Villeneuve (Aveyron)

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Villeneuve
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Villeneuve
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Villeneuve
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Villeneuvois, Diège et Lot
Maire
Mandat
Pierre Costes
2008-2014
Code postal 12260
Code commune 12301
Démographie
Gentilé Villeneuvois, Villeneuvoises
Population
municipale
1 945 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 17″ N 2° 01′ 57″ E / 44.4380555556, 2.0325 ()44° 26′ 17″ Nord 2° 01′ 57″ Est / 44.4380555556, 2.0325 ()  
Altitude Min. 295 m – Max. 505 m
Superficie 65,30 km2
Localisation

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Villeneuve, quelquefois Villeneuve-d'Aveyron, est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Midi-Pyrénées, dans le sud-ouest de la France, à une altitude de 410 mètres. Elle s'étend sur une superficie de plus de 6 500 hectares.

Villeneuve - avec Najac, Villefranche-de-Rouergue, Sauveterre-de-Rouergue, et La Bastide-l'Évêque - est l'une des cinq bastides (des « villes neuves » médiévales caractérisées par un plan d’urbanisme novateur) du département, toutes situées à l'ouest, près du département voisin du Lot. Ces bastides furent construites aux XIIIe et XIVe siècles pour faire face à la forte croissance démographique dans la région du Sud-Ouest à cette époque (on en construisit 315 dans une période de 150 ans, entre 1229 et 1373).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ols-et-Rinhodes Montsalès
Foissac
Causse-et-Diège
Salles-Courbatiès
Rose des vents
Sainte-Croix N Saint-Igest
O    Villeneuve    E
S
Toulonjac Saint-Rémy Maleville

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villeneuve

De gueules, à la croix de Toulouse, au chef cousu d'azur accompagné de trois fleurs de-lis-d'or.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Villeneuve, en occitan : Vilanòva, doit sa naissance au pèlerinage sur les Lieux Saints, à Jérusalem, que fit le seigneur du lieu, Ozile de Morlhon, soucieux du salut de son âme et de celle de ses ancêtres, qui, dans un acte de donation rédigé à Jérusalem offrit au Patriarche Sophronius de construire, sur ses terres « rougeâtres » de l'Aveyron, près de Mauriac, un monastère fonctionnant sous la règle du Saint-Sépulcre et pour lequel le Patriarche recevrait tous les ans un bezan d’or. C’était en fait la fondation de ce qui allait devenir plus tard Villeneuve.

En 1072, les Turcs ayant envahi Jérusalem et Ozile étant mort, son fils Raoul de Morlhon donna le monastère encore en construction à l’abbaye de Moissac, elle-même rattachée à Cluny. Le prieur Déodat, en accord avec l’évêque de Rodez Pierre Bérenger achevait la construction du monastère et les deux autorités s’accordèrent pour édifier l’église dédiée au Saint-Sépulcre. L’évêque de Rodez, agissant en seigneur du lieu allait y instituer un marché et créer une sauveté pour favoriser le développement du peuplement. Après les péripéties de la Croisade des Albigeois, Simon de Monfort dépouillait la famille de Morlhon de tous ses droits et donnait Villeneuve à l’évêque de Rodez.

En 1231, Raymond VII, comte de Toulouse et de Rouergue, réussit, après échange, à reprendre le contrôle de ce fief, qui allait alors devenir une bastide comtale. Villeneuve est la première bastide du Rouergue. Construite à l'initiative du comte de Toulouse, elle est venue se greffer, en 1231, autour du monastère du XIe siècle fondé par Ozile II de Morlhon depuis Jérusalem.

À la mort de Raymond VII, elle passa sous l'influence d' Alphonse de Poitiers en 1249. D'abord bastide comtale, elle devient bastide royale. Ce bourg, issu d’un simple prieuré de Moissac, va devenir bientôt une ville importante, siège d’une viguerie. Mais, la création, quelque temps plus tard, de la bastide de Villefranche et surtout le fait que celle-ci devienne le siège de la Sénéchaussée de Rouergue, va lui porter un coup fatal, en même temps qu’à Peyrusse et Najac.

La ville fut fortifiée au XIVe siècle et conserve de cette époque deux vestiges importants, la Tour-porte Cardalhac et la Porte haute. La place centrale de la bastide, place des Conques, nous montre encore ses arcades et de très belles maisons, témoins de l’architecture du XIVe siècle. Mais le principal monument demeure l’église du Saint-Sépulcre, car il ne reste presque plus rien de l’ancien monastère. Cet édifice construit dès la fin du XIe siècle présente une partie romane en forme de croix grecque, rappelant celle de l’église de Jérusalem. Mais cette première église, correspondant à la sauveté, s’avéra bien trop petite lorsque fut créée la bastide. Si bien qu’en 1249 l’absidiole orientale fut démolie pour faire place à la construction d’une nef en style gothique méridional. Un peu plus tard furent ajoutées les chapelles latérales et le clocher.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Raymond Audouard DVD médecin généraliste
2001 2008 Guy Cassanis DVD  
2008 en cours Pierre Costes PS Professeur retraité, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 945 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 104 3 133 3 192 2 984 3 372 3 364 3 251 3 723 3 443
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 413 3 234 3 326 3 213 3 277 3 074 3 079 2 948 2 826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 036 3 638 3 660 2 821 2 705 2 502 2 512 1 814 1 611
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 473 1 461 1 493 1 649 1 891 2 017 1 999 1 945 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaque dernier dimanche de juillet, une fête médiévale est organisée, avec un défilé en costumes d'époque, une évocation historique, un marché médiéval, divers spectacles, et dans les rues des jongleurs, des saltimbanques et des concours de bras de fer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ozile II de Morlhon, seigneur du Moyen Âge, fondateur du monastère à l'origine de la ville.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

De son passé de sauveté puis de bastide, la ville a conservé un riche patrimoine de constructions civiles du XIIIe au XVe siècles[3].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église du Saint-Sépulcre[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1925)[4]

L' église du Saint-Sépulcre est un bel édifice roman du XIe siècle en forme de croix grecque. Au XIVe siècle, son abside orientale a été détruite pour faire place à une nef gothique pleine de lumière dédiée à saint Pierre et saint Paul. La partie romane, plus sombre, laisse place à la méditation.

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Église de Toulongergues[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1988)[5]

Dans le hameau de Toulongergues, on peut voir l'église préromane Saint-Pierre peut-être construite avant l'an Mil près d'une nécropole datant du Ve siècle, et, à côté, l'ancien logis du prieur datant du XIV-XVe siècles, aussi appelé château.

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Édifices civils[modifier | modifier le code]

Porte haute[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1928)[6]

La Porte haute, qui compte trois étages et est fermée par deux herses, a servi de prison.

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Tour-porte Cardalhac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porte de Cardalhac.

 Inscrit MH (1928)[7]

La Tour-porte Cardalhac, encore appelée Tour Savignac, un des derniers vestiges des fortifications du XIVe siècle.

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Maison du 15e siècle[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1928)[8]

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Château de Toulongergues[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1997)[9]

Il s'agit d'un ancien prieuré avec un pigeonnier.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

Le musée des arts et savoirs populaires fondé par Aline Brisebois[10] présente des milliers d'objets de la vie courante dans sept salles, sur deux étages, dans une maison médiévale des XIVe et XVe siècles, place des Conques.

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Villeneuve fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Raymond Audouard), Vilanòva : Ambairac, La Capèla, Montsalés, Òls, Sanch-Igèst, Santa-Crotz, Sent-Remèsi, Sauvanhac, Saujac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Vilanòva, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1995, ill., couv. ill. ; 28 cm, 247 p. (ISBN 2-907279-23-8, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36688568t)
  • Henri Enjalbert, Entre Lot et Diège : le causse de Villeneuve-Saint-Loup, l'évolution du monde rural, Villefranche-de-Rouergue, Association départementale de rénovation agricole de l'Aveyron,‎ 1986, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm, 167 p. (ISBN 2-9501814-0-6, notice BnF no FRBNF34964393b)
  • Jean Dumoulin, Villeneuve et le Rouergue occidental : XIe-XIVe siècles, Aire-sur-Adour Cap de la Coste, Castay,‎ 1990, ill., couv. ill. ; 24 cm, 249 p. (notice BnF no FRBNF354984506)
  • Pierre-Christian d'Yzarn-Freissinet (marquis de) Valady (préf. Bernard Combes de Patris), Les Châteaux de l'ancien Rouergue.... 3e série, La Basse-Marche. 2. Cantons de Villefranche, Villeneuve. Aquarelles du comte R. de Levezou de Vezins. Dessins de Bertrand Bonpunt., Millau, Maury,‎ 1961, In-fol. (33 cm), XVI-599 p., pl. en noir et en coul., portrait. (notice BnF no FRBNF33205674j)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]