Villers-Cotterêts

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Villers-Cotterêts
Statue d'Alexandre Dumas, natif de Villers-Cotterêts, installée sur la place centrale de la ville, réalisée par Carrier-Belleuse.
Statue d'Alexandre Dumas, natif de Villers-Cotterêts, installée sur la place centrale de la ville, réalisée par Carrier-Belleuse.
Blason de Villers-Cotterêts
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Villers-Cotterêts (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Villers-Cotterêts - Forêt de Retz
Maire
Mandat
Franck Briffaut
2014-2020
Code postal 02600
Code commune 02810
Démographie
Gentilé Cotterézien, Cotterézienne
Population
municipale
10 411 hab. (2011)
Densité 250 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 36″ N 3° 05′ 26″ E / 49.259963, 3.090591 ()49° 15′ 36″ Nord 3° 05′ 26″ Est / 49.259963, 3.090591 ()  
Altitude 120 m (min. : 65 m) (max. : 226 m)
Superficie 41,71 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Villers-Cotterêts [vilɛʁkɔtʁɛ][1] est une commune française située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Ses habitants sont appelés les Cotterézien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située au sud du département de l'Aisne en bordure du département de l'Oise. La forêt domaniale de Retz occupe une bonne moitié de son territoire.

La ville est située à 24 km au sud-ouest de Soissons et respectivement à 54 km, 85 km au nord-est de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et de Paris.

Communes limitrophes de Villers-Cotterêts
Largny-sur-Automne Vivières Puiseux-en-Retz
Coyolles Villers-Cotterêts Fleury, Dampleux
Boursonne (Oise), Autheuil-en-Valois (Oise) La Ferté-Milon, Marolles (Oise) Oigny-en-Valois

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • La Plaine Saint-Rémy, Pisseleux (ancienne commune rattachée à Villers-Cotterêts en 1971).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La rivière l'Automne prend sa source dans la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare de Villers-Cotterêts sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière) desservie par les trains du TER Picardie (Paris - Laon).

Toponymie et traductions[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Villers-Cotterêts serait villa sur la côte de Retz.

Villers-Cotterêts est rendu phonétiquement  :

  • en japonais par : ヴィレ=コトレ (vile-cotore)
  • en coréen  : 빌레 꼬뜨헤
  • en russe  : Вилле-Котре
  • en chinois  : 维莱科特雷

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville, le château et l'ordonnance[modifier | modifier le code]

Une simple clairière de l’immense forêt des Sylvanectes servait de lieu de rassemblement aux plus lointains ancêtres des Cotteréziens qui vivaient le plus souvent à l’abri des grands bois ; les historiens locaux ont pu démontrer que c’est le centre actuel de la ville.

Chapelle du château.
Plafond richement sculpté d'un des escaliers du château.
Le pavillon Henri II en hiver.
Intérieur du pavillon Henri II, le grand salon.

Il faut attendre le VIe siècle pour qu’il soit fait mention d’une métairie « une villa » entourée de quelques chaumières attribuée par Clovis à l’un de ses lieutenants. En 632, Dagobert chasse dans la forêt ; il y possède un pied-à-terre puis une résidence royale (le palatium) et l’histoire de la ville se confond bien vite avec celle de son château, tout d’abord simple rendez-vous de chasse.

Au IXe siècle, le château c’est la Malemaison (mauvaise demeure) dont les seigneurs sont des brigands qui pillent et rançonnent les voyageurs osant s’aventurer en forêt. Propriété des seigneurs de Crépy, le château est agrandi et embelli en 1165 par Philippe d’Alsace, comte de Flandre, époux d’Elisabeth, fille de Raoul V.

En 1214, le Comté de Valois est réuni à la Couronne et la Malemaison devient propriété royale puis, en 1284, Philippe III le Hardi le concède le à son fils cadet Charles, qui prend le titre de comte de Valois (et sera à l’origine de la branche royale de Valois). Il fait alors rebâtir et orner le château avec une magnificence et un luxe dont parlèrent avec admiration tous les chroniqueurs du temps.

Les années passent, la Guerre de Cent Ans ravage le Valois et le Chastel de Villers-Cotterêts qui restera désert pendant de longues années. Après son accession au trône de France en 1498, Louis XII donne le Valois à son jeune cousin (et futur gendre) François d’Angoulême, à charge pour lui de rétablir le Chastel de Villers-Cotterêts. Mais François n’a pas encore cinq ans et ce n’est qu’en 1506 qu’il viendra pour la première fois chasser avec le roi à Villers-Cotterêts.

Monté sur le trône en 1515, François Ier va faire renaître le duché de Valois qui surpassera son ancienne splendeur. Le roi aime la chasse et le chroniqueur nous dit que « Françoys s’estudia pour le plaisir de la chasse à faire recoustrer, rebastir et accommoder le château de Villers-Cotterêts » (Bergeron – Le Valois Royal)

De 1530 à 1535, le roi lui-même veille à la rapidité des travaux. À cette époque, Villers-Cotterêts n’est encore qu’un village dont la population s’est accrue, pendant la guerre de Cent Ans, des réfugiés de Crépy, Pierrefonds et Vivières. On peut dire sans crainte que la ville actuelle doit son origine à François Ier, car les fréquents voyages de ce roi, avec toute sa suite, amenèrent une foule de marchands, d’aubergistes et d’artisans qui s’établirent près du château dans des maisons élevées le long de la route, et il fallut bien loger et nourrir les ouvriers nombreux, occupés à la construction de l’édifice.

En 1535, le château est terminé. Des réunions fastueuses y sont organisées, des fêtes littéraires, avec Rabelais et Clément Marot.

En août 1539, François Ier y signera une ordonnance restée célèbre sous le nom « d’ordonnance de Villers-Cotterêts ». Ordonnance générale pour la police et la justice, elle comporte 192 articles. Les articles 50 à 54 ordonnent aux curés de tenir registres des baptêmes et des décès et peuvent être considérés comme les prémices de l’état civil.

Mais ce sont surtout les articles 110 et 111 qui ont fait la célébrité de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts en imposant la rédaction des actes officiels et notariés en français et non plus en latin.

Henri II succède à son père en 1547 et fait entreprendre au château d’importants travaux dirigés par Philibert Delorme. Des fêtes splendides et galantes marquent l’inauguration des restaurations et nouvelles constructions (dont une orangerie et un amphithéâtre). Diane de Poitiers, la maîtresse du roi, y maintient la « Petite bande des Dames de la Cour » et c’est à cette époque que l’on situe l'origine du fameux dicton « s’amuser comme à Villers-Cotterêts ». Le jeu du lancer de renard y était en effet très en vogue.

Les rois et princes de France feront de fréquents séjours à Villers-Cotterêts, mais le château, mal entretenu, et finalement délaissé, sera, une fois encore, la proie de pillards en 1636, pendant la « Guerre des Mécontents » qui ravage le Valois.

En 1661, Louis XIV donne le duché de Valois en apanage à son frère unique, Philippe de France, duc d’Orléans. Dès lors, la cité va revivre. De grands travaux sont effectués au château, et le parc est aménagé sous la direction de Le Nôtre.

Dans le même temps, la ville se développe ; il s’y crée un hôpital de charité, et un collège. La création du bailliage de Villers-Cotterêts, en 1703 donnera encore plus d’importance à la cité, lieu de commerce très fréquenté, ayant un siège de maîtrise des Eaux et Forêts.

Le dépôt de mendicité de la Seine et la maison de retraite François Ier[modifier | modifier le code]

1789 : La Révolution marque la fin de l’apanage des Orléans et de la gloire du château. Manquant de peu d’être vendu comme bien national, il sera, en 1806, transformé en dépôt de mendicité pour le département de la Seine.

Le château royal est depuis cette date consacré à l'hébergement de Parisiens en difficulté.

Deux dépôts de mendicité ont coexisté pour Paris : la maison de répression de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), et Villers-Cotterêts. Ils accueillent chacun un millier de reclus parisiens. Dans l'Aisne, la vocation disciplinaire de l'établissement s'amenuise au fil du XIXe siècle : à partir des années 1825, le travail en atelier permet au reclus de cumuler un pécule qui peut être dépensé à l'occasion d'une sortie hebdomadaire, le château s'équipe d'une bibliothèque conséquente (ce qui s'est généralisé plus tardivement dans le milieu purement carcéral). Enfin, avec la baisse de la proportion de pensionnaires valides réduite à un cinquième des effectifs en 1871, la vocation de réintégration voulue par le dépôt de mendicité perd de plus en plus de son sens. Dans ses dernières décennies, le dépôt de Villers-Cotterêts héberge des mendiants infirmes : des vieillards et des « incurables ». Le taux de mortalité élevé (10 800 décès pour 23 000 entrées de 1808 à 1877), la hausse de l'âge moyen d'admission et le fait que le coût du cercueil était automatiquement prélevé sur le pécule accumulé par le reclus, contribuent à préfigurer la maison de retraite qui succède au dépôt en 1889. Elle a pour vocation l'hébergement des « vieillards-indigents » de Paris.

Seule maison de retraite gérée par la préfecture de Police, l'établissement de Villers-Cotterêts prend place dans le cadre de la réorganisation des institutions d'assistance parisienne sous la Troisième République : la maison accueille des personnes très pauvres, à partir de 70 ans, sans casier judiciaire et indésirables dans les hospices classiques de l’Assistance publique. Les personnes âgées sans-abri au passé carcéral sont dirigés vers la Maison départementale de Nanterre qui succède au dépôt de Saint-Denis en 1887. Un système d'admission en parallèle permet d'accueillir des personnes dès l'âge de 40 ans qui sont hébergés comme « travailleurs auxiliaires » : en fournissant un travail en contrepartie de l'hébergement, le château ressemble aussi à un asile-ouvroir.

Au début du XXe siècle, la maison de retraite acquiert un certain prestige parmi les établissements médico-sociaux parisiens : elle accueille près de 1 800 pensionnaires et est à la pointe du confort de son époque[2] (chauffage central, électricité, distribution d'eau, réseau d’égouts, premier raccordement téléphonique à Villers-Cotterêts). Récompensée à l'Exposition Universelle de 1900 dans la catégorie des œuvres d'assistance (Groupe XVI, classe 112), elle reçoit en grande pompe la visite du président de la République Félix Faure en 1898, du préfet de police de Paris Louis Lépine en 1909 ainsi que du président du Conseil Raymond Poincaré en 1923. Dans le discours des élites, le détournement d'un palais royal en un établissement social est perçu comme une revanche de la République sur la royauté, à l'image de la salle du jeu de paume construite par Louis Philippe d'Orléans (1725-1785), divisée par des planchers et transformée en dortoirs (actuel EHPAD).

L'histoire de la ville, comme celle du château, est aussi liée aux guerres. Dès 1814, des combats furent livrés à proximité par les armées étrangères marchant sur Paris. La ville fut occupée de longs mois en 1870-71. En 1915, l'armée française investit le château pour y installer un hôpital militaire, les pensionnaires de la maison de retraite sont alors dirigés sur Nanterre. L'offensive allemande de 1918 a particulièrement touché la ville : les murs du château, criblés d'impacts d'obus, témoignent de la violence des bombardements. La guerre de 1914-1918 a marqué toute la région, ainsi qu’en attestent de nombreux monuments commémoratifs. C’est de la forêt de Villers-Cotterêts que partit la contre-offensive victorieuse du 18 juillet 1918.

De 1940 à 1945, plus de la moitié des maisons furent touchées par des bombardements. Dès mai 1940, le château devient le siège d'une kommandantur. Peu avant l'arrivée des Allemands, une partie des pensionnaires de la maison de retraite est transférée en urgence dans une bourgade du Sud-Ouest, Aiguillon (Lot-et-Garonne). Abandonnés par une administration parisienne en situation de désorganisation complète, dans un contexte de rationnement et de pénurie alimentaire, les archives révèlent que sur les 375 hommes et 95 femmes hébergés dans un château du XVIIIe siècle transformé en entrepôt de tabac, plus de 300 meurent du froid, de la faim, et des maladies. Ils sont enterrés dans des fosses communes, pratique inconnue du dépôt de mendicité ou de la maison de retraite.

L'établissement, comme le château, se remettront difficilement des dégâts matériels et humains occasionnés par les guerres. De 1800 pensionnaires en 1913, le château n'en accueille plus que 400 au début des années 1950 et 74 en 2012. Les deux-tiers du monument sont actuellement murés. En 1961, l'établissement est placé sous la tutelle de l’Assistance publique et dépend depuis 1972 du Centre d'action sociale de la Ville de Paris (CASVP) en tant que EHPAD « François Ier »[3]. Il s'agit du seul établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) public en France spécialisé dans l'accueil de sans-abri âgés.

Bien qu'ayant participé à défigurer la demeure royale, l'administration parisienne a aussi garanti sa conservation jusqu'à nos jours. Le délabrement actuel du château (classé aux monuments historiques depuis 1997) résulte essentiellement de la sur-occupation des locaux au début du siècle ainsi que des dégâts occasionnés par les guerres mondiales.

Dans une revue de la préfecture de Police de 1935 consacrée à la maison de retraite, Renée Caillet résume les liens étroits qui unissent les résidents à la bâtisse : « ainsi survit le château de François Ier, il ne connait plus les fastes et les splendeurs de jadis, mais sa gloire s'est magnifiée parce qu’il héberge une œuvre de bonté et de tendresse, et son charme est d'autant plus pénétrant qu'à la beauté des vieilles pierres s'ajoute toute la poésie du malheur. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

En 2008, lors des élections municipales, la ville voit s'affronter quatre listes :

  • celle soutenue par le Front national, dont la tête de liste est Franck Briffaut
  • celle soutenue par le Mouvement démocrate, dont la tête de liste est Renaud Belliere
  • celle soutenue par le Parti socialiste et divers partis de gauche, dont la tête de liste est Jean-Claude Pruski
  • celle Divers Droite, dont la tête de liste est Jean-Claude Gervais[4].

Au second tour, la liste d'Union de la Gauche est arrivée en tête avec 36 % des voix, ce qui a conduit à l'élection de Jean-Claude Pruski.

En 2014, c'est la liste du Front national menée par Franck Briffaut qui remporte l'élection avec 42 % des voix au second tour[réf. nécessaire].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1855 1867 Jean François Léon Senart[5] ... Notaire
1882 1884 Jean François Léon Senart ... Notaire
1919 1929 Henri Mouflier ... Médecin
1954 1989 Charles Baur UDF-PSD Chef d'entreprise[6]
1989 mars 2001 Georges Bouaziz PS Médecin
mars 2001 mars 2008 Renaud Bellière UDF puis MoDem Architecte
mars 2008 mars 2014 Jean-Claude Pruski[7] PS Journaliste, député suppléant
mars 2014 en cours Franck Briffaut FN Conducteur de travaux (génie militaire)[8]
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[9][modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 411 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 400 2 327 2 273 2 543 2 688 2 692 3 481 3 465 3 602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 609 2 764 3 396 3 119 3 206 3 811 3 790 4 582 4 772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 981 5 381 5 654 4 208 4 610 4 612 5 070 3 607 3 917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 489 6 313 8 949 8 380 8 867 9 839 10 106 10 128 10 317
2011 - - - - - - - -
10 411 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 21,4 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 20 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Villers-Cotterêts en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,7 
4,4 
75 à 89 ans
7,8 
10,9 
60 à 74 ans
12,4 
18,9 
45 à 59 ans
18,1 
22,2 
30 à 44 ans
21,3 
21,4 
15 à 29 ans
20,0 
21,7 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département de l'Aisne en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
6,0 
75 à 89 ans
9,6 
12,2 
60 à 74 ans
13,3 
21,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,7 
15 à 29 ans
17,2 
20,7 
0 à 14 ans
18,6 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas, accolée à la mairie.
Enceinte fortifiée du château de Noüe.
Cour intérieure du château François Ier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château François Ier : François Ier fit construire à partir de 1532, un nouveau château sur l'emplacement d'un précédent (XIIIe siècle ?). Ce château, où il signa probablement l'ordonnance généralisant l'usage du français, passa à la famille d'Orléans. Nationalisé au début du XIXe siècle, le château sert de dépôt de mendicité parisien avant de devenir, jusqu'à nos jours, une maison de retraite appartenant à la Ville de Paris, mais de nouveau laissé à l'abandon.
  • Château de Noüe (XVIe siècle).
  • Musée et maison natale d'Alexandre Dumas.
  • Pavillon Henri II : édifié à la fin du XVIe siècle, agrandi et redécoré par le duc d'Orléans (1756-1760), Alexandre Dumas a écrit : « La maison de Monsieur Deviolaine était un palais très apprécié par moi… », avant qu'en août 1843, le roi Louis-Philippe rachète le bâtiment.
  • Église Saint-Nicolas : à l'intérieur de l'édifice, la base de la chaire représente saint Pierre en atlante.

Personnalités et commémorations liées à Villers-Cotterêts[modifier | modifier le code]

Maison natale d'Alexandre Dumas.

La ville a vu passer de nombreux personnages historiques. Elle s’enorgueillit d’être le lieu de naissance du poète Charles-Albert Demoustier (1760) et, surtout, du plus populaire romancier du XIXe siècle, Alexandre Dumas (1802), l’auteur des Trois Mousquetaires[14].

Naissance à Villers-Cotterêts[modifier | modifier le code]

Mort à Villers-Cotterêts[modifier | modifier le code]

  • Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, dit le général Dumas, ancien esclave, général de la Révolution française, père d'Alexandre Dumas, mort à l'hôtel de l'Épée en 1806.

Commémoration de l'abolition de l'esclavage et polémique de 2014[modifier | modifier le code]

Depuis le 10 mai 2007, le préfet de l'Aisne et la municipalité de Villers-Cotterêts commémorent, tous les 10 mai, la journée de l'esclavage et de son abolition, devant une plaque apposée en 2006 à l'occasion du bicentenaire de la mort du général Dumas.

En 2014, le nouveau maire, Franck Briffaut, élu du Front national, a déclaré qu'il n'organisera pas cette commémoration, dénonçant en celle-ci une « autoculpabilisation permanente »[15]. L'Association des Amis du général Dumas s'élève contre un choix « à connotation raciste »[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villers-Cotterêts
Les armes de Villers-Cotterêts se blasonnent ainsi :

« D'azur à la salamandre d'argent dans sa patience de gueules, la tête contournée vomissant une flamme du même, surmontée d'une lettre F capitale couronnée et accostée de deux lettres H capitales, le tout d'or. »

La salamandre était l'emblème de François Ier. Plusieurs sources diffèrent quant à l’origine de la salamandre comme symbole dudit roi[17] : une tradition voudrait que François ait reçu cet emblème de son précepteur, Artus de Boisy, qui avait observé dans son élève, « un tempérament plein de feu, capable de toutes les vertus, qu’il fallait tantôt aviver, tantôt amortir ». Mais c’est oublier qu’on trouve déjà une salamandre dans l’emblème du comte Jean d’Angoulême, frère cadet de Charles d’Orléans, et qu’un manuscrit exécuté pour Louise de Savoie en 1504, porte lui aussi une salamandre. La thèse selon laquelle l’animal fut apporté à François Ier par Léonard de Vinci est une version romancée.

La salamandre, symbolise généralement le pouvoir sur le feu, donc sur les hommes et sur le monde. La devise Nutrisco & extinguo (« Je m’en nourris et je l’éteins »), qui accompagne parfois cet emblème, prend tout son sens lorsqu’on se réfère au pouvoir sur le feu. On la retrouve sur énormément de plafonds et de murs du château de Chambord et de celui de Fontainebleau, et sur les armes de la ville du Havre, sur celles de Vitry-le-François, sur celles de Romorantin-Lanthenay ainsi que sur le logo du département de Loir-et-Cher.

Cet animal un peu magique est censé éteindre les mauvais feux et attiser les bons.

Article détaillé : Salamandre (créature fantastique).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Le château de Villers-Cotterêts en Valois, palais des rois, asile des gueux, Alain Arnaud, Société historique régionale de Villers-Cotterêts, 2009.
  3. Une exposition retraçant l'histoire de l'établissement et du château a été réalisée par le Centre d'action sociale de la Ville de Paris.
  4. Ces listes ayant toutes réalisées plus de 10 % au premier tour (liste FN : 19 % ; liste MoDem : 22 % ; liste d'Union de la Gauche : 30 % ; liste Divers Droite : 30 %) se maintiennent toutes au second tour, avec les reports de voix que cela peut produire ; avec le résultat suivant : liste FN : 13 % ; liste MoDem : 18 % ; liste d'Union de la Gauche : 36 % ; liste Divers Droite : 34 %.
    Finalement, on observe une répartition générale de l'électorat, avec un MoDem et un FN, plus forts qu'au niveau national ; et une gauche et une droite qui réalisent globalement des scores à peu près identiques ; se neutralisant et offrant ainsi des résultats relativement proches.
  5. Jean François Léon Senart (né et mort à Villers-Cotterêts ; 21 novembre 1817 - 24 mai 1894), notaire, il fut maire de 1855 à 1867 et de 1882 à 1884. Nécrologie
  6. Biographie sur le site de l'Assemblée nationale.
  7. Site du ministère de l'Intérieur consulté le 28 septembre 2008
  8. « Franck Briffaut (FN) élu maire de Villers-Cotterêts » sur lemonde.fr.
  9. Voir notamment le recensement de 2006 des communes de l'Aisne.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Villers-Cotterêts en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population de l'Aisne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  14. Voir sur le site de la mairie.
  15. Voir sur leparisien.fr et lefigaro.fr.
  16. Voir sur une-autre-histoire.org.
  17. Marie Holban : « De la guivre des Visconti à la salamandre de François Ier ». Extrait de la revue Archilevor, III, Bucarest.