Clermont (Oise)

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Clermont-de-l'Oise
Vue générale du centre-ville
Vue générale du centre-ville
Blason de Clermont-de-l'Oise
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise (sous-préfecture)
Arrondissement Clermont (chef-lieu)
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Clermontois
Maire
Mandat
Lionel Ollivier
2014-2020
Code postal 60600
Code commune 60157
Démographie
Gentilé Clermontois
Population
municipale
10 758 hab. (2011)
Densité 1 852 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 47″ N 2° 24′ 48″ E / 49.3797222222, 2.41333333333 ()49° 22′ 47″ Nord 2° 24′ 48″ Est / 49.3797222222, 2.41333333333 ()  
Altitude Min. 48 m – Max. 162 m
Superficie 5,81 km2
Localisation

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Clermont-de-l'Oise
Liens
Site web mairie-clermont.fr

Clermont-de-l'Oise (prononcé [klɛrmɔ̃ ]), parfois Clermont-en-Beauvaisis ou Clermont, est une commune française située dans le département de l'Oise dont elle est une sous-préfecture, en région Picardie. Chef-lieu de son arrondissement et de son canton, elle est située au centre géographique du département, sur une colline de la vallée de la Brêche. Elle est située à moins d'une heure de Paris et d'Amiens par le chemin de fer et la route.

Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 10 758 habitants, appelés les Clermontois. La cité est au centre d'une agglomération dont l'aire urbaine et unité urbaine possède de plus de 20 000 habitants, soit la 5e du département par sa population. Avantagée par sa situation de carrefour avec les routes allant de Paris à Dunkerque et de Rouen à Reims, elle possède également une gare depuis 1846 sur la Ligne Paris-Nord - Lille.

Lieu déjà convoité par les Bellovaques à l'époque romaine, le site originel de la ville, n'étant qu'une simple colline, fut ensuite occupée par un château comtal; puis se transforma ensuite en petite place forte entourée de remparts vers le XIIIe siècle. Son importance est abaissée à partir du XVIIe siècle : ses remparts sont abattus et la révolution française a fait fuir les comtes de Clermont. Grâce à l'arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle, la ville a connu l'arrivée de quelques industries et une hausse de sa population. Depuis 1960, elle fait partie de la Communauté de communes du Pays du Clermontois, successeur du District de Clermont. Elle était la 870e ville de France par sa population en 2010.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie de l'Oise.

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Clermont dans l'Oise.
Communes limitrophes

La ville de Clermont est située à égale distance de Paris et d'Amiens (58 km), à 25 km à l'est de Beauvais, 30 km à l'ouest de Compiègne[Note 1]. Elle se situe au centre géographique du département de l'Oise[1].

Communes limitrophes de Clermont
Fitz-James
Agnetz Clermont Breuil-le-Sec
Neuilly-sous-Clermont Breuil-le-Vert

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la ville

La commune s'étend entre 48 mètres et 162 mètres d'altitude. Le point le plus bas se trouve dans les marais de la Brêche, à 48 mètres[1], les rails du chemin de fer, à la gare, sont à 55 m au-dessus du niveau de la mer. Le donjon est à 130 mètres, le Châtellier à 118 m. Les hauteurs qui dominent la ville, à l'ouest, près de la rue Pierre-Viénot, atteignent 158 mètres. La place Décuignières est à 89 mètres, la Croix-Saint-Laurent à 64 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point culminant se situe à la sortie de la cité, en direction de Mouy, au lieu-dit « Le Télégraphe »[a 1]. La commune de Clermont occupe une colline allongée du sud-ouest au nord-est, plus élevée vers son extrémité nord que du coté opposé par laquelle elle est rattachée aux coteaux de la région méridionale. Les pentes de cette éminence complètent le territoire qui descend jusqu'aux bords de la vallée de la Brêche, et comprend quelques parties marécageuses de la vallée. La rivière forme toute la limite vers le nord-est. Le centre-ville occupe la crête de la colline dans le sens de sa plus longue dimension[2]. La ville de Clermont s'élève sur un coteau qui domine la Brêche, affluent de l'Oise. Sur l'esplanade du Châtellier, qui surplombe la ville, on découvre, vers l'ouest, la forêt de Hez-Froidmont et la « vallée dorée » de la Brêche. Vers le nord-ouest, s'ouvre la vallée de l'Arré. Au nord se développe un terrain de formation crayeuse, pays fertile et de grande culture qui s'étend vers l'est et va mourir dans les marais de Sacy-le-Grand. Au sud, Clermont domine toujours la vallée de la Brêche qui descend vers Liancourt et Creil[a 2]. Le sable de Bracheux, qui marque le début du cycle tanéthien à l'ère tertiaire apparaît au lieu-dit les Sables et quartier du Pont-de-Pierre. De larges bandes de terrains argileux font apparaître des graviers et limons anciens, au confluent de la Brêche et de l'Arré, et également entre le Pont-de-Pierre et Breuil-le-Vert. Des alluvions modernes tapissent la vallée de la Brêche. Dans la région sud, à la base de la montagne de Clermont, nous sommes en présence de sables inférieurs (sables de Bracheux). Une argile jaune, de formation lacustre (argile plastique), contenant du lignite pyritieux et recouvert de sable jaune traverse la colline de Clermont, réapparaît au-dessus du Pont-de-Pierre, contourne le mamelon passe à Faÿ et s'étend vers Agnetz et Giencourt. Des fossiles (coquilles brisées), abondent tout autour de la ville. À Béthancourtel, un dépôt superficiel, dernier vestige d'un banc emporté par les érosions qui ont creusé la vallée jusqu'à Creil, est composé de calcaire lacustre mélangé à de l'argile, de silex blonds et de calcaires siliceux (calcaire de Saint-Ouen)[a 3]. La présence d'argile sur les coteaux de la colline du centre-ville est à l'origine de quelques mouvements de terrains. La commune se situe en zone de sismicité 1[3].

Hydrographie et eau potable[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : La Brêche et l'Arré.

Le site de Clermont est le lieu de quelques confluences de rivières et de ruisseaux. La principale rivière traversant la commune est la Brêche, prenant sa source à sa source à Reuil-sur-Brêche et se jettant dans l'Oise à Villers-Saint-Paul. Lors de son entrée dans le territoire communal, la Brêche rencontre son plus important affluent, l'Arré, prenant sa source à Saint-Just-en-Chaussée. La Brêche se divise ensuite en deux bras[4] qui se rejoindront à Breuil-le-Sec. Marquant la limite communale entre Clermont et Fitz-James, elle traverse les marais communaux où elle conflue avec le Rû de la Garde[5] naissant dans la forêt de Hez-Froidmont. Le cours de la rivière passe ensuite par le faubourg du Pont-de-Pierre avant de quitter la commune. Le Rû des Ecoullaux[6] prend sa source près d'Agnetz puis traverse le quartier des Sables avant de rejoindre le ruisseau de la Garde près du confluent avec la Brêche. Un étang (appelé « étang de Faÿ » et une mare se situent près du quartier de Faÿ. Des bassins collecteurs se trouvent à l'ouest et au nord de la commune, une station d'épuration se trouve au nord-ouest et un château d'eau se trouve au sud-ouest du territoire[1]. L'eau courante arrive en provenance de la vallée de la Brêche en 1863 grâce à un entrepreneur Liancourtois, Monsieur Latour. En 1868, MMe Massé fait un legs important à la ville. Ce dernier permet d'édifier, en 1876, une fontaine principale place de l'Hôtel-de-ville qui sera baptisée fontaine Massé. Elle fut détruite vers 1960[b 1]. Le Moulin Vieux du Pont-de-Pierre sert depuis 1889 de machine élévatoire à la ville qu'il alimente en eau de source potable. Situé au hameau du Pont-de-Pierre, ce moulin situé sur le premier bras de la Brêche, rive gauche, était établi depuis plusieurs siècles comme moulin à huile. Jusqu'en 1750, date de la création de la route de Compiègne (actuelle avenue des Déportés), de moulin se trouvait au pied du radillon pavé qui descend de la Porte Nointel[b 2]. On trouvait également le moulin neuf du Pont-de-pierre, situé sur la rive droite, à la sortie du hameau dit aussi « Grand Moulin de Paris », qui fut construit en 1792. Vers 1900 il est propriété des grands moulin de Paris et en 1949 il met fin à ses activités. Une partie de ce bâtiment a été transformé en logements, le reste a été détruit[b 3]. Les zones les moins élevés du territoire sont plus exposés aux risques d'innonadations du fait de leur présence au-dessus de nappes sous-affleurantes[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique doux et humide, c'est-à-dire des hivers froid ou doux selon les années et pluvieux. Les étés sont chauds et rarement humides mais avec un total annuel des précipitations assez fort et une amplitude thermique moyenne due à la situation géographique entre l'est de la France et la manche. La pluviométrie, est plus importante sur les reliefs que dans la vallée de la Brêche. Le vent est plus présent au sommet des collines et sur le plateau de Cambronne-lès-Clermont et rare sur les pentes.

Tableau comparatif des données climatiques de Lamécourt (7 km au nord de Clermont)[8]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Moyenne nationale 1 973 770
Clermont (Lamécourt) 1562 674
Paris 1 630 642
Nice 2 668 767
Strasbourg 1 633 610
Brest 1 492 1 109

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations mensuelles moyennes de l'année 2011 calculées à partir de l'écart à la normale :

Relevé météorologique de Clermont (Lamécourt)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,5 1,9 2 5,1 5 10 9,7 11,4 10,6 7,4 4,9 2,6 6
Température moyenne (°C) 3,4 3,9 6,7 8,8 12,7 15,5 17,9 18 14,9 11 6,5 4,4 10,4
Température maximale moyenne (°C) 6,6 9,2 13,4 19,9 21,4 22,7 22,3 23,2 22,2 16,8 11,2 9,2 16,5
Précipitations (mm) 57 46 52 48 63 60 49 47 61 63 58 70 674
Source : Météo Oise - Station météo de Lamécourt[9]


Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La ville était traversée par la route nationale 16, ancienne route royale de Paris à Dunkerque. Cette route est aujourd'hui déclassée en D916 et D1016. On passait dans Clermont par la rue de Paris (quartier de la croix de Creil, de Béthancourtel), la place Descuignères (quartier Saint-André), la rue du Général de Gaulle, la place Camille-Sellier (quartier de l'Équipée) et la rue de Saint-Just. Une déviation en voie rapide a été inaugurée en 1993. Clermont est aujourd'hui situé à 50 minutes de la porte de la Chapelle et à 1 heure d'Amiens. La commune est également traversée par la Route nationale 31, reliant Rouen à Reims, et faisant partie de l'axe de la route européenne 46. C'est l'ancienne route royale de Rouen à Reims, sans passer par Paris. La ville se trouve au kilomètre 102 de cette route. On passait dans la ville de Clermont par l'avenue Léon-Gambetta (quartier des Sables, quartier Saint-Laurent), la place Camille-Sellier (quartier de l'Équipée), et la rue de Compiègne, qui deviendra avenue des Déportés (quartier de la Gare, et du Pont de pierre). Une bretelle de déviation en voie rapide au nord de Clermont a été ouverte en 1987. Clermont est aujourd'hui à 30 minutes de Beauvais et de Compiègne. Plusieurs sorties sur les voies rapides de la route nationale 31 et de la D1016 desservent la commune : à l'ouest de l'agglomération (Agnetz), à la limite nord de la commune et au sud, sur la commune de Breuil-le-Vert. Les anciennes route nationale 31 et route nationale 16 ont été déclassées en D931 et D916. Elles se rencontraient par la place Camille-Sellier. La Départementale 929 (D929) (Beaumont-sur-Oise - Clermont) arrive sur le territoire par le sud-ouest puis traverse la rue Pierre-Viénot avant de rejoindre la D916 sur la place Décuignières. Plusieurs rues relient la commune au hameau de Giencourt (commune de Breuil-le-Vert), inclus dans la même l'agglomération. La rue de Faÿ relie le quartier du même nom au bourg d'Agnetz[1]. Avant la déviation de la route nationale 31, la route départementale 151, reliant Clermont à Froissy se séparait de la D931 par la rue Wenceslas-Coutellier. Elle débute aujourd'hui à Agnetz.

La ville est également accessible par la sortie sortie 15 de l'A16 et par la sortie sortie 10 de l'A1 en passant ensuite par la route nationale 31, ces sorties étant situées toutes deux à 25 km de la ville.

Réseau ferroviaire et transports en communs[modifier | modifier le code]

La gare de Clermont-de-l'Oise.

La gare de Clermont-de-l'Oise, mise en service en 1846 sur la ligne Paris-Nord - Lille, est desservie par la SNCF par le réseau TER Picardie (ligne 22 Paris - Amiens). Elle est également desservie par plusieurs services de taxi à la demande[10]. Les trains mettent 11 minutes pour atteindre la gare de Creil, 36 minutes pour la gare de Paris-Nord et 42 minutes pour rejoindre Amiens[11]. La gare était autrefois reliée à Beauvais et à Compiègne par la ligne Rochy-Condé - Soissons, fermée à partir de 1964[12] et quasi-intégralement déclassée en 1972[13].

Le réseau des cars interurbains de l'Oise, exploité par Kéolis Oise, dessert Clermont par les lignes LR01 vers Creil par Liancourt, LR12 vers Creil par Rantigny, LR33A et LR33E vers Beauvais et Compiègne. Ces lignes ne fonctionnent que du lundi au vendredi, un service limité étant en plus proposé le samedi en période scolaire. Les arrêts de ce réseau sont situés à la gare routière ainsi qu'au lycée Cassini. La ville est également desservie par une navette circulant autour des principaux établissements scolaires de la région ainsi que par cinq lignes de transport scolaires[14]. Le tarif de ce réseau de cars interurbains est de 1,50 € pour un trajet court et de 2,00 € pour un trajet long, l'aller-retour étant à respectivement 2,20 € et 3,00 €[15].

Il existera un réseau de transport en commun par bus appelé Transport urbain agglo Clermont (TUAC) dès début 2014 : il sera composé de deux lignes, l'une reliant le collège Jeanne d'Arc (Agnetz) à Autreville (Breuil-le-Sec), l'autre du centre aquatique de Fitz-James à Rotheleux (Breuil-le-Vert), toutes deux passant par la gare. Il sera complété par trois lignes de transport à la demande, la première autour d'Agnetz, la seconde de Giencourt à Crapin (Breuil-le-Sec) par Breuil-le-Vert et la troisième vers Neuilly-sous-Clermont. Son usage sera payant[16].

Liaisons douces[modifier | modifier le code]

Balisage de l'avenue verte Londres-Paris, rue des Finets.
Article détaillé : Avenue verte Londres-Paris.

La ville est traversée par le second itinéraire de l'avenue verte Londres-Paris. Cette variante, partant de Neuville-sur-Oise, passe par Chantilly, Senlis, Clermont et Beauvais. Elle rejoint le tracé principal à Saint-Germer-de-Fly. En venant de Paris et de Pont-Sainte-Maxence[17], le tracé passe par les rues Marcel-Duchemin, du Chemin-Blanc, des Meuniers, des Meniers et de Paris et arrive sur la place Descuignères. En venant de Londres et de Bresles[18], l'itinéraire passe par les rues de Faÿ, Roger Martin du Gard, de la Croix-Picard et du Général-de-Gaulle avant d'arriver rue de la République. Du centre-ville, on doit emprunter la rue des Fontaines puis la rue Roger-Martin-du-Gard pour rejoindre Beauvais, et également prendre les rues du Châtellier puis Marcel-Duchemin pour rejoindre Pont-Sainte-Maxence.

Accès aux aéroports[modifier | modifier le code]

Clermont se situe à 23,7 km à l'est de l'aéroport de Beauvais-Tillé[19] et à 42,4 kilomètres au nord de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle[20]. Il n'existe aucune liaison entre la ville et ces aéroports par des transports en commun.

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Le bois de Faÿ

Malgré une forte urbanisation occupant une grande partie de la commune, le territoire non-bâti est occupé par deux milieux naturels : les bois et les marais. Le zones boisées comprennent le bois de Faÿ (à l'ouest), le bois de Béthancourtel (au sud-ouest) ainsi que les parc du Châtellier et François-Mitterrand, ingégrés au tissu urbain, au nord-est. Les marais se localisent au nord de la commune, sur les bords de la Brêche[1]. Les bois de Faÿ et de Béthancourtel font partie d'un corridor écologique potentiel[21]. La promenade du Châtellier est un site naturel classé depuis 1933[22].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les quartiers urbains de la ville de Clermont sont les suivants : le Centre-Ville, construit sur la butte du donjon, plus en contrebas, on trouve les quartiers de la Sous-Préfecture et des Fontaines ainsi que l'ancien hameau de Béthencourtel. Sur la partie sud de la commune, au pied de la rue de Paris, est élevé le quartier de la Croix-de-Creil. Au pied de la face nord de la colline ancienne, se localisent les quartiers de la Gare et du Pont-de-Pierre, entre ligne SNCF et la Brêche. Plus à l'est, se trouvent l'Équipée, le quartier Belle-Assise et à l'extrême ouest, le quartier des Sables-beaujeu. Enfin, Faÿ se stabilise au pied du bois du même nom, au centre-ouest de la commune. Les lieux-dits ne sont pas nombreux sur le territoire. Sur le plateau d'Auvillers, une partie du territoire d'Agnetz est donné au profit de la ville en 1960. Dans ces champs se trouvent les lieux-dits le Télégraphe, de la Justice et le Champ de Béthencourtel[1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La Place de l'Hôtel-de-Ville.

La partie la plus ancienne se trouve au sommet de la colline: il s'agit du donjon au XIe siècle. La ville nait et progresse vers le sud-ouest en formant le centre-ville, entouré de remparts au XIVe siècle. À partir de la fin du XIIIe siècle, la malederie Saint Laurent est construite en contrebas, dans le quartier Saint Laurent actuel. Le faubourg Saint André ou Grand Faubourg se développe sous le bourg en formant la rue de la République. Aux siècles qui suivent, le faubourg s'agrandit et descend vers le nord pour former la rue des Fontaines. Le quartier Saint Laurent est construit. Lorsque la rue de Paris est inaugurée en 1767, les habitations se construisent le long de cette rue et se complète de jardins. Au XIXe siècle, le développement du chemin de fer et des industries augmente la ville d'un tiers à la ville actuelle. Les quartiers de l'Équipée, de la Gare et du Pont de Pierre se développent. Au même siècle, le hameau de Béthencourtel et le bas de la rue de Paris est pris à la commune de Breuil-le-Vert. La rue de la cavée et le quartier Saint Laurent est pris à Agnetz. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les quartiers de la Gare et Belle Assise sont dévastés. À partir de 1953, on assiste au démarrage de la construction de plusieurs bâtiments : 45 logements sont construits sur les terrains appartenant à la maison Gervais qui en avait fait don à la ville. Un autre immeuble de 32 logements est édifié en 1958 (avec école maternelle) sur le plateau de la Belle Assise. Un groupe scolaire (cours primaire et école maternelle mixte) est construit, rue Pierre-Viénot, en 1957[a 4]. Enfin, en 1960, le quartier de Faÿ et la croix de Creil sont repris au communes de Breuil-le-Vert et d'Agnetz qui forme la commune actuelle.

Logements[modifier | modifier le code]

La ville de Clermont compte 37 % de logements sociaux. En 2004, la ville comptait 4567 logements et 212 logements vacants. On comte 4320 résidences principales (94,6 %) et 35 résidences secondaires. 28,9 % des résidences secondaires sont construites avant 1949. Entre 1949 et 1999; 5,1 % de plus ont été construites. 38,6 des habitants sont propriétaires et 58 % sont locataires, mais 42 % vivent des maisons et 57,1 % vivent dans des appartements[23].

Les emménagements de moins de 5 ans se comptent à 44,1 %, de 5 à 9 ans : 19,6 %, de 10 ans ou plus : 36,3 %. L'ancienneté moyenne d'emménagement est de 11 ans[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville est dénommée officiellement Clermont. Ce toponyme étant courant dans le domaine linguistique roman, il a fréquemment été précisé géographiquement en Clermont-en-Beauvaisis, et ce depuis les plus anciennes mentions écrites de la ville. Depuis l'arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle et la dénomination de la gare sous le terme Clermont-de-l'Oise, cette commune est parfois appelée sous ce nom par abus de langage. Cette dénomination est donc récente, mais aussi ambiguë puisque l'Oise ne coule pas à Clermont ; le terme Oise désigne ici le département et non la rivière contrairement à la grande majorité des toponymes français. L'ordre chronologique des différentes mentions du nom de Clermont est le suivant : elle est mentionné pour la première fois en 1023 sous le nom de Baldinus de Clarimonte, puis Clarus Mons (« montagne dégagée » en latin) en 1120, Claro Monte in Belvacio en 1269, Clarus Mons in Belvacino en 1306 ou Clarus Mons in Belle Vicino en 1358, Clarimontis en 1363, Apud Clarum Montem in Belvacino en 1390. La première forme de Clermont se retrouve au début du XVe siècle avec la dénomination Clermont en Beauvoisiz, puis « Clermont en Beauvoisin ». En 1790 la cité prend le nom de Clermont en Beauvaisis avant d'obtenir le nom officiel de Clermont au XIXe siècle avec l'arrivée du chemin de fer mais aussi sous les formes de Clermont de l'Oise ou Clermont-en-France[a 1]

Histoire[modifier | modifier le code]

La préhistoire, les origines[modifier | modifier le code]

De nombreux témoignages (silex taillés, haches taillées et polies, puits à silex) prouvent une occupation très ancienne de la région de Clermont par les hommes préhistoriques, dès le Paléolithique (nomades chasseurs et cueilleurs) et au Néolithique (apparition de l'agriculture et de l'élevage, premières habitations et villages). Cependant la colline de Clermont, par elle-même, n'a pas livré de vestiges de la Préhistoire. Un éminent savant clermontois, L'Abbé Breuil (Henri), surnommé par plaisanterie « le pape de la Préhistoire », s'est beaucoup intéressé au sous-sol de la région. La nature particulière du sol, en cet endroit, formé de limons argileux très calcaires, le fit exploiter au XIXe siècle pour la fabrication de briques. Plusieurs carrières se sont ouvertes, ce qui a permis à l'Abbé Breuil de faire des recherches intéressantes sur le séjour en ces lieux de l'homme du Quaternaire. Des éclats de silex taillés, des rognons de silex très irrégulièrement façonnés, des lames et des couteaux, etc., lui ont permis d'authentifier un important atelier de taille de type "Levallois". De 1980 à 1986, des fouilles scientifiques dirigées par Jean-Claude Blanchet ont mis en évidence, sur le site de hauteur de Catenoy (au lieu-dit Camp-de-César), sur la pointe du plateau entre Villers-sous-Catenoy et Sacy-le-Grand, un grand camp fortifié néolithique, qui a été occupé principalement à la période chasséenne (-4000 ans av. J.-C. environ) et à l'âge du bronze final (-1000 ans, - 900 ans av. J.-C. environ). Il s'agit de l'un des premiers camps fortifiés organisés et occupés d'une manière continue autour de Clermont[a 5].

L'invasion romaine dans le Clermontois[modifier | modifier le code]

Croquis du camp de César, à l'est de Clermont. Remarquez les ponts de fascines en direction de l'ouest.

Avant la conquête des Gaules par les Romains, le territoire du département était habité par différentes peuplades : les Ambiani occupaient le nord, vers la Somme ; les Bellovaci possédaient la plus grande partie des arrondissements actuels de Beauvais et de Clermont ; les Calètes, la vallée de la Bresles et les environs de Formerie ; les Veliovassi, le sud-ouest vers Gisors et Gournay-en-Bray ; les Silvanectes, les environs de Senlis ; les Suessiones, le territoire compris entre l'Aisne, l'Oise et l'Automne, et les Viromandui, la bordure nord-ouest vers Lassigny, Noyon et Guiscard. De ces peuplades appartenant à la Gaule Belgique, les Bellovaci, ou Bellovaques, étaient la plus puissante. En l'an 51 avant notre ère, Clermont aurait été, d'après G. Materat, le théâtre d'opérations militaires, au cours de la deuxième campagne de César contre les Bellovaques et leurs alliés. Arrivant du Soissonnais, les quatre légions romaines, après une rapide avance, se heurtèrent au gros de l'ennemi, protégées par la vallée marécageuse de la Brêche. Les adversaires ne purent se résoudre à l'attaque et s'installèrent défensivement, au moins pendant 5 mois ; d'une part, les Romains, sur la colline de Catenoy-Nointel ; d'autre part, les Bellovaques et leurs alliés sur le revers est du plateau d'Agnetz-Auvillers-Cambronne, avec la colline de Clermont comme bastion d'avancé. Cette période de stabilisation fut suivie de l'offensive de Jules César qui débuta vers 51 av. J.-C. par le lancement de ponts de fascines dans le marais de la Brêche, près de Breuil-le-Sec, et l'établissement sur la rive droite de cette rivière d'une tête de pont au mont de Crème. Les Gaulois n'ont laissé aucune trace de leur long séjour à Clermont, ni aux environs. Si les archéologues nous ont permis de mettre au jour les vestiges de la position des troupes de César, aucune découverte n'est venue restituer la contrepartie bellovaque sur le promontoire de Clermont[a 6].

Du Moyen Âge à la Renaissance, une période mouvementée[modifier | modifier le code]

La Porte Nointel, vestige des anciennes fortifications.

La ville fut probablement à l'origine de la famille Chiaromonte (forme italianisée de « Clermont »), appartenant au baronnage italo-normand du royaume de Sicile, cette famille fit souche en Italie méridionale.

Gravure de la ville au Moyen Âge

Un premier château a probablement dû s'élever sur la montagne de Clermont au moment des incursions normandes au IXe siècle. Le château fut sans doute bâti sur le territoire de Breuil-le-Vert, qui s'étendait alors jusqu'au confins de la paroisse d'Agnetz. Des maisons ne tardèrent pas à s'élever au pied de la forteresse et à former une nouvelle paroisse constituée au détriment des territoires de Breuil-le-Vert et d'Agnetz[25]. L'invasion Normande de 842 dut provoquer des réflexes défensifs à Clermont, mais l'archéologie n'a fait que découvrir des souterrains-refuges éparpillés dans toute la région. Toutefois, il n'est pas interdit de penserque le « Clarusmons » de l'époque vit son sommet couronné d'un château fort en bois, entouré d'un talus, et dont il ne saurait exister aucun vestige sur une éminence utilisée et remaniée les dix siècles suivants[b 4]. La première mention historique date de 1023 : Beaudoin « de Claromonte » est cité comme témoin parmi les grands du royaume, réunis à Compiègne, dans un acte portant association de prières et reconnaissance de biens passés entre Garin, évêque de Beauvais, et Leudin, abbé de Saint-Vaast d'Arras[26]. Guibert, abbé de Nogent-sous-Coucy, dans sa curieuse autobiographie, « De Vita Sua », raconte que toute l'université de Clermont résidait dans la chambre de son pédagogue : il cite son jeune frère, comme « eques et municeps Clarimontis castri », (chevalier et citoyen du château de Clermont), et nous apprend qu'il fut lui-même doté d'une prébende de la Collégiale, qu'il ne paraît pas avoir occupée d'ailleurs[27]. Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, l'histoire de la ville ne fut qu'une suite ininterrompue de guerres et de pillages[c 1]. Clermont joua un rôle important pendant la Jacquerie (1358) ; la dernière rencontre entre les Jacques et les Seigneurs eut lieu entre Nointel et Catenoy, au lieu-dit le Champ de Bataille; d'après Froissart, Guillaume Cale aurait eu la tête tranchée sur la grand-place de Clermont; trois bourgeois, Pierre le Cirier, Jean Alliaume et Henri du Breuil reçurent des lettres de rémission pour avoir pillé pendant cette période le château d'Ermenonville. En 1359, le captal de Buch s'empara de Clermont, qui, d'après Froissart, était « une grosse ville nient fermée » avec un bon château; il la garda trois ans[28]. Les Anglais, en 1420, « boutèrent le feu et ardèrent le faubourg Saint-André, où il y avait moult maisons et de notables édifices »[29]. Le maréchal de Boussac tenta vainement en 1430 de prendre le château, défendu par Jean de Crèvecoeur; Thomas Kyriel s'y installa l'année suivante ; le château fut ensuite pris et repris par d'Offémont et la Hire. Pendant les guerres de religion, Clermont se déclara pour la Ligue. En août 1589, Henri IV s'empara du château, qui fut ensuite repris par Charles de Mayenne; après un nouveau siège, le capitaine la Grace, signait le 26 septembre 1590, devant Henri IV, une capitulation dont le texte a été conservé. La ville fut pillée ensuite pendant dix-sept jours[c 2]. L'humaniste Théodore de Bèze y fit l'acquisition du Codex Claromontanus.

Époque moderne, du XVIIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Clermont et ses environs, carte de Cassini.
La gare de Clermont au XIXe siècle.

En juillet 1615, le prince de Condé se retira à Clermont, où il fit « gitter 600 hommes de pied » et amena avec lui une grosse cavalerie[30]. Ce fut pendant cette période qu'eut lieu à Creil une fête, où figurèrent cinquante arbalétriers de Clermont, « tous ayant le pourpoint blanc de toile de Hollande et les chausses d'écarlate rouge, avec l'écharpe par dessus le pourpoint des couleurs ventre de biche, comme celles de M. le Prince de Condé, seigneur et comte de la ville de Clermont en son comté » ; trois tambours, six trompettes, deux hautbois formaient la musique[31]. Après un siège dirigé par le maréchal d'Ancre, la ville et le château se rendirent le 29 octobre 1615. Le maréchal de Senectère s'empara de la ville en 1654[c 3]. Une assemblée d'élection fut tenue à Clemont le 24 septembre 1787, sous la présence du duc de la Rochefoucauld-Liancourt, et le 9 mars 1789 eurent lieu, à l'auditoire royal, les élections des députés aux États-généraux. La Révolution se passa à Clermont d'une façon fort tranquille; cité bourgeoise, la ville ne comptait pas de véritable noblesse parmi ses habitants; l'établissement de la liste des suspects se fit difficilement; quelques chanoines, une religieuse, des nobles et bourgeois furent arrêtés puis transférés à Chantilly, où mourut Havart de Popincourt, seigneur de Béthancourtel; à l'exception de ce dernier, tous revinrent ensuite. Les fêtes de la Révolution ne présentent pas de particularités, il convient de signaler seulement celle donnée en l'honneur de la femme Barbier, de Méry, le 10 brumaire an II (31 octobre 1793[32], et sous l'Empire, la célébration de la naissance du roi de Rome[33],[c 4]. Après les invasions des Cents jours, sous la Restauration, fut célébrée le 2 juillet 1816, la bénédiction des étendards de la Garde Nationale. La Révolution de février 1848 fut très calme, mais le 15 mai les gardes nationaux de Clermont allèrent à Paris défendre l'assemblée menacée; ils y retournèrent en juin pour aider les sections de la ville de Batignolles-Monceau, qui vinrent, le 6 août 1848, les remercier de leur concours et leur offrirent un drapeau d'honneur[c 5]. En 1846, la ville fut 'une des premières villes françaises à être reliée à Paris grâce à l'ouverture de la ligne Paris-Nord - Lille, dans un premier temps entre Clermont et la capitale, puis d'Amiens à Paris. L'arrondissement de Clermont manifesta à cette époque beaucoup d'enthousiasme pour le Prince Louis-Napoléon, si l'on en juge par un rapport du préfet de l'Oise au Ministère de l'Intérieur en date d'octobre 1848. Clermont subit l'invasion allemande en 1870-1871; du 26 septembre 1870 au 5 octobre 1871, des Saxons occupèrent la ville. À la suite de la répression de la Commune, un grand nombre de femmes furent enfermées à la Maison centrale (Donjon actuel), dont l'effectif dépassa alors le chiffre de 1300[c 6].

La Première Guerre mondiale, de l'invasion à la conférence militaire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
La villa tisserand, rue du Général-Pershing

La ville de Clermont est attaquée une seconde fois par les Allemands, heureusement la plus grosse partie se jouait en Belgique où les formations françaises avaient des avancés. Le 25 août 1914, le Général Joffre, commandant en chef des forces françaises, prend la décision de battre en retraite. Il fait une chaleur écrasante. Les soldats sont épuisés et déçus. L'armée de la ville, sous les ordres de Manoury, concentrée au sud de la Somme, est attaquée le 28 août, par l'armée de Von Kluck. Elle se replie sur Paris en passant par Clermont et Creil. Le 29 août, un communiqué officiel paraît dans la presse. Il est affiché à l'ancienne poste, rue Pierre-Viénot : "La situation de notre front de Somme et des Vosges est restée aujourd'hui ce qu'elle était hier, les forces allemandes paraissent avoir ralenti leur marche." Cependant, le canon tonne sans arrêt depuis deux jours, la plupart des Clermontois, inquiets par la situation, quittent la ville vers l'ouest et le sud. Dans la nuit du 1er au 2 septembre, l'infanterie et l'artillerie déployées en arrière-garde autour de Clermont reçoivent l'ordre de retraite. Au petit matin, les premières colonnes ennemies arrivent par la RN 16 (D916 actuelle) au Grand-Fitz-James (commune de Fitz-James) et entrent dans Clermont, par l'ancien passage à niveau au bout de l'impasse Henri Barbusse. Une délégation municipale se rend à leur rencontre précédée du drapeau blanc. En tête le maire, M.Saindenis, suivi de ses conseillers municipaux : M. Noël, le docteur Joly, et quelques autres dont l'archiprêtre, l'abbé Toulet. Le maire s'adresse au colonel allemand commandant la tête de colonne. Il déclare que la ville est ouverte et qu'il met à sa disposition. Les Allemands se répandent dans les rues de la ville et établissent leur cantonnement à "la Belle-Assise" dans l'usine. Le fier-commandant remet au maire la liste des réquisitions (vivres, vins, champagne, tabac, etc.) Il s'était aperçu que beaucoup d'habitations étaient fermées. Aussitôt il avise le maire de lui ouvrir les maisons désertées par les habitants. Celui-ci refuse énergiquement. Les quelques Clermontois restés sur place réunissent ce qu'ils peuvent pour contenter les envahisseurs, et l'incident n'a pas de suite fâcheuses. Le 10, subitement, les Allemands quittent la place, avec leurs blessés. Un dernier poste assurant les arrières prendra la direction de Montdidier, le lendemain. La ville était libérée en ce 11 septembre 1914. Sans trop de problèmes, l'occupation n'a duré qu'une dizaine de jours. Les voies ferrées sont rétablies par le Génie. Militaires et civils peuvent circuler librement, mais la guerre n'est pas terminée pour autant. Après la Bataille de la Marne, ce fut "la course vers la mer", la Bataille de l'Artois (1915) et la Bataille de la Somme (1916) et le reste de sinistre mémoire. La dernière phase du conflit, menée par le général allemand Ludendorff, se solde par une percée du front anglais en Picardie, dans la région de Montdidier. Mais les alliés se reconnaissent sous le commandement du Général Foch qui avait reçu, le 20 mars 1918, l'autorité suprême de toutes les forces de l'entente. Ce fut l'occasion pour Clermont d'être le siège de conférence militaires importantes, notamment celle qui eut lieu en présence de Clemenceau, Foch, du Général Pétain et du Général Pershing, commandant de l'armée américaine. Ce dernier eut l'hommage des Clermontois qui donnèrent son nom à une rue de la ville où s'étaient déroulés les entretiens (villa Tisserand, no 29). Cent-trente-six jeunes Clermontois sont tombés au champ d'honneur. En témoignage de reconnaissance, le conseil municipal décide de les inscrire sur le monument qui leur était destiné, par arrêté du 23 juin 1919[a 7].

La Seconde Guerre mondiale, entre résistance et bombardements[modifier | modifier le code]

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le 26 mai 1940, un bombardement allemand détruit complètement le tribunal, situé rue du Châtellier, et une portion de l'hôpital psychiatrique. Les premiers bombardements aériens de la ville et des environs avaient commencé dès le 19 mai. Le 21, la municipalité donne un ordre d'évacuation. Le 9 juin, des combats éclatent dans la région à proximité immédiate. Le maire donne l'ordre de l'évacuation générale de la population. Les colonnes de blindés allemands commencent leur entrée dans Clermont. Le 10 juin, les troupes ennemies arrivent. Le lendemain, les Allemands prennent en main l'administration et installent une "Kommandantur" locale. Ils envahissent également l'hôpital psychiatrique qu'ils dévalisent. Le résistance locale s'organise. Les voies ferrées sont sabotées, les lignes électriques et téléphoniques sont coupées. Une famille Clermontoise va être profondément éprouvée, victime de son patronisme convaincu : Guy, Léonie et Jean Corroyer, tous trois membres actifs du groupe de résistants clermontois. Jean, ancien officier de la marine marchande installé comme radio-électricien, au numéro 78 de la rue de la République, est abattu, le 6 août 1944, au petit matin, alors qu'il tentait de s'échapper par les toits d'immeubles voisins. Une plaque commémorative a été posée à l'angle de la rue de la république et de la ruelle des Gloriettes, à l'endroit où il fut tué. Sa femme Léonie et son fils Guy sont aussitôt arrêtés. Ils mourront en déportation comme bien d'autres de citoyens de la ville. Les bombardements alliés commencent le 15 mai 1944 et, à sept reprises, Clermont à droit à des "pruneaux". Le quartier de la Gare est visé ainsi que le quartier de la Belle-Assise où l'usine Gervais est transformé en centre important de ravitaillement allemand. Le plus désastreux de ces bombardements eut lieu quelques jours avant la libération. Tout le quartier de l'Équipée, de la Belle-Assise et la Croix Saint-Laurent est cruellement touché. Quarante-six victimes civiles et autant de blessés sont retirés des décombres. Le nord de la ville est également très touché, aux alentours de la voie ferrée. Pour cette seule journée, 378 impacts de bombes sont répertoriés. Clermont est libérée le vendredi 1er septembre 1944. Les cloches de l'église annoncent la bonne nouvelle. La ville reçoit la croix de guerre pour la deuxième fois, le 11 novembre 1948. La première lui avait été décernée le 30 septembre 1923, à la suite de la Première Guerre mondiale[a 8].

De la libération à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 1959, pour des raisons d'économies budgétaires et à la suite de la réforme de la magistrature, on supprima le tribunal de première instance, ainsi que le tribunal de commerce. Désormais, Clermont n'est plus que le siège d'un tribunal d'instance[a 9]. En 1967, on transféra le monument aux morts sur l'emplacement du square Féret et la statue de Cassini qui s'y trouvait fut transportée dans le hall puis dans la salle Cassini de l'hôtel de ville[a 10]. Un décret du 19 février 1959 réunit les derniers écarts dépendant des communes voisines, à savoir : une partie du quartier de l'Équipée, la Croix-Saint-Laurent et le hameau de Faÿ (dépendances d'Agnetz), le bas de la rue de Paris, la rue des Meuniers, la rue du Chemin-Blanc et le quartier Entre-Deux-Eaux (agglomération du Pont-de-Pierre), dépendances de la commune de Breuil-le-Vert ainsi que l'emplacement de l'usine des Eaux et celui de l'abattoir, dépendances de la commune de Fitz-James[a 11]. Dès 1960, Clermont s'est investie dans l'intercommunalité avec les villages environnants pour former un District. D'autre part, depuis 1996, avec 24 autres communes, elle a créé un « Groupe d'Études et de Programmations » permettant de mieux gérer l'avenir du Centre de l'Oise, baptisé la « Cité Verte »[34]. En 1972, on décida la construction du premier lycée de l'arrondissement, appelé lycée Cassini. Une forte tempête en 1984 fit s'écrouler une bonne partie du donjon, ancienne prison de femmes. La ville fut désengorgée par la déviation à deux fois deux voies de la route nationale 31 en 1987, puis par celle de la route nationale 16 (actuelle D1016), en 1994. La salle des fêtes communale André-Pommery fut inaugurée en 1992. L'ancien hôtel-Dieu fut détruit et remplacé par une maison de retraite en 1995. En 2003, le collège Jean-Fernel, datant de 1939, ferme ses portes pour être déplacé avenue Gambetta. En 2007, le tribunal d'instance ferma finalement ses portes, par une décision du ministre de la Justice de l'époque, Rachida Dati.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Le logo de la ville avant 2011.

Clermont est une ville française de la région Picardie et du département de l'Oise. Elle est le chef-lieu de l'un des 4 arrondissements du département qui contient 7 cantons et de son Canton lui-même constitué de 24 communes. Elle fait partie de la Communauté de communes du Pays du Clermontois.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé d'un maire et de 29 conseillers municipaux[35]. La ville dispose d'un conseil municipal enfant (depuis 1992) ouvert aux CM1-CM2 des écoles primaires dont les élections ont lieu une année sur deux[36].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

la mairie
Liste des Maires depuis 1983[37]
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 André Vantomme PS Vice-président du Conseil général de l'Oise
2001 2004 Claude Gewerc PS Président du conseil régional de Picardie
2004 en cours
(au 9 avril 2014)
Lionel Ollivier PS Principal de collège
Réélu pour le mandat 2014-2020[38]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lionnel Ollivier, membre du Parti Socialiste, a été élu en 2004 suite à la démission de Claude Gewerc en tant que maire, nouvellement élu président du conseil régional de Picardie. Ses prédécesseurs, Claude Gewerc et André Vantomme, sont également du même parti.

À l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy (UMP) est en tête avec 27,27 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 24,96 %, François Bayrou (UDF) avec 17,26 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 13,82 %, Olivier Besancenot (LCR) avec 6,30 %. Aucun autre candidat n'a dépassé 5 %. Au second tour, Nicolas Sarkozy domine Ségolène Royal avec 51 %[39].

Aux élections européennes de 2009, Dominique Riquet (Majorité) est le premier élu avec 20,21 %, suivi par Gilles Pargneaux (PS) avec 18,35 %, Hélène Flautre (Europe écologie) avec 13,93 %, Corinne Lepage (Modem) avec 11,04 %, Marine Le Pen avec 10,34 %, Jacky Henin (PCF) avec 7,50 %, Christine Poupin (Extrême gauche) avec 5,73 %[40].

Aux élections régionales de 2010, Claude Gewerc (PS) arrive en tête avec 39 % des voies. La 2e place revient à Caroline Cayeux (UMP) avec 21,1 % et Michel Guiniot (FN) arrive en 3e position avec 11,9 %. Le 4e canditat, Christophe Porquier (EELV) obtient 10 % des suffrages. Il est suivi par Maxime Gremetz (DG) avec 5,60 %. Aucun autre candidat n'a dépassé les 5 %. Au second tour, Claude Gewerc l'emporte avec 57,8 % des voies contre 27 % pour Caroline Cayeux et 15,3 % pour Michel Guiniot[41].

À l'élection présidentielle de 2012, François Hollande (PS) devance Marine Le Pen (FN, 22,91 %) et Nicolas Sarkozy (UMP, 27,18 %)) avec 29,80 %.. Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) arrive en 4e position avec 12.41 %, suivi par François Bayrou (Modem, 6,87 %). Aucun autre candidat n'a dépassé 5 %. Au second tour, François Hollande obtient la majorité avec 55,96 % ; Nicolas Sarkozy obtient 45,04 % des suffrages[42].

Aux élections législatives de 2012, Claude Gewerc (PS) arrive en tête avec 37,63 % des voies contre 37,46 % pour Edouard Courtial (UMP), député sortant. André Fouchard (FN) obtient la troisième place avec 12,96 % des suffrages. Il est suivi par Loïc Pen (FDG) avec 7,03 %. Au second tour, Edouard Courtial l'emporte avec 51,46 % contre 48,54 % pour Claude Gewerc. Les autres candidats n'ont pas dépassé 2 % des suffrages[43].

Jumelages et pactes d'amitiés[modifier | modifier le code]

BlankMap-Europe-v3.png
La commune de Vohburg an der Donau en Allemagne
La commune de Sudbury (Suffolk) au Royaume-Uni
La commune de Chiaramonte Gulfi en Italie
La commune de Tipaza en Algérie
La commune de Aït Melloul en Maroc

Jumelages [44]:

Pacte d'amitié :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 758 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 042 1 995 2 135 2 543 2 715 3 235 4 191 4 805 5 144
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 453 5 666 5 743 5 774 6 101 5 628 5 529 5 617 5 731
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 723 5 488 6 004 5 488 5 540 5 870 5 943 5 331 6 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
7 509 8 437 8 576 8 628 8 934 9 699 10 797 10 748 10 384
2011 - - - - - - - -
10 758 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2004[46].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 23,8 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 22,6 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 20,7 %).
Pyramide des âges à Clermont en 2007 en pourcentage[47]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,3 
5,6 
75 à 89 ans
9,2 
9,9 
60 à 74 ans
10,2 
18,3 
45 à 59 ans
19,1 
22,1 
30 à 44 ans
20,2 
23,8 
15 à 29 ans
22,6 
19,9 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[48]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Clermont dépend de l'académie d'Amiens. On compte quatre groupes scolaires publics[49] :

  • quatre écoles maternelles : Pierre-Viénot, Belle-Assise, Les Sables, La Gare
  • quatre écoles primaires : Pierre-Viénot, Belle-Assise, Les Sables, La Gare
  • Un collège : collège Jean-Fernel (2002) Accueillant 800 élèves, il s'agit du collège ayant le plus grand nombre d'élèves du département répartis sur 54 enseignants. On y trouve également un internat, le seul en collège public de l'Oise. Il remplace un collège datant de 1936, qui aujourd'hui est non occupé[50].
  • Un lycée d'enseignement général : Lycée Cassini (près de 2000 élèves, daté de 1970)[51]

Le seul groupe scolaire privé de la commune est l'école Notre-dame de la Providence[52].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Affiche du festival Divers et d'Été 2008

Trois festivals sont organisés chaque année : le festival « Divers et d'Été »[53](tous les deux ans), le festival des Zicophonies et le festival de cinéma « Films à lire, Livres à voir ».

Santé[modifier | modifier le code]

la chapelle de l'hôpital général

Plusieurs établissements de santé sont situés à Clermont :

  • Le Centre hospitalier général : Situé sur l'emplacement de l'Hôtel-Dieu de la commune fondé en 1493, qui était lui-même sur l'emplacement d'un autre hôpital tenu par le couvent des trinitaires de Saint André. Depuis 1995, les bâtiments ont été démolis pour faire place à une nouvelle maison de retraite moderne et à l'hôpital Actuel, en contrebas. Il accueille un service des urgences, une maternité, un bloc opératoire, un service de chirurgie, de médecine polyvalente, d'un hôpital pluridisciplinaire et d'un service de radiologie[54].
  • Le Centre hospitalier interdépartemental (CHI) : Hôpital psychiatrique construit sur l'emplacement des vignes du couvent des Trinitaires, il fut construit au début du XIXe siècle. Dans les années 1960, il était le plus grand centre hospitalier interdépartemental d'Europe. Il possède aujourd'hui un personnel de 2824 personnes et de 133 médecins pour 1601 lits[55].

La commune accueuille également un centre médico psycologique, un centre d'acceuil thérapeutique à temps partiel[56] et une résidence pour personnes agées. La ville compte une vingtaine de médecins généralistes ou spécialisés, un centre de sapeurs-pompiers[57] ainsi qu'une maison départementale de la solitarité[58],[59].


L'Hôpital psychiatrique

Sports[modifier | modifier le code]

Le logo du Racing Club Clermontois, équipe de football de la ville.

La ville de Clermont possède une équipe de football (le Racing club Clermont)[60] et de rugby à XV, le CCR (Clermont club rugby)[61].

Les équipements sportifs sont les suivants :

  • 4 salles de sports[62] ;
  • une piste d'athlétisme ;
  • trois terrains de football ;
  • un stade de rugby ;
  • 3 city stades[63] ;
  • une piscine (située sur la commune de Fitz-James)[64].

Médias[modifier | modifier le code]

La rédaction de presse du journal local Le Bonhomme picard est basée à Clermont, au 1, rue du Châtellier[65]. Le Courrier picard possède également une agence Place Corroyer, où elle correspond avec Beauvais[66].

Cultes[modifier | modifier le code]

La ville compte quelques lieux de culte, plusieurs religions y sont représentées.

  • Culte catholique : Clermont est le siège d'une paroisse catholique, la paroisse du Cœur du Christ. Parmi les lieux de culte on compte :
  • Culte musulman :
    • salle de prière dans le quartier des Sables-Beaujeu.

Économie[modifier | modifier le code]

La rue de la République, rue commerçante de la ville

Revenus par population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages est passé de 3 861 à 4 320 de 1999 à 2004, soit 459 de plus. Les ménages d'une seule personne sont passés de 31,8 % à 35,5 %. Le nombre moyen de personnes par ménage a cependant baissé entre ces années, de 2,4 à 2,3. La proportion de ménages ayant au moins une voiture a augmenté, de 80,0 % à 81,4 %[67].

Le revenu moyen par foyer fiscal était de 18 377 € en 2008.

Emploi[modifier | modifier le code]

Clermont comptait 4 589 actifs en 1999 contre 5 124 en 2004, soit une hausse de 535 personnes et de 11,7 %. En 1999, 41,2 % des actifs étaient occupés mais 41,6 % le sont en 2004 ; soit 0,4 % de plus. Les chômeurs étaient 6,1 % en 1999 et 5,8 % en 2004 soit une baisse de - 0,3 %[68].

Les retraités et préretraités sont de 15,9 % en 1999 et 17 % en 2004 (+ 1,1 %). La population active des 15-64 ans était de 4 580 personnes (1999) et de 5 101 personnes en 2004 (+ 521).

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • La Société Laitière de Clermont: La SAFR, Société des Fermiers Réunis, est créée en 1885. En 1992, elle devient la société laitière de Clermont. L'usine actuelle est dépendante de Lactel.

Commerces, foires et marchés[modifier | modifier le code]

Les commerces de la ville de Clermont se réunissent principalement dans la rue de la république et ses alentours, en centre-ville. Puis, d'autres commerces se situent aux points économiques de la commune (hypermarché, gare). L'UCCA, l'Union Clermontoise des Commerçants et des Artisans regroupe un grand nombre de ceux-ci.

La ville accueille une foire, la foire Saint-André, organisée le 30 novembre rue de la république et place Descuignères. Le marché annuel est organisé le samedi martin, place de l'Hôtel-de-ville, depuis quelques années, un marché fermier est également organisé une fois par an.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune de Clermont possède sept monuments historiques, dont trois classés et quatre inscrits[69].

  • L'Église Saint Samson : L'église paroissiale Saint Samson a été bâtie au début du XIIIe siècle, même la fin du XIIe siècle disent certains historiens, puis remodelée au XVIe siècle principalement. La façade occidentale et les bas-côtés de la nef sont les parties les plus anciennes, tandis que le croisillon sud du transept, l'élévation sud de la nef et la sacristie sont du XVIe siècle. De ces deux campagnes de construction résulte le déséquilibre de la nef dont l'originalité est de six travées au nord et de deux au sud. Le chœur à la particularité d'avoir conservé ses ogives primitives retombant sur des chapiteaux à crochets du XIIIe siècle, alors qu'une reprise en sous-œuvre a remplacé les plus originelles par des plies ondulées, plus tardives. À l'emplacement de l'ancienne chaire, une huile sur toile le martyre de Saint Pierre de Véronne d'après Le Titien (1490-1576), est une copie française du XVIIe siècle, d'après l'original détruit[70]. L'église est classée monument historique en 1921[71].
  • L'Hôtel de ville : cet Hôtel de ville, édifié au XIVe siècle, fut le siège de l'assemblée communale, du bailliage et des autres juridictions du comté de Clermont. Il servit aussi de halle aux draps (on remarques encore les colonnes de l'ancienne halle). En outre, ce style d'édifice est rare au nord d'Île-de-France. Cette construction de 15 mètres de large sur 52 mètres de long possède encore une partie de murailles d'une épaisseur de 2,7 mètres qui était destinée à constituer la suite de l'enceinte fortifiée du bourg. La façade occidentale, appelée aussi castillet, faisait partie de l'enceinte fortifiée de la ville qui est terminée par des mâchicoulis avec des parapets et des meurtrières, le tout s'appuyant sur des corbeaux à étages décroissants. Sa façade est terminée en un grand pignon divisé du bas vers le haut par un contrefort sur lequel s'appuie un beffroi polygonal qui possède une cloche classée Monument historique et qui dépasse seulement de quelques mètres l'angle supérieur du toit. Au rez-de-chaussée, de chaque côté de ce beffroi existe une large arcade en anse de panier, sous laquelle sont ouvertes des portes carrées. Dans ce bâtiment on trouve aujourd'hui l'office de tourisme au rez-de-chaussée, la bibliothèque qui comprend plus de 35 000 documents anciens et 18 000 documents récents et la salle des mariages[70]. L'hôtel de ville est classé Monument historique depuis 1875[72].
  • La porte Nointel : C'est une porte datant du milieu du XIVe siècle. Elle faisait partie des fortifications du bourg de Clermont. Il n'en subsiste que le bas d'un arc au tiers point et une archère de part et d'autre[70]. La porte est classée depuis 1937[73].
  • Le donjon ou château des comtes de Clermont : Il fut probablement érigé au XIIe siècle sur les bases d'un château déjà existant au XIe siècle pour résister aux invasions Normandes. De forme quadrangulaire et comprenant trois étages de six fenêtres, le donjon était protégé par deux enceintes. Il fut utilisé comme forteresse jusqu'au milieu du XVIIe siècle puis comme logement des seigneurs du lieu. Il fut vendu en 1805 pour devenir maison de correction. En 1826, il fut transformé en maison centrale pour la détention des femmes. De nombreux graffitis témoignent de cette époque[70]. Le donjon est inscrit monument historique depuis 1950[74].
  • La sous-préfecture : Elle était autrefois le couvent des trinitaires de Saint-André au XIIIe siècle qui se développe en une église, un cloître et des bâtiments conventuels. Il en reste aujourd'hui l'aile droite du couvent (sous-préfecture) et des caves du XIIIe siècle qui ne se visitent pas ainsi qu'une tourelle inscrite monument historique depuis 1927[75].
  • Hôtels particuliers et immeubles :
    • Hôtel particulier, 4, place de l'Hôtel-de-Ville : élévation, lucarne (inscription en 1998)[76]
    • Immeuble, 28, place de l'Hôtel-de-Ville : élévation, toiture (inscription en 1946)[77]

Autres Monuments[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Chapelle des Lardières.
  • La chapelle des Lardières : Située en surplomb de la rue de Béthancourtel, au croisement avec la rue Pierre-Viénot; elle est abritée par un tilleul que les habitants du quartier appellent « Eul' grot' arbe eud Tincorti! » en picard. Elle fut construite sous l'ordre de l'Abbé Hucher, prieur de Breuil-le-Vert et seigneur de Béthancourtel. La chapelle porte plusieurs noms: chapelle des (Notre-Dame des) Lardières, de Béthancourtel, du tilleul ou encore du nom de son fondateur l'Abbé Hucher. Sur la façade d'entrée, on remarque la statue de Sainte-Thérèse et de l'enfant Jésus, un minuscule "clocher" contenait la cloche de la famille Morgan (famille du seigneur de Béthancourtel); mais aujourd'hui on retrouve l'ancienne cloche de l'usine Gervais, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.
    À l'intérieur, on remarque un autel moderne, mais sur le sol, on trouve une pierre tumulaire; celle de Louis-Havart de Popincourt, inhumé dans l'église Saint-Léger d'Agnetz, dont les restes furent rapportées en 1749 auprès de son épouse Catherine Lefèvre. Une épitaphe en marbre noir et seillé dans le mur qui rappelle le souvenir de Louis Havart de Popincourt, il est à noter également que la chapelle ne possède qu'une petite fenêtre, où il y a un simple vitrail[78].
  • Les restes des fortifications : Les premières fortifications de Clermont datent du XIIe siècle, elles entouraient le bourg de Clermont et étaient divisé en 3 parties: le bourg, le château des comtes (donjon actuel) et une autre partie du bourg. Les remparts étaient à cette époque épais de 2 ou 3 mètres d'épaisseur. On comptait 3 portes: La porte du Bourg (vers la basse ville, Mouy et Beauvais), la porte Nointel (voir ci-dessus)(vers Compiègne), la porte de la Hart ou porte des Prisons (vers Liancourt). Les remparts étaient entourés de fossés et défendues par plusieurs tours, on remarque aujourd'hui la tour de Buha toujours intacte et entourée d'habitations; et la tour des gloriettes (juste à côté de la ruelle du même nom) dont il reste la salle inférieure.
  • Borne au lieu-dit du télégraphe, indiquant le point le plus élevé de la commune, à 162 mètres d'altitude. Elle marque l'emplacement de l'ancienne tour du télégraphe Chappe sur la ligne Paris-Lille entre les tours de Bury et de Fouilleuse[79].
  • Le monument aux morts, square Féret, au pied de l'hôtel de ville
  • Buste de Cassini, place Henri-Dunant
  • Rues et maisons anciennes
  • La villa Boudier, lieu de conférences avec Georges Clemenceau
  • Niche renaissance, rue Pierre-Viénot, datée de 1544
  • Bas-relief de la façade de l'école Pierre-Viénot
  • Croix et Calvaires :
    • Croix derrière l'église Saint-Samson
    • Calvaire de Belvue, rue Belvue
    • La Croix-Picard, à l'angle des rues de la Croix-Picard et Frédéric-Raboisson
    • Croix, à l'angle de la rue de Faÿ et du Chemin-de-l'étang
    • Calvaire Saint-Laurent, à l'angle de l'avenue Gambetta et de la rue Wenseslas-Coutellier
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Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Le parc du châtellier : C'est le premier parc de la cité, considéré comme un lieu de loisirs au Moyen Âge (on y jouait la joute); il était considéré au XIXe siècle comme le jeu de paume de la ville, autrefois se dressait le rocher du Châtellier aujourd'hui disparu. Il est situé sous le donjon (château des comtes de Clermont). De ce parc on observe un panorama sur le nord et la ville et les communes alentour. Il s'agit d'un site classé depuis 1937[80].
  • Le parc François-Mitterrand : situé sous le parc du Châtellier, sur le flanc nord de la colline du centre-ville, il est traversé par de nombreux chemins. Un circuit des arbres et un parcours sportif y a été installé.
  • Le bois de Faÿ : il domine l'ouest de la ville en culminant à 110 mètres d'altitude. Ses coteaux étaient autrefois propices à la viticulture, renommée dans la région pendant toute la période du XIXe siècle comme en témoigne le lieu-dit des vignes de Faÿ. En contrebas du bois, au nord, se trouve le quartier du même nom, qui était une seigneurie appartenant à Louis Armand François du Guey, consistant en un château, une ferme, un étang, des garennes, des vignes et des terres cultivables qui permettaient la chasse en forêt de Hez-Froidmont toute proche. Le domaine a été racheté en 1860 par le vicomte de Plancy. Au XXe siècle, le château devient une maison de retraite privée. Les communs et la ferme existent toujours, le hameau et le bois furent pris à la commune d'Agnetz en 1960. Depuis, l'étang a été réaménagé pour la promenade. Le jardin d'agrément du château de Faÿ est au inscrit au préinventaire des jardins remarquables[81]. Depuis la rue Belvue, au sommet du bois, une vue se dégage sur le centre-ville.
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Équipements culturels[modifier | modifier le code]

L'espace culturel Séraphine-Louis.
  • Un cinéma[82]
  • Deux bibliothèques-ludothèques (Hôtel de Ville et annexe centre socioculturel)[83]
  • Le CAL (centre d'animations et de loisirs) [84]
  • Une salle des fêtes (salle André Pommery)
  • Un centre socioculturel [85]
  • Espace Culturel Séraphine-Louis[86]
  • École de Musique[87]
  • Musée Henri-Theillou (dans l'Hôpital Psychiatrique)[88]

Clermont possédait aussi un théâtre détruit en 1960.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Clermont[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant vécu à Clermont[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Oise.
blason

Les armes de Clermont se blasonnent ainsi :

De gueules à une tour d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or[a 13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, 1995
  • Mémoires en images de Clermont-de-l'Oise, 1996

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 5 avril 2013)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Claude Teillet, Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours,‎ 1995
  1. a et b p. 20
  2. p. 13
  3. p. 14-15
  4. p. 147
  5. p. 23/24
  6. p. 24/25/26
  7. p. 141/142
  8. p. 143/144
  9. p. 146
  10. p. 144
  11. p. 148
  12. p. 175/176
  13. p. 21/22
  • Jean Godefroy, Mémoires en images, Clermont-de-l'Oise,‎ 1996
  1. p. 25
  2. p. 61
  3. p. 58
  4. p. 7
  • Docteur René Parmentier, Clermont-en-Beauvaisis : Monuments, rues, maisons, Étude historique et archéologique, Le livre d'histoire,‎ 1934, 190 p.
  1. p. 2/3
  2. p. 3
  3. p. 4
  4. p. 4/5
  5. p. 5
  6. p. 5/6

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Carte au 1/25000e sur Géoportail. Consulté le 18 mars 2011.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 74
  3. « Ma commune face aux risques : Clermont », sur macommune.prim.net (consulté le 6 septembre 2013)
  4. « Bras de la Brêche entre Clermont et Fitz-James », sur servies.sandre.eaufrance.fr (consulté le 14 septembre 2013)
  5. « Le ruisseau de la Garde », sur servies.sandre.eaufrance.fr (consulté le 6 septembre 2013)
  6. « Le ruisseau des Ecoulleaux », sur servies.sandre.eaufrance.fr (consulté le 6 septembre 2013)
  7. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 6 septembre 2013)
  8. « Le climat de Clermont (Lamécourt) », sur Météo Oise (consulté le 7 septembre 2013)
  9. « Températures et précipitations mensuelles moyennes à Clermont (Lamécourt) », sur Météo Oise,‎ 2011 (consulté le 5 novembre 2012)
  10. « Gare de Clermont-de-l'Oise », sur www.ter.sncf.com (consulté le 7 septembre 2013)
  11. « Horaires de la ligne TER Paris - Amiens (ligne 22) », sur www.telechargement.ter.sncf.com (consulté le 7 septembre 2013)
  12. Journal Officiel de la République Française du 22 février 1964, page 1 828.
  13. Journal Officiel de la République Française du 2 février 1972, page 1 278.
  14. « Le réseau du CG60 », sur Oise mobilité (consulté le 7 septembre 2013).
  15. « Tarifs réseau interurbain du CG 60 », sur Oise mobilité (consulté le 30 juillet 2012).
  16. « Réseau de transport urbain de l'agglomération de Clermont », sur www.mairie-clermont.fr (consulté le 7 septembre 2012).
  17. « L'étape Pont-Sainte-Maxence - Clermont de l'avenue verte », sur www.avenuevertelondonparis.com (consulté le 7 septembre 2013)
  18. « L'étape Bresles - Clermont de l'avenue verte », sur avenuevertelondonparis.com (consulté en 7 septembre)
  19. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Clermont à Tillé (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 7 septembre 2013)
  20. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Clermont à Roissy-en-France (Val d'Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 7 septembre 2013)
  21. « Corridor écologique potentiel sur la commune de Clermont (carte) », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 7 septembre 2013)
  22. « Promenade du Châtellier, site naturel classé », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 5 octobre 2013)
  23. « Statistiques du logement à Clermont », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 9 avril 2011)
  24. « Statistiques de l'emménagement à Clermont », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 9 avril 2011)
  25. Clermont et ses environs, A.Debauve et E.Roussel, 1890, page 61, le livre d'histoire
  26. De Lépinois, Recherches historiques et critiques sur l'ancien comté et les Comtes de Clermont (Beauvais, Père, 1877), page 4
  27. Guibert de Nogent, Histoire de sa vie, publiée par G.Bourgin (Paris, Picard, 1907), livre I, chapitre IV et VII
  28. Froissart (édition S.Luce), tome V, pages 133 et 134. Paris 1874
  29. Montrelet (éd. Buchon, p.473
  30. Archives municipales de Beauvais, inventaire Rose, page 30
  31. Bibliothèque de Clermont, L. réserve n°142
  32. Mémoires de la Soc. Archéologique et Hist. de Clermont, tome I, p.81 : E.Lautrain, Une fête civique à Clermont
  33. Dr Parmentier, La célébration de la naissance du roi de Rome à Clermont en 1811 (Laval-Barnéoud, 1925)
  34. Feuillet "La ville Haute", mairie de Clermont de l'Oise
  35. « Le maire et ses adjoints », sur mairie-clermont.fr (consulté le 5 avril 2011)
  36. « Le conseil municipal enfants », sur mairie-clermont.fr (consulté le 5 avril 2011)
  37. « Les maires de Clermont sur marquedorre.free.fr », sur marquedorre.free.fr (consulté le 7 septembre 2013)
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  39. « Résultat des élections présidentielles (2007) », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 6 avril 2011)
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  41. « Résultat des élections régionales (2010) », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 10 mai 2012)
  42. « Résultat des élections présidentielles (2012) », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 3 novembre 2012)
  43. « Résultat des élections législatives (2012) », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 3 novembre 2012)
  44. Les villes jumelées sur le site de la mairie
  45. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  46. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  47. « Évolution et structure de la population à Clermont en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  48. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  49. « Les établissements scolaires à Clermont », sur mairie-clermont.fr (consulté le 20 mai 2012)
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  52. « L'école Notre-Dame de la providence », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 20 mai 2012)
  53. Site officiel du festival Divers et d'été
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  58. « Maison départementale de la solidarité à Clermont », sur www.oise.fr (consulté le 21 août 2014)
  59. « Antenne de la maison départementale de la solidarité à Clermont », sur www.oise.fr (consulté le 21 août 2014)
  60. Le site officiel du RC Clermont
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  62. « Salles de Sports à Clermont », sur pays-clermontois.fr (consulté le 3 avril 2011)
  63. http://www.leparisien.fr/oise/renouvellement-urbain-on-cherche-des-sites-de-reconstruction-nouveau-city-stade-des-conseils-telephoniques-pour-les-peres-14-07-2007-2008207875.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant, sur leparisien.fr (consulté le 21 août 2014)
  64. « Centre Aquatique de Fitz-James », sur pays-clermontois.fr (consulté le 3 avril 2011)
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  74. « Donjon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  75. « Sous-Préfecture », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  78. Résumé de la description du site de la mairie
  79. http://www.claudechappe.fr/tour.php?NumTour=173 L'ancien télégraphe de Clermont sur ClaucheChappe.fr
  80. « La promenade du Châtellier, site naturel classé », sur picardie.developpement-durable.fr (consulté le 12 décembre 2013)
  81. « jardin d'agrément », base Mérimée, ministère français de la Culture
  82. « Le Cinéma du Clermontois », sur pays-clermontois.fr (consulté le 3 avril 2011)
  83. Le Site de la Bibliothèque Municipale
  84. « Le Centre d'Animations et de Loisirs », sur pays-clermontois.fr (consulté le 3 avril 2011)
  85. « Le Centre Socio-Culturel », sur mairie-clermont.fr (consulté le 3 avril 2011)
  86. « Espace Séraphine-Louis », sur mairie-clermont.fr (consulté le 3 avril 2011)
  87. « L'école de Musique », sur pays-clermontois.fr (consulté le 3 avril 2011)
  88. « Musée Henri-Theillou », sur chi-clermont.fr (consulté le 3 avril 2011)