensuite, le grand terrain d'entraînement hippique des Aigles occupe tout le reste de l'espace entre Gouvieux et la limite avec la commune de Chantilly. Au sud de Gouvieux, la forêt du Lys, massif annexe de la forêt de Chantilly, est marqué par l'habitat pavillonnaire dispersé et désordonné, en prolongation du lotissement forestier des Lys de Chantilly (commune de Lamorlaye). Reste toutefois une portion de forêt proprement dite, à l'ouest du bourg, entre les pâturages au nord, l'Oise à l'ouest et la forêt du Lys au sud. Il s'agit de la forêt communale de Gouvieux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Gouvieux.
liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Louis-Thomas Lafleur   Curé
1792 1793 Jacques Gesseaume    
1793 1796 Etienne Thomassin    
1796 1813 Auguste Dupressoir    
1813 1815 Antoine Devaux    
1815 1818 Nicolas Gérard    
1818 1830 Valentin Colliau    
1830 1832 Louis Marison    
1832 1835 Nicolas Tesson    
1835 1840 Valentin Colliau    
1840 1853 Nicolas Tesson    
1853 1854 Louis Chrétien    
1854 1860 Jacques Ravier    
1860 1862 Antoine Amic    
1862 1886 Ernest Masson    
1886 1888 Alfred Alaine    
1888 1892 Paul Bourdeau    
1892 1892 Charles Masson    
1892 1899 Charles Gavigneaux    
1899 1900 Georges Heurteur    
1900 1905 Chrétien-Courtois    
1905 1919 Gustave Fleury    
1919 1939 Léon Potdevin    
1939 1944 Pierre Sinet    
1944 1944 Raffy    
1944 1963 Paul Moreau    
1963 1977 Paul Bourne    
1977 1983 Gaston Delberghe    
1983 en cours
(au 5 septembre 2014)
Patrice Marchand UMP Conseiller général
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Politique de protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

Une partie du patrimoine naturel et paysager de Gouvieux est protégée par deux ZNIEFF type 1 : le bois privé de la Fosse aux Bouleaux, à l'extrémité nord-est du territoire communal, appartient à la ZNIEFF n° national 220005064 « Massif forestier d'Halatte »[7], et le marais Dozet à l'ouest constitue la ZNIEFF n° national 220420010 « le marais Dozet à Gouvieux » de 68 ha, dont les trois quarts sont situés sur la commune de Précy-sur-Oise[8].

En outre, le lieu-dit « La Canardière », ancien étang à l'ouest du viaduc ferroviaire du même nom, entre dans le site naturel classé « Domaine de Chantilly », créé par arrêté du 28 décembre 1960 sur la base de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque[9]. Simultanément, le « Terrain des Aigles », complexe d'entraînement hippique de France Galop totalisant 220 ha, a été inscrit sur la base de la même loi, en vertu de sa valeur paysagère (à ne pas confondre avec les lotissements « le Parc des Aigles » et « le Domaine des Aigles », ni avec le « Domaine d'Aiglemont » de l'Aga Khan). Finalement, l'ensemble de la commune fait partie du vaste site naturel inscrit de la vallée de la Nonette, créé par arrêté du 6 février 1970[10]. Ce site inscrit a préfiguré le Parc naturel régional Oise-Pays de France pour sa partie située dans l'Oise, créé par décret du 13 janvier 2004 et incorporant l'ensemble de la commune de Gouvieux[11].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 409 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 226 1 046 1 266 1 255 1 416 1 594 1 616 1 605 1 682
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 627 1 590 1 948 1 913 1 867 1 997 2 200 2 117 2 360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 643 2 817 2 989 3 001 3 286 3 216 3 071 3 008 3 674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 345 4 751 7 088 9 174 9 756 9 406 9 498 9 386 9 457
2011 - - - - - - - -
9 409 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 21,8 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 24,8 %).
Pyramide des âges à Gouvieux en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,2 
5,5 
75 à 89 ans
8,0 
16,1 
60 à 74 ans
15,6 
21,8 
45 à 59 ans
22,5 
19,5 
30 à 44 ans
20,3 
17,0 
15 à 29 ans
14,4 
19,9 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Gouvieux compte deux monuments historiques inscrits sur son territoire.

  • Église Sainte-Geneviève, rue Corbier-Thiebaut (inscrite monument historique par arrêté du 11 mai 1988[16]) : Elle se compose d'un vaisseau central de six travées accompagné de deux bas-côtés, et se terminant par un chevet plat. Le clocher se dresse au-dessus de la première travée du bas-côté sud. Tout l'édifice remonte à la période gothique, et l'on peut distinguer deux campagnes de travaux : l'une à la fin du XIIe siècle, qui a donné les quatre dernières travées, et l'autre pendant les années 1220, qui a donné les deux premières travées. Leur hauteur est largeur est identique, mais l'on note des différences sur le plan du voûtement et de l'élévation, qui comporte des murs aveugles au-dessus des grandes arcades pour les travées plus anciennes, et un triforium pour les travées ajoutées après coup. Il ne subsiste plus qu'au nord, de même que les arc-boutants et les fenêtres hautes d'origine, mais leur remplage a été refait au XVIIe siècle, comme celui de toutes les autres fenêtres. Concernant le voûtement, deux voûtes d'ogives sexpartites recouvraient initialement les travées de la première campagne, comme le montre l'alternance entre piliers cylindriques isolés et piliers cantonnés de colonnettes. Du fait d'une mauvaise qualité de terrain, l'église a subi de nombreux remaniements en plus de la réfection des fenêtres. Les façades ouest, sud et est ont été rebâtiés au XVIIe et XVIIIe siècle, et n'ont plus de caractère particulier. Aucune des voûtes d'origine ne s'est conservée : les voûtes actuelles datent de 1861 et consistent de bois et de plâtre. Les bas-côtés ont été restaurés d'une façon un peu trop radicale à la même époque. Malgré tout, l'église reste un édifice intéressant et bien représentatif de l'architecture gothique d'Île-de-France autour de l'an 1200. Presque tous les chapiteaux d'origine restent en place, généralement décorés de crochets[17].
  • Domaine des Fontaines, RD 909, entre le centre-ville et Chantilly (façades, toitures et escalier monumental du château ; façades, toitures et pavillon octogonal de la ferme normande sur la route ; façades et toitures des « Tourelles » ; « maison du pêcheur » inscrits Monuments historiques par arrêté du 9 août 1998[18]) : Le domaine a été fondé en 1781 par Jacques Berthault, entrepreneur de bâtiment à Paris originaire de Chantilly, qui se fit construire une grande maison dans un parc. Son fils profita des ventes de biens nationaux à la Révolution pour porter la propriété à 27 ha et créer un jardin anglais. Après sa mort vers la fin de l'Empire, cinq propriétaires se succédèrent, et le domaine fut divisé en deux parties vers 1833. Le secteur du jardin anglais fut loti et coupé par le chemin de fer. L'autre partie fut acquise en 1878 par Nathan-James de Rothschild, qui la porta à 27 ha et fit construire un château par l'architecte Félix Langlais, dont le gros œuvre fut achevé en 1881. L'édifice de brique et pierre avec des hauts combles à la française est inspiré du style Louis XIII, exception faite des tourelles et des bow-windows de la façade sur le parc des pavillons latéraux. S'y ajoutèrent ensuite d'autres bâtiments : « Les Tourelles », portail côté Chantilly (1880) ; la « Ferme normande » sur la RD 909 (1892), domicile de Thérèse de Rothschild à partir de 1895 ; les écuries ; et la maison du concierge « le Chauffour ». Les Rothschild abandonnèrent le château en 1933 et le vidèrent, une grande partie du décor compris. Pendant la guerre, le château servit de PC pour la Luftwaffe relié téléphoniquement par une ligne directe au PC d’Hitler, puis fut occupé par les Américains après la Libération. En 1946, la famille le vendit finalement aux Jésuites, qui y installèrent leur séminaire des missions. Ils y firent bâtir une chapelle en briques décorée d'une fresque d'Albert Gleizes en 1950, une maison d'hôtes pour les séminaristes et une grande bibliothèque constituant deux appendices au château. La bibliothèque comprenait environ 700.000 ouvrages dont un cahier de la rarissime et célèbre « Bible de Gutenberg ». L'activité du séminaire cessa en 1970[19],[18], et les Jésuites quittèrent Gouvieux en 1999[20]. En 1998 la chapelle et les deux ailes disgracieuses furent supprimées et le château parfaitement restauré « à l’identique » par la société Capgemini, nouveau propriétaire du domaine. On ne visite pas.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Château de Montvillargenne, avenue François-Mathet : Il a été construit entre 1910 et 1912 sur un terrain acquis par la baronne Jeanne Léonino, née Rothschild. Dessiné par les architectes Chatenay et Rouyre, c'est une grande demeure sans beaucoup de style. Les jardins à la française et à l'italienne ont été conçus par Charles Masson, qui retravailla à la même époque le parc du domaine des Fontaines. Pendant l'occupation, le château servit de quartier général aux troupes allemandes, et l'aile gauche fut ainsi détruit par les bombardements alliés. Peu de temps après la Libération, la famille vendit le château aux sœurs du Sacré-Cœur, qui en firent leur noviciat et un pensionnat. Ces activités cessèrent en 1969, et le bâtiment accueillit un centre de formation pour les métiers d'art jusqu'à sa transformation en hôtel de luxe en 1985[19],[21].
  • Château de la Tour, chemin de Chaumont à Chantilly : Ce château de style anglo-normand a été bâti au début du XXe siècle comme résidence de campagne pour une célèbre famille de banquiers parisiens, et s'appelait alors « Le Chalet ». Il a été requisitionné pendant la Seconde Guerre mondiale puis transformé en hôtel-restaurant en 1946. Pendant la Troisième République, de nombreux artistes célèbres le fréquentèrent, tels que Jean Gabin, Édith Piaf ou Tino Rossi. En 1973, le château a connu d'importants travaux de restauration[22], et un second bâtiment dans un style proche du bâtiment principal lui a été adjoint ultérieurement. Le nom du château est justifié par un pastiche d'une tour médiévale à côté de l'entrée du domaine.
  • Haras « Le Pré Nonette », chemin de Chaumont à Chantilly : Le manoir et les écuries ont été construits en colombages, dans un style anglo-normand proche de celui de la « Ferme normande » du domaine des Fontaines. Le haras s'inscrit dans un grand parc à l'anglaise.
  • Château de Gouvieux, place du général Marchand
  • Moulin des Planches ou moulin Languedoc, chemin du Pont des Planches : Il date de 1791 et a fonctionné sans modification notable jusqu'en 1950 environ. Son mécanisme intérieur, sa roue à aubes, son bief et les trois vannes pour réguler le débit de l'eau subsistent toujours. Le dernier meunier était M. Moreau. Le moulin est successivement restauré par son propriétaire actuel, qui envisage de l'équiper à terme pour la production d'électricité. Parmi les dix moulins à eau jadis établis sur la Nonette et ses dérivations à Gouvieux et dans ses hameaux, dont six existent encore au moins partiellement, c'est celui qui conserve le mieux son caractère authenthique de moulin[23],[24],[25].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Habitations troglodytiques, impasse des Carrières, au hameau Les Carrières, au nord de la commune : creusées dans la roche calcaire, et pourvues de façades à la manière de maisons de village ordinaires, ces maisons sont orientées vers le sud et présentent l'avantage d'un climat frais en été et pas trop froid en hiver. Plusieurs communes des environs comportent également des habitations troglodytiques (Saint-Leu-d'Esserent, Saint-Maximin, Creil[26], Vineuil-Saint-Firmin...), mais elles se trouvent le plus souvent au fond de terrains et ne servent plus que de débarras ou cabane de jardin, ou bien ne sont que la prolongation de maisons ordinaires (habitat semi-troglodytique). L'impasse des Carrières est l'unique rue conservant un alignement d'une quinzaine de maisons troglodytiques proprement dites, donnant directement sur la rue et toutes habitées ou en travaux de restauration.
  • Trois vieux lavoirs, chemin du moulin des Planches, rue Corbier-Thiebaut (hameau de Chaumont), rue de la Chaussée (hameau de la Chaussée) : Ces trois lavoirs sont établis sur la Nonette et sont tous d'une conception légèrement différente. Les lavoirs de Chaumont et de La Chaussée présentent une exécution particulièrement soignée en pierre de taille. Celui de La Chaussée conserve son poêle maçonné en briques, ayant servi à chauffer l'eau de lessive. D'autres lavoirs subsistent sur la commune, mais ne sont pas visibles depuis le domaine public, dont notamment le grand lavoir de Gouvieux, rue Corbier-Thiebaut, au nord du centre-ville (l'on n'en voit que le mur extérieur, l'accès étant fermé).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Xavier Raspail (1840-1926), ornithologue, a vécu à Gouvieux, commune concernée par sa principale publication : Une Station ornithologique dans l'Oise. Nouvelles observations sur les oiseaux ayant niché dans le périmètre du territoire de Gouvieux[27].
  • Jean-Baptiste Corot (1796-1875), peintre français, fit de nombreux séjours à Gouvieux entre 1850 et 1865 comme en témoignent de nombreux tableaux dont un situé au musée des beaux-arts de Reims.
  • Charles-Albert Cingria (1883-1954), écrivain suisse, a situé à Gouvieux des passages de plusieurs de ses œuvres, notamment Graffiti (1941), Navigation fluviale (1942) et, surtout, Le Camp de César (1945).
  • Messali Hadj (1898-1974), nationaliste algérien, y a vécu libre.
  • L'Aga Khan (1936-), grand amateur de chevaux de course, a élu domicile à Gouvieux, dans le château d'Aiglemont.
  • K-mel (1972-), Kamel Houairi de son vrai nom, chanteur de rap, leader du groupe Alliance Ethnik, est né à Gouvieux.
  • Sébastien Piocelle (1978-), footballeur, passé par le FC Nantes et le SC Bastia, est né à Gouvieux.
  • André Verchuren (1920-2013), accordéoniste, Résistant et déporté a habité Gouvieux jusqu'à sa mort.

(voir aussi Catégorie:Naissance à Gouvieux)

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Gouvieux se blasonnent ainsi :

De gueules au chef-pal d’or chargé d’une fasce ondée d’azur sur chargée de trois poissons d’argent nageant en fasce, soutenue d’un chêne arraché de sinople[28],[29].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Macon, « L'étang et la Chaussée de Gouvieux », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 5e série, vol. II,‎ 1909-10, p. 149-200 (lire en ligne)
  • Gustave Macon, « Le fief de la cave à Gouvieux, suivi de : Notes pour servir à l'histoire de Gouvieux », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie E. Vignon fils, 5e série, vol. VI,‎ 1914-16, p. 29-80 (lire en ligne)
  • Gérard Mahieu, Gouvieux (Oise) : Notes d'histoire seigneuriale : 987-1283, Gouvieux, Imprimerie Bedu,‎ 1987, 124 p.
  • Périodique Bulletins de la Société Historique de Gouvieux, parution annuelle de 1989 à 1997, puis 2000 et 2003. Résumé des titres : 1989 : Gouvieux pendant la Révolution ; 1990 : L'étang et la Chaussée de Gouvieux ; 1991 : Aux origines de Gouvieux ; 1992 : Les Rothschild ; 1993 : Rois, seigneurs et villageois de Gouvieux ; 1994 : Henri II de Condé ; 1995 : Les maires de Gouvieux dans l'Histoire, 1re partie ; 1996 : Corot à Gouvieux ; 1997 : Le Duc d'Aumale ; 2000 : Un aérodrome peu connu : « Les Aigles » ; 2003 : Les maires de Gouvieux dans l'Histoire, 2e partie.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. « Résumé statistique national (fichier Excel) » (consulté le 10 février 2011).
  2. Cf. « Unité urbaine 2010 de Chantilly (60402) », sur INSEE (consulté le 26 octobre 2011).
  3. Cf. « Composition de l'unité urbaine 2010 de Creil », sur INSEE (consulté le 10 octobre 2011) ; communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 22 juillet 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  4. Cf. « Recherche d'horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 26 octobre 2011) ; et [PDF] « Horaire de la ligne 9 », sur Gouvieux (site officiel) (consulté le 27 octobre 2011).
  5. Cf. Gustave Macon, « L'étang et la Chaussée de Gouvieux », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 5e série, vol. II,‎ 1909-10, p. 149-200 (lire en ligne).
  6. « Gouvieux », Cartes de France (consulté le 5 septembre 2014)
  7. Cf. « Présentation de la znieff Massif forestier d'Halatte », sur DREAL Picardie (consulté le 27 octobre 2011).
  8. Cf. « Présentation de la znieff Le marais Dozet à Gouvieux », sur DREAL Picardie (consulté le 27 octobre 2011).
  9. Cf. [PDF] « Domaine de Chantilly », sur DREAL Picardie (consulté le 27 octobre 2011).
  10. Cf. [PDF] « Vallée de la Nonette », sur DREAL Picardie (consulté le 27 octobre 2011).
  11. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 27 octobre 2011).
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Gouvieux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  16. « Église Sainte-Geneviève », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Cantons de Chantilly et Senlis, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours des communes des cantons de Chantilly et Senlis,‎ 2002, 54 p., p. 18-19.
  18. a et b « Domaine des Fonataines », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. a et b Cf. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome II. Valois, Paris, Éditions de la Morande,‎ s.d., 356 p. (ISBN 978-2-9020-9139-3) ; p. 18.
  20. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées bulletin.
  21. Cf. « Le plus grand château hôtel 4 étoiles de France à Chantilly [sic] », sur Château de Montvillargenne (consulté le 26 octobre 2011).
  22. Cf. « Historique », sur Château de la Tour (consulté le 26 octobre 2011).
  23. Les autres moulins sont, d'amont en aval : Moulin de la Bonde ou de Chanteleau, après l'ancienne digue de La Chaussée, transformée en villa ; moulin de la Couture, sur la Bonde (dérivation de la Thève), rue de la Chaussée, réduit à quelques ruines en 1980 ; moulin de La Chaussée ; moulin de la Ville ou Moulin de Chaumont, à l'entrée de Chaumont, susbsiste en partie transformé en habitation ; moulin à huile, près du précédent, disparu après 1914 ; moulin Toussac, disparu ; moulin Lepine ou Lagache (de 1841), rue du moulin Lagache, transformé en habitation ; un à deux moulins à Toutevoie, disparus. Cf. Maurice Delaigue, La Nonette : Une vallée prestigieuse au nord de Paris, s.l., s.n.,‎ s.d. (ca. 1980), 190 p. (ISBN 2950456928), p. 55-59
  24. Collectif, Partenariat entre la Fondation Veolia Environnement, la Fondation du Patrimoine et la Fédération Nationale des Parcs Naturels Régionaux : Bilan du partenariat (2006 – 2010), s.l., s.n.,‎ 2010, 27 p. (lire en ligne [PDF]), p. 25
  25. Corinne Steffens, « Sauvegarde et valorisation du petit patrimoine lié à l'eau », Lettre d'information de la Fondation du Patrimoine, Délégation Picardie, Compiègne, Fondation du Patrimoine, no 10,‎ avril 2008, p. 1 (ISSN format=pdf, lire en ligne).
  26. Cf. « Vestiges et Troglodytes », sur Parc naturel régional Oise-Pays de France (consulté le 26 octobre 2011).
  27. Mém. Soc. Zool. France, 1905, 18 : 32-200.
  28. http://www.labanquedublason.com/ Banque du Blason
  29. Ce blason est une création de 1980, précision de la Société historique de Gouvieux.