Mareil-en-France

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Mareil-en-France
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Luzarches
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de France
Maire
Mandat
Pierre Coulon
2008-2014
Code postal 95850
Code commune 95365
Démographie
Gentilé Mareilloises, Mareillois
Population
municipale
700 hab. (2011)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 00″ N 2° 26′ 00″ E / 49.0667, 2.4333 ()49° 04′ 00″ Nord 2° 26′ 00″ Est / 49.0667, 2.4333 ()  
Altitude 155 m (min. : 109 m) (max. : 186 m)
Superficie 7,00 km2
Localisation

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Mareil-en-France
Liens
Site web http://www.mareil-en-france.fr

Mareil-en-France est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Mareillois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Mareil-en-France se situe en plaine de France, près de l'intersection de la Francilienne avec la RD 316 (ancienne nationale 16), à une distance orthodromique de 5,4 km au nord-ouest de Goussainville et de 25 km au nord-nord-est de Paris. La distance routière de la capitale est de 30 km par Villiers-le-Sec et la RD 316, et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est à 16 km par Fontenay-en-Parisis et la Francilienne. Mareil compte cinq communes limitrophes, dont la plus importante est Fontenay, petit bourg avec quelques commerces de proximité et des cabinets de médecin.

Communes limitrophes de Mareil-en-France
Épinay-Champlâtreux Jagny-sous-Bois
Villiers-le-Sec Mareil-en-France
Le Mesnil-Aubry Fontenay-en-Parisis

L'accès routier à Mareil est particulier. Bien que l'échangeur entre la Francilienne et la RD 316 se situe sur le territoire communal, il n'y a aucun lien entre ces routes et le village, exception faite de la voie communale d'Épinay-Champlâtreux, qui permet de quitter Mareil sur la RD 316 en direction du Nord, vers Luzarches et Chantilly. (Le contraire n'est pas autorisé.) Sinon, il faut passer par la Francilienne pour atteindre la RD 316, et choisir entre les sorties de Fontenay-en-Parisis (à l'est) et de Villiers-le-Sec (à l'ouest).

Vue vers la butte de Montmélian depuis Mareil.

Sur le plan des transports en commun, Mareil est desservie par la ligne R8 Goussainville RER - Mareil, à raison de trois aller-retours le matin et trois aller-retours le soir. Le matin, les bus sont sans arrêt entre la gare et le terminus de la ligne, et le soir, une fois atteint le terminus, rentrent sans arrêt à la gare (desserte en boucle de Mareil). À la gare de Goussainville, la correspondance avec le RER D est établie. Concernant la randonnée pédestre, elle se heurte sur la commune à l'interruption de la plupart des chemins ruraux qui se terminent au milieu de champs ou devant les remblais des grandes routes. Reste toutefois le Chemin Blanc en provenance du Mesnil-Aubry.

Le village de Mareil est visible de loin grâce à sa situation sur le versant sud-est d'une butte-témoin de 175 m d'altitude, le village lui-même étant bâti autour de 155 m, dominant la plaine d'une vingtaine de mètres. De ce fait, des points de vue existent à Mareil, permettant d'apercevoir la forêt de Carnelle, la forêt de Chantilly et la butte de Montmélian. Le territoire communal est pour l'essentiel couvert de surfaces agricoles, dont quelques vergers, mais grâce à la présence de plusieurs petits bois et de haies vives ou d'allées d'arbres fruitiers le long de certains chemins, le paysage est loin d'être monotone. Les cours d'eau sont absents à Mareil, mais il y a quelques sources. Mareil-en-France est membre à part entière du Parc naturel régional Oise-Pays de France créé par décret du 13 janvier 2004[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom provient du gaulois maros, grand, et ialos, espace découvert.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mareil-en-France Blason Écartelé: au 1) d'or à la bande d'azur, au 2) d'or à la corneille de sable, au 3) d'azur à la main dextre appaumée d'or, au 4) d'azur au chevron d'or; à la croix de gueules brochant sur la partition et chargée en cœur d'une fleur de lis d'or[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mareil-en-France fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[3]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1890   Constant Jumentier    
mars 2001 en cours Pierre Coulon    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 700 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
424 468 435 379 377 368 356 402 384
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
384 403 435 457 510 404 306 310 311
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
299 335 341 306 283 319 285 281 304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
330 315 369 450 475 498 571 576 675
2011 - - - - - - - -
700 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade ouest de l'église.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Mareil-en-France ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • L'église Saint-Martin, rue de l'Église (inscrite monument historique par arrêté du 21 février 1914[8]) : Elle a été construite en 1581 par le maître tailleur Nicolas de Saint-Michel, auteur des façades occidentales des églises de Luzarches, du Mesnil-Aubry et d'Othis, dans le style de la Renaissance. Comparée à ces autres œuvres, l'église Saint-Martin est bien sobre, mais elle aussi se caractérise par la finesse de ses décorations. C'est une église à bas-côtés et au chœur polygonal, à la nef aveugle, sans transept, avec un chœur pentagonal à déambulatoire. La façade ouest est la seule qui donne sur la voie publique, et c'est ici que se situe le portail Renaissance plein cintre, encadré par deux pilastres, et surmonté par une frise ainsi que par un fronton surbaissé. La rosace sur cette même façade n'a été percée qu'en 1860. Le clocher a deux étages présente deux fenêtres abat-son de chaque côté au dernier niveau. Il est intégré dans la façade occidentale, se situant sur la sixième et dernière travée du bas-côté nord. Les contreforts sont stylisés mais non sculptés, contrairement à ceux des bas-côtés : ici, les contreforts sont réduits à des pilastres et ne font guère saillie sur les murs. Leur rôle statique est assumé par des piles intérieures, subdivisant en même temps l'espaces en petites chapelles latérales. Les piliers de la nef présentent tous quatre demi-colonnes doriques aux chapiteaux ornés de frises. Comme particularité, elles portent des chapiteaux du même type à mi-hauteur. Le chœur est décoré d'une façon semblable. Depuis l'est, une grande baie cintrée laisse entrer la lumière[9],[10],[11]. - La façade sud donne sur le domaine de la grande ferme et n'est pas accessible au visiteur. Les façades nord et est donnent sur le jardin aménagé sur l'emplacement de l'ancien cimetière, également fermé au public. Aucun chemin public ne permet pas non plus de s'approcher de ces façades.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • La mairie, rue Regnault / rue Montguichet : Elle a la particularité d'être construit sur un promontoire, résultant visiblement des travaux de terrassement pour la construction routière. En effet, Mareil est situé sur le flanc méridional et sur le sommet d'une butte-témoin, et la rue Montguichet à côté de la mairie, tout comme la rue Neuve devant la mairie, présentent une déclivité considérable. La petite place devant la mairie ne correspond pas au relief naturel. - La maison n'a pas toujours été une mairie ; elle remonte à 1765 et a été acquise par la commune en 1842 pour être transformée en mairie-école. L'aile latérale à l'ouest était une salle de classe supplémentaire ; elle a été ajoutée en 1867 suivant les plans de l'architecte Boulogne. Le style de sa façade en meulière avec utilisation de briques rouges pour les chaînages se retrouve au rez-de-chaussée de la mairie, indice d'un remaniement de la façade d'origine vers la même période. En 1871, la salle du conseil municipal a été décorée de fines boiseries en chêne, toujours en l'état. L'on peut encore voir, dans le mur de soutènement, une porte et deux fenêtres grillagées, ouvrant sur une pièce voûtée taillée en partie dans la roche : ce fut le corps de garde. - La salle de classe de 1871 ne sert plus d'école[12], mais l'école élémentaire est toujours présente sur le même terrain, derrière la mairie, dans des bâtiments modernes (classes CM1 et CM2)[13].
  • Le lotissement bourgeois « Les Fabriques », RD 47, avenue des Tilleuls (impasse privée) et avenue du Curé : Cet ensemble architectural fut commandé par le banquier syrien Eugène Chaloub et réalisé entre 1895 et 1904, sur le terrain d'une sucrerie qui avait fait faillite. L'architecture de chacune des cinq villas est différente. Elles s'appellent « le château », « villa Beauséjour », « villa Maurice », « villa Notre-Dame » et « villa des Sapins ». Cette dernière, inspiré d'un chalet, est la seule à ne plus conserver son aspect d'origine. Leur architecte n'est pas connu, mais l'on peut constater son goût pour l'éclectisme et le pastiche historique. Toutes les maisons et leurs dépendances furent exécutées avec grands soins et disposaient de tout le confort, mais le lotissement se démarque surtout par sa « salle de récréation » (avec théâtre et salle de gymnastique) commune à tous ses habitants, et par son parc paysager avec verger, potager, sapinière, roseraie, réproduction de la grotte de Lourdes, rivière artificielle avec cascade, kiosques, labyrinthe et serre chauffée. Le lotissement avait même son système indépendant d'adduction d'eau. Un projet d'agrandisssement prévu en 1913 n'a pas vu le jour en raison de la Première Guerre mondiale, et Chaloub, ayant perdu femme et enfant, vend le domaine en 1925[14].
  • La grande ferme avec les vestiges de l'ancien château de Mareil, entre mairie et église : implantée en haut de la butte sur une terrasse artificielle, elle domine la RD 47 en provenance de Fontenay-en-Parisis. L'on aperçoit de loin le haut mur de soutènement aux limites sud et est de la propriété, avec un escalier d'honneur descendant aujourd'hui vers un champ cultivé. Le logis du XVIIIe siècle, bâti en équerre à l'extrémité sud-est de la cour d'exploitation, intègre des parties de l'ancien château de Mareil du XVIIe siècle démoli partiellement en 1793. Quelques vestiges sont également visibles depuis la route. Le grand portail de la cour s'ouvre sur la rue Regnault, à droite de la mairie. Les écuries et la chartrie, à quatre arcs plein cintre, sont d'une grande qualité architecturale[15]. Par ailleurs, l'ancienne bergerie, grande salle voûtée, constitue le dernier vestige d'un ancien couvent dépendant du prieuré de Gonesse, démoli au XVe et XVIe siècle[16]. Les bâtiments de cette vaste ferme remarquable se trouvent aujourd'hui dans un état de délabrement, et les détails des décors des façades se perdent.
  • Le capteur de source, au lieu-dit « la Tourelle », au nord-ouest du village, non loin du chemin communal vers la RD 316 : Le bâtiment se présente comme une petite tour ronde sans étage, construite en pierres brutes, avec un toit conique également en pierre, mais aujourd'hui recouvert de tuiles plates. La porte est entourée d'un chaînage par des pierres d'apparat de grand format. L'eau de la source était conduite au village par une canalisation, bien qu'une cuvette devait être traversée. Après la désaffection de la canalisation, le bâtiment a été utilisé comme cabane de chasse[17]. La tourelle, menacée de tomber définitivement en ruine, a été restaurée vers 2005 avec le soutien du Parc naturel régional Oise-Pays de France. Située au sein d'un champ, l'on ne peut pas s'en approcher.
  • Le lavoir, au nord du cimetière en dehors du village : Le bassin est aujourd'hui complètement caché par la végétation, et ses bordures en grès ne sont pratiquement plus visibles. La fontaine couverte alimentant le lavoir est encore assez bien visible. Il s'agit d'un petit édicule en pierres de taille de peu d'épaisseur, couverte par une unique dalle et ouverte vers le nord. À côté, un escalier en blocs de pierre descend vers le niveau du bassin. Un mur de soutènement de faible hauteur, élevé en pierre sèche, délimite l'espace autour du lavoir à l'est.
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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mareil-en-France

La commune de Mareil-en-France ne dispose pas de blason.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 22 novembre 2011).
  2. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=4408
  3. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  4. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  5. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « Notice no PA00080117 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Dominique Foussard, « Mareil-en-France - Saint-Martin », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 176-178 (ISBN 9782953155402).
  10. Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France et Conseil général du Val d'Oise,‎ 1998, 104 p. (ISBN 2-905913-23-1), p. 28.
  11. Yann Audino et Christian Garcia, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mareil-en-France », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 480-482 (ISBN 2-84234-056-6).
  12. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mareil-en-France, op. cit., p. 481 ; et « Histoire de la Mairie-École », sur Mareil-en-France (site officiel) (consulté le 6 août 2011).
  13. Cf. « L'école à Mareil », sur Mareil-en-France (site officiel) (consulté le 6 août 2011).
  14. Cf. En pays de France, op. cit., p. 81.
  15. Cf. « Histoire de la ferme » et « Vues de la ferme » sur le site « Mareil-en-France (site officiel) » (consulté le 6 août 2011). En dépit du titre, cette source ne renseigne toutefois pas sur l'histoire de la ferme et du château. Cf. aussi En pays de France, op. cit., p. 70-71.
  16. Cf. « Histoire du Village », sur Mareil-en-France (site officiel) (consulté le 6 août 2011).
  17. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mareil-en-France, op. cit., p. 482, sauf pour l'état actuel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]