Henri Martin (peintre)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Henri Martin et Martin.

Henri Martin

Description de l'image  Martin, Henri-Guillaume, peintre, BNF Gallica.jpg.
Nom de naissance Henri Jean Guillaume Martin
Naissance 1860
Toulouse
Décès 1943
Labastide-du-Vert
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Formation École supérieure des beaux-arts de Toulouse
Maîtres Jean-Paul Laurens
Élèves Henri Doucet
Mouvement artistique Symbolisme, Pointillisme
Récompenses Commandeur de la Légion d'honneur

Henri Jean Guillaume Martin[1], dit Henri Martin, né à Toulouse le 5 août 1860 et mort à Labastide-du-Vert le 12 novembre 1943, est un peintre français de compositions à personnages et de paysages animés. Postimpressionniste, il est qualifié de peintre languedocien[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Jean Guillaume Martin est le 5 août 1860 à 9 heures du matin, 127 Grande-Rue Saint-Michel[3] de Auguste Jean François Martin, ébéniste, et de Marie Victoire Massé, ménagère[4].

Martin effectue son apprentissage à l’École des beaux-arts de sa ville natale de 1877 à 1879, dans l'atelier de Jules Garipuy. Muni d’une bourse municipale, il part pour Paris où il devient l’élève de Jean-Paul Laurens. Il aura lui-même comme élève et comme collaborateur le peintre Henri Doucet. En 1885, il parcourt l’Italie et y étudie les primitifs en compagnie d’Edmond Aman-Jean et d’Ernest Laurent.

Ce voyage marque un tournant dans son art et oriente l’artiste vers une inspiration poétique. Sa technique s’éloigne des modèles académiques, au profit d’un divisionnisme original qui révèle l’influence des néo-impressionnistes mais d’une manière plus spontanée que théorisée : des touches courtes, séparées et parallèles y construisent les formes et la lumière, dans un chromatisme idéalisé et propice au rêve.

Lecteur de Poe, de Dante, de Byron, de Baudelaire et de Verlaine (il souscrit aux Liturgies intimes éditées par la revue le Saint-Graal en 1892), Henri Martin expose des œuvres à thèmes symbolistes, telles que Chacun sa chimère de 1891 ou Vers l’abîme de 1897 ; et des paysages brumeux peuplés de figures mélancoliques et intemporelles.

Il participe, en 1892, aux salons de la Rose-Croix de Joséphin Peladan. Il honore des commandes publiques, ornant tour à tour le Capitole de Toulouse[5], la préfecture du Lot à Cahors, la Sorbonne en 1908, l’Hôtel de ville de Paris, un cabinet de l’Élysée en 1908, le Conseil d’État en 1914-1922, la mairie du Ve arrondissement en 1935.

Henri Martin, tout en s’éloignant des thèmes symbolistes, en gardera toujours la poésie mystérieuse des attitudes, l’atmosphère secrète et diffuse des paysages et une certaine spiritualisation des formes baignées par la sérénité des figures traditionnelles, de l’allégorie. Sa nature profonde le porte vers une expression apaisée d’un monde idéalisé dans un pointillisme aux touches élargies[6],[7].

Il installe son atelier à Labastide-du-Vert dans le Lot, où il termine ses jours.

En 1896, il obtient la croix de chevalier de la Légion d'honneur et, en 1914, il est nommé commandeur. Le 24 novembre 1917 il est élu membre titulaire de l'Académie des beaux-arts, section de peinture, au fauteuil de Gabriel Ferrier.

Le musée de Cahors Henri-Martin présente de nombreuses œuvres de ce peintre.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

La collection Paul Riff[modifier | modifier le code]

Quarante-trois toiles inédites du peintre Henri Martin ont été redécouvertes à Douai dans la maison du collectionneur et magistrat Paul Riff, décédé en 1929, dans le grenier de cette maison, selon Cyrille Martin, petit-fils d'Henri Martin[8], et non à Rennes comme cela a été écrit. Vingt-six de ces quarante-trois œuvres sont datées entre 1892 et 1903. Cinq genres principaux se dégagent au plan thématique : symbolisme (12), vie rurale (10), figures (9), paysages (6) et religion (6)[9].
Après avoir été exposées à Paris puis à Rennes, elles ont été vendues aux enchères à Rennes le 1er avril 2012. Elles ont été ensuite exposées dans le Musée de Cahors Henri-Martin avant d'être remises à leurs nouveaux propriétaires.
Lors de ces enchères, seize toiles d'Henri Martin ont été acquises pour le Musée de Cahors Henri-Martin où près de cinquante tableaux d'Henri Martin constituent le cœur du musée.

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • s. d. - Le Pont à la Bastide-du-Vert , hst, pointillisme, dim; h: × l: ( vente du Groupe Ivoire le 1er décembre 2012 provient de la collection de Henri Bousquet (1865-1953), industriel, ami de l'artiste).

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Musée de Cahors Henri-Martin[modifier | modifier le code]

Musée d'Orsay[modifier | modifier le code]

Musée des Augustins de Toulouse[modifier | modifier le code]

  • Beauté
  • Portrait de Madame Sans
  • Étude pour les bords de la Garonne
  • L'Homme entre le vice et la vertu
  • La Fête de la Fédération au Champ de Mars le 14 juillet 1790
  • Le Poète
  • L'Eglise de Labastide du Vert
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Capitole de Toulouse[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Musée Fabre, Montpellier[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Musée des Beaux-Arts de Reims[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Autres[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • s. d. - Autoportrait hsp, dédicacé A mon ami H. Bousquet, dim; h:55 cm × l: 44,5 cm (Vente Saumur 1er décembre 2012 acquis par un acheteur Turc, la vente comprenait également 5 autres tableaux inédits du peintre

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notice sur la vie et les travaux de Henri Martin (1860-1943) par Gustave Louis Jaulmes, édition de l'Institut de France, 1946
  • Collectif, Henri Martin : du rêve au quotidien, catalogue de l'exposition présentée au musée de Cahors (2008), au musée des beaux-arts de Bordeaux (2008) et au musée de la Chartreuse de Douai (2009), édition Silvana, 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Notice d'autorité personne : Henri Martin, BnF, consulté le 12 avril 2012.
  2. *Claude Juskiewenski, Henri Martin. Paysagiste et décorateur languedocien : Thèse de 111e cycle sous la direction de M. le professeur Guinard, Université Toulouse-Le Mirail,‎ 1974, 320 p.
  3. La rue ayant été renumérotée, cette adresse ne correspond pas au numéro 127 actuel.
  4. Acte de naissance 1511, enregistré le 7 août 1860, registre de naissance 1 E 400, page 189 (vue 191/360).
  5. Dont la salle centrale porte son nom
  6. De l’impressionnisme à l’art moderne : la Belle-Époque, par Jean-Jacques Lévêque, ACR éditions
  7. Les Peintres de l’âme, le Symbolisme idéaliste en France par Jean-David Jumeau-Lafond, catalogue de l’exposition au musée d’Ixelles en 1999.
  8. Pauledel.blog.lemonde : 43 toiles d'Henri Martin dans un minuscule appartement
  9. Collection Paul Riff, dimanche 1er avril 2012 : Henri Martin