Pierre David-Weill

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Pierre Sylvain Désiré Gérard David-Weill (8 mars 1900 à Paris - 14 janvier 1975) est un banquier d'investissement et collectionneur d'art[1] français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre David-Weill est le fils de Flora Raphaël et David David-Weill (1871-1952), président de la banque Lazard Frères.

En 1932, Pierre David-Weill se marie avec Berthe Haardt (1897-1985), parente de Georges-Marie Haardt, avec qui il a un fils, Michel David-Weill (né en 1932), et une fille, Éliane David-Weill (née en 1935), mariée au comte Roland de Solages, petit-fils du marquis Jérôme Ludovic de Solages et de Gaston Goüin.

Le banquier[modifier | modifier le code]

Il suit les pas de son père en devenant « partenaire » en 1927 au sein du bureau de Paris de la banque familiale, dirigée à l'époque par Raymond Philippe.

En octobre 1936, il est admis au conseil d'administration de la Société de construction des Batignolles en tant que représentant des intérêts de la banque Lazard Frères. Il fut également administrateur entre autres de la Banque de l'Indochine, de la Banque de Paris et des Pays-Bas, de Rhône-Poulenc, de Canadian Eagle Oil, de Mexican Eagle Oil.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate et que la France est envahie par les nazis en 1940, Pierre David-Weill et sa famille sont contraints de partir pour les États-Unis pour échapper à l'Occupation et aux lois de Vichy. Ils sont accompagnés par l'un des partenaires les plus emblématiques de la banque, André Meyer.

Là-bas, Pierre David-Weill prend la direction des bureaux basés à New York. Il y restera jusqu'à la Libération, en 1944. En rentrant à Paris, il laisse à André Meyer la charge de la filiale américaine, ainsi qu'à Felix Rohatyn, avec qui il développera les activités de Lazard Frères pour en faire une des banques d'investissement les plus prestigieuses.

Malgré sa conversion au catholicisme au milieu des années 1960, il est enterré avec sa femme dans la section juive du cimetière du Montparnasse à Paris.

Le mécène[modifier | modifier le code]

Membre de l'Institut, il a créé, en 1971, un prix de dessin portant son nom[2] décerné par l'Académie des beaux-arts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le commentaire sur le livre L'Esprit en fête de Michel David-Weill sur le site de Connaissance des Arts.
  2. Sur le site de l'Académie des beaux-arts

Sources[modifier | modifier le code]

  • Henri Coston, Les financiers qui mènent le monde, Librairie Française, Paris 1955
  • Henri Coston, Le Secret des dieux, 1968
  • Georges Cheyssial, Funérailles de M. Pierre David-Weill,... en l'église Saint-Thomas d'Aquin, le 17 janvier 1975: Institut de France, Académie des beaux-arts, discours, Institut de France, 1975
  • Guy-Alban de Rougemont, Lazard Frères: Banquiers des Deux Mondes (1848-1939), Fayard, 2011