Eugène Étienne

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Eugène Étienne
Eugène Étienne, en 1914
Eugène Étienne, en 1914
Fonctions
Député du département d'Oran
21 août 18817 décembre 1919
Sénateur du département d'Oran
1er janvier 19201er janvier 1921
Sous-secrétaire d'État
à la Marine et aux Colonies
7 juin 188712 décembre 1887
Gouvernement Maurice Rouvier (1)
Sous-secrétaire d'État aux Colonies
14 mars 188927 février 1892
Gouvernement Pierre Tirard (2)
Charles de Freycinet (4)
Ministre de l'Intérieur
24 janvier 190512 novembre 1905
Gouvernement Maurice Rouvier (2)
Ministre de la Guerre
12 novembre 190525 octobre 1906
Gouvernement Maurice Rouvier (2)
Maurice Rouvier (3)
Ferdinand Sarrien
Ministre de la Guerre
21 janvier 19139 décembre 1913
Gouvernement Aristide Briand (3)
Aristide Briand (4)
Louis Barthou
Biographie
Date de naissance 15 décembre 1844
Lieu de naissance Oran (Algérie)
Date de décès 13 mai 1921 (93 ans)
Nationalité Française
Parti politique UD (1902-1910)
GD (1910-1914)
RDG (1914-1919)

Eugène Étienne est un homme politique français, né le 15 décembre 1844 à Oran (Algérie) et mort le 13 mai 1921 à Paris. Affilié à l'Alliance démocratique, il fut avant la Première Guerre mondiale l'un des principaux leaders, avec Auguste d'Arenberg, du « parti colonial », en organisant notamment en 1892 le Groupe colonial et des affaires extérieures à la Chambre des députés[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugène Étienne préside la Société Gambetta, il est par ailleurs le chef du parti colonial, le fondateur et président du Comité de l'Asie, Comité de l'Afrique française ainsi que du Comité du Maroc. Il fut aussi président du conseil d'administration de la Compagnie Générale des Omnibus et membre du comité consultatif des chemins de fer.

Par un arrêté du 15 août 1907, le gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française (AOF), Ernest Roume, nomme en son honneur le port de la baie du Lévrier (Mauritanie), « Port Étienne »[2], aujourd'hui Nouadhibou.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (94e division)[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Eugène Étienne, Les Compagnies de colonisation, A. Challamel, 1897 disponible sur Gallica

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Lagana, Le Parti colonial français : éléments d'histoire, Presses universitaires du Québec, 1991, p. 54. consultable sur le site du Google Livres
  2. Jean Abel Gruvel, Les pêcheries des côtes du Sénégal et des rivières du Sud, A. Challamel, Paris, 1908, p. 13 (ISBN 2-11-091134-4)
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 318

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Julie d'Andurain, « Réseaux d’affaires et réseaux politiques : le cas d’Eugène Étienne et d’Auguste d’Arenberg », paru dans Bonin Hubert, Klein Jean-François, Hodeir Catherine (dir), L’Esprit Économique impérial, groupes de pression et réseaux du patronat colonial en France et dans l'Empire, Revue française d’histoire d’outre-mer, SFHOM, janvier 2008, p. 85-102.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]