Jean Neuberth

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Jean Christian Neuberth, né en novembre 1915 à Paris et mort le 16 mars 1996 à Chantilly est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'éducation de sa mère, professeur de français au Lycée Lakanal et excellente claveciniste, et de son père, premier violon des concerts Colonne, soliste de viola alta, explique son orientation première pour la musique, et le jazz en particulier. Sa famille quitte bientôt Paris pour s'installer à Bourg-la-Reine dans un petit pavillon avec jardin.

Il fut aviateur militaire, acrobate parachutiste ; il s'occupa aussi de théâtre, en 1942 fit partie d'un orchestre symphonique, fut pianiste de bar, veilleur de nuit, speaker à la radio de Montpellier, où il vivait. Dans les années trente, il avait fait la connaissance de Henri-Jean Closon (liège, 1888-Paris 1975), l'un des tout premiers peintres abstraits français, qui l'initia à la peinture. Depuis 1937, il a participé aux rares expositions d'art abstrait organisées en France. Il ne se consacra entièrement à la peinture qu'après 1942. En 1949, avec Francis Bott et Michel Seuphor, il organisa une exposition d'art abstrait au Musée de Nîmes. À partir de 1950, il a participé au Salon des Réalités Nouvelles de Paris. En 1950, le Musée de Montpellier lui consacra une exposition personnelle rétrospective. Jusqu'à une nouvelle exposition personnelle à Paris en 1993, il ne s'était plus manifesté publiquement, tout en continuant à travailler.

Il avait une maison à Chirens (Isère) et les anciens chirennois se souviennent de lui. C'est certainement à Chirens qu'il rencontra Closon, ce dernier ayant vécu sur Voiron, dans un hameau proche. Des cartes postales avec sa maison en photo et sa correspondance ont été retrouvées :

Au long de sa carrière, ses compositions abstraites relèvent de plusieurs manières. Dans un premier temps, parfois une arabesque ininterrompue laissait sa trace entremêlée sur la surface de la toile, comme la nostalgie des anciennes évolutions dans le ciel. Ensuite il a surtout utilisé la gouache pour des effets de matière, moins "aériens" et hors gestualité, visant plutôt à une contemplation rêveuse". Au cours des années 1970, il délaisse la gouache pour s'orienter vers le dessin, les collages.

« Ses dessins à la plume, d'une parfaite rigueur, rappellent les graphismes poétiques de son ami Michel Seuphor. »

— Jacques Busse E. Benezit, édition 1999.

Malgré plusieurs accidents de santé (dont une hémiplégie), il n'abandonna jamais ses travaux artistiques jusqu'à sa mort en 1996.

En 2002 (13 avril au 20 mai), une exposition posthume traça une rétrospective de certaines de ses œuvres intitulée Jean Neuberth - gouaches et dessins 1959-1992 à la Galerie (londonienne) de la Place Neuve à Vers-Pont-du-Gard qualifié d'être « un des représentants les plus actifs de l’Abstraction lyrique » par Pierre Carmes en mai 1993.

Ses expositions[modifier | modifier le code]

  • 1937, novembre : Galerie L’Équipe.
  • 1945 : Salon des Surindépendants
  • 1946 : Salon d'automne
  • 1947 : galerie Lucienne Léonce Rosenberg, rue Gay-Lussac à Paris.
  • 1948 : Salon des Réalités nouvelles
  • 1949, octobre et novembre : exposition Peintures d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts de Nîmes
  • 1951 : exposition Vingt ans de peinture abstraite à Montpellier
  • 1987, mai : exposition à la Galerie Caractères
  • 1993 : exposition à la Galerie Sculptures, rue Visconti à Paris, avec une rétrospective de son œuvre, Parcours du secret

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dans les musées[modifier | modifier le code]

Illustrations d'ouvrages[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, il illustre des ouvrages pour le Cercle des Bibliophiles[1] à Genève, La Guilde du Livre à Lausanne, ou l’Encyclopédie des Musiques sacrées (La Bergerie, Paris). Il orne également la Revue Caractère dirigée par Bruno Kaminski Durocher, revue internationale de poésie, éditions Hors Mesure[2],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alfred de Vigny; étude. Poésies: Les poèmes dorés, Idylles et légendes, Les noces corinthiennes. ; Anatole France ; Évreux Distribué par le Cercle du bibliophile 1970. (OCLC 5575357)
  2. Caractère, (1968).
  3. Paul Mari ; La vie c'est des platanes et des filles sur des chaises ; Illustrations de Jean Neuberth ; Paris, Éditions Caractères ; Collection Caractères no 41
  • Dictionnaire de la Peinture Abstraite de Michel Seuphor, édition 1957 :

« ... Il reprend ses études avec Closon en 1941... Se consacre entièrement à la peinture depuis 1942... Ses compositions abstraites relèvent de plusieurs manières. parfois une arabesque ininterrompue sur la surface de la toile comme la nostalgie des anciennes évolutions dans le ciel... »

«  Ayant fait la connaissance de Closon, l'un des premiers peintres abstraits français, celui-ci l'initia à la peinture. Il participa, depuis 1937, aux rares expositions d'art abstrait organisées en France. Il se consacra entièrement à la peinture qu'après 1912. En 1949, avec Francis Bott et Michel Seuphor, organisa une exposition d'art abstrait, au musée de Nîmes. »

  • Propos de critiques d'art [1]
  • Dictionnaire Benezit Édition 1999 pour la majeure partie de la notice biographique par Jacques Busse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • L'association des Amis de Jean Neuberth, présidée par Marc Arazi, s'occupe aujourd'hui de rendre son œuvre accessibles au public, de la mettre à portée des amateurs d’art comme des néophytes, et d’en favoriser l’accès aux chercheurs.Site de l'association
  • Une de ses gouaches