Ribécourt-Dreslincourt

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Ribécourt-Dreslincourt
Blason de Ribécourt-Dreslincourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Ribécourt-Dreslincourt (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Vallées
Maire
Mandat
Jean-Guy Létoffé
2014-2020
Code postal 60170
Code commune 60537
Démographie
Population
municipale
3 939 hab. (2011)
Densité 303 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 39″ N 2° 55′ 24″ E / 49.5108333333, 2.9233333333349° 30′ 39″ Nord 2° 55′ 24″ Est / 49.5108333333, 2.92333333333  
Altitude Min. 33 m – Max. 187 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

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Ribécourt-Dreslincourt est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Ribécourt apparaît pour la première fois en 1155. Celui-ci proviendrait de l'association de : "ribes" pour groseilles, et "curtis" pour courtil.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ribécourt et Dreslincourt furent toutes deux soumises à l'occupation romaine. Ribécourt appartenait à l'abbaye Saint-Eloi de Noyon et Dreslincourt formait une paroisse importante divisée en plusieurs seigneuries. Ribécourt eut des seigneurs particuliers jusqu'au XVe siècle. À la Révolution, ces juridictions seigneuriales furent abolies, Ribécourt devint le chef-lieu d'un canton dans l'arrondissement de Compiègne.

Ribécourt était et reste une commune importante par ses industries. Depuis 1850, les nombreuses tentatives d'entrepreneurs locaux ont dynamisé la commune. La traversée de grandes voies de communication a développé le commerce local, l'artisanat et les divers échanges ; implantation de sucreries à partir de la betterave à sucre, des briqueteries-tuileries à partir de la glaise, d'usines de produits chimiques à partir de la craie et du calcaire extraits des carrières. Le village de Dreslincourt est en perte démographique depuis le milieu du XIXe. Malgré ses commerces, sa population vit traditionnellement du travail de la terre (cultures céréalières) et de l'élevage ovin. L’exploitation des carrières de la Montagne d'Attiche, surexploitées entre 1820 et 1890, est supplantée par la culture du champignon de Paris. On y a longtemps cultivé la vigne, au milieu du XIXe siècle on en cultivait encore 76,38ha[1] dans le canton de Ribécourt. À l'aube du XXe siècle, le seul élément novateur est la construction d'un hospice (œuvre du Baron Mennechet).

Dès 1914, sur la route de Paris, Ribécourt essuie durant la guerre de positions, de nombreux bombardements. Elle sera évacuée au printemps 1915. De l'autre côté du front, Dreslincourt, côté allemand est entièrement rasée par l'artillerie française et une partie de sa population déplacée ou déportée. Ribécourt, ruinée, se relèvera rapidement par sa fonction politique de chef-lieu, sa situation géographique et sa tradition industrielle. La renaissance de Dreslincourt, traumatisée, sera plus longue. Village détruit, familles décimées, patrimoine dissous, Dreslincourt ne bénéficiera pas de l'essor lié à la reconstruction comme Ribécourt, mais sa proximité limitera néanmoins l'exode rural.

Les deux communes se sont associées en 1972 et un maire-adjoint a été nommé à Dreslincourt. Depuis le 1er janvier 2009, les deux communes ont officiellement fusionné.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 septembre 1999[2] Roland Florian PS Député (1978 → 1988).
Conseiller général (1979 → 1992)
Démissionnaire d'office
septembre 1999[2] en cours Jean-Guy Létoffé PCF Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 939 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
452 512 544 510 602 629 582 677 609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
617 703 675 709 696 737 688 854 826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
881 883 822 881 1 110 1 430 1 504 1 411 1 602
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 158 2 208 3 771 3 466 3 706 3 952 3 928 3 912 3 939
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 20,2 %, 30 à 44 ans = 22,6 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 20 %).
Pyramide des âges à Ribécourt-Dreslincourt en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,3 
4,5 
75 à 89 ans
6,9 
11,6 
60 à 74 ans
12,8 
17,9 
45 à 59 ans
18,3 
22,6 
30 à 44 ans
22,0 
20,2 
15 à 29 ans
18,4 
23,2 
0 à 14 ans
21,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ribécourt-Dreslincourt

Les armes de Ribécourt-Dreslincourt se blasonnent ainsi :

Accolés: Au premier d’azur à la fasce d’argent accompagnée en chef de trois étoiles d’or; au second: parti d’azur à trois croisettes potencées d’argent, et de gueules à la vache aussi d’argent; le tout sommé d’un chef d’or chargé d'un château de sinople.

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : une fleur attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[8].

Église Saint-Rémi (Ribécourt)

Église Saint-Eloi (Dreslincourt)

Château (XVIe siècle)

La Grotte des Cinq Piliers

Le Mémorial d'Attiche

Le Monument aux Morts (Ribécourt)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Engis (Belgique)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis GRAVES (1827-1855) Précis statistique Annuaire de l’Oise
  2. a et b Régis Lefèvre, « Jean-Guy Létoffé repart au combat », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ 2 novembre 2007 (lire en ligne).
  3. « Une nouvelle équipe Municipale se met en place ! », L'Info locale - Le journal de la Commune de Ribécourt-Dreslincourt,‎ avril 2014, p. 4-6 (lire en ligne).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Ribécourt-Dreslincourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 novembre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 novembre 2010)
  8. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008