Jeanne Balibar

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Jeanne Balibar

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Jeanne Balibar lors de la Berlinale 2007.

Naissance 13 avril 1968 (46 ans)
Paris
Drapeau de la France France
Nationalité Française
Profession Actrice, chanteuse
Films notables Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle)
Fin août, début septembre
Ça ira mieux demain
Va savoir
Ne touchez pas la hache

Jeanne Balibar, née le 13 avril 1968 à Paris, est une actrice et chanteuse française. Principalement comédienne de films français du cinéma d'auteur, elle est nommée à quatre reprises pour les César du cinéma. Sa carrière est également très tournée vers le théâtre et à partir de 1999 vers la chanson avec notamment la publication de deux albums.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jeanne Balibar est la fille du philosophe Étienne Balibar et de la physicienne Françoise Balibar. Elle suit d'abord un cursus de sport-études (section danse) et obtient également un prix au Concours général[1]. Après son baccalauréat, elle entre en hypokhâgne au lycée Henri-IV et réussit le concours Lettres A/L de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm en 1987. Elle passe ensuite une maîtrise d'histoire à l'université de Paris I. Elle entre en 1991[2] au cours Florent. L'année suivante, alors qu'elle s'apprêtait à présenter une agrégation d'histoire, elle réussit le concours d'entrée au conservatoire national supérieur d'art dramatique.

Jeanne Balibar a été la compagne de Mathieu Amalric, avec lequel elle a eu deux fils[3], de 1996[2] jusqu'à leur séparation en 2003, puis celle de Pierre Alféri et du musicien Philippe Katerine[4].

Elle est depuis longtemps engagée auprès des associations en faveur des étrangers en situation irrégulière[5],[6],[7]. Elle s'est également engagée contre la loi Hadopi et a exprimé ses craintes quant à la politique de Nicolas Sarkozy lors de son élection comme Président, le comparant à Silvio Berlusconi[8].

Carrière dramatique[modifier | modifier le code]

Jeanne Balibar en 1998 par le studio Harcourt.

En 1993, alors qu'elle n'a suivi qu'un seul trimestre au Conservatoire[9], Jeanne Balibar est recrutée par la Comédie-Française comme pensionnaire. Elle joue dès l'été dans la cour d'honneur du Festival d'Avignon une très remarquée Elvire [10]. Elle est aussi remarqée en 1995 dans Les Bonnes de Jean Genet mais elle n'est pas heureuse dans la maison de Molière[2]. En 1997, elle quitte la Comédie-Française pour répondre aux propositions de rôles de plus en plus nombreux au cinéma.

Elle n'abandonne pourtant pas la scène, où elle se produit très régulièrement et est saluée comme une des meilleures actrices de sa génération[réf. nécessaire]. Elle a notamment interprété le rôle de Dona Prouhèze dans Le Soulier de satin de Paul Claudel, (mis en scène par Olivier Py en 2003, repris en 2009 au Théâtre de l'Odéon), et le rôle d'Héléna dans Oncle Vania de Tchekhov, mis en scène par Julie Brochen au Théâtre de l'Aquarium. Ces deux performances ont été saluées unanimement par les critiques[réf. nécessaire].

En 2008, lors du Festival d'automne à Paris, elle joue au Théâtre de la Ville en duo avec le chorégraphe français de danse contemporaine Boris Charmatz, La Danseuse malade, spectacle inspiré par la danse japonaise Buto.

Bilingue en allemand depuis la fin de l'adolescence, en anglais depuis ses vingt ans[9], Jeanne Balibar a joué également des pièces en langue étrangère, notamment à Berlin Solaris[11] en 2005 et La Cousine Bette[9] en 2014.

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

Jeanne Balibar commence sa carrière cinématographique dès 1992 dans un film d'Arnaud Desplechin. A côté de nombreux autres rôles, elle jouera plusieurs fois pour Jean-Claude Biette, Josée Dayan, Jacques Rivette. C'est ce dernier qui dans Va savoir lui offre en 2001 un premier grand rôle. Refusant de nombreuses propositions pour des comédies ou des films populaires, tel Jet Set, elle devient, en dix ans, une icône du nouveau cinéma d'auteur français, orientation de carrière qu'elle regrettera a posteriori[12].

Elle obtient en 1998 le prix de la meilleure actrice (Seashell d'or) au Festival de San Sebastian pour sa prestation dans le film d'Olivier Assayas Fin août, début septembre. Elle est nommée au César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2001 pour le film de Jeanne Labrune Ça ira mieux demain et en 2009 pour le film de Diane Kurys Sagan.

Elle est membre du jury des longs métrages lors de la 58e Mostra de Venise en 2001 et du 61e Festival de Cannes en 2008.

En janvier 2013, sort son premier film, Par exemple, Électre, réalisé en collaboration avec Pierre Léon et récompensé en 2012 d'une « mention spéciale » lors de la remises des prix Jean-Vigo[13].

Chanteuse[modifier | modifier le code]

Jeanne Balibar a entamé une carrière de chanteuse avec sa participation à un concert en soutien aux Groupe d'information et de soutien des immigrés, dans la salle parisienne de l'Élysée Montmartre, en 1999. C'est probablement là qu'elle a rencontré Rodolphe Burger[réf. nécessaire], en chantant la chanson de Serge Gainsbourg Les Petits Papiers, en référence à la situation des « sans-papiers ». Elle a également participé à un album en hommage à Serge Reggiani intitulé Autour de Serge Reggiani, en reprenant sa chanson La Putain.

Pour son premier album intitulé Paramour, elle prête sa voix aux arrangements de Rodolphe Burger et signe une partie des textes avec Pierre Alféri, son compagnon d'alors. Sorti le 13 octobre 2003, cet album révèle une ambiance rock, sombre et mélancolique, avec notamment une reprise de Peggy Lee ainsi qu'une alternance de chansons françaises et anglaises. Il contient aussi un duo avec Maggie Cheung, qui était sa partenaire dans Clean d'Olivier Assayas. Pour son deuxième album baptisé Slalom Dame, sorti le 7 novembre 2006, elle confie la réalisation à plusieurs arrangeurs, en plus de Rodolphe Burger et de Pierre Alféri, notamment à Dominique A et Fred Poulet. À l'occasion de la tournée qui a suivi la sortie de l'album, elle s'est produite en compagnie du groupe Poni Hoax.

Elle chante également dans le film Le Bal des actrices de Maïwenn, où elle se moque de son statut d'« actrice intello », dans Le Plaisir de chanter de Ilan Duran Cohen et une chanson intitulée L'amour est fou.

Le 25 janvier 2010, elle se produit en concert au Café de la danse à Paris, accompagnée de Rodolphe Burger, Marc Kerr et Arnaud Roulin. Le documentaire sur la chanteuse, Ne change rien de Pedro Costa, a également été projeté ce soir-là. La même année, elle a également participé à une chanson sur l'album éponyme de Philippe Katerine[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant qu'actrice
En tant que réalisatrice

Voix off et doublage[modifier | modifier le code]

Théâtre et danse[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Morceaux isolés et participations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Participations événementielles[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. S. Delille, Communiqué de presse, Association des Lauréats du Concours Général, Paris, 1er février 2011.
  2. a, b et c T. Klifa, Jeanne Balibar, un air de diva., in Studio magazine, 2000, rééd. in L'Express, Paris, 23 mars 2007.
  3. Jeanne Balibar, entêtante dans Libération du 6 janvier 2012.
  4. a et b Philippe Katerine pose et fait le niais avec ses parents dans Le Monde du 24 septembre 2010.
  5. Participation de Jeanne Balibar au concert « Liberté de circulation » GISTI 1999
  6. Jeanne Balibar au comité de soutien contre l'expulsion de Kambo,sans-papiers 2006
  7. Sean Penn, un président très politique dans Le Monde du 14 mai 2008 où Jeanne Balibar évoque le sort des étrangers en situation irrégulière lors d'une conférence de presse à Cannes]
  8. Interview de Jeanne Balibar diffusée par LaTéléLibre.fr le 10 mai 2007
  9. a, b et c A. Diatkine, Jeanne Balibar, langue vivante., in Cahier d'été 2014, Libération, Paris, 3 août 2014.
  10. Reportage-Portrait de Jeanne Balibar dans Le Soir de France 3 le 10 juillet 1993.
  11. T. Bogucz, Jeanne Balibar, Arte radio.com, 20 octobre 2004.
  12. Interview de Jeanne Balibar dans la web-émission Café présenté par Mazarine Pingeot en mars 2011
  13. Jeanne Balibar : "Une domination du mâle blanc hétérosexuel catastrophique" entretien réalisé par Isabelle Regnier dans Le Monde du 21 mars 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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