Daniel Wildenstein

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Daniel Wildenstein, né à Verrières-le-Buisson le 11 septembre 1917 et mort à Paris le 23 octobre 2001, est un marchand d'art et un historien de l'art français. Il est le fils de Georges Wildenstein.

Une famille de marchands d'art[modifier | modifier le code]

Daniel Wildenstein est né dans une famille d'amateurs d'art. Son grand-père Nathan Wildenstein, fils d'un commerçant, Lazar, et de Babette Lévi, né à Fegersheim, en Alsace, le 8 novembre 1851 (acte de naissance N° 41 du 9 novembre 1851), avait commencé à vendre des peintures du XVIIIe siècle dans les années 1870, d'abord à Carcassonne puis à Paris, au 46 rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1890 et en 1905 dans la rue La Boétie, au numéro 57, puis une galerie pour son fils au 21 de la même rue. Nathan meurt en 1934, laissant l'héritage à son fils Georges (1892-1963) qui le transmettra à Daniel. Celui-ci a eu deux fils, Alec (1940-2008) et Guy (né en 1945 aux États-Unis) qui dirige aujourd'hui l'entreprise familiale[1]. Un conflit de succession mettant aux prises les deux fils et la veuve de Daniel, Sylvia (1933-2010), défraie la chronique mondaine et judiciaire depuis plusieurs années[2].

Une histoire internationale[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, Wildenstein & Co s'implante à New York et à Londres. Daniel Wildenstein étudie à la Sorbonne et débute comme responsable des manifestations publiques du musée Jacquemart-André, à Paris, et au Musée de l'Abbaye de Chaalis, en forêt d'Ermenonville. Parmi les expositions qu'il suscita, citons : Dessins et manuscrits de Léonard de Vinci, Le Second Empire de Winterhalter à Renoir, Victor Louis à Varsovie et Chefs-d'œuvre de Toulouse-Lautrec.

Une remarquable collection[modifier | modifier le code]

De 1963 à 2001, il dirige la Gazette des Beaux-Arts, institution créée un siècle plus tôt et appartenant à sa famille depuis une trentaine d'années. La revue disparaît en 2002. Dans le même registre, Wildenstein crée avec sa sœur Miriam Pereire, en 1970, une fondation d’histoire de l’art, le Wildenstein Institute, qui publie le catalogue raisonné de nombreux artistes, dont le catalogue complet des œuvres de Claude Monet, et qui est au début du XXIe siècle un centre documentaire d'histoire de l'art de tout premier plan, avec plus de 400 000 ouvrages. Dans les années 1960, Wildenstein avait fermé ses bureaux parisiens et fait de New York le quartier général de son commerce.

En 1971, il entre comme membre libre à l'Académie des beaux-arts au fauteuil numéro III.

Wildenstein possédait une remarquable collection de peintures impressionnistes bien qu'il ne se limitât pas à cette période. En 1978, sa collection est notamment constituée de 20 Renoir, 25 Courbet, 10 van Gogh, 10 Cézanne, 10 Gauguin, 2 Botticelli, 8 Rembrandt, 8 Rubens, 9 Le Greco, 5 Tintoret, et une grande quantité de Bonnard récupérés en défendant les enfants de Bonnard contre la famille de feue Mme Bonnard dont ils ignoraient l'existence, autour de sa succession, soit en tout environ 10 000 peintures.

En 1981, il fait donation au Musée Marmottan d'une collection de plus de 200 enluminures rassemblées par son père Georges Wildenstein.

Le turf[modifier | modifier le code]

Passionné de sport hippique, Daniel Wildenstein investit aussi bien dans les chevaux de plat que de trot. Sa casaque bleue remporte quatre fois le prix de l'Arc de Triomphe (plat) mais aussi deux fois le Prix d'Amérique (trot).

Passionné par les arts, ses chevaux de plat ont des noms tels que Allez France, Peintre Celebre, Aquarelliste, Claude Monet, Leonardo da Vinci, Picasso, Seurat ou encore Goodbye Charlie (en référence au départ du général de Gaulle des affaires). Pour le trot, les plus célèbres sont Cocktail Jet et Kesaco Phedo.

En 2002, le Prix du Rond Point a été renommé Prix Daniel Wildenstein.

Les dernières années[modifier | modifier le code]

En 1993, la Pace Gallery et Wildenstein créent la filiale PaceWildenstein, galerie de Manhattan spécialisée dans l'art contemporain. La fin de la vie de Daniel Wildenstein est marquée par de nombreuses polémiques et par des procès, ceux intentés par les possesseurs d'œuvres de Modigliani ou de Kees van Dongen exclus des catalogues raisonnés publiés par le Wildenstein Institute, d'une part, et, d'autre part, ceux de familles juives dépossédées de leurs œuvres d'art par les Allemands pendant la guerre et accusant la famille Wildenstein d'avoir collaboré avec le régime nazi à leurs dépens.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Monet, Taschen
  • Paul Gauguin, premier itinéraire d'un sauvage, Skira
  • Monet ou le triomphe de l'impressionnisme, Taschen
  • Monet, Catalogue raisonné, Taschen
  • Marchands d'Art(avec Yves Stavridès), Plon
  • Renoir, de Vergennes
  • Monet, de Vergennes
  • Seurat, de Vergennes
  • Gauguin (avec Raymond Cogniat)
  • Odilon Redon, portraits, Bibliothèque des arts

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Une dynastie de marchands d'art, Le Monde, 27.07.2007
  2. Les secrets de la collection Wildenstein, Le Monde, 27.07.2007

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Stavridès, Marchands d'Art (les Wildenstein), Plon, 1999

Lien externe[modifier | modifier le code]

[1]

  1. Magali Serre, Les Wildenstein, Paris, Lattès,‎ 2013 (ISBN 9782709642507)