Jules Guiffrey

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Jules-Joseph Guiffrey (29 novembre 1840, Paris, 26 novembre 1918, Paris) est un historien de l'art français, membre de l'Académie des beaux-arts.

Carrière[modifier | modifier le code]

Tout en étudiant le droit (licencié en 1861[1]), il est élève de l'École nationale des chartes où il obtient en 1863 le diplôme d'archiviste paléographe avec une thèse intitulée Examen du traité qui réunit le Dauphiné à la France et des négociations qui l’ont précédé et suivi (1349)[2].

Il est nommé en 1866 archiviste des Archives de l'Empereur, puis aux Archives nationales à la section législative et judiciaire, où il fait une grande partie de sa carrière[1].

En 1893, il est nommé administrateur de la manufacture nationale des Gobelins[1].

Pendant toute sa carrière, il mène des recherches en histoire de l'art - parfois au détriment de son activité d'archiviste. Il fonde en 1866 la Société de l'histoire de l'art français et reprend en 1872 les Archives de l'art français de Philippe de Chennevières sous le titre de Nouvelles Archives de l'art français[1]. Il est également membre de la Société de l'histoire de Paris (1874), du Comité des travaux historiques et scientifiques (1877), du Comité des travaux historiques de la Ville de Paris (1879)[1].

Il est nommé officier de l'Instruction publique en 1883, chevalier (1884) puis officier (1897) de la Légion d'honneur[1]. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1899 au fauteuil 7 de la section des membres libres.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L’Œuvre de Charles-Émile Jacque, 1866.
  • Histoire de la réunion du Dauphiné à la France, 1866.
  • Les Caffieri, sculpteurs et fondeurs-ciseleurs, 1877.
  • Histoire générale de la tapisserie, 1879.
  • Comptes des bâtiments du roi sous Louis XIV et Louis XV, 1879.
  • Antoine van Dyck. Sa vie et son œuvre, 1882 (son ouvrage principal).
  • Inventaire général du mobilier de la couronne sous Louis XIV, 1886 (2 vol.)
  • Histoire de la tapisserie, 1885.
  • Œuvres choisies de Clément Marot, 1876.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Sophie Mouquin, « Jules Guiffrey », Dictionnaire critique des historiens de l'art, INHA
  2. Site de l'Ecole des chartes