Corbie
| Corbie | ||
Façade ouest de la Mairie de Corbie |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme | |
| Arrondissement | Amiens | |
| Canton | Corbie (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Val de Somme | |
| Maire Mandat |
Alain Babaut 2008-2014 |
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| Code postal | 80800 | |
| Code commune | 80212 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Corbéens | |
| Population municipale |
6 388 hab. (2010) | |
| Densité | 393 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 26 m — Max. 108 m | |
| Superficie | 16,25 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site de la Commune de Corbie | |
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Corbie est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie. Les habitants se nomment les Corbéens. Corbie est le siège de la Communauté de communes du Val de Somme.
Géographie [modifier]
Corbie est une petite ville (chef-lieu de canton) située à 15 km, à l'Est et en amont d'Amiens, dans la vallée de la Somme, traversée par le Canal de la Somme et desservie par une gare sur la ligne Amiens-Lille (réseau TER Picardie). La ville occupe un site de confluence. Elle est traversée par un bras de l'Ancre, la Boulangerie, qui conflue avec la Somme canalisée entre Corbie et Fouilloy juste en aval de l'écluse.
Géographie physique [modifier]
Nature du sol et du sous-sol [modifier]
Le sous-sol de la commune est le plus souvent crayeux avec bancs de silex. Il est recouvert de dépôts meubles - le limon des plateaux de l'ère tertiaire - ou d'alluvions argilo-sableuses dans les vallées de l'Ancre et de la Somme. Ces alluvions se sont transformées en tourbe herbacée, compacte, fibreuse et coquillère. Cette tourbe a été exploitée au moyen d' entailles qui ont donné naissance aux étangs que nous connaissons aujourd'hui qui sont donc une création humaine[1].
Relief, végétation et paysage [modifier]
Corbie est une commune de l'Amiénois, plaine qui entoure Amiens. L'altitude passe assez brusquement de 25 à 89 mètres au niveau des Falaises à proximité de l'intersection des routes de Bonnay et de Bray-sur-Somme. Là un point de vue aménagé offre une perspective sur la vallée de la Somme, les étangs, les villages, les champs et les bois. Le point culminant de la commune est 108 m[1].
Entre Corbie et Vaux-sur-Somme, les étangs de La Barette récemment rachetés par le Conseil général de la Somme forment un espace protégé où on peut observer la faune et la flore des marais avec une particularité, les "Fontaines bleues", sources situées au fond d'un cours d'eau, résurgences de la nappe de la craie, formant un puits profond et donnant à l'eau, localement, une coloration bleutée.
Hydrographie [modifier]
La commune est traversée par la Somme et le canal de la Somme ainsi que par l'Ancre dont un bras, la Boulangerie, conflue dans la Somme à l'entrée ouest de la ville.
Climat [modifier]
Le climat est tempéré océanique avec vents d'ouest et sud-ouest dominants.
Géographie humaine [modifier]
Corbie est devenue une commune de la péri-urbanisation amiénoise. La proximité d'Amiens (17 km) la commodité d'accès par la route comme par le rail, ses équipements: scolaires, sportifs, culturels ou commerciaux l'ont rendue attractive pour une population cherchant, à moindre coût, un habitat individuel proche du lieu de travail. Aussi la population est-elle passée de 4 500 h au début des années 1960 à près de 6 500 h aujourd'hui.
Activités économiques et services [modifier]
Ce serait aller vite en besogne que de considérer Corbie comme une cité-dortoir, même si elle a connu un sévère déclin de son activité industrielle (disparition quasi-totale de la bonneterie, de la brosserie et de la métallurgie), quelques établissements industriels subsistent (lingerie, bijoux, chimie). L'essentiel de l'activité économique corbéenne est constitué par les services de santé (hôpital, centre de rééducation fonctionnelle et cardiaque, maisons de retraite…), les établissements scolaires publics et privés de la maternelle à la 3e avec une formation bac et postbac en biotechnologie, le commerce, l'assurance, la banque et l'artisanat. Le commerce de détail s'est considérablement réduit au profit de la grande distribution et le centre ville peine à être attractif (exceptés les mercredi et vendredi matins, jours de marché). La fermeture des deux salles de cinéma de la ville en 2009 a réduit son rayonnement culturel. La commune souffre, en plus, de son enclavement routier, de l'absence d'une déviation (en projet depuis plusieurs décennies) qui relierait la route d'Amiens à la zone d'activité de La Neuville.
Equipements et urbanisme [modifier]
La ville de Corbie avec sa voisine Fouilloy forme un seul et même ensemble urbain, le bâti étant continu. L'urbanisation, à Corbie, s'est développée surtout à partir des années 1960 par la construction de lotissements dans les quartiers d'Étampes, de La Logette-Les Longues Vignes et de La Neuville. Le centre ville est difficile à cerner car les boutiques sont disséminées pratiquement de la gare jusqu'à l'écluse du canal de la Somme formant une sorte d'arc de cercle sur plus d'un kilomètre et demi. Seul, le secteur qui va de l'abbatiale à la mairie a un tissu commercial plus dense. L'Enclos (espace contenu par le mur d'enceinte de l'ancienne abbaye) a été mité par la construction d'équipements scolaires, sportifs, culturel ou administratif; l'aspect paysager de ce vaste espace vert a été ainsi passablement délaissé. Des équipements sportifs et culturels ont été reconstruits ou réaménagés ces dernières années (piscine, centre Adalhard-théâtre "Les Docks", médiathèque). La municipalité a également entrepris une rénovation du centre ville notamment de la place de la République dont la physionomie a été bouleversée. Cette rénovation se poursuit par le réaménagement du jardin public de la mairie et de ses abords. Le patrimoine architectural, historique et mémoriel est assez peu mis en valeur hormis l'ancienne porte d'honneur de l'abbaye; on cherche en vain un indice, dans l'espace urbain, qui rappellerait le siège de 1636.
Malgré ses activités et ses équipements, Corbie, subissant la concurrence de Villers-Bretonneux, commune située à 4 km, et surtout d'Amiens, ne polarise que modérément un territoire.
Hameaux, quartiers, lieux-dits et écarts [modifier]
- La Neuville (appelée jadis La Neuville-sous-Corbie), située à l'Ouest et traversée par la rivière Ancre, dont la confluence avec la Somme est à courte distance, juste au Nord d'Aubigny et en amont de Daours.
- Le quartier d'Étampes était encore au XVIIIe siècle un hameau (carte de Cassini)[2].
Communes limitrophes [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 6 388 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 17,8 %) ;
- 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 26,6 %).
Culture, fêtes, sports et loisirs [modifier]
Centre Adalhard [modifier]
- La salle de théâtre et de concerts Les Docks propose désormais une programmation intéressante pour une localité de cette taille[7]. C'est ainsi par exemple que les groupes Churchfitters[8] (musique irlandaise) et Amuséon[9] animèrent la soirée de Saint-Patrick (le Saint Patrick's Day) le 17 avril 2011.
Centre d'accueil et d'animation [modifier]
Situé en plein centre de Corbie à l'angle de la place de la République et de la rue Jean et Marcelin Truquin, le Centre d'accueil et d'animation abrite, les services culturels de la ville de Corbie, l'Office de tourisme de Corbie-Bocage-Trois vallées et une salle pour les expositions (peintures, sculptures, photos, artisanat, environnement etc.)
Médiathèque [modifier]
Inaugurée en 2011, la Médiathèque du Val de Somme est l’œuvre du cabinet d'architectes lillois Béal et Blanckaert. Elle est située dans l'Enclos, non loin de la piscine Calypso. Outre le prêt d'ouvrages "papier" et audiovisuels, la médiathèque propose des animations ou des exposition tout au long de l'année.
Fête dans la rue [modifier]
Depuis 1992, chaque année, fin juin, se déroule la Fête dans la rue qui offre, gratuitement, au public le plus large, des spectacles musicaux et théâtraux, des jeux et animations, des expositions... Un marché du terroir, une réderie, des promenades en calèche sont également proposées.
Ensemble musical de Corbie [modifier]
Il succède à l'Harmonie municipale renaissante en 1984. Il réunit une soixantaine de musiciens et organise régulièrement des concerts à Corbie et participe aux défilés patriotiques de Corbie et de Fouilloy.
Ecole de musique de Corbie [modifier]
Elle dispense des cours de formation musicale, de chant et d'instruments (cordes, bois, cuivres, percussions).
Les Amis du Vieux Corbie [modifier]
Les Amis du Vieux Corbie est une société savante créée en 1962 à l'occasion de la commémoration du treizième centenaire de la fondation de l'abbaye. Les Amis du Vieux Corbie publient des ouvrages sur l'histoire de Corbie, organisent des expositions et des conférences. Depuis 1980, ils gèrent et animent le musée qu'ils ont créé.
Sports [modifier]
Jumelages [modifier]
Jumelage : Corbie est jumelée avec les villes suivantes :
Corbie dans la littérature [modifier]
C'est à Corbie, dans la demeure historique ''La Marguillerie'', qu'habite Michel Thérais, le héros de Georges Bayard, dont les aventures sont éditées dans la Bibliothèque verte. Romans ayant pour cadre Corbie :
- Michel mène l'enquête (1958),
- Michel poursuit des ombres (1960),
- Michel et la voiture fantôme (1971),
- Michel et la super maquette (1978),
- le premier chapitre de Michel et les routiers (1960), se déroule également à Corbie.
Un roman historique retrace l'épisode du siège de Corbie:
- Aymeric de Dampierre, Les Cavaliers de la paix, Paris, 1998, éditions Albin Michel, collection Les grands romans historiques.
La tradition orale a gardé plusieurs histoires ou légendes concernant Corbie:
- Le Géant de Corbie
- La Légende des Corbeaux
- Le Musicien qui rencontra le loup
- Les Reliques de saint Gentien
- Le Feu Ribier
etc.
Toponymie [modifier]
On rencontre dans les textes anciens plusieurs formes pour désigner Corbie depuis le VIIe siècle : Corbeia, Corbegia, Corbia, Corbye, Corbeyre[10]. Plusieurs hypothèses ont été avancées sur l'origine du nom Corbie:
- Corbeus, du nom du chef des Bellovaques tué par César;
- lieu de rassemblement de corbeaux (Corvus). La présence de corbeaux sur certains blasons semble apporter foi à cette hypothèse[1];
- le nom de la rivière: Corbiea annis (la rivière de Corbie)[11] d'où la ville tirerait son nom. Cette rivière s'appelle aujourd'hui, l'Ancre.
Odonymie [modifier]
- boulevard
Blais Mousseron, Camille Roland
- chemin
du Bastion, de la Fontaine d'Amour, du Marais
- impasse
Jean Masse, du commandant Thuillier
- lotissement
Toits de Saint-Chaumont
- place
Jean Catelas, de la République, Roger Salengro
- quai
du Canal,
- quartier
La Neuville
- rempart
des Poissonniers
- résidence
de l'Ecluse, d'Étampes, des Longues Vignes, des Peupliers, le Thabor
- rues
de l'Acaterie, du président Allende
des Bains, Henri Barbusse, Paul Baroux, du Bastion, Pierre Brossolette
Sadi Carnot, Chantereine, des combattants d'Afrique du Nord, Pierre de Coubertin, de la Crête, Léon Curé[Note 3], Pierre et Marie Curie
Gaëtan Damoye[Note 3], des déportés, des deux frères Lemoine, Dom Grenier, Charles Ducamp[Note 3]
des Ecuries du Roy, de l'Enclos,
Faidherbe, Francisco Ferrer, André Foucart, du Four Perrache
Gambetta, Charles de Gaulle, Auguste Gindre, Edmond Gressier
Edouard Hautecoeur, Victor Hugo, du Huit Mai, Jean Jaurés
de Lahoussoye, Jules Lardière, du Général Leclerc, Eugène Lefebvre, Léon Lemaire[Note 3], des Longues Vignes,
Baptiste Marcet, de la mercerie, Louise Michel, du Milieu, Jean Moulin
Onze Novembre, Louis Pasteur, Gabriel Péri, Jacques Pinsonneau, de la Planchette, Gustave Poingt[Note 3], des Prés, de laPrison
du Quai, du Quatorze Juillet, du Quatre Septembre,
Rainfroy, de la République, Théodore Roussel,
Saint-Adhélard, Saint-Firmin, Sainte-Colette, Roger Salengro, Pierre Sémard
Théodule Tierce, Marcellin Truquin[Note 3], de la Tuilerie
Albert Wamain
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Abbaye de Corbie: " D'or, à la crosse épiscopale d'azur, accostée de deux clefs adossées de gueules; au corbeau de sable brochant en pointe ". Il ne s'agit pas des armoiries de la ville de Corbie mais de celles des abbés-comtes de Corbie Les armoiries de la ville de Corbie sont décrites ci-dessous (illustration manquante, voir[12],) Blason de Corbie
Ces armes ont été adoptées le 2 septembre 1970 par le Conseil municipal. Elles reprennent celles de l'abbaye[13].
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Administration [modifier]
Histoire [modifier]
Origines [modifier]
Le site de Corbie a été occupé par l'homme dès la préhistoire.
Paléolithique [modifier]
On trouve, au lieu-dits Les Genets (Les Falaises), d'abondants silex taillés de l'époque paléolithique.
Néolithique [modifier]
Sur les bords de l'Ancre ont été retrouvées des traces d'habitat datant du néolithique.
Époque gauloise [modifier]
Des vases gaulois ont été retrouvés à La Neuville.
Moyen Âge [modifier]
Haut Moyen Âge [modifier]
Époque mérovingienne [modifier]
- Sous les rois mérovingiens, Corbie est un vaste domaine royal[18].
- En 451, les Huns d'Attila envahissent la Gaule romaine et arrivant de Reims, ils sont battus au cours d'une bataille entre Corbie et Roye, dans la plaine du Santerre par Mérovée[19]
- 657: Fondation de l'abbaye de Corbie par la reine Bathilde, veuve de Clovis II, mère de Clotaire III, régente du Royaume.
- 662: Consécration de l'Abbaye de Corbie
Époque carolingienne [modifier]
-
Écriture caroline, mise au point à Corbie en 770
-
Enluminure du Psautier de Corbie.
- 772-781, abbatiat de Maurdramne pendant lequel fut rédigée une Bible de sept écritures différentes dont la minuscule caroline.
- 780, Le scriptorium de l'abbaye fut l'un des lieux où s'élabora l'écriture minuscule caroline qui s'imposa à tout l'Occident et qui devint par la suite la minuscule d'imprimerie.
- 781-826, abbatiat d'Adalard de Corbie qui fit faire de grand progrès à l'école monastique de Corbie. La bibliothèque de l'abbaye s'enrichit de somptueux manuscrits enluminés.
- 774, Didier de Lombardie, roi des Lombards, est déposé et enfermé à l'abbaye de Corbie, probablement jusqu'à sa mort (786?), sur l'ordre de Charlemagne.
Moyen Âge classique [modifier]
- 1124, l'Abbé ROBERT accorda une charte communale à CORBIE. La Commune dura jusqu'en 1310.
- 1184, la ville de Corbie fut assiégée par le Comte de FLANDRE, Philippe d'Alsace en guerre contre le Roi de France Philippe Auguste. La résistance de Corbie permit à Philippe Auguste de battre le Comte de Flandre et de lui prendre le Comté d'Amiens qu'il possédait. Philippe Auguste donna à Corbie de nouvelles libertés à l'encontre de l'Abbé de Corbie qui s'y opposait. Mais parti en croisade en 1189, le Roi fut accompagné par l'Abbé NICOLAS III qui lui arracha la suppression de ces « articles additionnels ».
- 1191, l'Abbé Nicolas III en lutte avec ses religieux eux-mêmes dut démissionner en 1191.
- le 27 juillet 1214 eu lieu la Bataille de Bouvines opposant le roi de France Philippe Auguste à l'empereur d'Allemagne Othon et son allié Ferrand, comte de Flandre. La participation des milices communales, dont celle de Corbie, à cette bataille permis à Philippe Auguste d'avoir la victoire. Le roi rendit à la Commune de Corbie les libertés qui lui avaient été enlevées.
- Au XIIIe siècle, le commerce de la guède ou waide était très actif en Picardieet fit la prospérité de Corbie. Les tourteaux de waide servaient à faire des décoctions qui donnaient une teinture bleue. Les marchands de Corbie achetaient de la laine de moutons venue d'Angleterre et confectionnaient des draps travaillés. Certains d'entre eux étaient des draps de luxe qui concurrencèrent ceux d'Amiens et d'Abbeville, vendus à Troyes aux foires de Champagne, ou à la foire du Lendit entre Paris et Saint-Denis. À Paris même, à la Halle aux draps, des acheteurs étrangers venaient des bords de la Méditerranée acheter des draps de Corbie. Il existait également, à cette époque, à Corbie, une fabrique d'armes, de boucliers et de cottes de mailles. Un marché se déroulait dans la ville ainsi que deux foires (la foire de la saint Pierre, le 1er juillet et la foire de la saint Mathieu à la fin septembre) les marchandises étaient transportées par terre et par la Somme et l'Ancre.
- 1237, un traité de commerce réunissait les villes d'Amiens, de Corbie et de Nesle avec la ville de Londres. les villes picardes vendaient à Londres et dans d'autres villes anglaises, du blé, du vin en gros, de la guède, des oignons et des aulx… Les marchands de ces villes pouvaient acheter en Angleterre toutes sortes de marchandises à l'exception des armes et des bestiaux. Ce traité fut appliqué jusqu'à la fin de la Commune.
- À partir de la deuxième moitié du XIIIe siècle, une crise économique interrompit le commerce des draps de luxe de Corbie. La commune s'appauvrit.
- 1269, l'Abbé Mouret, en accord avec le seigneur de Fouilloy, parvint à retirer à la commune de Corbie la propriété du faubourg de Fouilloy.
- 1310, la Ville de Corbie criblée de dettes s'en remit au roi. Or, celui-ci étant devenu puissant, les milices communales ne lui étaient plus aussi utiles. Philippe IV le Bel, préféra soutenir l'abbé de Corbie plutôt que la commune. Elle revint donc sous la domination de l'abbé qui fit détruire les signes du pouvoir communal (les battants des cloches, le beffroi…). Les bourgeois durent désormais subir la rigueur de la puissance abbatiale.
Bas Moyen Âge [modifier]
- 1348 Peste noire, à Corbie on agrandit le cimetière et l'abbé Hugues de Vers organise des processions.
- 1358, pendant la Grande Jacquerie et le soulèvement d'Étienne Marcel et de Charles le Mauvais, Le Dauphin Charles, lieutenant général du royaume, pendant la captivité de son père Jean le Bon, quitte Paris en février pour y rentrer en vainqueur le 2 août. L'abbé Jean d'Arcy, sans soutien, prend la fuite. Les bourgeois de Corbie reconstituent la commune. Le retour de Dauphin à Paris permet à Jean d'Arcy de rentrer à Corbie, la commune est de nouveau abolie et les bourgeois sont condamnés.
- 1382 et 1392, le roi Charles VI se rend à Corbie pour inspecter la forteresse.
- 1422, le duc de Bedford se rend à Corbie pour présenter Henri VI d'Angleterre comme roi de France.
- 1429, après la bataille de Patay, Corbie ouvre ses portes au roi Charles VII.
- 1433, Les pourparlers de Corbie aboutissent à la signature d'un traité entre le roi de France et le duc de Bourgogne.
- 1435, le traité d'Arras met fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons; Corbie et les autres villes de la Somme sont données au duc de Bourgogne Philippe le Bon.
- 1470, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne se rend à Corbie.
- 1492, le roi Charles VIII se rend à Corbie.
Temps modernes [modifier]
XVIe siècle [modifier]
- 1501, Pierre Dottrel, abbé de Corbie, fit reconstruire l' église abbatiale Saint-Pierre, mais auparavant, il avait fait détruire l'ancienne église romane. Il la fit reconstruire dans un style ogival, mais il ne put faire élever que le chœur, une partie du bras de croix et la flèche du transept, car ces travaux avaient été contrariés par la famine qui sévissait en 1503 et 1504.
- 1506, les travaux reprirent mais à cette époque le gouverneur de Picardie avait imposé une garnison royale à Corbie.
- De 1513 à 1516, après la venue du roi Louis XII, les fortifications de Corbie sont reprises. Elles furent par la suite adaptées à l'artillerie pour amplifier la puissance de tir des bastions et des demi-lunes par l'architecte Jean Errard de Bar-le-Duc.
- À partir de 1516 par le Concordat de Bologne, le roi de France a le pouvoir de nommer les abbés, c'est le système de la commande. L' abbé commendataire n'est plus obligé de résider dans son abbaye, il en perçoit simplement les bénéfices. Il en fut ainsi pour l'abbaye de Corbie jusqu'à sa suppression en 1790.
- 1554, les Impériaux tentèrent sans succès de franchir la Somme à Corbie. Le Duc de Vendôme l'empêcha. Une autre attaque des Impériaux eut lieu entre Corbie et les villages voisins de Daours et Vecquemont, où plus de 200 d'entre eux moururent, noyés dans la Somme.
- 1555, Henri II nomma à Corbie un gouverneur, Charles de Belleforière.
- 1558, le roi d'Espagne, voulut prendre Corbie, il en croyait la garnison peu nombreuse mais fut repoussé. La guerre se termina en 1559 par la paix du Cateau-Cambrésis.
- 1557, Charles de Bourbon, cardinal de Lorraine, archevêque de Rouen, légat du Pape en Avignon et évêque de Nevers, devint abbé commendataire de Corbie. Il cumula ses charges avec les bénéfices de plusieurs autres abbayes ce qui lui apporta des bénéfices considérables. Il exigea une contribution de guerre du diocèse d'Amiens de 20 000 livres dont 3 000 de l'Abbaye. Il vendit à son profit le patrimoine d'Adalhard en Flandre. Enfin à la mort d'Henri III en 1589, bien que prisonnier à Blois, il fut proclamé roi de France par la Ligue sous le nom de Charles X. Il mourut dans sa prison en 1590.
- 1594, Henri IV fait son entrée à Corbie.
- 1597, Amiens est prise par les Espagnols. Son gouverneur, le comte de Saint-Pol, n'eut que le temps de se sauver à Corbie sans faire de résistance. Corbie était alors en proie à la peste (1596-1597). En 1598, Henri IV fit le siège d'Amiens pendant six mois à partir de Doullens et de Corbie. Il fut mis fin à cette guerre par la Paix de Vervins le 2 mai 1598.
XVIIe siècle [modifier]
- À la mort d'Henri IV (1610), la régente Marie de Médicis fit de son favori Concino Concini son principal ministre. Les princes du sang se liguèrent contre lui. Concini s'étant absenté d'Amiens donna le commandement à un certain Ruberpré qui fut aussi nommé Gouverneur de Corbie. Les princes du sang décidèrent de prendre Amiens, en soudoyant Ruberpré qui accepta. Mais, le complot éventé, Ruberpré dut s'enfuir à Corbie qui devint alors la place d'Armes des Princes contre Amiens.
- Concini envoya des troupes contre eux et exigea un serment de fidélité des maires et des gouverneurs de Picardie puis il fit entourer Corbie de forts pour y empêcher l'intervention des Princes. Corbie fut occupée par les troupes royales, fidèles à Concini.
- 1636 : Les Espagnols prirent la ville le 7 août, ce qui provoqua l'inquiétude des Parisiens qui redoudaient que les 35 000 hommes du cardinal-infant don Fernando ne déferlassent sur leur ville. Louis XIII et Richelieu à la tête des armées firent le siège de Corbie qui fut reprise le 9 novembre[20] après un siège de deux mois.
- Richelieu entré à Corbie le 19 novembre, la répression s'exerça contre ceux qui avaient collaboré (religieux arrêtés et remplacés, deux bourgeois pendus). Un gouverneur fut nommé, il dirigea complètement les affaires de la ville dépouillée de ses privilèges pendant plusieurs années. Enfin la clémence royale mit un terme aux punitions en mars 1638. Pendant cette période, plusieurs religieux de l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés, tels Mabillon et Dom Bonnefon, vinrent à Corbie y étudier. C'est en 1638 qu'ils prirent 400 manuscrits pour les emporter à Paris.
- 1659, la Paix des Pyrénées donnait l'Artois à la France. Les frontières une fois repoussées plus loin vers le nord, l'importance stratégique de Corbie disparut. Son gouvernement militaire fut rattaché à Amiens. De 1669 à 1675 les remparts du XVIe siècle furent démolis et la garnison partit en 1675, le rôle militaire de Corbie était terminé. La reconstruction de la ville traîna en longueur et la vieille cité alla vers son déclin.
- Un gouverneur nommé à la tête de la ville choisissait le prévôt et ses échevins, en 1652 il en était toujours ainsi. Des querelles surgirent entre l'abbé commendataire et les moines qui se vengeaient sur le corps municipal par des mesquineries. En 1670-1671 un concordat fut signé entre l'Abbé Philippe de Savoie et les religieux sous l'arbitrage de la congrégation de Saint-Maur, mais au détriment des habitants de Corbie qui n'eurent plus de recettes pour l'entretien des voies publiques, de leur Hôtel de Ville et le paiement de leur personnel.
- Les travaux reprirent à l'abbaye: en 1662, les moines entreprirent des travaux dans le cloître mais à partir de 1680 ils en démolirent une partie.
XVIIIe siècle [modifier]
- De 1749 à 1758, construction du mur actuel de l'Enclos. La reconstruction de l'église abbatiale ne reprit que sous l'impulsion de la Congrégation de Saint-Maur et ne fut terminée qu'en 1775. Le Cardinal de Polignac se fit construire un palais abbatial de 1736 à 1743 à l'Ouest de la Grand-Place.
- Cependant, la ville dépérissait après le départ de sa garnison et d'une grande partie de ses artisans et commerçants. Les rues n'étaient plus entretenues, les ponts s'effondraient, les cours d'eau s'envasaient. Jusqu'à la Révolution, les habitants de Corbie furent en procès permanent avec l'Abbé, jaloux de ses prérogatives et privilèges. Un dicton circulait alors : « qu'il pleuve ou qu'il vente, l'Abbé de Corbie a rentes ».
- Une constitution plus libérale fut octroyée aux habitants le 3 septembre 1759 leur permettant d'élire leurs représentants. À l'issue de l'élection qui eut lieu le 21 septembre 1759, le Conseil de Ville prêta serment devant le représentant du Bailli d'Amiens. En 1761 ce droit leur fut enlevé par lettre de cachet. Les habitants de Corbie se plaignirent, le notaire Bron fut leur défenseur contre l'Abbaye.
- Enfin, une nouvelle constitution leur fut accordée par ordonnance royale du 1er avril 1779. Mais cette constitution ne les mettait pas hors de la tutelle de l'Abbé qui en définitive nommait, sur une liste élue par l'Assemblée des habitants, ceux qui présideraient au gouvernement de Corbie.
Époque contemporaine [modifier]
- 1790, loi de nationalisation des biens de l'Église et suppression des ordres réguliers. L'abbaye est vendue comme bien national par adjudication.
- 1815, Corbie est occupée par les armées des puissances coalisées qui entre dans la ville par la porte d'Ancre. Le quartier où séjournèrent les cosaques fut appelé "Moscou".
- 1846, ouverture de la gare de Corbie sur la ligne de chemin de fer Paris-Lille.
- 1870, le général Faidherbe séjourna à Corbie où il établit son quartier général pendant la Bataille de l'Hallue du 15 au 24 décembre.
- 1871, du 2 janvier jusque fin mars, la ville est occupée par l'armée prussienne et subit de graves réquisitions en argent, en grains et fourrages, en logement militaire, en hébergement de chevaux et en dommages divers. Il en coûta aux Corbéens: 155 385 francs-or. Le 5 août, les plans pour l’érection d'un monument aux morts dans le cimetière sont adoptés par le conseil municipal.
- 1899, le téléphone est arrivé à Corbie.
- 1914-1918, pendant la Grande Guerre, Corbie fut occupée par les troupes allemandes de la fin août au début septembre 1914. De la fin 1914 à mars 1918, elle fut une ville de l'arrière à proximité du front. Principal centre de stationnement pour l'armée britannique, la ville possédait plusieurs hôpitaux militaires.
- En mars-avril 1918, pendant la dernière grande offensive allemande, la ville subit de violents bombardements qui détruisirent de nombreux immeubles dont l'abbatiale.
- 1940, du 20 mai au 6 juin, le 2ème Corps d'armée français tenta de résister aux assauts de la 1ère Panzerdivision allemande sur la Somme entre Corbie, Fouilloy et Aubigny.
- Depuis le milieu du XIXe sièle jusqu'aux années 1980, la ville de Corbie connut une grande activité industrielle autour de la bonneterie surtout, des industries mécanniques (tricycles, quadricycle à moteur et voiturettes, machines-outils), de la métallurgie, de la chimie... Victime de la mondialisation, cette activité industrielle a presque totalement disparu dans les années 2000[21].
Lieux et monuments [modifier]
- Abbatiale Saint-Pierre, dont le transept et le chœur, parties les plus anciennes furent démolis en 1816.
Classé MH (1919).
- L'ancienne collégiale Saint-Étienne où Sainte-Colette fut recluse. Le portail roman de la collégiale est classé Monument historique
Classé MH (1846).
- Portail d'honneur de l'Abbaye de Corbie, datant de 1750, que tout le monde appelle "le porche".
Classé MH (1907).
- Église Notre-Dame de l'Assomption de La Neuville construite au XVIe siècle, remarquable pour son tympan sculpté.
Classé MH (1895).
- Chapelle Sainte-Colette, rue Faidherbe, adossée à la maison natale (reconstruite) de la sainte, née à Corbie, en 1381.
- Statue monumentale de Sainte-Colette, en bronze, due à Albert Roze située à la sortie de la ville à la jonction de la route de Bray-sur-Somme et de celle de Bonnay.
- Le Tabor, vestige des fortifications de la ville.
- Hôtel-de-ville, facilement identifiable par sa profusion de tourelles couvertes d'ardoise. Ancien château du baron de Caix de Saint-Aymour construit sur les plans de l'architecte amiénois Charles Pinsard.
- Musée, créé en 1980 et géré par l'Association Les Amis du Vieux Corbie [22]. On peut y voir des documents et des objets en rapport avec l'abbaye, un plan-relief et divers documents ayant trait au siège de Corbie de 1636.
- Monument aux Morts, œuvre d'Albert Roze, ornementé par la statue d'une jeune veuve et d'un enfant tenant un bouquet et regardant un casque (dans une tranchée ou dans une tombe ?).
- Cimetières militaires britanniques
- Communal cemetery
- Communal cemetery extension
- La Neuville british cemetery
Galerie photographique [modifier]
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Monument aux Morts, d'Albert Roze
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L'Abbatiale, rue du Général de Gaulle
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Maurdramne, cousin d'Adalhard de Corbie, abbé de Corbie de 772 à 781. On lui doit la rédaction d'une Bible en sept écritures différentes dont la minuscule caroline.
- Adalard de Corbie (Saint-Adalhard), né vers 752 et mort en 826, cousin germain de Charlemagne, abbé de Corbie ; il fonde en 822 l'abbaye de Corvey (Corbeia nova : nouvelle Corbie) sur le territoire de Höxter (Westphalie).
- Paschase Radbert né vers 790 à Soissons et mort en 865 à Saint-Riquier. Enfant trouvé, éduqué par Adalhard, il devint moine de l'abbaye de Corbie, prieur sous l'abbatiat de Wala et abbé de Corbie de 843 à 851. Il est le premier théoricien de la transsubstantiation.
- Ratramne de Corbie, mort vers 868, moine de l'abbaye de Corbie, théologien célèbre qui s'opposa à la théorie de Paschase Radbert.
- Anschaire de Brême (Saint-Anschaire), serait né à Fouilloy en 801 et décédé à Brême en 865. Moine de l'abbaye de Corbie qui fut envoyé à l'abbaye de Corvey (la Nouvelle Corbie) en Westphalie. De là il partit évangéliser le Danemark et la Suède. Il devint archevêque de Hambourg et évêque de Brême. C'est le saint patron du Danemark.
- Gérard de Corbie (Saint-Gérard) (1025-1095) moine de l'abbaye de Corbie qui fonda en Gironde l'abbaye de La Sauve-Majeure en 1079.
- Foulques de Corbie dit Foulques le Grand (vers 1030-1095) abbé de Corbie qui défendit devant le pape les privilèges de son abbaye contre les prétention de l'évêque d'Amiens Guy.
- Pierre de Corbie (†1290), maître d'œuvre qui dirigea la construction de la cathédrale Saint-Étienne de Bourges, et peut-être celle de Tolède (d'après C. Enlart, Manuel d'archéologie française, t. 2, Paris, Picard, 1929).
- Robert de Corbie (? - après 1365), formé à l'abbaye de Corbie, il fut conseiller du Dauphin (futur Charles V), professeur puis recteur de la faculté de théologie de Paris et père d'Arnaud de Corbie, l’un des marmousets .
- Colette de Corbie (sainte Colette) née à Corbie en 1381 et décédée à Gand (Flandre). Nicolette Boellet, de son vrai nom, vécut recluse quatre ans à Corbie avant d'intégrer l'ordre des pauvres Dames (ordre des clarisses) qu'elle réforma. Elle fonda plusieurs couvents.
- Eustache Marcadé ou Mercadé, né en Artois à une date inconnue, mort en 1440, official de l'abbaye de Corbie à partir de 1414, auteur présumé de l'un des est premiers mystères français connus à ce jour. On lui attribue Le Mystère de la Passion, appelé communément la Passion d'Arras; La Vengeance Jésus-Christ lui est également attribué.
- Jean Dehem, né à Corbie au XVIe siècle, entra dans l'ordre des Minimes et fut un prédicateur célèbre. Il s'attaquait aux protestants et avait une grande audience auprès de Parisiens. Il mourut de la peste en 1562.
- Charles de La Rue (1684-1740), érudit bénédictin.
- Jean-Baptiste Veyren né en 1704 à Villeneuve-de-Berg (Ardèche), décédé le 9 avril 1788 et inhumé à Corbie. Il s'était installé dans cette ville en 1734 comme maître serrurier. Jean-Baptiste Veyren est surtout connu pour avoir réalisé les somptueuses grilles en fer forgé formant clôture du chœur de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Il réalisa également les grilles du chœur de l'église abbatiale de Valloires, les grilles de la chapelle de l'hospice de Saint-Riquier, les grilles d'entrée du château de Bertangles.
- Charles Vincent de La Rue (1707-1762), érudit bénédictin né à Corbie et décédé à Paris. Il a poursuivi l’œuvre de son oncle Charles de La Rue notamment, il termina la traduction des œuvres d'Origène.
- Dom Pierre Nicolas Grenier, né à Corbie le 10 novembre 1725 fils du procureur du comté, fit des études au collège de l'abbaye puis devient novice bénédictin à Meaux avant d'être ordonné prêtre à Paris en 1753. Il rédigea une Histoire de Corbie qui assit son autorité. En 1763, il est nommé historiographe de Picardie. Jusqu'à sa mort présumée en 1789, il parcourut la province et amassa une documentation considérable aujourd'hui conservée à la Bibliothèque nationale de France.
- Antoine Graincourt, né à Corbie le 17 mars 1748, décédé à Champeaux (Seine-et-Marne) le 26 décembre 1823. Peintre et miniaturiste installé à Paris. Il réalisa le portrait de militaires célèbres de son époque ou du passé récent: René Duguay-Trouin, Mahé de La Bourdonnais, le marquis de Chatellerault…
- Edmond Gressier (1813-1892), sénateur, président du Conseil Général de la Somme et Ministre des Travaux Publics (1869-1870) sous le Second Empire.
- Eugène Lefebvre, pionnier de l'aviation, né à Corbie le 4 octobre 1878 ; il fut le premier pilote tué aux commandes de son appareil, le 7 septembre 1909.
- Xavier Tilliette (né en 1921), théologien et philosophe, né à Corbie.
- Jacques Duquennoy (né en 1953), illustrateur, né à Corbie.
- Éric Fréchon (né en 1963), grand cuisinier, né à Corbie. Il a obtenu sa 3e étoile au Guide Michelin en 2009.
Bibliographie [modifier]
- LES AMIS DU VIEUX CORBIE, Les Monuments anciens de Corbie, Les Amis du Vieux Corbie, Corbie, 1994.
- LES AMIS DU VIEUX CORBIE, Le siège de Corbie – 1636 – d’Antoine Deville, traduction du latin en français du récit d’Antoine de Ville, ingénieur du roi, qui dirigea les travaux de circonvallation en 1636, Les amis du Vieux Corbie, Corbie, 1994.
- LES AMIS DU VIEUX CORBIE, Corbie à l’heure prussienne (1870-1871), extrait du registre des délibérations (1862-1876) conservé dans le service d’archives de la ville de Corbie, Les Amis du Vieux Corbie, Corbie, 2001.
- CARON Roger, Corbie en Picardie, Éditions Corps Puce, Amiens, 1994 (ISBN 2 - 907525 - 70 - 0).
- CARON Roger et MARLEUX Madeleine, Trois cent cinquantième anniversaire du siège de Corbie, 1636-1986, Les Amis du Vieux Corbie, Corbie, 1986.
- Le Père Daire, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy, repris, corigé et annoté par Alcius Ledieu, 1911, réédition Res Universis, Paris, 1993 (ISBN 2 - 87 760 - 989 - 8).
- DAMAGNEZ Marie-Christine et Michel, Eugène Lefèbvre, premier pilote victime de l'aviation, Grandvilliers (Oise), 2006, Éditions Delattre (ISBN 2 - 915 907 - 22 - 6).
- René Debrie, Toponymie de Corbie, Les Amis du Vieux Corbie, Corbie, 1997.
- Abbé Paul Decagny, Bray-sur-Somme et ses environs, Le Livre d’histoire-Lorisse, Paris, 1990 (ISBN 2 - 87 760 - 446 - 2) réédition partielle de Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, Amiens, Société des Antiquaires de Picardie, 1865.
- DUMENIL Anne et NIVET Philippe (sous la direction de ) Les Reconstructions en Picardie, Encrage Édition, Amiens, 2003 (ISBN 2-911576-39-X).
- JUMEL Edmond (abbé), Corbie, Histoire et archéologie, La Vague verte, Inval-Boiron, 2009 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 019 - 8).
- OSSART René, Les Activités industrielles de Corbie aux XIXe et XXe siècles, Corbie, Les Amis du Vieux Corbie, février 2012.
- PELTIER Henri (Abbé), "Corbie, ville frontière" in Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie tome 19, 1941 (pp.102-122).
- PILLON Daniel et ROUSSEL Catherine, Mémoire de pierre, mémoire des hommes du canton de Corbie, Association « Villers-Bretonneux Mémoire », Villers-Bretonneux, 2010 (ISBN 2 - 9 525 411 - 6 - 7).
- cardinal de Richelieu, Mémoires tome XIV (1636), L’Année de Corbie, éditions Paléo, Clermont-Ferrand, 2007 (ISBN 2-84909-241-X).
- WAMAIN Albert, Une Visite au monastère de Corbie au XVIIe siècle, Les Amis du Vieux Corbie, Corbie.
- WAMAIN Albert, ''Héros oubliés, épisodes et notes biographiques relatives au siège de Corbie 1636, Les amis du Vieux Corbie, Corbie, 1994.
- Le siège de Corbie, in revue En Somme, histoire, nature, arts, civilisation, no 38, octobre 2010, p. 35 à 38.
Liens [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- maire de la ville de Corbie - voir la liste des maires au paragraphe administration
Références [modifier]
- Notice géographique et historique sur la commune de Corbie par Monsieur Dupuis, instituteur, 1899 in Archives départementales de la Somme
- "Étampes, hameau de Corbie", page du Corpus Etampois.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Corbie en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010
- agendaculturel
- Site des Churchfitters
- Site du groupe Amuséon
- JUMEL Edmond (abbé), Monographie de la ville de Corbie, 1904, réédition, Corbie, Histoire et archéologie, , La Vague verte, Inval-Boiron, 2009
- DAIRE (le père), Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy, repris, corrigé et annoter par Alcius Ledieu, 1911, réédition Res Universis, Paris, 1993
- http://fr.geneawiki.com/index.php/Fichier:blason_Corbie-80212.png
- Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la régopn Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
- blason sculpté sur la façade de l'hôtel de ville de Corbie
- Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
- Jacques Béal, Hommes et Combats en Picardie 1939-1945, Amiens, 1994, Martelle Editions
- Liste des maires de la Somme, sur http://www.somme.pref.gouv.fr. Consulté le 12 juillet 2008
- Site de la commune de Corbie
- Lorsque les Huns d'Attila traversèrent le Clermontois
- Gérard Folio. La citadelle et la place de Saint-Jean-Pied-de-Port, de la Renaissance à l’Époque Contemporaine, in Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense no 25 Histoire de la fortification, 2005 ISBN 2-11-094732-2, En ligne [1], consulté le 3 mars 2007 p. 38
- René Ossart,Les Activités industrielles de Corbie aux XIXe et XXe siècle, Corbie, Les Amis du Vieux Corbie, février 2012
- Site du musée local de Corbie
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