Étienne Moreau-Nélaton

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Étienne Moreau-Nélaton[1], né le à Paris où il est mort le est un peintre, céramiste, affichiste, collectionneur et historien d'art français.

Il est connu pour avoir légué à la France de très nombreuses œuvres d'arts, comme Le Déjeuner sur l'herbe d'Édouard Manet ou Les Coquelicots de Claude Monet[2], aujourd'hui tous deux conservés au musée d'Orsay à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Adolphe Moreau, collectionneur d'art et conseiller d'État, et de Camille Nélaton. Son épouse, Edmée Braun, et sa mère, Camille Moreau-Nélaton, font partie des victimes de l'incendie du Bazar de la Charité en 1897[3],[4]

Étienne Moreau-Nélaton est l'élève du peintre Henri Harpignies[5]. Il est décoré de la Légion d'honneur en 1907 et est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1925[4].

Moreau-Nélaton effectue 3 donations (ou legs) importantes d'œuvres d'art, en 1906, 1919 et 1927. C'est l'un des plus grands donateurs envers l'État français parmi les particuliers. La donation de 1906 rassemble des artistes admirés par Moreau-Nélaton : Eugène Delacroix, Alexandre-Gabriel Decamps, Jean-Baptiste Corot, Henri Fantin-Latour, Édouard Manet, Eugène Carrière, Pierre Puvis de Chavannes, Maurice Denis. Les 40 toiles de Corot, que Moreau-Nélaton plaçait parmi les plus grands, sont aujourd'hui rassemblées dans une seule salle[6] au musée du Louvre. En 1927, il lègue au Louvre et à la Bibliothèque nationale toute sa documentation constituée d'un collection de plusieurs milliers de dessins, calques et gravures[5].

Galerie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Affiches[modifier | modifier le code]

Affiche pour la deuxième exposition des Arts de la Femme, Union centrale des arts décoratifs à Paris (1892).

Reproduites dans la revue Les maîtres de l'affiche :

  • 1894 : Saint-Jean-du-Doigt
  • 1895 : Arts de la Femme
  • 1897 : La Nativité
  • 1897 : Exposition nationale de la Céramique et de tous les Arts du feu
  • 1897 : Notre-Dame du Travail

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Grands Saints des petits enfants : légendes en images, 1896
  • Camille Moreau, peintre et céramiste, 1840-1897, 1899
  • Notre-Dame de Val-Joyeux, 1900
  • Les Le Mannier, peintres officiels de la cour des Valois au XVIe siècle, 1901
  • Le Peau-Rouge, 1902
  • Les Douze Coups de minuit, 1903
  • Histoire de Corot et de ses œuvres, d'après les documents recueillis par Alfred Robaut, 1905
  • Chantegrive, 1906
  • Manet, graveur et lithographe, 1906
  • Les Clouet, peintres officiels des rois de France. À propos d'une peinture signée de François Clouet, 1908
  • Le Portrait à la Cour des Valois : crayons français du XVIe s. conservés au Musée Condé à Chantilly, 5 vol., 1910
  • Histoire de Fère-en-Tardenois, 3 vol., 1911
  • Fleurs et bouquets, étude sur le jeu de l'arc dans l'arrondissement de Château-Thierry, 1912
  • Corot, biographie critique, 1913
  • Les Églises de chez nous, 3 vol., 1913-1914
  • Mon bon ami Henriet, 1914
  • Le Roman de Corot, 1914
  • La Cathédrale de Reims, 1915
  • Delacroix raconté par lui-même, étude biographique d'après ses lettres, son journal, etc., 2 vol., 1916
  • Jongkind raconté par lui-même, 1918
  • Mémorial de famille. Tableaux généalogiques, 1918
  • Histoire d'une âme héroïque. Dominique Moreau-Nélaton [aspirant au 44e régiment d'infanterie, mort pour la France], raconté par son père, 1919
  • Chez nous après les Boches. Le Foyer détruit. Le Coq qui pleure. La Croix de bois, 1919
  • Millet raconté par lui-même, 3 vol., 1921
  • Les Clouet et leurs émules, 1924
  • Corot raconté par lui-même, 2 vol., 1924
  • Daubigny raconté par lui-même, 1925
  • Bonvin raconté par lui-même, 1927
  • Manet raconté par lui-même, 2 volumes, édition Henri Laurens, Paris, 1926

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vincent Pomarède, Étienne Moreau-Nélaton: un collectionneur peintre ou un peintre collectionneur, éd. Association Moreau-Nélaton, Paris, 1988, (ISBN 978-2-95029-320-6).
  • Elisabeth Foucart-Walter, Corot, Robaut et Moreau-Nélaton: une triade inoubliable, in Rodolphe Walter, Corot à Mantes, éditions de l'Amateur, 1997, (ISBN 978-2-85917-234-3).
  • Dominique de Font-Réaulx (dir.), Delacroix en héritage - Autour de la collection Moreau-Nélaton, coédition Musée du Louvre/éditions Le Passage, janvier 2014, (ISBN 978-2-84742-293-1)[7].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Adolphe-Étienne-Auguste Moreau-Nélaton.
  2. http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/hors-les-murs/presentation-generale/article/de-corot-aux-impressionnistes-hommage-a-etienne-moreau-nelaton-4088.html?cHash=1daef5be9d
  3. (fr) « Liste des victimes sur le site officiel de l'association Mémorial du Bazar de la Charité », sur bazardelacharite.blog.free.fr
  4. a et b (fr) « Dictionnaire critique des historiens de l’art - MOREAU-NELATON, Étienne », sur www.inha.fr
  5. a et b Vincent Pomarède, Corot, la passion de Moreau-Nélaton, in Grande Galerie - Le Journal du Louvre, déc./jan./fév. 2014, n° 26.
  6. Aile Sully, 2 ième étage, salle 69
  7. Catalogue de l'exposition éponyme au Musée Eugène Delacroix, présentée du 11 décembre 2013 au 17 mars 2014.