Lambert Wilson

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Lambert Wilson, né le 3 août 1958 à Neuilly-sur-Seine, est un acteur français de cinéma et de théâtre, mais aussi à l'occasion un chanteur.

En tant qu'acteur, Lambert Wilson est notamment connu au niveau international pour son interprétation du personnage du « Mérovingien » dans Matrix Reloaded et Matrix Revolutions en 2002. Il est le fils de Georges Wilson, acteur, metteur en scène et directeur du Théâtre National de Chaillot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l'acteur et metteur en scène Georges Wilson, Lambert Wilson baigne dès son plus jeune âge dans le milieu théâtral. Il parle français, anglais, italien et espagnol. Lambert Wilson a eu une enfance non pas difficile, mais ballotée, changeant d'école chaque année[1]. À chaque rentrée des classes, son angoisse était de se faire aimer, accepter, intégrer à la classe et aux autres élèves[1]. A contrario, il affirme : « J'ai du mal avec les groupes. [...] Je fuis les groupes. Ça me rappelle la cour de récré. J'allais toujours dans la direction opposée, car je voulais être un cas particulier »[1].

De 1974 à 1978, il suit une formation d'art dramatique au Central Saint Martins College of Art and Design de Londres, où il apprend le métier d'acteur mais aussi le chant et la musique.

Jeune comédien, il recherche la célébrité par tous les moyens : « je m’étais dit très tôt, il faut entrer dans le star system [...], monter dans les échelons pour avoir les meilleurs rôles [...], je me suis donné les moyens en montrant mon visage [...], ça me rassurait »[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson au festival de Cannes 1996.

En 1977, Lambert Wilson débute dans Julia, sous la direction de Fred Zinnemann, qui lui offrira un premier grand rôle cinq ans plus tard dans Cinq jours ce printemps-là, face à Sean Connery.

En 1979, il débute sa carrière française avec Le Gendarme et les Extra-terrestres, de Jean Girault, dans une scène restée culte face à Maurice Risch. Il poursuit puis en 1984 avec La Femme publique d’Andrzej Żuławski et Rendez-vous d'André Téchiné.

En 1987, il explose avec le film Chouans ! et enchaîne l'année suivante avec Les Possédés ; mais deux longs métrages bien spécifiques lui permettent de s'imposer aux yeux des critiques et du grand public : La Vouivre (1988), adapté et réalisé par son père Georges Wilson, et surtout Hiver 54, l'abbé Pierre (1989), où il prête ses traits à l'Abbé Pierre. Pour cette interprétation saluée par la profession, il reçoit le Prix Jean-Gabin, qui récompense les espoirs du cinéma français et sera nommé aux César.

Lambert Wilson ne cesse alors de se diversifier, passant du film historique en costumes (Jefferson à Paris, 1995) à la comédie musicale (On connaît la chanson, 1997), en passant par la comédie populaire (Jet Set, 2000), le film choral (L'Anniversaire, 2005) ou la comédie décalée (Palais royal !, 2005).

Il est également employé par le cinéma américain : il est le « Mérovingien » dans Matrix Reloaded (2002) et Matrix revolution (id.), puis apparaît aux génériques de Prisonniers du temps (2002) et Catwoman (2003), réalisé par son compatriote Pitof. En 2006, il joue dans le film de science-fiction Dante 01 de Marc Caro. Par ailleurs, il a récemment tourné dans le film d'aventure comique Sur la piste du Marsupilami, où il tient le rôle du général Pochero, revenant de fait aux sources de son jeu d'acteur.

En 2010, il interprète le personnage principal du film Des hommes et des dieux. On apprend la même année au hasard d'une interview que bien que prudent vis-à-vis des religions (« Les religions créent les guerres. La foi engendre de l’amour »), il s'est fait baptiser par l'Abbé Pierre[3] pendant le tournage d'Hiver 54. Il s'en explique : « De lui, j’aime toutes les valeurs ».

Lambert Wilson a aussi tourné pour la télévision, notamment en 2004 dans le téléfilm Colette, une femme libre, réalisé par Nadine Trintignant.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson en octobre 2008.

La carrière théâtrale de Lambert Wilson est riche : Ashes d'Harold Pinter en 1998, L'Amour de l'Amour, La Machine Infernale, La Célestine, Eurydice, Ruy Blas. Il s'est mis en scène dans Les Caprices de Marianne en 1994 et dans Bérénice, avec Kristin Scott Thomas, en 2002.

En 2010, il est sur la scène du Théâtre du Châtelet dans la comédie musicale de Stephen Sondheim A Little Night Music.

Chanson et poésie[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson est aussi chanteur et a enregistré quelques disques (Musicals en 1989 et Démons et merveilles en 1997).

Le 15 octobre 2007, il sort un nouvel album intitulé Loin, dans un registre totalement différent de ses précédentes interprétations dont il a écrit un des textes. Le compositeur en est Jean-Philippe Bernaux, mais l'album inclut aussi deux compositions de Jean-Jacques Sage, également le producteur de l'artiste, et une de Christophe Mali (Tryo). Les auteurs qui ont travaillé sur ce projet sont Boris Bergman, Philippe Latger, Marc Esteve et Marie Nimier.

Depuis quelques années[Quand ?], le comédien enregistre également la lecture de poésies et de grands textes de la littérature (Musset, Proust…).

Engagements[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson a participé à une campagne publicitaire à la radio en faveur de la Fondation Abbé-Pierre[4]. En 2009, il écrit la préface du livre de Loïc Le Goff sur le Mouvement Emmaüs Compagnons de l'abbé Pierre, publié aux éditions Bayard[5].

En 2013, il est invité par l'ONU dans le cadre de la mission de la Minustah dans le soutien que l'acteur veut apporter à Haïti, notamment dans le projet immense de reforestation, Haïti étant dans un état de déforestation dramatique, à peine 2% du territoire haïtien étant encore boisé[6].

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Le 7 février 2007, Lambert Wilson est promu Officier des Arts et Lettres par le ministre de la Culture de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres.

Le 10 mai 2012, il inaugure son double de cire au Musée Grévin[7].

Du 6 au 12 juin 2012, il est le coprésident (avec Michael Madsen) du 1er Champs-Elysées Film Festival. Par ailleurs, du 30 novembre 2012 au 8 décembre 2012, il fait partie du jury du 12e Festival international du film de Marrakech ; jury présidé par John Boorman, dans lequel on retrouve notamment James Gray, Marie-Josée Croze ou encore Gemma Arterton[8].

Du 14 au 25 mai 2014, il est le maître de cérémonie du Festival de Cannes 2014, présidé par la réalisatrice Jane Campion[9].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson au festival de Cannes 2010.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Court métrage[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédien
Metteur en scène

Doublage[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Lui-même[modifier | modifier le code]

Autres acteurs[modifier | modifier le code]

  • Autres :

Films d'animation[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Narration[modifier | modifier le code]

Lecture[modifier | modifier le code]

Lambert Wilson prête sa voix pour les éditions Thélème[réf. souhaitée] :

Discographie[modifier | modifier le code]

Participation[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Césars[modifier | modifier le code]

Nuit des Molières[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]