Breteuil (Oise)

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Breteuil
L'église paroissiale et la rue principale
L'église paroissiale et la rue principale
Blason de Breteuil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Breteuil (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye
Maire
Mandat
Jean Cauwel
2014-2020
Code postal 60120
Code commune 60104
Démographie
Gentilé Brituliens ou Breteuillois
Population
municipale
4 415 hab. (2011)
Densité 256 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 00″ N 2° 17′ 39″ E / 49.6333333333, 2.2941666666749° 38′ 00″ Nord 2° 17′ 39″ Est / 49.6333333333, 2.29416666667  
Altitude Min. 70 m – Max. 166 m
Superficie 17,27 km2
Localisation

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Breteuil

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Breteuil
Liens
Site web ville-breteuil.fr

Breteuil est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie et qui fait partie de la région naturel du Santerre. Ses habitants sont appelés les Brituliens ou les Breteuillois.

Breteuil-sur-Noye n'est pas une appellation officielle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Breteuil en direction du nord.
Vue aérienne de Breteuil en direction du nord.

Située au nord de l'Oise dans la vallée de la Noye, sur la Route nationale 1, à mi-chemin entre Beauvais et Amiens, à une distance d'environ 105 km de Paris. La commune est desservie par une gare située dans un hameau de la commune de Bacouël qui a pris le nom de Breteuil-Embranchement. Historiquement rattaché a Montdidier, Breteuil fait partie des communes du Santerre.

Breteuil se trouve au cœur de diverses influences régionales : le Plateau picard, l'Oise et l'Amiénois notamment grâce à la ligne de chemin de fer en partance de Breteuil-Embranchement (la ville se trouve tout près de la limite départementale), le Beauvaisis.

La ligne de partage des eaux rattache Breteuil et la vallée de la Noye au bassin de la Somme et non à celui de l'Oise, alors que la ville fait partie du département de l'Oise.

Environnement[modifier | modifier le code]

Breteuil est l'une des premières communes de France à avoir mesuré les facteurs locaux de pollution lumineuse au moyen de matériel héliporté. Les photos traduisant le niveau d'éclairage, prises en 4096 niveaux de gris ont été converties en lux et intégrées à un système d'information géographique ou à une cartographie d'aide à la décision. Le coût de l'opération a été 5 à 10 fois inférieur à celui d’une thermographie aérienne[Note 1]. Ce travail s'est fait dans le cadre d'une thermographie aérienne destinée à aider la Communauté de communes des vallées de la Brèche et de la Noye à limiter le gaspillage d'énergie et certaines émissions de gaz à effet de serre[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Breteuil-Ville, avant le bombardement de 1918
La rue de la République, avant la Première Guerre mondiale
Une usine transformée en caserne, pendant la Première Guerre mondiale.

Le site de Breteuil est habité dès la fin de l'ère gallo-romaine.

La ville se développe à l'époque médiévale autour de son château, érigé par le comte de Breteuil, et de l'abbaye Notre-Dame, créée par les bénédictins vers 1035, célèbre pour sa riche bibliothèque.

Breteuil connaît historiquement plusieurs destructions et reconstructions. Du château lui-même, démantelé pendant le XVe siècle, il ne subsiste que la motte féodale, sur laquelle une maison bourgeoise sera construite au XIXe siècle. Quant à l'abbaye, elle ne survit pas à la période révolutionnaire et seules quelques ruines témoignent aujourd'hui de son existence[2].

En 1790, Breteuil devient une commune et sera chef-lieu de district jusqu'en 1795.

Compte tenu de la situation excentrée de la gare de Breteuil-Embranchement, une petite ligne de 6,88 km est ouverte pour relier Breteuil à cette gare, avec une station intermédiaire à Tartigny. Détruite lors du bombardement du 23 août 1918, la gare est reconstruite et existe toujours, mais n'accueille plus de voyageurs.

De nos jours, la ville apparaît faite de bâtiments traditionnels mais modernes, pour la plupart construits dans les années cinquante. Ce n'est pas un hasard : le gros bourg eut à pâtir des deux grands conflits mondiaux du XXe siècle. La ville reçut d'ailleurs deux fois la Croix de guerre : celle de 14-18 le 23 octobre 1921, après des bombardements de représailles allemands en 1918[3], pour le courage et la combativité de ses habitants, en même temps que celles de Broyes, de Rocquencourt et de Sérévillers[4], et celle de 39-45, avec étoile de vermeil, le 7 mai 1950, à la suite notamment des bombardements du 7 mai 1940, date à laquelle l'armée nazie entra dans la ville après des bombardements qui la détruisirent à 85 %[5]. L'intégralité du centre ville, à l'exception de quatre maisons, fut ainsi détruit, la quasi-totalité des rues Voltaire et Raoul Levasseur furent rasées.

La reconstruction fut envisagée dès 1941, sur le plan d'urbanisme de Georges Noël, également architecte de la reconstruction de Beauvais, qui prévit la programmation d'équipements publics parfois concrétisés plusieurs décennies après : zone industrielle, terrains de sports ainsi que la piscine municipale, ainsi qu'un marché couvert, qui ne fut pas réalisé. Dans ce cadre fut décidée la déviation de la RN1, qui passait jusqu'alors dans le centre du bourg, créant ainsi ce qui fut probablement la première rocade urbaine du nord de la France. La reconstruction se fit dans un style mêlant classicisme et régionalisme, sauf pour l'église paroissiale Saint Jean-Baptiste, conçue par Louis Arretche en style moderne, construite en ossature en béton armé et ornée de verrières en dalles de verre, œuvre du peintre Nicolas Untersteller, qui fut bénie en 1959, marquant la fin de cette période de reconstruction[6], [7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 juin 1995[8] Patrick Koster PS Conseiller général (1976-2001)
juin 1995 29 mars 2014 Jacques Cotel UMP  
29 mars 2014[9], [10] en cours
(au 26 août 2014)
Jean Cauwel UMP Conseiller général depuis 2001

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés Britulien(en)(s) ou Breteuillois(es)[11].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 415 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 030 2 160 2 112 2 099 2 284 2 415 2 399 2 561 2 736
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 794 2 907 2 815 2 802 3 074 3 146 3 154 3 108 2 991
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 830 2 839 2 700 2 325 2 426 2 516 2 359 1 785 2 241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 748 3 085 3 531 3 873 3 879 4 131 4 267 4 307 4 415
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 19,8 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 25,9 %).
Pyramide des âges à Breteuil en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
7,3 
75 à 89 ans
11,6 
11,9 
60 à 74 ans
12,7 
17,9 
45 à 59 ans
17,3 
20,7 
30 à 44 ans
18,5 
18,9 
15 à 29 ans
18,1 
22,6 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Breteuil

Les armes de Breteuil se blasonnent ainsi :

d'or à la croix de gueules cantonnée de seize abeilles renversées d'azur ordonnées 2 et 2 dans chaque canton, au franc-canton aussi d'or chargé d'une étoile aussi de gueules

Ce blason, qui est celui de la branche cadette des Montmorency-Laval, entrée par alliance à la seigneurie de Breteuil en 1305, dérive de celui de la branche ainée des Montmorency[4]. (Croix de guerre 1914-1918 et Croix de guerre 1939-1945)

Données économiques[modifier | modifier le code]

Taux de chômage : environ 16 % (estimation 2005).

Revenu moyen par ménage : environ 16 600 €/an.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Breteuil.

La commune possède trois monuments historiques sur son territoire.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • L'ancienne abbaye Notre-Dame : il subsiste principalement l'ancien logis abbatial du XVIe siècle avec sa chapelle du XIIIe siècle classée ainsi que l'ancien bâtiment conventuel du XVIIIe siècle appelé « le château des moines ». L'ancienne chapelle est classée monument historique depuis 1883. Les salles voûtées, les toitures, les façades du logis abbatial et du château des moines, les sols archéologiques de l'abbatiale et les murs de clôtures antérieurs au XIXe siècle sont inscrits monument historique depuis 1996[16].
  • Maison natale de Hippolyte Bayard (XVIIIe et XIXe siècles) : Maison où vécut l'inventeur du procédé dit positif direct en photographie, Hyppolite Bayard (1801-1887). L'édifice date de la deuxième moitiée du XVIIIe siècle et a subi quelques aménagement après 1878. Il s'agit de l'une des maisons les plus anciennes de la ville. La façade principale est en pans de bois hourdé de torchis sur solin en pierre de taille. Cette maison est inscrite monument historique depuis 2002[17].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste : détruite à l'occasion des bombardements de 1940, elle fut reconstruite après guerre par l'architecte Louis Arretche. De construction moderne, ses fonts baptismaux se trouvent dans un bâtiment séparé. Près de l'église, gisant de Nicolas Corbel, abbé de Breteuil.

Principaux équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Environ 20 000 euros pour la commune
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Description de l'abbaye par Viollet-le-Duc : « Il existait, dans l'abbaye de Sainte-Marie de Breteuil, un vaste bâtiment flanqué de quatre tourelles et crénelé, qui pouvait au besoin se défendre. Son rez-de-chaussée renfermait les cuisines et leurs dépendances. Le premier étage contenait les dortoirs des hôtes du monastère; le deuxième, une grande infirmerie; le troisième, des magasins de provisions, et le quatrième, sous le comble, un grenier pour les grains. Un escalier latéral, passant à travers les contre-forts et couvert en appentis, s'élevait jusqu'au second étage »
  5. Le centre nautique a coûté 6,3 millions d'euros, dont 79 % de subventions. Appartenant à la Communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye, sa gestion est déléguée à l'entreprise rouennais Vert marine (Source : Hebdomadaire Le Bonhomme Picard du 18 juillet 2007)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Breteuil : une thermographie... pour son éclairage public (19/02/2008)
  2. « Notice no PA00114550 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Jean-Yves Bonnard, « Les bombardements allemands en arrière des lignes françaises de l’Oise durant la Grande Guerre », sur http://crdp.ac-amiens.fr/,‎ 2008 (consulté le 16 mai 2010)
  4. a et b « Histoires de Breteuil, l'Oise et la Picardie », sur http://www.ville-breteuil.fr (consulté le 16 mai 2010)
  5. « Commémoration du 8 mai 1945 : En souvenir du martyr de Breteuil », Le Bonhomme picard,‎ 11 mai 2010, p. 22
  6. Sylvie Godin, « Quand Breteuil renaissais de ses cendres », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ 9 novembre 2010, p. 18
  7. « exposition de la société historique de Breteuil : la reconstruction de Breteuil après la Seconde Guerre mondiale (1947/1959) », sur http://www.ville-breteuil.fr/,‎ 10 novembre 2010
  8. « Patrick Koster veut retrouver son fauteuil », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ 14 février 2001 (lire en ligne)
  9. « Breteuil, élections municipales : Jacques Cotel passe le témoin à Jean Cauwel », par Sylvie Godin, Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, 1er avril 2014
  10. Sylvie Godin, « Jacques Cotel passe le témoin à Jean Cauwel : Jean Cauwel a été élu maire samedi soir. Il sera entouré de sept adjoints dont l’ancien maire Jacques Cotel. », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 15 (lire en ligne)
  11. habitants.fr, « Oise > Breteuil (60120) » (consulté le 27 décembre 2011)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Breteuil en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  16. « Ancienne abbaye Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Maison natale de Hyppolyte Bayard », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Entrepôt à vins - Entrepôt Cappronier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Vert Marine, « Centre aquatique Philippe Loisel » (consulté le 27 décembre 2011)