Espéraza

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Espéraza
Musée des dinosaures d'Espéraza.
Musée des dinosaures d'Espéraza.
Blason de Espéraza
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Quillan
Intercommunalité Communauté de communes Aude en Pyrénées
Maire
Mandat
Georges Reverte
2014-2020
Code postal 11260
Code commune 11129
Démographie
Gentilé Espérazannais, Espérazannaises
Population
municipale
2 088 hab. (2011)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 10″ N 2° 13′ 17″ E / 42.9361111111, 2.22138888889 ()42° 56′ 10″ Nord 2° 13′ 17″ Est / 42.9361111111, 2.22138888889 ()  
Altitude 244 m (min. : 229 m) (max. : 480 m)
Superficie 10,52 km2
Localisation

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Espéraza, (en occitan Esperasan) est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Espérazannais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans la haute vallée de l'Aude, sur l'Aude, entre Couiza et Quillan.

Accès SNCF gare d'Espéraza sur la ligne Carcassonne - Rivesaltes.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Espéraza (Aude).svg

Blasonnement de la commune : D'argent au chevron de gueules accompagné de trois tourteaux d'azur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après leur dépossession en 1252, Louis IX « jeta en pâture » le village d'Espéraza aux frères maudits Niort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 2020 Georges Reverte   Gendarme
mars 2008 2014 Jean Torrent Parti Socialiste Enseignant
mars 1989 2008 Michel Lafitte     Général
1977 1989 André Illac Parti Communiste  
1971 1977 Maurice Villanove    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 088 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 137 1 390 1 211 1 301 1 403 1 472 1 393 1 455 1 470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 382 1 613 1 662 1 820 1 720 1 747 1 792 2 199 2 373
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 527 2 926 2 607 2 266 2 877 3 118 3 015 2 915 2 898
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 939 2 766 2 529 2 512 2 250 2 129 2 166 2 174 2 063
2011 - - - - - - - -
2 088 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel d'Espéraza : église de style roman construite au XIIIe siècle au bord de l'Aude. Entièrement détruite en 1575 lors des combats qui opposent la population aux protestants qui se sont retranchés dans le village. Elle est reconstruite dans la première moitié du XVIIe siècle. Les travaux se termineront en 1664. Au XIXe siècle le mur de protection, côté rivière, est construit et l'entrée au pied de la tour est murée du côté de la place Rouget-de-l'Isle. L'église a été complètement rénovée entre 1995 et 2007 sous la municipalité Lafitte. En 2003, une statue de Saint-Jean-Baptiste, sans doute du XVIIIe siècle, a été découverte sous les pavages du chœur.
  • Musée des dinosaures d'Espéraza
  • Musée de la chapellerie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Barrière (1920-2008), président de la Fédération française de rugby à XIII en 1947 et fondateur de l'International Football Association Board.
  • Jean-Pierre Boccardo (1942). Chirurgien à Toulouse. Ancien champion de France junior du 400 m en 1961 et senior en 1963, 64 et 66, sélectionné olympique à Tokyo en 1964 et à Mexico en 1968.
  • Jean Clottes (1933), conservateur général du patrimoine au ministère de la Culture.
  • Marie Dénarnaud (1868-1953), servante de l'abbé Saunière
  • Pierre François Fau dit Farvèze (1912-1999). Peintre, styliste et décorateur.
  • Auguste Ferrié (1868-1932), général. Il n'est pas originaire d'Espéraza, mais de Limoux par son père. Enfant, il vint souvent passer ses vacances à Espéraza chez une de ses tantes. Il est l'inventeur des transmissions militaires modernes. Une rue du village porte son nom. À Paris, un monument à la mémoire du général Ferrié se trouve à une centaine de mètres du pilier sud de la tour Eiffel. En effet, le général Ferrié a utilisé la tour au début du XXe siècle pour supporter les antennes d'une importante station radio militaire.
  • Alexandre Iché, né en 1909 à Espéraza et décédé en 1980. Il a été champion de France de rugby avec Narbonne en 1936 et vice-champion en 1933 avec ce même club. Il jouait deuxième ligne (1,82 m et 84 kg).
  • Pierre-Marie Rougé (1910-1977), ecclésiastique.
  • Antoine Salva (1774-1806), général d'Empire. Engagé volontaire à 15 ans, il s'illustra à l'armée des Pyrénées orientales en 1793-1794. Général de brigade d'artillerie, il fut commandant de l'artillerie du 1er corps de l'armée de Naples sous Masséna, puis inspecteur général de l'Artillerie. Il mourut à Sessa (royaume de Naples). Ses restes sont rassemblés dans un cénotaphe au cimetière d'Espéraza.
  • Élie Sermet (1901-1944), syndicaliste.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Accueil chaque début septembre du festival "Polyphonie en Haute vallée de l'Aude" organisé par l'association "les amis du Gesppe".

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Ce critérium fut créé en 1935. Sa dernière édition date de 1967. Il fut remporté cette année-là par le belge Joseph Soeters. De grands noms du cyclisme participèrent à ce grand prix : l'italien Pierre Brambilla, vainqueur en 1943 ; le belge Lucien Vlaemynck, deuxième en 1945 ; Robert Chapatte, vainqueur en 1952 ; Louison Bobet, vainqueur en 1954.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Salva, d'Espéraza, général d'Empire. Docteur André Nègre. Imprimerie Ozanne, Caen, 1974.
  • Il était une fois Espéraza. Imprimerie Bardou, Espéraza, 1983.
  • Ballade au pays du chapeau. Un pionnier espérazannais, Léon Saunière. Auto-Edition Emile Saunière, Nébias, 1992.
  • Espéraza - essai historique. Jean Fourié. Les Amis du Musée de la Chapellerie et du vieil Espéraza, 2002.
  • Espéraza. Henri Barrière. Mémoire en Images, Editions Alan Sutton, 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]