Pierre Cardin
Pierre Cardin
Pierre Cardin, aux étoiles d'or du cinéma français en 2009
| Nom de naissance | Pietro Cardin |
|---|---|
| Naissance | 2 juillet 1922 Sant'Andrea di Barbarana (commune de San Biagio di Callalta), |
| Nationalité | |
| Profession | Couturier Mécène Styliste Homme d'affaires |
| Autres activités | Grand couturier, designer, propriétaire de Maxims de Paris, homme d'art |
| Distinctions | Une centaine de Grand prix Internationaux récompensent ses activités multiples. |
Compléments
Espace Pierre Cardin, Festival de Lacoste, Palais Bulles
Pierre Cardin est un couturier et homme d'affaires français d'origine italienne, né Pietro Cardin à Sant'Andrea di Barbarana, lieu-dit de la commune de San Biagio di Callalta (Italie) le 2 juillet 1922. Il est une personnalité, une marque incontournable dans la mode des cinquante dernières années, tantôt couturier visionnaire, tantôt homme d’affaires invétéré. Cardin est considéré, avec Paco Rabanne et André Courrèges, comme l'inventeur de la mode futuriste en 1963.
Sa marque Pierre Cardin est présente, sous formes de franchises,dans plus de 100 pays, faisant de Pierre Cardin l'un des cinq français les plus connus au monde[1]. Sa fortune est estimée à plus de 600 millions d'euros en 2009 (97e de France)[2].
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Biographie[modifier]
Ses parents étaient de riches agriculteurs vénitiens précipités dans la pauvreté par la Première Guerre mondiale. Ils émigrent en France en 1924. Italien naturalisé Français, il naît à Sant'Andrea di Barbarana, hameau de la commune de San Biagio di Callalta (Italie) le 2 juillet 1922.
Des débuts modestes[modifier]
En 1936, Pierre Cardin commence son apprentissage à l’âge de quatorze ans chez un tailleur à Saint-Étienne. Après un passage chez Manby, tailleur à Vichy, il monte enfin à Paris. En 1945, il débute chez Paquin puis il entre chez Schiaparelli. Il rencontre Jean Cocteau et Christian Berard, avec lesquels il réalise de nombreux costumes et masques pour plusieurs films tels que : "La Belle et la Bête".
Premier tailleur de la maison Christian Dior lors de son ouverture en 1946, Pierre Cardin participe ainsi au succès du tailleur Bar, qui d'après le Harper's Bazaar, définit le New Look en collaboration avec Christian Dior.
En 1950, au 10 rue Richepanse, il rachète la maison Pascaud, alors spécialisée dans les costumes de scène, il y ouvre sa propre maison de couture. Il gardera ainsi sa double activité créatrice :
- costumes de scène;
- créations de haute couture.
Sa première collection haute couture voit le jour trois ans plus tard en 1953. Il y présente des manteaux et des tailleurs d’une coupe impeccable, associant inventivité et sens du détail.
L'affaire du prêt-à-porter[modifier]
Pierre Cardin, en 1957, est le premier grand couturier à imaginer le concept de prêt-à-porter, qu’il veut faire descendre dans la rue. Pour les grands couturiers traditionnels, attachés à séparer la mode haut de gamme de la mode populaire, c'est un énorme scandale. Du fait, la Chambre syndicale de la haute couture le sanctionne et l’exclut pendant plusieurs années. Ce qui ne l’empêchera pas quelques années plus tard, son talent reconnu, d'y être de nouveau accueilli à bras ouverts.
Pendant sa période d'exclusion, il persiste et signe en présentant, pour la première fois en 1959, une collection de prêt-à-porter « haute-couture » au Printemps. Il sera ainsi le premier à présenter un défilé de haute couture dans un grand magasin et à faire ainsi descendre la mode dans la rue (c'est d'ailleurs la raison principale qui le fera exclure de la Chambre syndicale de la haute couture)
Déjà, en 1954, il avait déployé une énergie farouche, s'engageant dans la politique de diffusion avec l’ouverture de sa première boutique Eve, suivie d’Adam en 1957. La ligne pour homme, lancée en 1958, révolutionne la mode masculine. « Des vestes avec lesquelles on peut dévisser un boulon de voiture, mais aussi aller au Windsor ». Voilà définis les nouveaux critères : confort et élégance.
Une longue suite de créations[modifier]
De la robe bulle au costume Mao, de la mode cosmonaute à la mode unisexe, de la chasuble à découpe hublot à la robe moulée en fibres synthétiques. Pierre Cardin témoigne d’un appétit féroce pour l’expérimentation. Ses formes construisent des silhouettes géométriques à base de ronds et de triangles ; leur volume sculptural impose au corps de s’y adapter.
L’envie de développer et de rendre accessibles ses créations le pousse à formaliser un système de licence : Cardin dessine, les industriels fabriquent puis lui reversent des pourcentages sur les ventes, sa signature constituant ainsi la politique de développement de sa marque. Ce système de production lui permet d’adapter son concept au marché ambiant, le plaçant premier au monde en nombre de licences ainsi qu’en volume de ventes. Il existerait selon le couturier, près de 700 licences aujourd'hui, du textile aux arts de la table, en passant par l'eau minérale[3].
Précurseur, Pierre Cardin importe à Paris l'art de vivre japonais et le fait vivre dans ses collections. Un voyage en 1960 au Japon sera décisif pour cette rencontre avec la culture japonaise. Il y fait la connaissance de Hiroko Matsumoto, mannequin japonais qui l'accompagne à Paris et deviendra sa maîtresse. Dans sa maison de couture, Mademoiselle Hiroko est sa muse et son égérie pendant près de dix années[4],[5].
Pierre Cardin est au cœur des années soixante, il crée les fameux costumes de scène des Beatles et habille John Steed pour la série Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Designer, il présente dès 1970 une collection de meubles. Mécène, il crée l'Espace Cardin en 1971 où se produisent des artistes comme Marlène Dietrich, Bob Wilson, Gérard Depardieu, Jeanne Moreau, de nombreux groupes de jazz et de rock, le Pilobolus…
Il s'attelle à la réhabilitation du château du marquis de Sade, à Lacoste (Vaucluse)[6] où il organise chaque année un festival.
Homme d'affaires, gastronome et amoureux de l'art, il devient, en 1981, le propriétaire du restaurant Maxim's de Paris, célèbre restaurant Belle Époque, temple de l'Art nouveau et s'implique personnellement dans le renouveau de l'établissement. Il en développe la marque dans le monde entier.
Dans les années 1980 et jusqu'au milieu des années 1990, il apporte son soutien amical à l'association de la presse, du music-hall et du cirque (PAVDEC-Presse associée de la variété, de la danse et du cirque) présidée par Jacqueline Cartier, avec à ses côtés diverses personnalités dont Guy des Cars, Francis Fehr, Yves Mourousi et Jean-Pierre Thiollet.
Dans les années 2000, il inaugure un musée consacré à l'Art nouveau aux 2e et 3e étages du restaurant Maxim's de Paris.
La consécration[modifier]
Les plus grands musées du monde organisent des expositions sur les créations de mode et de design de Pierre Cardin. Ce couturier et designer a été récompensé par plus d'une centaine de Grands Prix internationaux tant dans le domaine de la couture, de l'art, du design que des affaires. Il fait partie depuis 1960 des cinq français les plus connus dans le monde. Il est un des très rares couturiers à avoir la couverture du magazine Time. Il sera aussi le premier couturier à être élu membre de l'Académie des beaux-arts à Paris.
Depuis 2006, un musée qui porte son nom est ouvert au public à Saint-Ouen.
Le 16 octobre 2009, Pierre Cardin a été nommé Ambassadeur de bonne volonté[7] de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Un grand projet en 2012[modifier]
Récemment, Pierre Cardin, a annoncé un projet architectural colossal. La construction de trois gigantesques tours rassemblées par des disques de 35 mètres de distance les uns des autres, mesurant 245 mètres de haut. Ce palais du XXIe siècle serait construit à Venise, plus exactement à Porto Marghera, dans sa région natale. Ce bâtiment ferait office de complexe hôtelier (de 300 chambres), comprenant salle de cinéma et de conférence, théâtre et même une école internationale de mode. Les trois tours seraient entourées de 60 hectares de parcs avec pistes cyclables et tramway. Le projet est estimé à environ 3 milliards d'euro, décoration comprise. Pour l'heure, Venise a donné son feu vert pour la construction de ce projet, néanmoins, Les conservateurs du patrimoine de la ville sont sceptiques au sujet des incidences de ce projet pour la ville de Venise, qui pourrait se voir déclassée au patrimoine mondial de l'UNESCO. De toute manière, dans le cas d'une annulation du projet, la Chine se dit prête à l'accueillir.
Sa carrière: 60 ans de création[modifier]
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- vers 1940 : Cardin est en apprentissage chez Louis Bompuis, tailleur à Saint-Étienne.
- 1946 : Cardin dessine les costumes et les masques de La Belle et la Bête, film de Jean Cocteau. Mais il double aussi Jean Marais, le premier rôle dans les scènes d'action.
Débuts chez Dior.
- 1950 : Cardin ouvre sa propre maison de couture.
- 1953 : première collection.
- 1960 : rencontre à Tokyo de Hiroko Matsumoto.
- 1961 : costumes féminins pour le film La Princesse de Clèves de Jean Delannoy.
- 1967 : costumes pour la série télévisée Chapeau melon et bottes de cuir
- 1970 : création du théâtre baptisé « espace Cardin » (ancien théâtre des Ambassadeurs) à Paris.
- 1978 : Pierre Cardin est le premier Français à s’implanter en Chine communiste[8].
- 1981 : achat du restaurant parisien Maxim's.
- 1991 : Cardin est nommé ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO et a été surtout actif en soutenant leur fondation pour la recherche contre le SIDA.
- 1992 : premier couturier à entrer à l’Académie des Beaux-Arts.
- 1994 : rétrospective des 40 ans de sa carrière dans le cadre des fêtes organisées pour le 1 200e anniversaire de la ville de Kyôto.
- 2006 : ouverture du musée Pierre Cardin, nommé "Passé-Présent-Futur", à Saint-Ouen.
Il eut pour muses Jeanne Moreau, Hiroko Matsumoto, Maïa Plissetskaïa...
Distinctions[modifier]
- Dé d’or de la haute couture française en 1977, 1979 et 1982
- Commandeur de la Légion d'honneur
- Commandeur de l’ordre national du Mérite
- Chevalier des Arts et Lettres
- Prix international du Conseil des créateurs de mode américains, en 2007
Monaco : Commandeur de l'Ordre du Mérite Culturel (2007)[9]
Biographie[modifier]
- 2006 : Biographie de Pierre Cardin, Sylvana Lorenz, éditions Calmann-Lévy, Paris.
- 2010 : Pierre Cardin, 60 ans de création, Jean-Pascal Hesse, éditions Assouline, Paris.
Notes et références[modifier]
- http://www.pierrecardin.com/createur.html
- http://www.challenges.fr/classements/fortune.php?cible=993
- Florent Bonnefoi, « "Mon nom vaut 1 milliard d'euros », La Provence, le 19 mai 2011
- Matthias Gurtler, « Pierre Cardin », VSD, le 19 juillet 2006
- Jean-Noël Liaut, Cover Girls and Supermodels 1945-196}
- Florent Bonnefoi, Gens du Sud, n°6 octobre 2011
- www.fao.org
- Pierre Cardin et la Chine.
- Ordonnance Souveraine n° 1396 du 18 novembre 2007 : promotions or nominations par le Prince Albert II : recipiendaires
Articles connexes[modifier]
- Jean Paul Gaultier qui a débuté à ses côtés.
- Hiroko Matsumoto, qui fut sa maîtresse et sa muse.
Liens externes[modifier]
- Site officiel
- Site de sculptures utilitaires
- Radioscopie de Pierre Cardin Ina Archives Télé
- Vidéo : Pierre Cardin en 1972, une archive de la Télévision suisse romande
- Palaisbulles
- Espace Pierre Cardin
- Florence Julienne, « Interview de Pierre Cardin Créateur et designer », Interview, sur fashion-dailynews.com, Éditions Larivière, 6 juillet 2012. Consulté le 28 juillet 2012
- Thiébault Dromard, « Dans les arcanes de l'empire de Pierre Cardin », Luxe, sur challenges.fr, Challenges, 20 décembre 2012. Consulté le 20 décembre 2012
- Naissance dans la province de Trévise
- Personnalité française du XXe siècle
- Personnalité française du XXIe siècle
- Personnalité italienne du XXe siècle
- Personnalité italienne du XXIe siècle
- Couturier français
- Haute couture
- Commandeur de la Légion d'honneur
- Commandeur de l'ordre national du Mérite
- Chevalier des Arts et des Lettres
- Académie des beaux-arts (France)
- Mécène
- Naissance en 1922
- Christian Dior (entreprise)