Breteuil (Oise)

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Breteuil
L'église paroissiale et la rue principale
L'église paroissiale et la rue principale
Blason de Breteuil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Breteuil (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye
Maire
Mandat
Jacques Cotel
2008-2014
Code postal 60120
Code commune 60104
Démographie
Gentilé Britulien(ne)(s) ou Breteuillois(es)
Population
municipale
4 353 hab. (2010)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 00″ N 2° 17′ 39″ E / 49.6333333333, 2.29416666667 / 49.6333333333; 2.2941666666749° 38′ 00″ Nord 2° 17′ 39″ Est / 49.6333333333, 2.29416666667 / 49.6333333333; 2.29416666667  
Altitude Min. 70 m – Max. 166 m
Superficie 17,27 km2
Localisation

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Breteuil

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Breteuil
Liens
Site web Ville de Breteuil

Breteuil est une commune française située dans le département de l'Oise et la région Picardie et qui fait partie de la région naturel du Santerre.

Breteuil-sur-Noye n'est pas une appellation officielle.

Sommaire

Géographie[modifier]

Située au nord de l'Oise dans la vallée de la Noye, sur la Route nationale 1, à mi-chemin entre Beauvais et Amiens, à une distance d'environ 105 km de Paris. La commune est desservie par une gare située dans un hameau de la commune de Bacouël qui a pris le nom de Breteuil-Embranchement. Historiquement rattaché a Montdidier, Breteuil fait partie des communes du Santerre.

Breteuil se trouve au cœur de diverses influences régionales : le Plateau picard, l'Oise et l'Amiénois notamment grâce à la ligne de chemin de fer en partance de Breteuil-Embranchement (la ville se trouve tout près de la limite départementale), le Beauvaisis.

La ligne de partage des eaux rattache Breteuil et la vallée de la Noye au bassin de la Somme et non à celui de l'Oise, alors que la ville fait partie du département de l'Oise.

Environnement[modifier]

Breteuil est l'une des premières communes de France à avoir mesuré les facteurs locaux de pollution lumineuse au moyen de matériel héliporté. Les photos traduisant le niveau d'éclairage, prises en 4096 niveaux de gris ont été converties en lux et intégrées à un système d'information géographique ou à une cartographie d'aide à la décision. Le coût de l'opération a été 5 à 10 fois inférieur à celui d’une thermographie aérienne[notes 1]. Ce travail s'est fait dans le cadre d'une thermographie aérienne destinée à aider la Communauté de communes des vallées de la Brèche et de la Noye à limiter le gaspillage d'énergie et certaines émissions de gaz à effet de serre[1].

Histoire[modifier]

La gare de Breteuil-Ville, avant le bombardement de 1918
La Rue de la République, avant la Première Guerre mondiale

Le site de Breteuil fut habité dès la fin de l'ère gallo-romaine.

La ville se développa à l'époque médiévale autour de son château, érigé par le Comte de Breteuil, et de l'Abbaye Notre-Dame de Breteuil, créée par les bénédictins vers 1035, célèbre pour sa riche bibliothèque.

Breteuil connut historiquement plusieurs destructions et reconstructions. Le château lui-même fut démantelé pendant le XVe siècle. Il n'en subsiste que la motte féodale, sur laquelle fut construite une maison bourgeoise au XIXe siècle. Quant à l'Abbaye, elle ne survécut pas à la période révolutionnaire et seules quelques ruines témoignent aujourd'hui de son existence[2].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Compte tenu de la situation excentrée de la gare de Breteuil-Embranchement, une petite ligne fut ouverte pour relier Breteuil à cette gare. La ligne, longue de 6,88 km, avait une station intermédiaire à Tartigny. La gare fut détruite lors du bombardement du 23 août 1918, et reconstruite par le bâtiment qui existe toujours, mais n'accueille plus de voyageurs.

De nos jours, la ville apparaît faite de bâtiments traditionnels mais modernes, pour la plupart construits dans les années cinquante. Ce n'est pas un hasard : le gros bourg eut à pâtir des deux grands conflits mondiaux du XXe siècle. La ville reçut d'ailleurs deux fois la Croix de guerre : celle de 14-18 le 23 octobre 1921, après des bombardements de représailles allemands en 1918[3], pour le courage et la combativité de ses habitants, même temps que celles de Broyes, de Rocquencourt et de Sérévillers[4], et celle de 39-45, avec étoile de vermeil, le 7 mai 1950, à la suite notamment des bombardements du 7 mai 1940, date à laquelle l'armée nazie entra dans la ville après des bombardements qui la détruisirent à 85 %[5]. L'intégralité du centre ville, à l'exception de quatre maisons, fut ainsi détruit, la quasi-totalité des rues Voltaire et Raoul Levasseur furent rasées.

La reconstruction fut envisagée dès 1941, sur le plan d'urbanisme de Georges Noël, également architecte de la reconstruction de Beauvais, qui prévit la programmation d'équipements publics parfois concrétisés plusieurs décennies après : zone industrielle, terrains de sports ainsi que la piscine municipale, ainsi qu'un marché couvert, qui ne fut pas réalisé. Dans ce cadre fut décidée la déviation de la RN1, qui passait jusqu'alors dans le centre du bourg, créant ainsi ce qui fut probablement la première rocade urbaine du nord de la France. La reconstruction se fit dans un style mêlant classicisme et régionalisme, sauf pour l'église paroissiale Saint Jean-Baptiste, conçue par Louis Arretche en style moderne, construite en ossature en béton armé et ornée de verrières en dalles de verre, œuvre du peintre Nicolas Untersteller, qui fut bénie en 1959, marquant la fin de cette période de reconstruction[6], [7].

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995   Jacques Cotel UMP Réélu pour le mandat 2008-2014[8]
mars 1983 Mars 1995 Patrick Koster PS  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

Les habitants sont appelés Britulien(en)(s) ou Breteuillois(es)[9].

Évolution démographique[modifier]

D’après le recensement Insee de 2007, Breteuil compte 4 287 habitants (soit une augmentation de 4 % par rapport à 1999). La commune occupe le 2 322e rang au niveau national, alors qu'elle était au 2 277e en 1999, et le 25e au niveau départemental sur 693 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Breteuil depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 4 287 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 030 2 160 2 112 2 099 2 284 2 415 2 399 2 561 2 736
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 794 2 907 2 815 2 802 3 074 3 146 3 154 3 108 2 991
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 830 2 839 2 700 2 325 2 426 2 516 2 359 1 785 2 241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
2 748 3 085 3 531 3 873 3 879 4 120 4 267 4 359 -
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[10], base Insee à partir de 1968[11],[12],[13].

Pyramide des âges[modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 19,8 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 25,9 %).
Pyramide des âges à Breteuil en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
7,3 
75 à 89 ans
11,6 
11,9 
60 à 74 ans
12,7 
17,9 
45 à 59 ans
17,3 
20,7 
30 à 44 ans
18,5 
18,9 
15 à 29 ans
18,1 
22,6 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier]

Armes de Breteuil

Les armes de Breteuil se blasonnent ainsi :

d'or à la croix de gueules cantonnée de seize abeilles renversées d'azur ordonnées 2 et 2 dans chaque canton, au franc-canton aussi d'or chargé d'une étoile aussi de gueules

Ce blason, qui est celui de la branche cadette des Montmorency-Laval, entrée par alliance à la seigneurie de Breteuil en 1305, dérive de celui de la branche ainée des Montmorency[4]. (Croix de guerre 1914-1918 et Croix de guerre 1939-1945)

Données économiques[modifier]

Taux de chômage : environ 16 % (estimation 2005).

Revenu moyen par ménage : environ 16 600 €/an.

Lieux et monuments[modifier]

Monuments historiques[modifier]

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Breteuil.

La commune possède trois monuments historiques sur son territoire.

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  • L'ancienne abbaye Notre-Dame : il subsiste principalement l'ancien logis abbatial du XVIe siècle avec sa chapelle du XIIIe siècle classée ainsi que l'ancien bâtiment conventuel du XVIIIe siècle appelé « le château des moines ». L'ancienne chapelle est classée monument historique depuis 1883. Les salles voûtées, les toitures, les façades du logis abbatial et du château des moines, les sols archéologiques de l'abbatiale et les murs de clôtures antérieurs au XIXe siècle sont inscrits monument historique depuis 1996[16].
  • Maison natale de Hippolyte Bayard (XVIIIe et XIXe siècles) : Maison où vécut l'inventeur du procédé dit positif direct en photographie, Hyppolite Bayard (1801-1887). L'édifice date de la deuxième moitiée du XVIIIe siècle et a subi quelques aménagement après 1878. Il s'agit de l'une des maisons les plus anciennes de la ville. La façade principale est en pans de bois hourdé de torchis sur solin en pierre de taille. Cette maison est inscrite monument historique depuis 2002[17].

Autres monuments[modifier]

  • Église Saint-Jean-Baptiste : détruite à l'occasion des bombardements de 1940, elle fut reconstruite après guerre par l'architecte Louis Arretche. De construction moderne, ses fonts baptismaux se trouvent dans un bâtiment séparé. Près de l'église, gisant de Nicolas Corbel, abbé de Breteuil.

Principaux équipements[modifier]

Personnalités liées à la commune[modifier]

Voir aussi[modifier]

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Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Environ 20 000 euros pour la commune
  2. Description de l'abbaye par Viollet-le-Duc : « Il existait, dans l'abbaye de Sainte-Marie de Breteuil, un vaste bâtiment flanqué de quatre tourelles et crénelé, qui pouvait au besoin se défendre. Son rez-de-chaussée renfermait les cuisines et leurs dépendances. Le premier étage contenait les dortoirs des hôtes du monastère; le deuxième, une grande infirmerie; le troisième, des magasins de provisions, et le quatrième, sous le comble, un grenier pour les grains. Un escalier latéral, passant à travers les contre-forts et couvert en appentis, s'élevait jusqu'au second étage »
  3. Le centre nautique a coûté 6,3 millions d'euros, dont 79 % de subventions. Appartenant à la Communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye, sa gestion est déléguée à l'entreprise rouennais Vert marine (Source : Hebdomadaire Le Bonhomme Picard du 18 juillet 2007)

Références[modifier]

  1. Breteuil : une thermographie... pour son éclairage public (19/02/2008)
  2. Notice no PA00114550, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Jean-Yves Bonnard, « Les bombardements allemands en arrière des lignes françaises de l’Oise durant la Grande Guerre », sur http://crdp.ac-amiens.fr/, 2008. Consulté le 16 mai 2010
  4. a et b Histoires de Breteuil, l'Oise et la Picardie, sur http://www.ville-breteuil.fr. Consulté le 16 mai 2010
  5. « Commémoration du 8 mai 1945 : En souvenir du martyr de Breteuil », Le Bonhomme picard, 11 mai 2010, p. 22 
  6. Sylvie Godin, « Quand Breteuil renaissais de ses cendres », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, 9 novembre 2010, p. 18 
  7. exposition de la société historique de Breteuil : la reconstruction de Breteuil après la Seconde Guerre mondiale (1947/1959), sur http://www.ville-breteuil.fr/, 10 novembre 2010
  8. Hebdomadaire Le Bonhomme picard du 25 mai 2008
  9. habitants.fr, « Oise > Breteuil (60120) ». Consulté le 27 décembre 2011
  10. Notice communale de Breteuil, sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
  11. Résultats du recensement de la population - Breteuil, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  12. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  13. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  14. Évolution et structure de la population à Breteuil en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 9 novembre 2010
  15. Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 9 novembre 2010
  16. Ancienne abbaye Notre-Dame, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Maison natale de Hyppolyte Bayard, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Entrepôt à vins - Entrepôt Cappronier, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Vert Marine, « Centre aquatique Philippe Loisel ». Consulté le 27 décembre 2011